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- John Wilson FÉLIX, réalise un énorme exploit dans sa carrière de journaliste
Hello la famille ! L’ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO continue sa belle aventure pour l’année 2022. Et oui...!!! Pour cette nouvelle année, les actualités de l’école sont plus que satisfaisantes. Nos étudiant•e•s continuent de briller à mille feux 🔥 🔥 🔥 pendant cette année 2022, avec de gros exploits qui résonnent un peu partout dans le milieu médiatique haïtien. Et le meilleur reste encore à venir... L'administration est ravie et fière de partager avec vous les exploits et progrès de deux de ses brillant•e•s étudiant•e• s. Il s’agit, mesdames et messieurs, de : John Wilson FELIX, qui a vient de faire un grand pas dans leur carrière de journalistes. John Wilson FELIX est désormais journaliste professionnel à Radio Model FM. Après un moment de stage de 3 mois, réussi avec brio ; Wilson a été retenu et embauché comme journaliste et technicien opérateur. Soulignons qu'il a débuté ce stage alors qu’il avait à peine 6 mois seulement à l’école. C’est un grand exploit que seul un étudiant de l’ÉCOLE DES MÉDIAS peut accomplir. Ce stage lui a permis de faire valoir son talent et ses compétences, et d’acquérir plus de connaissances et d’expériences dans le métier. Pendant cette belle aventure journalistique notre progéniture a fait montre d’un vrai sens de professionnalisme et de sérieux. Ce qui a très vite séduit l’administration et l’équipe de la radio. On ne peut que leur souhaiter bonne chance... John est un jeune journaliste passionné, qui affronte à présent la réalité du métier après avoir été pétri, trituré par de solides formations pratiques à l’ÉCOLE DES MÉDIAS. Au regard de sin potentiel, on peut espérer qu’il aura un très bel avenir dans le milieu. L’avenir de ce métier lui appartient totalement, au même titre que ces nombreux•se•s jeunes journalistes que l’école forme depuis 2018, et qui constituent la relève dans ce métier en Haïti. Nous sommes vraiment fières d’avoir contribué à sa formation journalistique. John est un des meilleur•e•s étudiant•e•s de sa promotion. Sa progression ne nous étonne en rien. Au contraire, on attend encore plus de lui et nous sommes persuadés qu’il y arrivera. NOUS SOMMES VRAIMENT FIÈRE DE LUI... !!! Nous lui souhaitons BEAUCOUP DE SUCCÈS dans cette nouvelle aventure. ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO, l’école qui forme la nouvelle GÉNÉRATION DE JOURNALISTES en Haïti.
- Pinacle Agency présente au grand public “Pinacle Model Search”
Pinacle Agency annonce la première édition de Pinacle Model Search, un concours conçu pour les amoureuses et amoureux de la mode et du mannequinat. Cette compétition a été initiée dans l’optique de mettre en valeur le mannequinat haïtien et surtout les jeunes mannequins talentueux du pays, mais notamment de faire la promotion de l’agence tant en Haïti qu’à l’étranger. Pinacle Model Search est un concours est ouvert aux jeunes femmes et jeunes hommes âgé•es de 18 ans et plus, ayant l’attitude et le port d’un mannequin et surtout la mensuration ne compte pas ; que vous soyez mince ou rond (e) vous êtes les bienvenus à « Pinacle Model Search» Fantastique, non ! Il requiert uniquement de la créativité, la diversité et l’originalité chez les candidats. Les récompenses seront distribuées, dans l’ordre suivant ; du grand gagnant au troisième recevront : – Visa et voyage en République Dominicaine (tous les frais inclus) pendant trois jours.- Visa et voyage en République Dominicaine.- Visa Dominicain. Les inscriptions devant normalement prendre fin le 25 Octobre ont été prolongées jusqu’au 30 Octobre. Fabuleux n’est-ce pas ? Alors pressez-vous et passez au numéro 13, Catalpa 1D, delmas 75, Catalpa 1D, delmas 75 pour l’inscription ou contactez les numéros suivants : (509) 4861-1267 / 3376-9807 ou encore visitez leur compte Facebook et Instagram sur le nom ; @Pinacle Agency afin d’être informer de tous les mis a jours. Hâtez-vous de vous inscrire et soyez les gagnants (es) de la première édition de « Pinacle Model Search». RÉDACTION: Shelsy DICE RÉVISION & CORRECTION: Rodly SAINTINÉ COPYRIGHT: CHOKARELLA 2020
- Rodly SAINTINÉ : De la banlieue de Cité Soleil jusque dans les hauteurs des studios de RFI à Paris
Rodly SAINTINÉ, jeune journaliste haïtien vient de gravir un nouvel échelon dans sa carrière. Ancien correspondant de Couleurs Tropicales - rfi en Haïti, le natif de Cité Soleil est devenu journaslite-chroniqueur à rfi sur place. Après avoir été contraint de quitter le pays, suite aux menaces de mort dont il faisait l'objet, il s'est refugié en France où il poursuit son aventure dans le journalisme. Lors de son interview exclusive avec Ravensley Boisrond pour Loop News (Haïti), Rodly revient sur les circonstances de sa fuite, son parcours et cette nouvelle étape dans sa vie professionnelle. Rodly SAINTINÉ , vous êtes un journaliste haïtien émérite. Vous avez quitté votre pays natal pour la France en raison de menaces de mort persistantes émanant d'un gang opérant à Cité Soleil, Haïti. Ancien présentateur vedette de radio et correspondant pour Couleurs Tropicales-RFI en Haïti, vous étiez en proie de serieuses menaces de mort ; votre vie et celle de votre famille étaient en grand danger dans le pays . Ce qui vous a contraint de vivre dans la clandestinité pendant un ceratin temps, et fuir le pays par la suite. Maintenant installé en France, vous continuez votre métier de journaliste avec détermination, tout en vous adaptant à votre nouvelle vie dans un pays