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  • Melchie Dumornay, l’étoile montante du football mondial

    De Mirbalais (Haïti) jusqu'au zénith du football mondial, Melchie Dumornay incarne une ascension fulgurante. À seulement 22 ans, la jeune joueuse haïtienne, surnommée Corventina, s’impose comme l’une des figures majeures du football féminin et un symbole d’espoir pour toute une génération. Née à Mirbalais le 17 août 2003, Melchie Dumornay grandit avec le football sous la peau, dans son quartier de la rue Fond-Mombin. Là, au milieu des garçons de son voisinage, elle développe très tôt son amour du jeu et son caractère. Le ballon devient son langage, le terrain son refuge. Très vite, elle prend conscience de son talent. Mais son chemin est jalonné d’obstacles. Les stéréotypes de genre s’imposent sans ménagement. Comme « mal gason », lui répète-t-on souvent. Tu es une fille, les filles ne jouent pas au football. Des remarques blessantes qui n’entament pourtant pas sa détermination à viser l’excellence. À seulement 22 ans, la joueuse haïtienne, surnommée Corventina, s’impose aujourd’hui comme l’un des talents les plus prometteurs du football féminin mondial. Son parcours, forgé entre passion, détermination et dépassement de soi, raconte bien plus qu’une réussite sportive. À mesure qu’elle progresse, Melchie fait face au mépris et aux critiques, souvent injustifiées. Sa passion, elle reste intacte contre vents et marées. Mais tout n’était pas si facile pour elle. Il fallait fait ses preuves sur le terrain en dehors. Sa mère était très réticente à l’idée de la voir jouer en dehors de leur quartier, craint pour sa sécurité, confie la star du ballon rond. C’est alors qu’intervient le coach Josaphat. Convaincu de son potentiel, il la prend sous son aile et parvient à rassurer sa mère. Grâce à ce soutien décisif, Melchie Dumornay rejoint le Ranch de la Croix-des-Bouquets . Un tournant majeur dans sa carrière Tout a commencé en 2017. Son entrée en sélection nationale haïtienne se fait de manière magistrale. Dès ses premiers pas avec les Tigresses, elle s’impose et se fait rapidement remarquer, suscitant fierté et admiration. À seulement 14 ans, elle intègre l’équipe première et surclasse des joueuses bien plus âgées qu’elle dans le championnat national. La petite pépite multiplie des prestations hors pair en club et en sélection, et séduit les mordus du foot. Très ambitieuse, passionnée et déterminée, Corventina rêve de conquérir le monde par son génie.  Son talent dépasse donc les frontières et lui ouvre la voie d’une carrière à l’échelle internationale.   Un débat de carrière remplie de promesse et d’exploits En 2021, Melchie Dumornay s’envole pour la France. Très vite, son talent éclate aux yeux du monde. Le magazine Goal la classe meilleure jeune joueuse de l’année, confirmant une ascension fulgurante. Le 22 mars 2022, le drapeau haïtien flotte plus haut encore. Grâce à ses performances exceptionnelles, elle est sacrée meilleure jeune joueuse du monde. Une consécration pour celle qui porte désormais les espoirs de tout un pays. « Dès que j’ai quitté Haïti, j’avais une seule chose en tête : toucher le sommet, faire parler de moi  », confie-t-elle. Après un passage remarqué au Stade de Reims, Melchie Dumornay rejoint l’Olympique Lyonnais, devenu OL Lyonnes. Elle n’a besoin d’aucun temps d’adaptation. Rapidement, elle s’impose comme une pièce maîtresse de l’effectif. Championne de France, elle brille lors de la saison 2024–2025, cumulant 26 buts et 9 passes décisives en 36 rencontres. L’heure de la consécration En 2025, son parcours franchit une nouvelle étape historique. Melchie Dumornay devient la première Haïtienne à figurer parmi les 30 joueuses nommées pour le Ballon d’or féminin. Une reconnaissance mondiale qui dépasse le cadre sportif et inscrit son nom dans l’histoire du football mondial. Elle est également élue Joueuse de l’année de la Concacaf pour la saison 2023–2024, confirmant son statut sur la scène internationale. Elle a été aussi élue : « Meilleure jeune joueuse de l’UEFA Women's Champions League 2024/25 » En janvier 2026, elle renforce encore sa stature mondiale en remportant les 433 Awards, une distinction symbolique fondée sur le vote des fans, en s’imposant en finale face à l’Espagnole Alexia Putellas. La joueuse s'est réjoui de ce sacre et en a profité pour remercier ses fans dans une vidéo postée sur ses réseaux sociaux Au-delà des trophées et des statistiques, Corventina incarne aujourd’hui un symbole. Celui d’une jeunesse haïtienne capable de rêver grand, malgré les obstacles. Celui d’une petite fille devenue référence mondiale, sans jamais renier ses origines. Pour Melchie Dumornay «  le sommet n’est pas une fin, mais une étape  ». Et son étoile, elle, continue de briller. Et qui sait ? Peut-être que la prochaine sera le ballon d’or. Ce qui est certain c’est qu’elle en a suffisamment de talent pour.   RÉDACTION : Joodny SAINTILUS RÉVISION & CORRECTION : Peterson DORSAINVIL & Rodly SAINTINÉ COPYRIGHT : © IMÉDIAS 2026

