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- Ravensley Boisrond, à la conquête de sphère médiatique internationale
Hello la famille ! L’ÉCOLE DES MÉDIAS continue sa belle et passionnante aventure. Et une fois de plus les exploits de nos étudiant•e•s continuent de résonner à l'international. Et le meilleur reste encore à venir. L'administration est ravie de partager avec vous les exploits et progrès de son ancien étudiant et actuel collaborateur, Ravensley Boisrond qui vient de gravir un échelon important dans sa carrière de journaliste. Puisque dès à présent notre progéniture travaille pour un média international. Et oui...! Après avoir fait ses preuves à l'échelle locale, maintenant c'est la porte de la presse internationale qui de vient s'ouvrir à lui. Ravensley Boisrond est un jeune journaliste multimédia, très passionné du métier. il fut par le passé journaliste-reporter à signal FM pendant plus de 2 ans, et aussi rédacteur à Chokarella depuis 2019. En 2020 il a débuté une belle aventure avec NETALKOLE dont il est maintenant le rédacteur en chef. Il est en autre rédacteur et éditeur à l'Empreinte Info. Dans sa carrière de journaliste, il a déjà collaboré avec des grands noms dans la presse haïtienne, et a déjà signé quelques dizaines d'articles tant dans la presse locale qu'internationale. Il est maintenant journaliste-correspondant de #Yoottle (Guadeloupe), et il est le responsable de la rubrique Regards D'Ayiti sur la plateforme antillaise. Nous sommes vraiment fières d’avoir contribué à sa formation journalistique. Ravensley Boisrond a été l’un des meilleurs étudiants de sa promotion. Sa progression ne nous étonne en rien. Au contraire, on attend beaucoup plus de lui. Et on sait qu’il y arrivera. Notons que Ravensley Boisrond est maintenant un collaborateur de l'école. Il travaille comme chef d'atelier de rédaction à l'ÉCOLE DES MÉDIAS au département : ÉCOLE DE LA RADIO NOUS SOMMES VRAIMENT FIÈRE DE LUI...!!! CONTINUE DANS CETTE VOIE, notre Ravens adoré ! Nous te souhaitons BEAUCOUP DE SUCCÈS dans cette nouvelle aventure. ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO, l’école qui forme la nouvelle GÉNÉRATION DE JOURNALISTES en Haïti.
- Rodly SAINTINÉ: Un nom, toute une vision pour l’autre façon de faire la radio en Haïti
Issu d’un quartier populaire Drouillard, une banlieue dans les environs de Port-au-Prince-, Rodly SAINTINÉ est du lot des jeunes de sa génération qui se versent aveuglément dans l’exercice du métier de journaliste. De la radio Nouvelle Génération (Haïti) à RFI (France) comme correspondant de l’émission « Couleurs tropicales », ce jeune se veut une preuve vivante que les gens peuvent beaucoup dans un pays où toutes les conditions sont réunies pour empêcher à ce qu’une personne puisse concrétiser ses rêves. À sept ans, un rêve est né Tout a débuté alors qu’il avait sept (7) ans. À ce stade, le jeune Rodly, curieux qu’il était, a commencé par explorer les couloirs de la RTVC (Radio Télévision Caraïbes), en suivant les traces d’un membre de sa famille qui y travaillait. À vivre sur le tas la performance de plusieurs journalistes d’alors, au sein dudit média, dont Marc Anderson BREGARD, tel un sacerdoce il s’est décidé à se consacrer à l’exercice du Journalisme, avec la radio comme vecteur. Des années ont passé, à mesure qu’il grandit sa passion pour la radio s’intensifie. Si la Radio Nouvelle Génération a été témoin de ses premiers jets, on lui retrouve un peu plus tard au sein de diverses autres médias dont Signal FM, le dernier en date, lequel lui sert de tremplin pour rentrer à RFI, plus précisément à Couleurs Tropicales, à titre de correspondant. Pour une autre façon de faire la radio, Rodly s’engage Sensible aux informations portées sur sa discipline de prédilection, en l’occurrence le Journalisme, Rodly est de ceux qui prônent une autre façon d’exercer ce métier en Haiti. En ce sens, dans une perspective de proposition d’une formule adéquate, il se partage entre des univers ayant une finalité commune : mieux former les journalistes dans le milieu. Ce qui fait qu’on retrouve ce jeune qui ne jure que pour les médias dans plusieurs activités qui ne mènent qu’à cette fin. Il est le directeur de École de la radio (une école qui forme des journalistes par la pratique); animateur vedette d’une émission à Signal Fm (Samedi-Récré, un programme avec pour prétexte « la pop culture ») en vue de former des jeunes sur le tas; meneur de projet à Cité-Blog (un espace de publication de podcasts) afin de permettre aux jeunes journalistes de publier leurs productions… En Haïti, en fonction de la gérontocratie qui bat son plein dans le milieu, nombreux sont les jeunes qui triment à la recherche d’espaces pour mettre à profit leur compétences, toutefois il est de ces gens qui en dépit d’énormes sacrifices consenties quant à leur émancipation, se vouent à contribuer à la réussite de leurs pairs. Tel est le cas de Rodly. Puisse son histoire inspirer sa génération en manque de modèles, lui qui invite la jeunesse haïtienne à le retrouver dans ce rêve en passe de devenir une réalité: faire la radio autrement dans le pays. RÉDACTION : Frantz Kerby MATHIEU Article redigé en 2019
- L’ÉCOLE DES MÉDIAS : l’école qui façonne les journalistes de demain
