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Printemps 2025 : nouvelle fraîcheur, vieux codes revisités

  • Photo du rédacteur: ÉCOLE DES  MÉDIAS
    ÉCOLE DES MÉDIAS
  • 7 nov. 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 5 déc. 2025


Le printemps 2025 dans la mode s’annonce comme un exercice de réinvention des codes plutôt que d’innovation radicale : on opère un glissement subtil vers des silhouettes « utilitaires-douces », des teintes en demi-teinte et des références aux archives, mais adaptées à notre époque de transition économique, environnementale, sociale.


Nouvelles déclinaisons d’anciens thèmes

Un des grands retours est celui du débardeur (« tank top ») comme pièce de saison forte, non plus relégué au simple sous-vêtement ou au look minimal-sportif ; la rédaction de Vogue signale cette pièce comme une des tendances clés du printemps-été 2025. Elle joue la carte du dessus-dessous, de la superposition légère, de la version urbain-chic du « casual ».Autre illustrateur : la robe-nuisette (« nightie dress ») part du pyjama-glamour des deux saisons passées pour se chromer d’acier ou de satiné sérieux.


Le style « athleisure » monte en puissance : on n’en est plus au survêtement fluo petit budget, mais à une note sportive insérée dans des tailleurs légers ou des coupes street-chic. Le motif « plaid » (écossais) revient également, paradoxalement sous la lumière estivale, comme un clin d’œil au collège/lycée revisité en mode adulte.


Teintes et matières

La palette se décline en rouge «tomate», vert olive/kaki utilitaire, blanc cassé, jaune pâle et brun camel. L’usage du cuir se glisse aussi dans la collection printemps/été, ce qui montre encore une fois la perméabilité des codes automne/hiver dans les collections intermédiaires. D’un point de vue matière, les imprimés transparents, les volumes micro/macro cohabitent : par exemple les jupes-plis («pleated skirt») font un retour remarqué.


Ce printemps 2025 ne révolutionne pas en tant que tel, mais pose deux signaux forts : Le souci toujours plus affirmé du fonctionnel (utilitaire/kaki, athleisure) ; L’équilibre entre nostalgie (plaid, nuisette) et modernité légère (transparence, coupe relaxée).Pour le milieu de la mode, cela montre que la « rébellion radicale » n’est plus la norme : on structure les collections autour de codes éprouvés, mais adaptés au contexte de coûts, de durabilité, de segmentation.


Pour le consommateur, c’est à la fois rassurant on peut investir dans des pièces fortes et exigeant : il faut vraiment qu’elles aient du sens (fonction et style) plutôt que d’être juste décoratives.D’un point de vue critique, on peut regretter que la véritable innovation soit absente : les «nouveautés» s’attachent majoritairement à revisiter des items historiques plutôt qu’à créer un vocabulaire totalement inédit. Le défi pour la suite : que cette réinvention ne devienne pas un simple recyclage de styles passés sans réflexion forte sur les enjeux actuels (durabilité, diversité, production responsable).

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