  • La stable instabilité de la politique en Haïti

    Haïti, première république noire du monde; pionnière des droits de l’homme et de la démocratie; mère de la liberté, mais qui deux siècles après, peine encore à construire une démocratie. Depuis la sociogenèse de l’état haïtien, la politique souffre du mal chronique de la crise structurelle. Pas une période dans notre histoire de peuple libre n’est exempte de ce mauvais sort. On dirait qu’Haïti est une république de crises. Et ce constat alarmant trouve malheureusement son écho dans le courant de notre histoire de peuple. Au lendemain de 1804, au tout premier balbutiement de la création d’un état, le paysage politique haïtien est totalement dévasté par des crises de toute sorte. La faiblesse des institutions représentant l’élément capital dans la constitution et l’existence même de l’état, l’absence d’un projet d’état-nation caractérisent notre système de gouvernance corrompu par des luttes acharnées et aveugles. Loin de faire l’histoire de la sociologie politique haïtienne ou une approche de sociologie historique comparative, les événements politiques de l’histoire de notre société nous dessinent un schéma de crises géométriquement bien tracé, une circonférence de causes à effets qui se répètent presque linéairement dans le fil de l’histoire. Nous tournons en rond. DE LA POLITICAILLERIE COMME HÉRITAGE « Tout faire pour avoir le pouvoir et le garder », telle est la devise de nos politiciens. Et cette mentalité est ancrée au plus profond dans nos mœurs et coutumes politiques. Tous veulent avoir le pouvoir, même au péril du pays. Et cette obsession pathologique salit nos plus belles pages d’histoire. « Diviser pour régner », reste la formule magique de notre équation politique. De DESSALINES à PÉTION, des DUVALIERS à ATISTIDE en passant par PRÉVAL, MARTELLY, et jusqu’à aujourd’hui, c’est la même rengaine. Les acteurs ont certes été changés au fil des décennies, mais la mentalité reste toujours la même. Ce génome se partage de père en fils, de politiciens en politiciens. Depuis toujours, le pays n’a connu que des crises politiques et sociales. Chaque crise ouvre la voie à une nouvelle, et la plupart du temps, plus catastrophique que la précédente. De résolutions en résolutions, de transitions en transitions, rien n’a changé. Le mal est infini. Malgré l’élan de démocratisation que le pays a connu pendant le XXème siècle, rien n’a bougé. Entre la guerre civile de 1902, la folle tuerie du 27 juillet 1915 perpétrée par Guillaume Vilbrun Sam et ses acolytes, notre histoire a été teintée de crises et de sang. De la crise politique de 1957, qui a favorisé l’émergence de François Duvalier, en passant par les crises post-Duvalier, la crise de 2004, le pays n’a pas connu de répit. Après la chute des Duvaliers, une petite lueur est apparue à l’horizon. Le peuple aspirait à une démocratie et croyait en la réforme de l’état et des institutions. Mais on sera vite rattrapé par notre tragique destin. La toute première tentative de la création d’un état démocratique, au lendemain de l’adoption d’une nouvelle constitution, a été soldée par un massacre à la ruelle vaillant, le 29 novembre 1987. Et depuis, le pays passe de coup d’état en coup d’état, de gouvernement provisoire en gouvernement provisoire. Quel en est donc le résultat…? C’est comme tomber de charybde en scylla. Pas moins de 22 constitutions ont été promulguées jusqu’ici, environ une cinquantaine de chefs d’état et de gouvernement se sont succédés. Mais où en est-on? On court toujours après cet idéal démocratique qui ne cesse de nous filer entre les doigts. Toute l’histoire politique d’Haïti est ainsi marquée par des crises et instabilités politiques, des troubles et bouleversements incessants. Et l’on peut égrainer une à une toutes les dates de notre histoire, ce sera le même constat. La crise est une constante dans la sociologie politique haïtienne. Et cette culture politique sordide semble être codifiée dans notre ADN de peuple. LES CRISES POLITIQUES, UNE PARALYSIE POUR LE PAYS Les mauvaises pratiques politiques fragilisent toute la structure sociale du pays. La lutte des classes, l’exclusion sociale, la guerre pour le pouvoir, déchirent entièrement notre tissu social, et brisent l’unité qui nous a fait naître en tant que nation. Outre les conséquences sociales dévastatrices, les désastres économiques qu’engendrent les crises politiques, tout au long de notre histoire, sont d’autant plus catastrophiques. Depuis les 30 dernières années, les conditions socio-économiques du pays ne cessent de se détériorer. Si au début du XXe siècle, le pays pouvait compter sur sa production agricole, qui représentait plus de 70% du produit intérieur brut dont 50% provenait seulement du café, à présent tous les espoirs reposent sur la soi-disant aide internationale et les prêts usuraires qui ne font que ruiner le pays. Pendant que les politiques se livrent au petit jeu sordide de « Ôte-toi que je m’y mette » , près de 90% de la population haïtienne vit en-dessous du seuil de la pauvreté. Le pays se trouve en tête de liste des pays les plus pauvres du monde. Seul PMA de l’Amérique. Les vocabulaires ne manquent pas pour décrire la situation critique du pays. Le pays est déchiré, meurtri, avec une économie languissante. Selon les experts, Haïti accuse un retard d’environ 50 ans par rapport aux autres pays de la région. C’est le lourd tribu de l’instabilité politique qui y règne depuis toujours. Haiti est pris dans la spirale de la politique infernale. Les mêmes causes produiront toujours les effets. Et tant que l’on persiste dans cette vieille tradition de crises politiques incessantes, l’histoire se répétera encore et encore… Et le pays sera condamné à un suicide lent. Et comme dirait l’autre : «  le pays va de bime en bime jusqu’à l’abîme final  ». R ÉDACTION : Rodly SAINTINÉ COPYRIGHT : AYIPOBOST 10 MAI 2017