À l’heure où l’accès à l’information est un enjeu démocratique crucial et où les métiers du journalisme ne cessent de se transformer, l’ÉCOLE DES MÉDIAS s’impose comme un acteur clé de l’avenir médiatique haïtien. Soucieuse de l'évolution du m é tier en Haïti, l' é cole offre une formation de qualit é en journalisme, au standard international ; avec pour principale mission : " Former la nouvelle g é n é ration de journalistes du pays. " A l’ ÉCOLE DES MÉDIAS , la formation n’est pas qu’une affaire de théorie, mais c'est la mise oeuvre d'un vrai laboratoire pratique ou se d é veloppent et se conjuguent divers talents : "chaque étudiant•e• est plongé •e dans la réalité du terrain dès les premières semaines de cours". Cette dynamique pédagogique donne naissance à une nouvelle génération de professionnels : plus agiles, plus curieux, plus polyvalents et profondément ancrés dans les valeurs d’éthique et de responsabilité. Créée depuis 2018, l’ ÉCOLE DES MÉDIAS a déjà formé plusieurs générations de journalistes qui aujourd'hui font valoir leur plein potentiel, dans des médias, tant en Haïti qu'à l'étranger. Avec un corps professoral composé de 95% de professionnels, l'ecole offre la meilleure formation en journalisme de l'ile. L ’ ÉCOLE DES MÉDIAS dispose 3 departements : ÉCOLE DE LA RADIO (Journalisme Radio) ; ÉCOLE DE LA TÉLÉ (journalisme Télé) ; ÉCOLE DE LA PRESSE (Presse écrite et Numérique) et chacun offre des programmes de cours complets et diversifi é s. L’ ÉCOLE DES MÉDIAS met a la disposition de ses étudiant•e•s tout un écosysteme médiatique, avec un ensemble d’outils techniques, pour leur permettre de développer leur plein potentiel intellectuel et socioprofessionnel. L' ÉCOLE DES MÉDIAS c'est tout un arsenal médiatique , avec « IMÉDIAS » est une plateforme multimédias qui abrite une web radio : « IRADIO », une web télé « ITV » et un magazine mensuel du nom de : « LA GAZETTE DES ÉTUDIANTS » qui est une déclinaison papier de « IMÉDIAS ». Et grâce des moyens logistiques et techniques l'école garantit un apprentissage complet axé sur la pratique, une pédagogie qui répond aux normes et exigences modernes l'enseignement du journalisme. Une pédagogie tournée vers la pratique et l’innovation Qu’il s’agisse de radio, de télévision, de presse écrite ou de nouveaux médias numériques, l’ ÉCOLE DES MÉDIAS privilégie l’apprentissage par l’action : reportages, web radio 24/24, ateliers vidéo, projets de blogs et productions audiovisuelles et autres rythment le quotidien des étudiants. L’école mise sur un modèle pédagogique où la théorie se met toujours au service de la pratique, favorisant l’expérimentation et le développement de l’esprit critique. Chaque cursus est animé par des journalistes en exercice, soucieux de transmettre les réalités du métier et les dernières tendances du secteur. L’ ÉCOLE DES MÉDIAS inculque non seulement des savoir-faire utiles et nécessaire à l'exercice de la profession mais aussi des savoir-être indispensables dans la constitution de vrais professionnels, respectant l'éthique et la déontologie du métier. L'école forme nous seule des journalistes de demain mais de vrais citoyens aptes à s'impliquer et contribuer dans l'avenir du pays. Un lieu d’ouverture et de construction de réseau professionnel Parce qu’un journaliste n’évolue jamais seul, l’ ÉCOLE DES MÉDIAS multiplie les partenariats : stages, interventions de professionnels, diversité des formats et masterclass font partie intégrante du parcours. Les étudiants bénéficient également d’un accès privilégié à de nombreux événements et programmes, renforçant leur visibilité et leur capacité à intégrer rapidement le marché du travail. Grâce à des partenariats avec des écoles de journalisme a l'étranger comme ISFJ - Institut Supérieur de Formation au Journalisme , l'école s'ouvre à l'international et un gros réseau de professionnels qualifiés et expérimentés dont bénéficient les étudiants pour leur plein épanouissant socioprofessionnels. L'école favorise aussi des échanges intellectuels interculturels entre ses étudiants en et des étudiants a l'étranger, particulièrement en France et en Europe. Nos étudiants concert avec des étudiants internationaux pour produire et/ou coproduire des contenus journalistiques. L’éthique, l’engagement et l’adaptabilité comme socle L’ ÉCOLE DES MÉDIAS est une école dynamique, moderne qui cultive un ensemble de valeurs intrinsèques telles que : le sérieux, la rigueur professionnelle, l’esprit d’ouverture, l’engagement citoyen et patriotique, la passion. C'est une entreprise citoyenne, très active et impliquée dans le développement de sa communauté et plus généralement de la société haïtienne. L’école s’engage ferment et activement dans la lutte pour la liberté de la d’expression et la liberté de la presse en Haïti. Former les journalistes de demain, c’est aussi intégrer pleinement les enjeux d’éthique, de pluralisme et de combat pour la liberté de la presse. L’ ÉCOLE DES MÉDIAS défend ces valeurs au quotidien, encourageant ses étudiants à traiter les grands sujets de société, à garantir la qualité et la véracité de l’information, tout en maîtrisant la diversité des outils numériques et des supports : podcast, réseaux sociaux, vidéo mobile, fact-checking, etc. Devenir acteur de l’information, aujourd’hui et demain En rejoignant l’ ÉCOLE DES MÉDIAS , chaque futur journaliste s’assure bien plus qu’une simple formation : il intègre une communauté engagée, inventive, où l’audace d’inventer et la rigueur du métier s’allient pour mieux raconter le monde. Faire confiance à l’ ÉCOLE DES MÉDIAS , c’est donner du sens à sa vocation, porter la voix des citoyens et se préparer à relever les défis du journalisme de demain. Rejoignez l’aventure et façonnez l’actualité à votre image ! Plus de renseignements et inscriptions, contactez l’ ÉCOLE DES MÉDIAS au : + 509 34 53 56 56 et sur tous nos reseaux sociaux : Facebook, Instagram, TikTok, Youtube, Twitter (X) ou sur le www.eco ledesmediashaiti.com
- Corps désirés, corps fétichisés : le poids du fantasme sur les hommes noirs