étranger. http://haiti.loopnews.com/content/rodly-saintine-traque-par-les-gangs-haitiens-rejoint-rfi Rodly, pourriez-vous nous parler des circonstances qui vous ont poussé à quitter Haïti pour la France ? Comment s'est déroulée votre transition et comment vous êtes-vous adapté à votre nouvelle vie ici ? Rodly SAINTINÉ : Depuis juin 2021, je fais l’objet de graves menaces de mort des bandits de Cité Soleil qui m’ont reproché d’être à l’originale de la divulgation des informations sensibles concernant les exactions perpétrées à Cité Soleil . Le fait que je sois journaliste et le seul jusque là, à travailler pour un média international (RFI). Donc j’étais pris à partie par les malfrats qui voilaient à tout m’assassiner. Mais heureusement je me suis échappé in extremis. Après 19 mois à vivre cacher, j’ai donc décidé de quitter le pays. La transition n’a pas été facile. Parce que j’ai dû tout abandonner : ma famille, mes amis et proches, mon entreprise, tous mes projets. Mes rêves, quoi. C’était extrêmement difficile. Je n’arrive toujours pas à me faire l’idée que je sois obligé de fuir mon pays. J’ai le sentiment que j’ai failli en quelque sorte à ma mission, et que j’ai trahi une partie de cette jeunesse qui voyait ou qui voit encore en moi ; bien que malgré moi, un modèle, une source d’inspiration. C’était pas trop difficile pour moi de m’intégrer. Puisque je connaissait déjà un peu la culture française, et j’en maîtrise la langue et qui plus est, j’étais déjà connecté avec le milieu médiatique français grâce à me contacts de rfi et autres. Donc sur ce point, c’était plutôt facile. Mais j’ai eu tout de même beaucoup d'autres difficultés. Mais Dieu merci j’arrive à les surmonter et à m’adapter. Et très vite, j’ai eu l’opportunité de continuer ce qui me passionne le plus (journalisme) avec rfi et de poursuivre mes études dans le domaine. Et cerise sur le gâteau, je commence déjà à donner des cours de journalisme dans des écoles, ici. Ce qui n’est pas donné à tout le monde, et en si peu de temps. Je m’en vante pas. Mais j’en vraiment fier. Comparaison des deux environnements: Vous avez maintenant vécu dans deux pays très différents. Pouvez-vous nous décrire les principales différences que vous avez remarquées entre la vie en Haïti et en France, tant sur le plan professionnel que personnel ? R.S : Normalement, il y a des differnces structurelles entre les deux sociétés. C'est pas le meme niveau de vie ; les conditions socioéconomiques sont pas les mêmes, entre autres. Du point de vue professionnel : Selon moi il n'y a pas trop de grandes différences. Le métier de journalisme dans son essence reste le même dans tous les pays. Du moins, je crois. Mais il se diffère en quelque sorte dans la manière dont il est pratiqué dans certains pays, surtout en fonction des réalités socio-économiques, politiques et culturelles différentes. À côté de ça, il y les différences liées aux conditions et aux environnements de travail. Ce qui est normal, la France est un pays riche. Bien que le métier de journalisme reste très précaire ici (par rapport au salaire et à la sécurité de l’emploi). Mais aussi le climat sécuritaire y est plus favorable au métier qu’en Haïti. Ici, les journalistes se sentent plus en sécurité pour faire leur travail : enquêter, critiquer, dénoncer… Sans courir le risque de se faire à assassiner. Bien que des journalistes ici sont aussi victimes d’intimidations, de persécutions allant jusqu’aux menaces de mort des fois. D’ailleurs certains journalistes, au moment où l’on parle là, sont sous escorte policière. Autre point de différence, c’est concernant le statut socioprofessionnel du journaliste en France. Depuis 1935, la loi ici reconnaît la pratique du journalisme comme une profession définie par un cadre juridique. Mais malheureusement en Haïti, on n’en est encore là. Mais si non. Il n’y a pas trop de différences. Du moins selon mes premières impressions. Mais quant à moi, je me sens pas dépaysé par rapport à la pratique du journalisme ici. Puisque je me suis toujours efforcé depuis Haïti de faire un travail professionnel. Ce qui m’a en quelque sorte facilité la tâche, pour intégrer si rapidement le milieu journalistique d’ici, qui est très très exigeant. Influence Professionnelle: En tant que journaliste, comment votre expérience en Haïti influence-t-elle votre travail depuis votre arrivée en France ? Avez-vous apporté des aspects spécifiques de votre pratique journalistique haïtienne dans votre travail en France ? R.S : Justement, la rigueur, le professionnalisme et certaines maîtrises de la pratique du métier dont j’ai toujours fait monter dans les travaux journalistiques ; m’ont permis premièrement de travailler correspondant de rfi en Haïti et maintenant comme journalisme sur la place. Et le fait aussi que la réalité du journalisme haïtien soit si complexe, fait que j’ai développé une certaine polyvalence dans le métier, qui aujourd’hui me sert beaucoup. Aujourd’hui à rfi, je peux aussi bien présenter des nouvelles, écrire un article, faire des chroniques ou des reportages qu’animer une émission soit de flux ou talk . Donc cela dit, Haïti m’a presque tout donné. Bien que j’ai encore beaucoup de trucs à apprendre ici. Défis Journalistiques: Quels défis pensez-vous être les plus importants pour les journalistes en Haïti, et sont-ils similaires ou différents de ceux rencontrés par les journalistes en France ? R.S : Je pense que le journalisme haïtien est très riche et très prometteur (surtout grâce la vitalité et la passion de la jeune génération ; et l’expérience et l’expertise de l’ancienne génération qui se