  • « IMÉDIAS », la fabrique des journalistes de demain : une plateforme multimédia au service de la pratique du métier

    « IMÉDIAS » , la nouvelle plateforme multimédias de l’ÉCOLE DES MÉDIAS, marque en 2026 un tournant majeur dans la façon d’apprendre et de pratiquer le journalisme en Haïti. Pensé comme un véritable laboratoire d’excellence, ce projet permet aux étudiant·es de transformer leurs cours théoriques en productions concrètes, diffusées auprès d’un public réel. Dans cadre du lancement officiel de son programme « BACHELOR », une formation en journalisme multimédia qui s'étend sur 3 ans d'études (une première en Haïti), L' ÉCOLE DES MÉDIAS , mis à la disposition de ses étudiant(e)s, un outil indispensable dans leur apprentissage du métier : une plateforme numérique complète pour mettre en avant leur talent.  C’est un espace de perfectionnement par la pratique ; mais aussi une vitrine promotionnelle de l’école qui met en avant ses activités ainsi que les travaux, les réalisations et les exploits de ses étudiant•e•s. Un écosystème médiatique complet « IMÉDIAS  » réunit deux autres supports complémentaires : la web radio IRADIO , la web télé ITV . Ce triptyque crée un véritable écosystème médiatique où les étudiant·es s’exercent à la fois à l’audio, à la vidéo et à l’écriture, dans des conditions proches de celles des rédactions professionnelles. Conçu et développé par l’ ÉCOLE DES MÉDIAS ,  La plateforme numérique : « IMÉDIAS » se decline aussi en version papier sous le nom de la : « GAZETTE DES ÉTUDIANTS », qui est un magazine sociétal mensuel. Tous ces outils entrent dans le cadre de la politique d'insertion professionnelle de l'ecole s'inscrivent dans notre volonté de renforcer, de revolutionner dans l'enseignement du journalisme en Haïti. Un outil innovant pour apprendre le journalisme Plus qu’un simple média en ligne, « IMÉDIAS  » met à la disposition des apprenant·es un ensemble d’outils techniques et éditoriaux pour développer leur plein potentiel intellectuel et socio‑professionnel. Les étudiant·es y pratiquent toutes les étapes du travail journalistique : veille, enquête, rédaction, édition numérique, diffusion, fact‑checking, animation de débats et formats innovants. Chaque contenu devient une mise en situation réelle, encadrée par des professionnel·les, qui favorise l’expérimentation, la créativité éditoriale et la prise de risque maîtrisée. « IMÉDIAS  » se positionne comme un média généraliste, couvrant un large éventail de thématiques : société, culture, économie, politique, santé, sport, technologies, entre autres. Sa ligne éditoriale s’adresse principalement aux 15/45 ans, tout en créant des ponts intergénérationnels grâce à des rubriques à la fois instructives et divertissantes. Fidèle à sa devise « Informer dans le respect de la vérité, de la diversité et de la dignité humaine », la plateforme se veut un espace de socialisation, de rencontres et d’échanges intellectuels et interculturels. Préparer les journalistes de demain La mission d’« IMÉDIAS  » est claire : faire de la plateforme un laboratoire d’excellence où les productions étudiantes répondent aux standards éthiques les plus élevés. Le projet s’engage à respecter une charte déontologique stricte : vérification rigoureuse des faits, pluralisme des sources, refus de la désinformation et indépendance vis‑à‑vis des intérêts particuliers. Il valorise également l’esprit critique en organisant des controverses constructives, des débats sur les grands enjeux contemporains et en rendant transparents ses modes de fonctionnement. En lançant « IMÉDIAS  » , l’ÉCOLE DES MÉDIAS offre à ses étudiant·es un espace unique où se conjuguent apprentissage, innovation et professionnalisation. La plateforme vise à développer la maîtrise des outils numériques et des formats émergents, tout en ancrant solidement la pratique journalistique dans la rigueur, l’éthique et la responsabilité sociale. À travers ce projet ambitieux, l’école confirme sa volonté de former une nouvelle génération de journalistes capables de répondre aux défis d’un paysage médiatique en profonde mutation. Lire ausi : L’ÉCOLE DES MÉDIAS : l’école qui façonne les journalistes de demain