Le fétichisme sexuel des hommes noirs est un phénomène aux racines complexes, nourri de stéréotypes raciaux et sexuels hérités de l’histoire coloniale et des représentations culturelles contemporaines. Souvent réduits à des objets de désir exotique et animalisé, ces hommes subissent une forme d’objectification qui efface leur individualité et humanité. Ce fétichisme stéréotypé n’est pas anodin : il influence non seulement leurs relations intimes mais aussi leur estime de soi et leur place dans la société. En 2025, aborder ce sujet éclaire les dynamiques raciales invisibles à l'œil nu, qui traversent encore les sexualités dans nos sociétés. Les stéréotypes du "mâle noir" : entre fantasme et contrainte sociale Les hommes noirs sont fréquemment réduits à l’image du “mâle viril”, hypersexualisé, puissant et dominant, un cliché qui traverse la fiction, la publicité, et les dialogues ordinaires. Cette vision largement partagée enferme les individus dans des rôles rigides : compétiteur sexuel, séduisant mais dépersonnalisé. Ces stéréotypes pèsent sur la construction identitaire, créant une double contrainte où l’homme noir est attendu à la fois comme objet de fantasme et souvent exclu des relations affectives profondes. Sur le plan psychologique, cette hypersexualisation peut engendrer des troubles comme la baisse de l’estime de soi, un sentiment d’être perçu uniquement comme un corps, et un éclatement de l’identité. L’objectification et ses impacts dans la sphère intime Dans les rencontres, notamment interraciales, les hommes noirs rapportent souvent qu’ils sentent que leur partenaire ne cherche pas une relation d’égal à égal, mais plutôt à assouvir un fantasme construit sur des clichés raciaux. Ce fétichisme sexuel s’apparente à une forme de racisme, parfois nommé “racisme sexuel”, où l’intéressant n’est pas la personne mais son appartenance à une catégorie ethnique exotique. Les conséquences vont au-delà du rejet : certains vivent des expériences de déshumanisation, qui affectent leur capacité à tisser des liens profonds et durables. Plusieurs développent des stratégies d’adaptation pour se préserver, mais le poids social reste lourd. Déconstruire les fantasmes pour restaurer l’individu Dénouer ces représentations nécessite un travail de déconstruction et d’éducation, tant dans les médias que dans l’intimité. Le regard porté sur les hommes noirs doit s’affranchir des clichés pour reconnaître leur complexité et diversité. La désexualisation, dans le sens d’une humanisation pleine, est un pas essentiel pour dépasser le fétichisme. En 2025, certains artistes, intellectuels et militants œuvrent à remettre l’individu, avec sa singularité, au cœur du désir et du respect, pour briser le cercle vicieux de la réduction raciale de la sexualité. Cette démarche ouvre la voie à des relations plus sincères, plus justes et moins porteuses de lourds stigmates. Le fétichisme sexuel des hommes noirs soulève une question fondamentale sur la manière dont les constructions sociales et raciales interfèrent avec l’intime et la sexualité, invitan t à une réflexion nécessaire sur le respect et l’égalité des corps, au-delà des apparences et des fantasmes préfabriqués.
- Lutter contre le tabagisme : des stratégies innovantes pour une génération sans tabac
Le tabagisme reste la première cause évitable de mortalité dans le monde. C'est un fléau qui touche des milliers de personnes et s'augmente d'ann é e en ann é es. Une problématique qui exigene des politiques de santé publique plus ambitieuses et plus innovantes. Alors que le phenomene est de plus en plus preocupante, la lutte contre cette addiction se réinvente en combinant politiques publiques, innovations thérapeutiques et engagement des acteurs de terrain. Ces combats prennent vie à travers les paroles de ceux qui vivent le sevrage, ceux qui accompagnent, et les militants qui œuvrent pour une société libérée du tabac. En 2025, la lutte contre le tabac s’appuie sur des approches diversifiées, combinant campagnes collectives, accompagnement personnalisé et innovations thérapeutiques. Pour faire face aux défis sociaux et sanitaires, l'engagement citoyen est un levier essentiel. Des campagnes collectives qui mobilisent et encouragent Pour Gérardell, engagé au sein de la Ligue contre le Cancer : « La prévention, c’est d’abord l’éducation et la dénormalisation du tabac. Les espaces sans tabac dans les lieux publics et scolaires sont des zones sanctuarisées pour protéger les plus jeunes. » L’opération « Mois sans tabac » mobilise chaque année des centaines de milliers de personnes, avec un message fort : l'arrêt est plus accessible si on est accompagné collectivement. Remaides, coordinatrice de la campagne 2025, rappelle : « Les résultats prouvent qu’un soutien collectif multiplie par cinq les chances de réussir. » Le rôle des associations est aussi de porter la voix des malades et des ex-fumeurs auprès des décideurs pour renforcer les politiques publiques. La force du collectif est aujourd’hui un levier majeur pour aider les fumeurs à arrêter. La campagne emblématique « Mois sans tabac », lancée en 2016, invite chaque année des centaines de milliers de personnes à relever ensemble le défi d’un mois sans fumer. Cette démarche participative, qui multiplie par cinq les chances d’arrêt durable, s’appuie sur des outils digitaux comme l’application Tabac Info Service, des kits gratuits d’aide à l’arrêt et un réseau d’accompagnement dans les pharmacies et centres de santé. L’objectif est de remplacer culpabilisation et injonction par soutien, motivation et bienveillance, facteurs essentiels pour réussir le sevrage dans la durée. Une politique publique renforcée et intégrée Le Programme national de lutte contre le tabac (PNLT) 2023-2027 constitue un cadre stratégique ambitieux qui vise à réduire à 20% la prévalence du tabagisme d’ici 2027 en France. Ce plan s’appuie sur plusieurs piliers : la protection des jeunes pour éviter l’initiation au tabac, le renforcement des dispositifs d’aide au sevrage, la réduction de l’exposition au tabagisme passif dans les lieux publics, et la lutte contre le commerce illicite de tabac. L’augmentation des taxes sur le tabac reste l’outil de santé publique le plus