conjuguent parfaite). Mais nous avons beaucoup de défis à relever. Que ce soit du point du cadre juridique, de la sécurité et de la protection des journalistes ou du point de vue des conditions de travail, etc. Nous avons beaucoup de choses à faire. Mais par ailleurs, le journalisme haïtien, est un journalisme d’excellence à plusieurs points de vue. Bien qu’il ait plein de choses à corriger [...] Et comme j'aime le dire : « Le journalisme haitien, c’est un journalisme de combat, de résilience. » Tout à l’image de notre peuple. Projets et Avenir: Maintenant que vous êtes installé en France, quelles sont vos aspirations professionnelles et personnelles pour l'avenir ? Comment envisagez-vous poursuivre votre carrière journalistique dans ce nouveau contexte ? R.S : À côté de mon éternel combat pour la liberté de la presse et la liberté d’expression en Haïti, et de mon engagement pour la dynamisation et la perfectionnement de l’enseignement du journalisme dans le pays. Engagement que j’ai pris en 2018, en créant ÉCOLE DES MÉDIAS , avec mes collaborateurs, mes fidèles compagnons de combat ; Je rêve, entre autre, de créer une grosse plateforme médiatique, dédiée à la production de contenus de qualité. En tout cas c’est l’un de mes plus grands rêves. Par ailleurs, je rêve de continuer à me perfectionner dans le métier, devenir un grand monsieur comme Claudy SIAR. Et pourquoi pas le remplacer dans Couleurs Tropicales un jour. Loolll. Et plus encore, je veux suivre les traces de mon grand frère, Robert PHILOMÉ. Lui, à chaque que je le vois..., son parcours extraordinaire, ses réalisations… Non seulement ça me motive davantage mais ça me rappelle que j’ai encore beaucoup de chemins à parcourir. Et comme je le dis toujours : « Le meilleur est encore à venir ». INTERVIEW : Ravensley BOISROND
- ÉCOLE DES MÉDIAS : Cérémonie de couronnement intellectuel de la promotion : KONPÈ FILO
Ce 19 Décembre 2021, pour clôturer l'année en beauté nonobstant les difficultés, l'administration de l'ÉCOLE DES MÉDIAS a procédé à la remise des parchemins à la promotion : KONPÈ FILO qui compte pour la deuxième promotion de l'école. Au terme d'une somptueuse cérémonie de couronnement intellectuel, la nouvelle administration de l' ÉCOLE DES MÉDIAS a honoré, couronné, et célébré les étudiants•e•s de la promotion : KONPÈ FILO , qui ont sué sang et eau pour arriver à boucler leur cycle d'études dans ce contexte si particulier. Une occasion de saluer le travail des collaborateurs et d'honorer les étudiants•e•s Cette belle fête était aussi l'occasion pour l'administration de décerner des certificats d'honneur et de mérite à tous les membres du corps professoral et aussi au staff administratif; Grâce qui, l'école a pu tenir jusqu'ici. Il faut dire que la cérémonie du 19 Décembre était aussi lieu pour la nouvelle administration d'honorer quelques anciens•ne•s étudiant•e•s, devenus•e•s pour la plupart des collaborateurs•trice•s. Ça a été un moment unique, riche en émotions tant pour les membres de l'administration, les professeurs que pour les étudiants•e•s qui, après plus d'une année passée ensemble, sont obligés•e•s de se dire au revoir. Mais ce n'est pas un adieu. Puisque l'école est une grande famille. Et comme on dit : les membres d'une famille ne se séparent jamais mais en étant éloignés l'un de l'autre. Cette fête qui comptait pour la cérémonie de remise de parchemin de ces impétrant•e•s, était aussi un moment de convivialité et de partage. Puisque les distingué•e•s invités•e•s, les honorables jurés, les fidèles partenaires ; les étudiants•e•s et leurs parents, amis•e•s et proches ont pu se délecter autour d'un savoureux vin d'honneur que l'école a offert pour l'occasion. Une première dans le cadre des cérémonies de collation de diplôme en Haïti. Petite démonstration en live de l'immensité de talent des étudiant•e•s de l'école C'était aussi l'occasion pour les étudiants•e•s de présenter en direct quelques uns de leurs travaux journalistiques. Et le public, subjugué par cette singularité quasi exclusive signée : ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO ; a pu apprécier tout admiratif, le talent de nos étudiants•e•s qui se sont donné•e•s en spectacle devant les convives dans des simulations d'émissions et de présentation de nouvelles. Du jamais vu, recommandez à ceux qui ont fait le déplacement. Une fois de plus l' ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO a épaté tout le monde avec un coup de magie dont elle seule a éteint le secret. C'est sans conteste l'école de grands événements. À lire aussi : Ki plas lang kreyòl la dwe genyen nan metye jounalis la nan peyi a ? Et puisque nous parlons d'événement. L'administration de l'école a marqué l'événement doublement, en annonçant le projet de bourses d'étude aux profit des jeunes. Et oui, l' ÉCOLE DES MÉDIAS annonce déjà les couleurs pour 2022. Puisqu'elle consacre deux bourses d'études en la mémoire de Vladjimir LEGAGNEUR et Jean Léopold DOMINIQUE . Les appels à candidature pour ces deux bourses seront lancés prochainement et les remises de effectuer respectivement le 14 mars et le 3 avril 2022. Notons qu'une conférence de presse sera tenue bientôt pour en faire l'annonce officielle. Et c'est l'ancien directeur général de l'école, Rodly SAINTINÉ qui a annoncé la nouvelle dans la vidéo pré-enregistrée de son discours de circonstance. Puisque l'ex titulaire de l'école était absent physiquement à la fête, car contraint de vivre caché depuis plus 6 mois. Il est, rappelons-le, menacé de mort par des bandits, et a été donc forcé de quitter le pays malheureusement. Mais