  • Le compas s'inscrit désormais dans le patrimoine immateriel de l'Unesco

    Danse compas organisée dans un hôtel de Port-au-Prince, capitale d'Haïti, le 5 décembre 2025 © Clarens SIFFROY / AFP Des rues de Port-au-Prince à la diaspora mondiale, le compas fait vibrer Haïti et s’apprête à être inscrit au patrimoine immatériel de l’Unesco. Cette musique emblématique, à la fois danse sensuelle et identité culturelle, incarne la fierté artistique du pays. Des bars de Port-au-Prince aux villages haïtiens les plus reculés en passant par la diaspora du monde entier, on écoute et on danse le compas. Cette musique populaire devrait être inscrite mercredi 10 décembre au patrimoine immatériel de de l'humanité de l' Unesco , au grand bonheur du petit pays des Caraïbes. "Aujourd'hui, le compas est la principale représentation artistique (et) musicale pour Haïti à l'étranger", résume Frantz Duval, directeur général de Ticket, le principal magazine culturel du pays, selon qui cette musique a influencé jusqu'à la star franco-malienne Aya Nakamura. À la fois genre musical et technique de danse, le compas - ou konpa, en créole - "se caractérise généralement par son utilisation de percussions, de guitares, d'instruments à clavier". Le "rythme est essentiellement conduit par une batterie syncopée", relève le dossier de candidature présenté à l'Unesco. Danse compas organisée dans un hôtel de Port-au-Prince, capitale d'Haïti, le 5 décembre 2025 © Clarens SIFFROY / AFP En Haïti, on écoute cette musique dans les restaurants dansants, les transports en commun, sur les places publiques et à la radio, tous les jours et à toute heure. Difficile pour un Haïtien de résister au rythme du compas, de ne pas hocher la tête ou danser quelques pas en écoutant une chanson. Le compas "est la mémoire collective de la nation", insiste Emmelie Prophète, ancienne ministre de la Culture d’Haïti qui a travaillé sur le dossier de candidature auprès de l'Unesco. "Nous sommes ravis de cette inscription sur la liste", dit-elle à l'AFP. "Cette reconnaissance arrive à un moment où on a besoin de parler d'Haïti autrement que de ses problèmes politiques et sécuritaires." Une danse sensuelle Danse compas organisée dans un hôtel de Port-au-Prince, capitale d'Haïti, le 7 décembre 2025 © Clarens SIFFROY / AFP Par contraste avec la violence des gangs, qui contrôlent une grande partie de la capitale et l'instabilité politique chronique du pays le plus pauvre des Amériques, le compas est un motif de fierté, comme peut-être la récente qualification du pays pour la Coupe du monde de football 2026. Son acte de naissance remonte à un concert donné en juillet 1955 à Port-au-Prince par Nemours Jean Baptiste, saxophoniste haïtien renommé. Avec des origines venues d'Afrique et de France, l'ancienne puissance coloniale, le compas s'inspire aussi "des chansons cubaines et dominicaines que les Haïtiens écoutaient sur des stations à ondes courtes émettant depuis l'île de Cuba et la République dominicaine voisine", raconte à l'AFP le musicien Yves Joseph, dit Fanfan Tibòt. Son groupe, Tabou Combo, est célèbre pour avoir exporté le compas loin de Port-au-Prince. Il se souvient du titre "New York City", sorti en 1975 et qui avait "eu du succès dans les Antilles et en France." "Cela nous a porté à changer de stratégie, à chanter en anglais et en espagnol afin de conquérir plus de fans. Depuis, d'autres groupes musicaux ont aidé le compas à continuer de franchir les frontières," se félicite-t-il. Un musicien de compas dans un hôtel de Port-au-Prince, capitale d'Haïti, le 7 décembre 2025 © Clarens SIFFROY / AFP "Ce rythme représente très bien Haïti à l'international et j'espère que ça va perdurer", confirme Frantz Duval, également rédacteur en chef du quotidien Haïtien Le Nouvelliste. Sur le réseau social TikTok, les vidéos estampillées #kompa (de nombreuses orthographes différentes sont utilisées) se comptent par centaines de milliers, souvent des couples aux mouvements sensuels. "La danse du konpa, une marche rythmée, est marquée par des mouvements de bassin, des pas alternés et une connexion physique entre les danseurs", relève le document de candidature du gouvernement haïtien. Le compas "résiste aux crises parce que tout le monde l'écoute et le danse même en temps de crise", reprend Frantz Duval. "Si on ne peut pas danser ou organiser de spectacle à Port-au-Prince, on le fait en région. Sinon, on le fait dans les communautés haïtiennes à l'étranger." REDACTION FRANCE 24 Avec AFP