efficace pour réduire la consommation. Par ailleurs, l’extension des lieux sans tabac, comme les plages ou les abords d’écoles, vise à dénormaliser l’acte de fumer dans nos espaces quotidiens. Innovations thérapeutiques et accompagnement personnalisé Au-delà des mesures collectives, la réussite de l’arrêt repose aussi sur des approches adaptées à chaque fumeur. Les thérapies cognitives et comportementales (TCC), souvent combinées aux traitements de substitution nicotinique, augmentent significativement les chances d’abstinence. Le professeur Alfredo Addeo, spécialiste en oncologie, souligne l’importance d’une prise en charge globale : « Le tabagisme est une maladie chronique, la clé est dans l’écoute et la motivation. L’entretien motivationnel est un outil puissant, complété par les substituts nicotiniques et la thérapie cognitive. » Sylvain de Loutia, médecin chef d’un service de médecine de première ligne, insiste sur l’importance d’une équipe interdisciplinaire : « Il ne s’agit pas seulement de stopper la cigarette, mais de résoudre une addiction qui touche autant le corps que l’esprit. » La médecine intègre aussi des approches nouvelles comme l’hypnose, la laserthérapie, ou les applications numériques pour fidéliser et soutenir le patient. Par ailleurs, de nouvelles méthodes naturelles font leur apparition, comme la stimulation laser visant à réduire les symptômes de manque sans médicaments ni substituts. Ces innovations, associées à un suivi psychologique et à un accompagnement individualisé, répondent à la diversité des profils et des difficultés rencontrées. L’enjeu est clair : convertir l’arrêt du tabac en une étape accessible, durable et personnalisée. La lutte contre le tabagisme en 2025 s’incarne donc dans une approche pluridimensionnelle, mêlant mobilisation collective, politique de santé publique forte et innovations thérapeutiques. Pour espérer une génération sans tabac d’ici 2032, il faut à la fois encourager, protéger et accompagner, avec des solutions concrètes pour que chaque fumeur puisse devenir acteur de son sevrage
- Le retour du sens : quand le consommateurisme cherche à se racheter
En 2025, acheter n'est plus un geste anodin. Chaque clic, chaque passage en caisse s'accompagne d'une interrogation silencieuse : à quoi cela sert-il vraiment ? Après des décennies d'excès et de surenchère, le consumérisme entame une métamorphose. Il continue de dominer nos vies, mais se pare désormais des habitudes de la vertu. Les marques parlent de sobriété, les consommateurs de responsabilité, et chacun prétend vouloir consommer « mieux ». Une révolution ? Pas vraiment. Plutôt une adaptation raffinée d'un système qui résiste à tout, même à ses remises en question. La fatigue du « toujours plus » Les confinements, les crises énergétiques et le dérèglement climatique ont profondément ébranlé la croyance dans la croissance infinie. Une génération de citoyens, connectés mais désabusés, aspire à une forme de cohérence : acheter sans culpabiliser, se faire plaisir sans détruire la planète. Les études d'opinion montrent que plus de 70% des Français déclarent vouloir « réduire leur consommation inutile ». Les placards débordent, les garages aussi, et l'espace devient un luxe. La société de l'abondance s'essouffle. Mais derrière les discours et les bonnes intentions, la mécanique reste la même. Les grandes plateformes savent recycler la contrition écologique en argument marketing. Elles vendent de la seconde main, de la « mode circulaire » ou du « zéro déchet premium ». Le minimalisme lui-même est devenu un produit de luxe. Acheter « moins mais mieux » est désormais un secteur en pleine expansion, trusté par les mêmes acteurs qui, hier encore, nous poussaient à acheter davantage. L'illusion verte du nouveau capitalisme En 2025, le greenwashing a pris une tournure quasi institutionnelle. Les marques vantent des bilans carbone « neutres », redistribuant une fraction symbolique de leurs profits pour la reforestation, mais continuent à produire massivement. L'économie mondiale reste nourrie par la consommation, moteur des emplois, des impôts et des ambitions politiques. Derrière les vitrines « écoresponsables » se cachent toujours les flux logistiques mondiaux, les entrepôts géants, les usines sous tension et l'énergie fossile. Ce paradoxe s'incarne dans la figure du « consommateur acteur » : citoyen lucide, souvent sincère, mais piégé dans un système auquel il ne peut se soustraire sans effort radical. On trie, on répare, on revend, mais rarement on renonce. L'économie de l'abonnement, du prêt à durée limitée et du dématérialisé entretient la dépendance légère à la nouveauté permanente. On loue ses vêtements, on change de téléphone « reconditionné » tous les ans, on chasse le superflu en ligne. Le consumérisme s'est digitalisé, plus fluide, plus discret mais toujours omniprésent. Vers une ère de la frugalité choisie ? Pourtant, dans les interstices, des modèles alternatifs émergent. Les circuits courts, la réparation locale, le troc numérique ou les communautés d'entraide témoignent d'un autre rapport possible aux objets. Certains territoires expérimentent la « décroissance heureuse », d'autres valorisent le « droit au temps libre » plutôt qu'au pouvoir d'achat. Ces initiatives restent minoritaires, mais elles signalent un basculement culturel. Consommer devient un acte politique, parfois même spirituel : une manière de mesurer sa place dans un monde saturé. Le consumérisme de 2025 n'a donc pas disparu ; il a changé de visage. De la possession ostentatoire à la sobriété mise en scène, il continue d'épouser nos désirs et nos contradictions. Le véritable enjeu, désormais, n'est plus de consommer moins ou mieux, mais de redéfinir ce que « avoir » signifie. Car tant que le bonheur se calculera dans le panier moyen, la révolution du sens restera inachevée.