même à distance, il peut célébrer ce grand événement. L'administration de l' ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO tenait à ce que c'est Rodly SAINTINÉ , lui-même qui en faisait l'annonce. Car non seulement c'est sa toute dernière décision étant que directeur de l'institution, mais aussi c'est pour lui « un devoir moral et patriotique de perpétuer la mémoire de ces deux hérauts de l'information qui ont payé le prix de leur vie pour informer la société haïtienne . » C'est une façon pour lui « de continuer à lutter contre l'impunité vis-à-vis des crimes commis contre les journalistes et travailleurs de la presse, dans la pays en particulier » a-t-il souligné. Au regard de tout ça, la soirée du 19 Décembre était une soirée mémorable à double titre. Non seulement c'était le couronnement intellectuel des étudiants•e•s de la promotion: KONPÈ FILO , ( un choix de nom qui a une dimension symbolique profonde ) mais aussi c'était l'occasion pour l'administration de manifester une fois de plus son engagement moral et patriotique dans la lutte pour la liberté de la presse en Haïti. RÉDACTION : ÉCOLE DES MÉDIAS DROIT D'AUTEUR : © CHOKARELLA | ÉCOLE DES MÉDIAS 2021
- Intelligence artificielle générative : révolution ou mirage technologique ?
Depuis l’arrivée des modèles d’intelligence artificielle générative, capables de rédiger des textes, créer des images ou encore composer de la musique, le monde de la technologie vit une accélération sans précédent. ChatGPT, MidJourney ou encore Gemini ne sont plus réservés aux experts : ils se démocratisent et transforment déjà notre quotidien. Les promesses sont immenses. Dans le secteur de la santé, l’IA peut analyser des radiographies avec une précision parfois supérieure à celle des médecins, ou encore aider à la découverte de nouvelles molécules. Dans l’éducation, elle propose des cours personnalisés adaptés au niveau de chaque élève. Dans les entreprises, elle automatise des tâches chronophages, améliorant la productivité. Mais cette révolution soulève aussi de nombreuses interrogations. La fiabilité des contenus générés reste sujette à caution : hallucinations, erreurs factuelles, biais culturels. Sans oublier les questions éthiques liées au droit d’auteur et à la protection des données personnelles. « L’IA ne remplacera pas l’humain, mais elle changera profondément la manière dont nous travaillons », estime le chercheur français Cédric Villani. Selon une étude de McKinsey, 30 % des tâches professionnelles pourraient être automatisées d’ici 2030. Cette transformation inquiète certains secteurs : journalistes, graphistes, traducteurs ou enseignants redoutent une concurrence directe avec des machines. Pourtant, les experts rappellent que chaque révolution technologique détruit des métiers mais en crée d’autres. De nouveaux postes liés à la supervision, à la régulation et à l’éthique de l’IA émergent déjà. La clé sera sans doute l’encadrement. L’Union européenne a franchi un pas avec l’AI Act, première législation mondiale visant à réguler l’usage de l’intelligence artificielle. Objectif : garantir transparence et sécurité tout en favorisant l’innovation. L’IA générative est-elle une mode passagère ou une rupture durable ? Les prochains mois diront si elle s’inscrit comme un outil incontournable de nos vies, ou si elle restera cantonnée à certains usages de niche. Une chose est certaine : le monde ne pourra plus faire comme si elle n’existait pas.
- La 5G, promesse de vitesse et catalyseur d’innovation
Déployée progressivement en Europe et dans le monde depuis 2020, la 5G se présente comme la nouvelle autoroute de l’information. Avec un débit théorique dix fois supérieur à la 4G, elle ouvre la voie à une multitude d’applications dans l’industrie, la santé ou les transports. Pour les particuliers, la promesse est simple : des téléchargements quasi instantanés, des vidéos en ultra-haute définition sans coupure, et un internet mobile beaucoup plus fluide. Mais l’intérêt majeur réside ailleurs : la 5G est conçue pour connecter des millions d’objets en simultané, sans saturation du réseau. Dans les usines, cela signifie la possibilité de piloter des robots à distance, d’optimiser les chaînes de production ou encore d’améliorer la maintenance prédictive. Dans le domaine médical, elle pourrait permettre des opérations chirurgicales assistées à distance avec une latence quasi nulle. Dans les transports, la 5G est considérée comme un maillon essentiel pour le développement des véhicules autonomes. Cependant, la technologie suscite aussi des controverses. Certaines associations dénoncent des risques sanitaires liés aux ondes, bien que les agences de santé publique affirment qu’aucune preuve scientifique solide ne confirme ces inquiétudes. D’autres critiquent l’impact environnemental : multiplier les antennes et renouveler les terminaux augmente la consommation énergétique et l’empreinte carbone du numérique. Pour les opérateurs télécoms, le défi est double : convaincre les consommateurs de payer plus cher pour un service dont l’utilité immédiate reste limitée, et financer des infrastructures lourdes dans un contexte économique incertain. En Chine et en Corée du Sud, déjà en avance, la 5G a montré son potentiel en facilitant la télémédecine et en dopant l’industrie du gaming. En Europe, son adoption se fait plus lentement, freinée par la méfiance et la question des investissements. À long terme, la 5G pourrait être la clé d’une nouvelle révolution industrielle. Mais sa réussite dépendra de la capacité à concilier innovation, sécurité et responsabilité écologique.