  • Printemps 2025 : nouvelle fraîcheur, vieux codes revisités

    Le printemps 2025 dans la mode s’annonce comme un exercice de réinvention des codes plutôt que d’innovation radicale : on opère un glissement subtil vers des silhouettes « utilitaires-douces », des teintes en demi-teinte et des références aux archives, mais adaptées à notre époque de transition économique, environnementale, sociale. Nouvelles déclinaisons d’anciens thèmes Un des grands retours est celui du débardeur (« tank top ») comme pièce de saison forte, non plus relégué au simple sous-vêtement ou au look minimal-sportif ; la rédaction de Vogue signale cette pièce comme une des tendances clés du printemps-été 2025. Elle joue la carte du dessus-dessous, de la superposition légère, de la version urbain-chic du « casual ».Autre illustrateur : la robe-nuisette (« nightie dress ») part du pyjama-glamour des deux saisons passées pour se chromer d’acier ou de satiné sérieux. Le style « athleisure » monte en puissance : on n’en est plus au survêtement fluo petit budget, mais à une note sportive insérée dans des tailleurs légers ou des coupes street-chic. Le motif « plaid » (écossais) revient également, paradoxalement sous la lumière estivale, comme un clin d’œil au collège/lycée revisité en mode adulte. Teintes et matières La palette se décline en rouge «tomate», vert olive/kaki utilitaire, blanc cassé, jaune pâle et brun camel. L’usage du cuir se glisse aussi dans la collection printemps/été, ce qui montre encore une fois la perméabilité des codes automne/hiver dans les collections intermédiaires. D’un point de vue matière, les imprimés transparents, les volumes micro/macro cohabitent : par exemple les jupes-plis («pleated skirt») font un retour remarqué. Ce printemps 2025 ne révolutionne pas en tant que tel, mais pose deux signaux forts : Le souci toujours plus affirmé du fonctionnel (utilitaire/kaki, athleisure) ; L’équilibre entre nostalgie (plaid, nuisette) et modernité légère (transparence, coupe relaxée).Pour le milieu de la mode, cela montre que la « rébellion radicale » n’est plus la norme : on structure les collections autour de codes éprouvés, mais adaptés au contexte de coûts, de durabilité, de segmentation. Pour le consommateur, c’est à la fois rassurant on peut investir dans des pièces fortes et exigeant : il faut vraiment qu’elles aient du sens (fonction et style) plutôt que d’être juste décoratives.D’un point de vue critique, on peut regretter que la véritable innovation soit absente : les «nouveautés» s’attachent majoritairement à revisiter des items historiques plutôt qu’à créer un vocabulaire totalement inédit. Le défi pour la suite : que cette réinvention ne devienne pas un simple recyclage de styles passés sans réflexion forte sur les enjeux actuels (durabilité, diversité, production responsable).