- Ritchy Fortuné, ancien étudiant de l'école, a intégré Radio-Télé Métropole
Hello la famille ! L’ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO continue sa belle et passionnante aventure. Et une fois de plus les exploits de nos étudiant•e•s continuent de résonner partout dans la presse haïtienne. Et le meilleur reste encore à venir. L'administration est ravie de partager avec vous les exploits et progrès de son ancien étudiant et actuel collaborateur, Ritchy Fortuné qui vient de gravir un échelon important dans sa carrière de journaliste. Puisque dès à présent notre progéniture travaille pour l’un des plus grands et plus respectueux des médias du pays. Ritchy Fortuné est un jeune journaliste, très passionné du métier. il a été journaliste-reporter et présentateur pendant près de 2 ans à Alter Radio, puis rédacteur à NETALKOLE MEDIA. Cette année il débute une belle et passionnante aventure avec à RADIO TÉLÉ MÉTROPOLE comme journaliste-reporter. Et, oui... ! Depuis le début de sa carrière de journaliste, Ritchy fait montre de son grand potentiel. Il est un journaliste sérieux, honnête, dynamique dévoué et appliqué. Partout où il passe, il laisse sa marque de professionnalisme qui force l’administration et le respect. Petit à petit il commence à frayer une place dans la cours des grands noms dans la presse haïtienne. Et un grand avenir s’ouvre devant lui dans le métier. Nous sommes vraiment fières d’avoir contribué à sa formation journalistique. Ritchy Fortuné a été l’un des meilleur•e•s étudiant•e•s de sa promotion. Sa progression ne nous étonne en rien. Au contraire, on attend beaucoup plus de lui. Et on sait qu’il y arrivera. Notons que Ritchy Fortuné est maintenant un collaborateur à l'école. Il travaille comme professeur de journalisme et chef d'atelier de présentation à l'ÉCOLE DES MÉDIAS au département : ÉCOLE DE LA RADIO NOUS SOMMES VRAIMENT FIÈRE DE LUI...!!! CONTINUE DANS CETTE VOIE, notre Ritchy adoré ! Nous te souhaitons BEAUCOUP DE SUCCÈS dans cette nouvelle aventure. ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO, l’école qui forme la nouvelle GÉNÉRATION DE JOURNALISTES en Haïti
- ÉCOLE DES MÉDIAS S’INSTALLE DÉSORMAIS À PARIS
L’ÉCOLE DES MÉDIAS s’installe maintenant aussi en France. Après 7 ans d’existence à œuvrer pour l’excellence dans l’enseignement du journalisme en Haïti, l’école ouvre ses portes à Paris et continue à s’ouvrir sur le monde. Créée le 19 Mai 2018, l’ÉCOLE DES MÉDIAS a gravi tous les échelons jusqu’à s’imposer comme une école de référence dans le pays. C’est la meilleure école de journalisme d’Haïti. En 7 ans, l’école a formé plusieurs générations de journalistes qui font leur preuve dans les plus grands médias d’ici et d’ailleurs. Après sa reconnaissance à l’échelle internationale grâce à son homologation de diplôme en France et en Europe, l’ÉCOLE DES MÉDIAS s’ouvre une nouvelle voie en s’installant à Paris. Depuis plusieurs mois déjà, l’école a débuté ses services en France en formant des jeunes passionné•e•s du métier. Une aventure qui promet de bien belles surprises. Et là encore, LE MEILLEUR EST TOUJOURS À VENIR. Vivons donc un extrait (vidéo) de cet atelier de travail réalisé par l’ÉCOLE DES MÉDIAS en France, dans le cadre de la semaine de la presse en mars dernier.
- Pourquoi choisir l’ÉCOLE DES MÉDIAS pour votre formation en journalisme ?
