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La déconvenue des mercenaires latino-américains en Ukraine

  • Photo du rédacteur: ÉCOLE DES  MÉDIAS
    ÉCOLE DES MÉDIAS
  • 11 nov. 2025
  • 2 min de lecture
Des soldats ukrainiens et combattant étrangers lors d’une opération a Irpin | Daniel BEREHULAK | New York Time
Des soldats ukrainiens et combattant étrangers lors d’une opération a Irpin | Daniel BEREHULAK | New York Time

Depuis l’invasion russe en Ukraine en février 2022, des nombreux combattants étrangers ont rejoint les rangs de l’armée ukrainienne. Dans la foulée de la solidarité internationale, des mercenaires latino-américains notamment des colombiens, ont fait le grand saut jusqu’à Kiev. Rêvant de s’assurer une retraite dorée, ils se sont engagés sur le front. Un rêve qui tourne très vite en cauchemar.


« On revient de l’enfer » s’exclame un rescapé colombien, contraint de rentrer au bercail. C’est un sentiment largement partagé par de nombreux  mercenaires colombiens de retour au pays.  Soulagés de revenir en vie, la plupart de ces combattants décrivent une situation infernale et des conditions extrêmement difficiles.

 La quête de pactole, une guerre dans la guerre

Un butin de 4300 euros par mois à la clé, (soit 16 fois le salaire minium de la Colombie), et 300, 000 euros de dédommagement aux familles des victimes. De quoi faire saliver des anciens soldats en difficulté économique. A l’appel d’enrôlement international du président Volodymyr Zelensky, en 2022, des dizaines de colombiennes se sont ruées en Ukraine.


Obnubilés  par l’argent, ces mercenaires se sont précipités au front la conquête du pactole de guerre. Se croyant peut-être en visite touristique sous les tropiques, ces soldats avides sont pris au piège en Ukraine.  Ils se sont heurtés très vite à la dure réalité de la guerre, sous les bombardements incessants des russes. A ce jour, 57 colombien sont tués, en Ukraine et 77 sont portés disparus. Et leur famille dans la tourmente attend désespérément le dédommagement promis par Kiev qui n’était qu’un leurre.


Une migration économique sous couvert de guerre

Si pour nombreux étrangers engagés dans cette guerre notamment les occidentaux, la motivation est plutôt géopolitique et stratégique, mais pour la plupart des combattant latino-américains elle est d’autant plus pécuniaire. Beaucoup sont d’anciens militaires cherchant à échapper à des situations de précarité, à rembourser des dettes ou à offrir un avenir meilleur à leur famille.


Cette quête de stabilités économiques de ces combattantes « pigistes » contraste fortement avec l’idéal démocratique occidental. Loin d’un élan de solidarité, l’engagement sur le terrain de ces anciens militaires colombiens rime à une forme de migration économique sous couvert de guerre.


RÉDACTION: Rodly SAINTINÉ

 

 

 

 

 

 

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