- L’essor des technologies vertes : quand l’innovation rencontre l’écologie
Face à l’urgence climatique, l’innovation technologique se tourne de plus en plus vers la transition écologique. Batteries de nouvelle génération, panneaux solaires ultra-efficaces, hydrogène vert, agriculture de précision : les technologies vertes ne cessent de progresser et attirent des investissements massifs. Le secteur de l’énergie est en première ligne. Les géants comme Tesla, BYD ou encore Volkswagen misent sur des batteries plus durables, capables de réduire la dépendance au lithium et aux terres rares. Des startups développent des solutions de recyclage permettant de donner une seconde vie aux matériaux. Dans le domaine des énergies renouvelables, les progrès sont impressionnants : des panneaux solaires bifaciaux captent la lumière des deux côtés, tandis que l’éolien offshore flotte désormais au large, offrant un potentiel quasi illimité. L’hydrogène vert, produit à partir d’électricité décarbonée, suscite également un engouement mondial, notamment pour décarboner l’industrie lourde et les transports maritimes. Mais l’innovation verte ne se limite pas à l’énergie. Dans l’agriculture, les capteurs connectés et les drones permettent d’optimiser l’irrigation et de réduire l’usage de pesticides. Dans la construction, de nouveaux matériaux comme le béton bas-carbone ou le bois composite réduisent l’empreinte écologique des bâtiments. Les financements suivent cette tendance. Selon BloombergNEF, plus de 1 700 milliards de dollars ont été investis dans les technologies propres en 2023, un record historique. Pour autant, les défis restent immenses. Les innovations doivent passer à l’échelle industrielle, réduire leurs coûts et résoudre des problèmes d’approvisionnement stratégique. « L’écotechnologie est à la fois une opportunité économique et une nécessité écologique », souligne Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie. En conjuguant compétitivité et durabilité, les technologies vertes pourraient bien être l’un des leviers les plus puissants pour affronter la crise climatique. Mais elles ne pourront remplacer les efforts collectifs en matière de sobriété énergétique et de changement de modes de consommation.
- Méditation et santé mentale, un combo gagnant
Longtemps perçue comme une pratique spirituelle réservée aux initiés, la méditation s’est imposée en Occident comme un outil thérapeutique reconnu. De plus en plus d’études scientifiques prouvent ses bienfaits sur le stress, l’anxiété et même certaines maladies chroniques. La méditation de pleine conscience, popularisée par le psychiatre Jon Kabat-Zinn, consiste à porter une attention bienveillante à l’instant présent. Des séances quotidiennes de 10 à 20 minutes suffiraient pour réduire la sécrétion de cortisol, l’hormone du stress, et améliorer la qualité du sommeil. Dans les hôpitaux, la méditation est parfois proposée aux patients atteints de cancer pour mieux gérer la douleur et l’angoisse liées aux traitements. Des entreprises comme Google ou LinkedIn l’ont intégrée à leurs programmes de bien-être au travail. Les bénéfices ne sont pas seulement psychologiques : la méditation renforcerait aussi l’immunité et diminuerait la tension artérielle. « C’est une gymnastique de l’esprit qui améliore l’hygiène de vie globale », résume le psychiatre Christophe André. Accessible, gratuite et sans contre-indications, la méditation séduit un public toujours plus large. Reste la difficulté de persévérer dans la pratique. Les applications mobiles et les ateliers collectifs représentent une aide précieuse pour instaurer ce rituel dans un quotidien souvent surchargé.