Choisir une école de Journalisme actuellement nécessite du temps et des recherches minutieuses, tant les bonnes écoles sont rares de nos jours. Et plus le temps évolue plus les critères de choix deviennent de plus en plus exigeants. À présent, une école doit non seulement offrir une formation pratique de qualité, mais elle doit être à la pointe des nouvelles technologies. Parallèlement une bonne école digne de ce nom doit fait montre de grandes valeurs qui sont : le sérieux, la rigueur professionnelle, l’esprit d’ouverture, l’engagement citoyen et patriotique, la passion, et le souci d’inculquer et de transmettre des savoir faire et des savoir-être… Telles sont les valeurs sur lesquelles se construit la réputation de l’ÉCOLE DES MÉDIAS. À côté de cela, il existe d’autres raisons palpables qui doivent motiver le choix de l’ÉCOLE DES MÉDIAS pour la formation des gens. Voici donc quelque –unes : • Premièrement le cursus de cours de l’ÉCOLE DES MÉDIAS pour les différents départements : JOURNALISME RADIO, JOURNALISME TÉLÉ, JOURNALISME DE PRESSE ÉCRITE & NUMÉRIQUE est le plus complet sur le marché et répond parfaitement aux normes et standards internationaux de l’enseignement du journalisme. Donc cela dit, le choix de l’ÉCOLE DES MÉDIAS pour se former ou parfaire leur connaissance dans le métier, s’impose naturellement. • Deuxièmement la dynamique pratique de notre programme de formation, et le corps professoral qualifié et expérimenté dont nous disposons font de l’ÉCOLE DES MÉDIAS une référence sûre en matière de l’enseignement de journalisme en Haïti. Et nous sommes jusqu’ici, la seule école de journalisme dans le pays, qui est essentiellement pratique. Ce qui fait de l’ÉCOLE DES MÉDIAS le premier choix de tous ceux qui veulent vraiment acquérir une solide formation. • Troisièmement en guise d’être une école sérieuse, dynamique et compétente ; l’ÉCOLE DES MÉDIAS est une école reconnue par les instances nationales et internationales. Puisque l’ÉCOLE DES MÉDIAS est partenaire avec plusieurs écoles et université prestigieuses à l’étranger. Donc, les titres d’étude délivrés par l’école sont non seulement connus à l’échelle nationale mais aussi à l’échelle internationale. Pour toutes ces raisons et bien d’autres, l’ÉCOLE DES MÉDIAS se positionne en première ligne dans la formation des futur.e.s professionnel.le.s de la presse du pays, et se veut être à l’avenir un leader sur le marché de l’enseignement du journalisme en Haïti
- Le programme de bourse : Jean Léopold DOMINIQUE & Vladjimir LEGAGNEUR, une façon pour l’ÉCOLE DES MÉDIAS d’honorer et de perpétuer la mémoire de ces deux (2) hérauts de l’information.
Le programme de bourse: Jean Léopold Dominique & Vladjimir LEGAGNEUR est un programme de bourses d’étude annuelle, initié en 2022 par l’ÉCOLE DES MÉDIAS. Lequel programme témoigne de l’engagement citoyen de l’école dans la lutte pour la liberté de la presse et la liberté d’expression en Haïti, et par-dessus tout, c’est une façon pour l’école d’honorer et de perpétuer la mémoire de ces deux (2) hérauts de l’information (Jean Léopold DOMINIQUE et Vladjimir LEGAGNEUR) qui ont payé le prix de leur vie pour informer la société. Notons que ce programme s’inscrit aussi dans le cadre des valeurs sociétales de l’ ÉCOLE DES MÉDIAS , et reflète donc sa politique de RSE (Responsabilité Sociale d’Entreprise) qui favorise l’accès à l’éducation pour tous·te·s et l’égalité des chances. Puisque l’ ÉCOLE DES MÉDIAS est une entreprise citoyenne, très impliquée dans la vie socio-éducative et culturelle du pays et le développement communautaire de sa région. Les bourses sont décernées respectivement le 14 Mars (Bourse Vladjimir LEGAGNEUR) et le 3 Avril (Bourse Jean Léopold DOMINIQUE). Ces bourses permettent à de jeunes (Filles et Garçons) dans chaque catégorie, d’étudier gratuitement à une école sérieuse, compétente et moderne qui est : ÉCOLE DES MÉDIAS-EM ; dans l’un des départements suivants : ÉCOLE DE LA RADIO (Atelier Pratique en Journalisme Radio) ÉCOLE DE LA TÉTÉ (Atelier Pratique en Journalisme Télévisé) ÉCOLE DE LA PRESSE (Atelier Pratique de Presse Écrite et Numérique) http://haiti.loopnews.com/content/ecole-des-medias-bourses-detudes-en-journalisme-disponibles JUSTIFICATIFS : Dans le souci de rendre la formation plus accessible à tous·te·s, et de contribuer à sa façon au développement communautaire de la société, l’ ÉCOLE DES MÉDIAS met en place un programme de bourses d’étude au profit de tous ceux et toutes celles qui aimeraient avoir une formation de qualité en journalisme, mais qui n’ont malheureusement pas le moyens financiers pour. Lequel programme est ouvert à tous·tes sans exclusivisme. Le programme de bourse d’étude : Jean Léopold DOMINIQUE & Vladjimir LEGAGNEUR est, par-dessus tout, un dispositif qui permet de combattre l’inégalité en matière de l’accès à la formation, et ainsi favoriser l’inclusion sociale par l’éducation et la formation professionnelle. Car plus un jeune est formé, plus il se sent intégré et impliqué dans la vie de sa communauté ; et moins il est vulnérable et susceptible de tomber dans des actes de banditisme ou autre. Donc cela dit, le programme de bourse d’étude: Jean Léopold DOMINIQUE & Vladjimir LEGAGNEUR peut à un degré ou à un autre contribuer [...] PRINCIPAUX OBJECTIFS : Dans l’idée d’accomplir sa principale mission, qui est de favoriser l’accès à l’éducation pour tous·te·s et l’égalité des chances, tout en contribuant au renforcement et au perfectionnement De l’enseignement de journalisme en Haïti ; l’ ÉCOLE DES MÉDIAS se fixe d’ambitieux objectifs dans le cadre de ce programme de bourses d’étude. Les objectifs de ce programme répondent tant à des besoins socio-professionnels, intellectuels que socio-économiques des jeunes de situation modestes. Lesquels objectifs sont : Permettre à de jeunes (filles et garçons) d’étudier gratuitement dans une école sérieuse, moderne et dynamique et d’y décrocher une profession pouvant leur permettre d’assurer leur avenir. Renforcer l’offre (publique) de la formation supérieure en Haïti. Combattre l’inégalité et favoriser l’accès à l’éducation pour tous·te·s en garantissant l’égalité des chances et des sexes. Favoriser l’inclusion sociale des jeunes par l’éducation et la formation professionnelle. Aidez à combattre, par le biais de ce programme, la délinquance juvénile dans le pays et ainsi réduire le risque d’enrôlement et d’implication des jeunes dans des gangs armés et des actes de banditisme. (Un phénomène très fréquent ce dernier temps). Offrir aux jeunes un cadre de formation pratique, standardisé, répondant aux normes et exigences de l’enseignement du journalisme. Contribuer au renforcement et à l’épanouissement de journalisme en Haïti. Former une nouvelle génération de journalistes haïtiens du pays pouvant assurer la relève dans le métier. Lutter pour la liberté de la presse et la liberté d’expression en Haïti. Honorer et de perpétuer la mémoire de ces deux (2) hérauts de l’information (Jean Léopold DOMINIQUE et Vladjimir LEGAGNEUR) qui ont payé le prix de leur vie pour informer la société.
