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"Dommage qu'elle ne soit pas morte", Claudia Tagbo touchée par les commentaires sur son cancer

  • Photo du rédacteur: ÉCOLE DES  MÉDIAS
    ÉCOLE DES MÉDIAS
  • 20 août 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 3 déc. 2025


Invitée du podcast Boum Boum le 17 août 2025, Claudia Tagbo revient sur les propos cruels qu’elle a reçus lors de son combat contre le cancer du sein.


Cet été, Claudia Tagbo, humoriste et comédienne adorée, s’est confiée avec une rare sincérité sur une période douloureuse de sa vie. Invitée du podcast Boum Boum le dimanche 17 août 2025, elle est revenue sur les messages durs, parfois abjects, reçus lorsqu’elle a parlé publiquement de son cancer du sein, diagnostiqué à 30 ans.


Malgré la force et l’humour qui la caractérisent, celle qui partage sa vie avec un certain "Stronger" n’a rien caché de la violence des réactions. Parce que derrière la notoriété, il y a aussi la fragilité, et parfois une cruauté à laquelle on ne s’attend pas.

Le combat intime de Claudia Tagbo : maladie, traitements... et guérison

Claudia Tagbo a appris son cancer à l’âge de 30 ans, presque par hasard. Elle l'avait déjà raconté dans les colonnes de RoseUp : “Ça a démarré comme un gag. Un jour, je suis allée chez le médecin à cause d’une bonne crève et je lui ai dit : 'Bon, à part ça, ça y est, j’ai 30 ans, l’âge de commencer les tests, les dépistages. Faites-moi faire une mammographie'. Il m’a répondu : 'Heu… OK, si vous voulez'”.


Quelques examens plus tard, le diagnostic tombe : cancer du sein. À l’époque, elle se produisait au Jamel Comedy Club, sa carrière décollait. Elle a dû affronter en parallèle les traitements lourds : chirurgie, radiothérapie, curetage, et une ablation partielle d’un sein, qui a ensuite nécessité une reconstruction. Heureusement, elle a pu compter sur son entourage. "Je pouvais répéter, jouer, courir et aller faire mes soins. En plus, mon père, ma mère, mes frères et sœurs étaient tous présents." Celle qui a pris position contre Ary Abittan expliquait :


"On est dans l’inconnu, on a peur, forcément. On se pose tout un tas de questions. Passer par la chimio, la reconstruction, toutes ces étapes, on les vit au fur et à mesure. La grosse part de la guérison, c’est surtout d’accepter le fait d’être malade. C’est un combat que tu vas mener toi, toute seule, face à la maladie. Même si tu es bien entourée et que le cancer du sein est bien pris en main, c’est un truc de l’ordre de l’intime. Ma chance était que j’étais accompagnée. J’avais un homme dans ma vie. J’étais entourée d’énormément d’amour, donc c’est passé crème. Cette épreuve m’a appris à porter beaucoup de choses. On n’est pas immortels. "


La violence des mots : “Dommage qu’elle ne soit pas morte”

Si parler de la maladie a permis d’éveiller les consciences, cela a aussi révélé la face sombre d’Internet. Claudia, qui avait déjà fait face à des commentaires racistes, confie avoir reçu des messages glaçants. Parmi eux : “Dommage qu’elle ne soit pas morte.” Un commentaire qu’elle n’oubliera jamais. “Sur le moment, j’en ai pleuré. Comment on peut dire ça ?” admet-elle au micro de Boum Boum. Mais, avec le recul, elle a choisi de relativiser :


Puis après je me suis dit que c'est quelqu’un derrière son écran, qui ne te connaît pas et ne sait pas ce que tu traverses… À partir du moment où on peut faire ça, c’est qu’il est temps de débrancher. Tu fais un pas de côté et tu te dis "Qu’est-ce qu’il se passe dans sa vie pour qu’il écrive ça ?" Parce qu’il faut quand même l’écrire ! […] Il devait en avoir gros sur la patate. Ces mots montrent à quel point la violence gratuite peut blesser, mais aussi combien il est important de prendre du recul pour continuer d’avancer. Aujourd’hui, Claudia Tagbo transforme cette épreuve en engagement.


Comme Évelyne Dhéliat ou Alice Detollenaere, elle est marraine de Ruban rose, une association qui milite pour le dépistage du cancer du sein et le soutien aux patientes. Elle sait que son témoignage peut sauver des vies, notamment celles de femmes qui hésitent encore à passer une mammographie.

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