Le « Parrain » un film qui en dit long. Sorti en 1972, l’épilogue de cette saga devenue culte a bouleversé le paysage cinématographique de l’époque.
Le film raconte l’histoire de 5 familles mafieuses newyorkaises d’origine italienne qui, dans les années 40, se disputaient farouchement des parts de l’industrie du crime. D’un côté la famille Corleonne, avec Don Vito Corleone, « Le Parrain », joué par Marlon Brando et de l’autre les familles Tattaglia, Barzini, Cuneo, Stracci.
Ce film est l’adaptation du roman éponyme, sorti en 1969, de Mario Puzo, un écrivain et scénariste américain d’origine napolitaine. Magistralement mise en scène par Francis Ford Coppola, « Le Parrain » s’est inscrit dans les annales du 7e Art. Le film est considéré comme l'un des plus grands films du cinéma mondial et est classé à la deuxième place des meilleurs films du cinéma nord-américain par l'American Film Institute (AFI), derrière Citizen Kane.
« Le Parrain » né dans un contexte très particulier. À la fin des années 60 et début 70, Hollywood connait
d’énormes difficultés financières. Et pour faire face à cette crise, le studio Paramount a fait un choix
audacieux et casse les codes cinématographiques de l’époque. Il confie le film au jeune Francis Ford Coppola qui n’avait alors que 30 ans. Le jeune réalisateur avait tout à prouver ; et le studio Paramount avait tout à gagner. Ils ont fait le pari de lancer pour la plupart de jeunes comédiens talentueux et assoiffés de succès.
Un casting inédit entre des acteurs connus en seconds plans et moins connu en premier plan. Ce qui a suscité beaucoup de curiosité et d’engouement. Notamment avec, entre autre Al Pacino, qui était quasiment inconnu à l'époque malgré son premier rôle principal, dans Panique à Needle Park de Jerry Schatzberg, en 1971, ou même un certain Marlon Brando qui allait vraiment connaitre le succès international grâce ce film (Le Parrain). Donc ce pari fou mais très futé allait s’avérer payant et va ouvrir la voie à une nouvelle vague dans le cinéma Hollywoodien.
« Le Parrain » est devenu l’un des films le plus influents dans le genre des films de gangsters et reste aujourd’hui encore une référence. Et ce, malgré quelques critiques acerbes, notamment en France a l’émission « le masque et la plume » où Jean Louis BORY a fustigé le film : « Ce n’est pas la crotte de bique, c’est de la bouse de Mammouth ». Il a été jusqu’à dire que le film « C’est se taper 3 heures de sauce tomate ». Mais malgré tout, ça n’a pas empêché au film de remporter de nombreuses récompenses.
« Le Parrain », le récit d’une vie contrastée
Tout le film est basé sur des controverses. Né dans une famille mafieuse, Michael Corleonne (interprété
par Alpacino), s’est toujours mis à l’écart des affaires familiales, avant de prendre les rênes et devenir un
redoutable baron de la mafia. Le film se construit sur des contrastes permanents et saisissants où le bien
côtoie le mal. Et toute son esthétique traduit cette dualité.
Le directeur photographique, Gordon Willis a opté pour une dynamique de clair-obscur (jeu d’ombre et
lumière) qui est omniprésente dans le film. Le rythme est saccadé, avec une technique de montage
parallèle. Les scènes s’entrechoquent et se bousculent. Mais pourtant il y a très peu de mouvement de
cameras.
En dehors de l’histoire des familles mafieuses, qui est la trame du film, « Le Parrain » raconte aussi une
double culture : la vie newyorkaise des années 40 et 50 et la culture (italienne) bien ancrée. Avec des
personnages stoïques mais très sensibles quant à la famille. Donc loin d’être le récit des crimes impitoyables entre des mafieux, « Le Parrain » est la narration d’une vie contrastée. Et pour saisir toute l’essence du film, il faut le regarder d’un autre œil.
[Al pacino, est un acteur, réalisateur et producteur américain. Un brillant comédien au destin tourmenté. D’origine italienne, il est né à New York dans le Bronx, élevé par une mère célibataire. À 9 ans, il commence à fumer. À 13 ans il s’est mis à boire. Il a abandonné l’école au lycée pour se consacre au théâtre. Il fait un corps avec cet art. On dit même de lui « qu’il ne joue pas. Il est son personnage. »]
RÉDACTION: Rodly SAINTINÉ
RÉVISION & CORRECTION : Guerby JEAN
COPYRIGHT : © IMÉDIAS 2026
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