- MOIS DE LA PRESSE 2025 : "L'éthique journalistique : Comment pratiquer le metier de maniere plus responsable en 2025 ? "
Le MOIS DE LA PRESSE 2025, organisé par l’École des Médias Haïti, s’est imposé comme un temps fort du journalisme et de l’engagement citoyen, mettant à l’honneur la liberté d’expression, la lutte contre la désinformation et le développement d’un journalisme de qualité dans le contexte haïtien. Depuis 2019 l’ ÉCOLE DES MÉDIAS organise ce grand événement annuel du 1er au 31 Mai pour poser les problématiques liées à la presse en Haïti et dans le reste du reste du monde. Cette initiative s'inscrit dans la volonté et l'engagement de l' ÉCOLE DES MÉDIAS de contribuer dans la lutte pour la liberté de d'expression et la presse. Et cette année encore l'évènement a tenu toutes ses promesses. Fidèle a sa tradition depuis 6 ans le MOIS DE LA PRESSE était une fois de plus, le théâtre de réflexions, d'échanges, de partages intellectuels entre journalistes, professionnels de médias (haïtiens et étrangers, professeurs, étudiant.e . s et le grand public. Du 1er au 31 mai, plusieurs activités ont marqué l'édition 2025 du MOIS DE LA PRESSE : interviews, tables rondes, ateliers, formations, causerie et débats. Parmi les temps forts, des interviews exclusives avec des grandes personnalistsé du journalisme comme Claudy Siar , Anabelle Jogoma-Andy et Matthieu Salabert , Laura Mbakop (RFI), ou encore Ludovic Place (Institut Superieur de Formation au Journalisme) , Rodly Saintine (ÉCOLE DE MÉDIAS), Alberic De Gouville (France 24) ou encore Ritchy Fortune , Guerby Jean (Radio Télé Métropole). Des enjeux de fond pour la presse haïtienne Cette année l'éthique et la déontologie journalistique était au cœur des réflexions et des échanges. Plus d'une dizaine journalistes haïtiens et étrangers ont répondu présents à ce grand évènement. C'était l'occasion aussi de poser d'autres problématiques liées du métier et faire l'état des lieux de la profession et de réfléchir sur la nécessite de pratiquer en 2025 un journaliste plus responsable et plus respectueux de la déontologie L’édition 2025 était marquée aussi par des réflexions profondes sur les défis actuels du paysage médiatique : l’impact des réseaux sociaux, la propagation rapide des “fake news”, la nécessité de renforcer le fact-cheking, mais aussi la précarité des journalistes travaillant en contexte difficile. Plusieurs partenaires se sont mobilisés pour fait de cette édition une belle réussite. L'édition 2025 réitère notre engagement et notre détermination pour une presse plus libre, et réaffirme l’importance de la presse pour la démocratie et les droits humains. Un espace d’innovation et de dialogue Le MOIS DE LA PRESSE a confirmé le rôle de l’École des Médias Haïti comme espace d’innovation, de dialogue et de formation continue, favorisant l’émergence d’une nouvelle génération de journalistes mieux préparés à répondre aux mutations de l’écosystème médiatique haïtien. L’événement a été unanimement salué par la communauté journalistique et les acteurs nationaux et internationaux soutenant la liberté de la presse. En conclusion, cette édition 2025 a démontré que la presse haïtienne, en dépit des difficultés, reste une force vivante pour la démocratie, la vigilance citoyenne et la défense des valeurs fondamentales du peuple haïtien.
