Depuis quelques années, le sucre est devenu l’ennemi numéro un des nutritionnistes. Consommé en excès, il serait responsable de l’épidémie mondiale d’obésité, de diabète et de maladies cardiovasculaires. Mais faut-il pour autant l’éliminer totalement de nos assiettes ?
Le sucre est une source d’énergie rapide pour l’organisme. Le problème vient surtout du sucre dit « ajouté », présent dans les boissons sucrées, les pâtisseries industrielles, les sauces préparées ou encore les céréales du petit-déjeuner. L’Organisation mondiale de la santé recommande de limiter sa consommation à moins de 25 grammes par jour, soit environ six cuillères à café.
Or, dans la pratique, la plupart des Français en consomment le double. Cette surconsommation favorise la prise de poids et perturbe le métabolisme. « Le sucre active le circuit de la récompense dans le cerveau, au même titre que certaines drogues, ce qui explique son pouvoir addictif », rappelle la nutritionniste Laurence Plumey.
Cela ne signifie pas qu’il faut bannir tous les glucides. Les sucres naturellement présents dans les fruits, légumes ou produits laitiers s’accompagnent de fibres, vitamines et minéraux, bénéfiques pour la santé.
Les alternatives existent : remplacer les sodas par de l’eau aromatisée maison, privilégier le chocolat noir à forte teneur en cacao, ou encore cuisiner davantage soi-même. Une démarche progressive, plus réaliste qu’une suppression radicale, qui permet de réconcilier plaisir et équilibre.
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