- "Dommage qu'elle ne soit pas morte", Claudia Tagbo touchée par les commentaires sur son cancer
Invitée du podcast Boum Boum le 17 août 2025, Claudia Tagbo revient sur les propos cruels qu’elle a reçus lors de son combat contre le cancer du sein. Cet été, Claudia Tagbo, humoriste et comédienne adorée, s’est confiée avec une rare sincérité sur une période douloureuse de sa vie. Invitée du podcast Boum Boum le dimanche 17 août 2025, elle est revenue sur les messages durs, parfois abjects, reçus lorsqu’elle a parlé publiquement de son cancer du sein, diagnostiqué à 30 ans. Malgré la force et l’humour qui la caractérisent, celle qui partage sa vie avec un certain "Stronger" n’a rien caché de la violence des réactions. Parce que derrière la notoriété, il y a aussi la fragilité, et parfois une cruauté à laquelle on ne s’attend pas. Le combat intime de Claudia Tagbo : maladie, traitements... et guérison Claudia Tagbo a appris son cancer à l’âge de 30 ans, presque par hasard. Elle l'avait déjà raconté dans les colonnes de RoseUp : “Ça a démarré comme un gag. Un jour, je suis allée chez le médecin à cause d’une bonne crève et je lui ai dit : 'Bon, à part ça, ça y est, j’ai 30 ans, l’âge de commencer les tests, les dépistages. Faites-moi faire une mammographie'. Il m’a répondu : 'Heu… OK, si vous voulez'”. Quelques examens plus tard, le diagnostic tombe : cancer du sein. À l’époque, elle se produisait au Jamel Comedy Club, sa carrière décollait. Elle a dû affronter en parallèle les traitements lourds : chirurgie, radiothérapie, curetage, et une ablation partielle d’un sein, qui a ensuite nécessité une reconstruction. Heureusement, elle a pu compter sur son entourage. "Je pouvais répéter, jouer, courir et aller faire mes soins. En plus, mon père, ma mère, mes frères et sœurs étaient tous présents." Celle qui a pris position contre Ary Abittan expliquait : "On est dans l’inconnu, on a peur, forcément. On se pose tout un tas de questions. Passer par la chimio, la reconstruction, toutes ces étapes, on les vit au fur et à mesure. La grosse part de la guérison, c’est surtout d’accepter le fait d’être malade. C’est un combat que tu vas mener toi, toute seule, face à la maladie. Même si tu es bien entourée et que le cancer du sein est bien pris en main, c’est un truc de l’ordre de l’intime. Ma chance était que j’étais accompagnée. J’avais un homme dans ma vie. J’étais entourée d’énormément d’amour, donc c’est passé crème. Cette épreuve m’a appris à porter beaucoup de choses. On n’est pas immortels. " La violence des mots : “Dommage qu’elle ne soit pas morte” Si parler de la maladie a permis d’éveiller les consciences, cela a aussi révélé la face sombre d’Internet. Claudia, qui avait déjà fait face à des commentaires racistes, confie avoir reçu des messages glaçants. Parmi eux : “Dommage qu’elle ne soit pas morte.” Un commentaire qu’elle n’oubliera jamais. “Sur le moment, j’en ai pleuré. Comment on peut dire ça ?” admet-elle au micro de Boum Boum. Mais, avec le recul, elle a choisi de relativiser : Puis après je me suis dit que c'est quelqu’un derrière son écran, qui ne te connaît pas et ne sait pas ce que tu traverses… À partir du moment où on peut faire ça, c’est qu’il est temps de débrancher. Tu fais un pas de côté et tu te dis "Qu’est-ce qu’il se passe dans sa vie pour qu’il écrive ça ?" Parce qu’il faut quand même l’écrire ! […] Il devait en avoir gros sur la patate. Ces mots montrent à quel point la violence gratuite peut blesser, mais aussi combien il est important de prendre du recul pour continuer d’avancer. Aujourd’hui, Claudia Tagbo transforme cette épreuve en engagement. Comme Évelyne Dhéliat ou Alice Detollenaere, elle est marraine de Ruban rose, une association qui milite pour le dépistage du cancer du sein et le soutien aux patientes. Elle sait que son témoignage peut sauver des vies, notamment celles de femmes qui hésitent encore à passer une mammographie.
- Couples mixtes : là où l'intime affronte les frontières invisibles
Les couples mixtes incarnent à la fois une richesse culturelle et mais aussi des tensions des sociétés contemporaines. Entre amour et défis administratifs, identités culturelles et attentes familiales, leur quotidien est marqué par une négociation constante des différences. En Europe, les couples mixtes représentent une part significative des unions, fluctuante selon les pays et les contextes migratoires. En moyenne, une personne sur douze mariées est engagée dans un mariage mixte, selon les données Eurostat couvrant la période 2008-2010. Plus qu'une histoire intime, ces indicatifs dessinent un baromètre des enjeux sociaux et politiques véritables autour de la diversité et de l'intégration. En France, qui est un des pays champions en Europe pour ce phénomène, environ 14% des mariages célébrés en 2022 étaient mixtes, ce qui correspond à plus de 31 000 unions entre personnes de nationalités ou origines différentes. Ce chiffre a augmenté régulièrement depuis les années 2000, reflétant une société de plus en plus diversifiée. La composition de ces couples mixtes varie, avec une part importante d'unions entre Français et ressortissants du Maghreb (environ 37%), suivis par des unions avec des Européens et des Africains subsahariens. Dans les statistiques, le couple mixte apparaît d'abord comme un « mariage mixte » : une union entre deux nationalités, souvent associée aux trajectoires migratoires et aux mobilités internationales. Derrière ces chiffres se cachent des réalités administratives lourdes : soupçon de « mariage blanc », contrôles renforcés, exigences de preuves d'un « vrai » amour qui ne sont jamais demandées aux autres. Le couple devient alors un dossier, le sentiment une affaire à cocher, et la vie privée se voit traversée par les logiques policières et juridiques. Cette intrusion nourrit un paradoxe : plus la société se familiarise avec la diversité, plus l'État encadre strictement les syndicats qui la rendent visibles. Pour beaucoup de couples mixtes, l'histoire