- RENVOYÉ SPÉCIAL - EMI : « LE PRIX DE LA LIBERTÉ C’EST LE PRIX DE NOTRE VIE, ON LE PAYE AU JOUR LE JOUR. »
Le mardi 11 juin 2024, dans le cadre du programme « Renvoyé spécial » en partenariat avec le CLEMI et la région Île-de-France, des élèves du lycée Hector Berlioz à Vincennes ont eu la chance de s’entretenir avec Rodly Saintiné, journaliste haïtien exilé, directeur-fondateur de l'ÉCOLE DES MÉDIAS. À l’occasion de cette dernière rencontre de l’édition 2023-2024, les lycéens ont pu échanger avec l’intervenant sur son parcours, sur la place des médias en Haïti, la censure politique, mais aussi la vie au milieu d’une guerre de gangs et d’une situation socio-économique critique qui tourmente la population au quotidien. Au début de ces deux heures d’échange, Rodly Saintiné a énuméré à la classe les richesses culturelles et économiques de son pays qui le rendent unique. À quelques milliers de kilomètres de Miami et à la frontière avec la République dominicaine, Haïti dispose de magnifiques paysages et abrite de nombreuses croyances religieuses, notamment le catholicisme et le vaudouisme. De fait, c’est dans la culture que Saintiné entame sa carrière médiatique, animant une émission de musique à la radio où il reçoit de nombreux artistes locaux. Avec une économie principalement agricole, Haïti est un territoire qui de l’extérieur a tout ce qu’il faut pour rayonner à l’internationale, selon le journaliste. Néanmoins, l’injustice sociale est bien présente, Saintiné ayant vécu dans le plus grand bidonville du pays, Cité Soleil, ce qui le mènera à convertir les iniquités qu’il subit en force. Ainsi, il lui est arrivé d’inviter à plusieurs reprises des musiciens politiques et des activistes à prendre la parole afin de mettre la lumière sur l’instabilité nationale qui affaiblit Haïti. « Haïti est un beau pays, mais il reste le pays de tous les malheurs ». C’est ce que Rodly Saintiné définit comme le “paradoxe” d’Haïti, une situation qu’il propose aux lycéens de mettre en perspective tout le long de la conférence pour comprendre au mieux l’état de pauvreté de son pays. Il commence notamment par citer les nombreuses catastrophes naturelles, tel que le tragique tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui a officiellement fait des centaines de milliers de morts, et qui fait partie d’un nombre important d’accidents qui ont drastiquement ralenti le développement du pays. Depuis des siècles, Haïti connait un fort dérèglement socio-économique, de son passé colonial à sa « double dette » dès son indépendance au début du 19e siècle, ayant dû rembourser des dizaines de milliards de dollars aux États Unis et à la France entre 1825 et 1950, menant le pays à une forte perte de croissance économique. En Haïti, ce sont aussi près de 85% des écoles qui se voient privatisées, l’accès à l’éducation étant restreint à une minorité. Ces dernières années, les dirigeants ont été plongés dans une grande crise politique, administrative et judiciaire, octroyant la possibilité aux gangs d’intervenir dans l’organisation de la vie politique ; acte qui se concrétise officiellement avec l’assassinat du dernier Président de la république d’Haïti en date, Jovenele Moïse, en juillet 2021. À ce jour, le poste à la présidence du pays est vacant. « La situation en Haïti renvoie à une insécurité totale. Ils ne font pas la différence entre un journaliste politique ou culturel : on devient automatiquement une cible. » Rodly Saintiné Un an plus tôt, en 2020, la vie de Rodly Saintiné bascule lorsqu’il décide de partager un reportage sur le lien entre une entreprise et les gangs à Cité Soleil. Comme d’autres journalistes, , il se retrouve rapidement dans le viseur des gangs unis par Jimmy Cherizier, dit “Barbecue”, un ancien policier à Port-au-Prince devenu l’un des criminels les plus influents du pays. Il assiste à une violence qu’il qualifie “d’inimaginable”, des homicides au quotidien commis par des individus lourdement armés. Elle contribue à une instabilité qui empêche de nouvelles élections et, surtout, qui bafoue la liberté d’expression et de la presse.Ainsi, en 2023, après de nombreuses mises en garde et tentatives d’assassinat, jusqu’à même mettre en scène sa propre mort pour disparaître des radars de ses opposants, Saintiné rejoint les 300 000 déplacés qui cherchent à s’extirper de la guerre civile qui gronde depuis déjà trois ans. Même en exil, il continue son travail journalistique en cachette, contribuant notamment à un reportage réalisé par Ritchy Fortuné, étudiant de l’école des médias en Haïti, sur l’enrôlement des enfants dans les gangs. En effet, aujourd’hui, ce sont près de 40 à 50% d’enfants qui constituent les groupes armés haïtiens. Dans ce reportage, l’un d’eux a eu le courage de témoigner, ce qui lui a valu la mort : un décès que Saintiné a déploré devant les lycéens. « Le prix de la liberté c’est le prix de notre vie, on le paye au jour le jour. » Rodly Saintiné, directeur de l' É COLE DES MÉDIAS En parallèle, il explique qu’il continue à gérer et à enseigner à l’école des médias qu’il a ouverte en Haïti, un projet au travers duquel il se bat au quotidien malgré les conditions déplorables de ses élèves qui assistent à ses cours en distanciel. De quoi attiser la curiosité et les questionnements des lycéens qui n’ont pas connu une telle violence à quelques pas de leur établissement scolaire. Lors d’une heure de dialogue, ils se sont surtout intéressés au parcours du journaliste lorsqu’il est arrivé en France en 2023, où il débarque presque sans aide et sans moyen de communication. “Les premiers huit jours, je les ai faits dans la rue”, a-t-il dit aux étudiants. Depuis qu’il vit sur le sol français, il continue à s’informer quotidiennement sur l’évolution de la situation dans son pays natal. « J’ai espoir qu’une certaine stabilité se rétablisse dans mon pays, assez pour que je puisse y retourner ». Pour l’instant, Rodly Saintiné loge toujours à la Maison des journalistes, qu’il décrit comme son “petit havre de paix.” Il finit par expliquer humblement aux élèves : “Je ne suis pas fier de ce que je vous raconte, je suis désolé, mais c’est la réalité.” Il clôture en beauté cette année de “Renvoyé spécial”, surpassant la censure qu’il subissait en Haïti en proposant une approche interactive sur son parcours, illustrant la puissance de la parole et d’une expression libre. R É DACTION : Benjamin Treilhes COPYRIGHT: MDJ 2024