d'amour commence par une épreuve bureaucratique, entre délais, entretiens, refus de visas et recours. Ce tunnel administratif façonne la relation, accélère certains engagements, en fragilise d'autres, et installe d'emblée une question centrale : qui a le pouvoir de dire si ce couple est « légitime » ? Familles, religion, identité : la négociation permanente Au-delà des frontières juridiques, les couples mixtes se heurtent aux frontières symboliques : celles des familles, des traditions, des appartenances religieuses. L'annonce d'un conjoint d'une autre origine peut réveiller des peurs anciennes, des préjugés longtemps tus, ou des tensions de classe. Beaucoup de couples doivent négocier des compromis sur les fêtes, la langue parlée aux enfants, le prénom du bébé, le lieu d'enterrement ou le rite religieux autant de décisions apparemment intimes qui cristallisent des fidélités familiales et communautaires. Cette négociation permanente peut être éprouvante, mais elle est aussi créatrice. Le couple mixte invente au quotidien des arrangements inédits, des rituels hybrides, des manières de transmettre plusieurs langues et plusieurs langues. Il force chacun à interroger ce qui, dans ses « valeurs », relève vraiment de la conviction ou simplement de l'habitude. Loin du cliché naïf du « métissage heureux », ces unions sont des terrains de travail identitaire intense, où l'amour ne suffit pas toujours, mais où il oblige à se positionner. Le couple mixte, baromètre politique Les pays d'Europe connaissent des taux plus variables : par exemple, en Suisse, les couples mixtes peuvent représenter plus de 20% des mariages, tandis que dans des pays comme la Pologne, cette proportion est inférieure à 2%, principalement en raison de la taille plus faible des populations étrangères. Le regard porté sur les couples mixtes est un baromètre de l'état d'une société. Quand la xénophobie progresse, ils deviennent les cibles de remarques dans la rue, de contrôles plus insistants, de commentaires sur les réseaux sociaux. Quand le débat public se crispe sur « l'identité nationale », leur simple présence dérange certains, comme si aimer au-delà des frontières menace un ordre symbolique fragile. Le couple mixte, sans le vouloir, devient alors un acte public, un geste d'engagement malgré lui. Mais ces couples dessinent aussi un autre récit collectif : ils montrent, concrètement, qu'il est possible de partager un quotidien, un foyer, des enfants, malgré des histoires, des langues ou des croyances différentes. Là où le débat politique parle du choc des cultures, ils expérimentent, eux, les frictions mais aussi les alliances possibles. En ce sens, le couple mixte est à la fois un révélateur des fractures et un laboratoire de ce qui pourrait être une société réellement post-identitaire : une société où l'on cesse de demander d'où l'on vient pour mieux s'intéresser à ce que l'on construit ensemble.
- Sida : la promesse d’un traitement « allégé » se heurte à la réalité du terrain
Alors que les injections longue durée et les nouvelles formes de traitement contre le VIH bouleversent la recherche, médecins, associations et personnes séropositives rappellent une évidence dérangeante : la révolution thérapeutique n’en est pas une tant qu’elle ne franchit pas la porte des centres communautaires surchargés, des foyers précaires et des vies épuisées par la maladie et la stigmatisation. Depuis quelques années, la recherche sur le VIH semble avoir changé de cap : il ne s’agit plus seulement de sauver des vies, mais de rendre la maladie « vivable », en allégeant la contrainte du traitement. Longtemps construite autour d’une prise quotidienne de comprimés, la prise en charge bascule progressivement vers des solutions dites « longues durées » : injections tous les un ou deux mois, voire tous les six mois, et bientôt comprimés mensuels aujourd’hui en phase avancée d’essais cliniques en Afrique. Pour un infectiologue impliqué dans ces essais, ces innovations répondent à une demande très claire des patients : « beaucoup de personnes ne contestent pas l’efficacité des antirétroviraux ; ce qu’elles ne supportent plus, c’est que leur journée soit organisée autour d’un médicament, et la peur permanente d’un oubli ou d’un regard indiscret ». Les données disponibles montrent d’ailleurs que ces traitements longue durée maintiennent une charge virale indétectable chez une grande majorité des personnes qui y ont accès, tout en améliorant l’adhésion au traitement dans les suivis à moyen terme. Mais cette fuite en avant technologique se heurte de plein fouet à une réalité budgétaire et politique moins glorieuse. Le dernier rapport de l’ONUSIDA pour la Journée mondiale de lutte contre le sida 2025 alerte sur une crise de financement qui désorganise les programmes de prévention, réduit l’accès aux médicaments de prophylaxie pré‑exposition (PrEP) et fragilise les services communautaires dans de nombreux pays. « On parle d’injection semestrielle à 35 ou 40 dollars par an, mais sur le terrain, certains patients n’ont même plus de quoi payer le transport jusqu’au centre de santé », souligne une responsable d’ONG engagée auprès des personnes vivant avec le VIH en Afrique de l’Est. Dans ce contexte, les organisations communautaires jouent un rôle de plus en plus central, parfois en lieu et place de systèmes de santé à bout de souffle. Des modèles de délivrance des antirétroviraux au sein même des communautés avec distribution en dehors de l’hôpital, rendez-vous espacés et accompagnement par des pairs affichent des taux de rétention dans le soin supérieurs à 97% et des charges virales indétectables chez plus de 99% des patients suivis dans certaines études. Pour une femme séropositive impliquée dans un groupe de pairs, « le médicament est important, mais ce qui change la vie, c’est de ne plus avoir honte de venir le chercher, et de ne plus perdre une journée de travail à chaque visite ». Les médecins qui travaillent aux côtés de ces structures le répètent : sans ces relais, l’innovation scientifique risque de rester un privilège de quelques centres urbains bien dotés. « Un traitement injectable tous les six mois n’a aucun sens si l’on ne sécurise pas les circuits d’approvisionnement et les équipes qui vont aller vers les patients », estime un spécialiste des maladies infectieuses engagé dans des projets en Asie du Sud‑Est, qui insiste sur la nécessité de financer à la fois la molécule et le modèle de soins. Du côté des personnes séropositives, les attentes vis‑à‑vis de la recherche sont ambiguës. Beaucoup voient dans les nouvelles options thérapeutiques la possibilité de « sortir la maladie du quotidien », de ne plus avoir à justifier une boîte de comprimés à un partenaire, à un employeur ou à un douanier, mais elles expriment aussi une fatigue profonde face à un discours institutionnel qui promet la fin du sida depuis des années alors que la stigmatisation reste intacte. Plusieurs enquêtes montrent que les difficultés psychologiques, la dépression et la peur d’être rejeté pèsent autant que les effets secondaires sur l’adhésion aux traitements. Les grandes agences internationales, de l’OMS à l’ONUSIDA, martèlent que la combinaison entre nouvelles technologies (injections préventives, traitements à longue durée d’action) et renforcement des services communautaires pourrait théoriquement permettre de mettre fin au sida comme menace de santé publique. Mais elles reconnaissent aussi que sans sursaut politique financement pérenne, lutte contre les lois discriminatoires, protection des populations clés la « fin du sida » restera un slogan. En creux, l’évolution de la recherche sur les traitements contre le VIH révèle une tension de plus en plus visible : d’un côté, la science promet un quotidien libéré des contraintes médicamenteuses ; de l’autre, le terrain rappelle que l’injection miracle n’existe pas, et que le véritable progrès se mesure autant en kilomètres économisés, en rendez-vous non manqués et en regards moins lourds qu’en courbes de charge virale. Pour les médecins, les associations et les personnes séropositives, la bataille qui s’ouvre n’est plus seulement celle contre le virus, mais contre l’inertie politique qui empêche ces avancées de transformer réellement la vie des premiers concernés.
- Rosa Parks : le « non » qui a fissuré les chaînes de la ségrégation
Le 1er décembre 1955, Rosa Parks, modeste couturière afro-américaine de Montgomery (Alabama), refuse de céder sa place dans un bus à un Blanc, déclenchant un boycott de 381 jours qui ébranle les fondations du système Jim Crow. Ce geste, loin d’être spontané, symbolise une résistance collective et inspire encore aujourd’hui les combats contre le racisme systémique, comme le soulignent militants des droits humains et leaders panafricanistes. Un refus calculé, fruit d’une longue préparation Rosa Parks n’était pas une passagère ordinaire : membre active de la NAACP (National Association for the Advancement of Colored People), elle avait été formée par des militants comme Septima Clark à des ateliers de non-violence. Son arrestation pour violation du code municipal qui autorisait le chauffeur à assigner les sièges n’était pas fortuite ; elle visait à tester la loi ségrégationniste, après des précédents comme celui de Claudette Colvin, une ado de 15 ans arrêtée plus tôt la même année. « Rosa n’a pas agi seule ; c’était le résultat d’années de stratégie par les femmes noires de la Women’s Political Council, qui ont distribué 35 000 tracts appelant au boycott dès le lendemain de son procès », témoigne une militante des droits humains contemporaine, soulignant comment ce refus a catalysé une mobilisation massive : 40 000 Noirs boycottent les bus, privant la compagnie de 75% de ses revenus. Le pasteur Martin Luther King Jr., élu à la tête de la Montgomery Improvement Association (MIA), organise un réseau de covoiturages, malgré les violences : attentats à la bombe contre des églises et arrestations. Le boycott, creuset du leadership noir et panafricain Ce mouvement de 381 jours, soutenu par des figures comme E.D. Nixon, révèle la puissance de la désobéissance civile. La Cour suprême, dans l’arrêt Browder v. Gayle (décembre 1956), déclare la ségrégation sur les bus inconstitutionnelle, victoire qui propulse King sur la scène mondiale. Un leader panafricaniste contemporain analyse : « Rosa Parks incarne le lien entre luttes locales et panafricanisme ; son geste rappelle que la libération des Noirs américains est indissociable de celle des colonisés africains, comme l’évoquait Kwame Nkrumah qui saluait le boycott comme un modèle pour l’indépendance ghanéenne ». Des organisations anti-racistes rappellent que ce succès collectif avec des femmes au cœur de la logistique a posé les bases de la Marche sur Washington en 1963. Héritage contesté : inspiration ou mythe individualisé ? Aujourd’hui, Rosa Parks est célébrée comme la « mère du mouvement des droits civiques », mais certains militants critiquent la focalisation sur son individu au détriment du collectif. « Elle a dit : ‘J’ai assez dit’ lors d’une réunion, refusant de monopoliser la parole, preuve d’une humilité qui contraste avec les récits héroïques solitaires », note un responsable d’une ONG luttant contre le racisme structurel. « Dans un monde où les bus sont déségrégués mais les inégalités persistent surmortalité des Noirs, profilage policier, son refus nous interpelle : la victoire de 1956 exige une vigilance panafricaine globale contre le néocolonialisme et le racisme institutionnel », insiste une figure des droits humains, citant les échos dans les mouvements Black Lives Matter. Les leaders anti-racistes plaident pour que son legs inspire des actions concrètes : éducation antiraciste et réparations historiques. Parks, chassée de Montgomery par les menaces, continue le combat jusqu’à sa mort en 2005. Son « non » reste un appel à l’action collective, loin des statues : un refus qui fracture encore les systèmes oppressifs.