  • Hiver 2025-2026 : La mode sous le signe du contraste et du réconfort audacieux

    L’hiver 2025-2026 oscille entre réconfort, audace et sophistication : la mode s’y révèle comme un subtil jeu d’équilibre entre contrastes assumés, matières sensorielles et explosion chromatique. La saison, marquée par un retour du tailoring affirmé et des coupes oversize, se distingue par la force des textures et un dialogue permanent entre héritage rétro et modernité conquérante. Silhouettes : architecture, confort et grand froid Les manteaux et blazers à épaules structurées règnent sur les podiums une tendance forte portée par les grandes maisons comme Balenciaga ou Stella McCartney. Le tailoring s’assagit, devient modulable : ceinturé, parfois asymétrique, valorisant la carrure et la sensation de pouvoir, tout en préservant le confort. On note la montée des matières nobles : cachemire, laine bouillie, tweed revisité et cuir nubuck. Le manteau extra-long, ainsi que les vestes coupe XXL, s’imposent, associés parfois à des pièces plus minimalistes ou à des pantalons oversize pour un effet “volume” hyper-contemporain.​ Les bas suivent la tendance : pantalons droits, jeans flare taille haute et coupes larges dominent. Les robes boho, mini ou midi, multiplient les jeux de superposition et les effets drapés. La fausse fourrure et la vraie douceur, omniprésentes, se déclinent autant en manteaux XXL qu’en bordures de capuche, accessoires ou sacs. Couleurs et motifs : le retour du chic vitaminé Fini l’uniformité des teintes neutres seules : l’hiver s’habille de couleurs franches, flirtant entre profondeurs rassurantes et “dopamine dressing”. Les musts : le bordeaux profond, le bleu nuit “Lyons Blue”, le mauve wine (entre violet et bordeaux), le chocolat intense et le vert citronnelle tendance jaune apportent chaleur et distinction. Les pastels réinventés (lavande, rose poudré, pêche) s’invitent sur la maille, offrant douceur et lumière aux journées hivernales et permettant de casser la monotonie.​ Les neutres (beige, gris perle, camel) restent incontournables, mais dialoguent désormais avec des touches saturées de rouge coquelicot ou d’imprimés tartan modernisés. Le color block, version sophistiquée, s’invite grâce à des assemblages de couleurs inattendus (jaune et chocolat, mauve et olive, vert pâle et bleu profond) et donne de l’élan à la mode hivernale, tout en restant accessible en accessoires, pulls ou manteaux.​ Textures et détails : exaltation sensorielle L’hiver 2025-2026 prône la sensualité de la matière. Fausse fourrure, velours côtelé, maille relief, cuir souple et détails en plumes ou tissus flocons se mêlent pour créer des expériences tactiles. Les accessoires gants longs, écharpes oversize, sacs à motifs animaliers ou boots fourrées complètent et réchauffent les looks. Le polo à manches longues, la jupe longueur genou et le sarouel chic offrent des alternatives audacieuses pour réinventer la silhouette. La saison célèbre l’hybridation : rétro charmant et modernité, haute technicité et émotion textile, confort et affirmation de soi. Le message de l’hiver : oser la couleur, la texture, la superposition et la réinterprétation des basiques, sans sacrifier la praticité ni la personnalité. Tour à tour raffinée, excentrique, enveloppante ou lumineuse, la mode hiver 2025-2026 pose une certitude : l’élégance rime cette année avec énergie et affirmation stylistique.

  • Mode 2025 : le show-événement, nouveau cœur battant de la pop culture

    Le show-événement, nouveau moteur stratégique de la mode, fait un retour spectaculaire en 2025. Mais plus qu’un effet de cycle, ce phénomène signe, selon moi, la mue la plus profonde de l’industrie : celle d’une mode désormais entièrement fondue dans la pop culture globale, et soumise à une économie de l’attention effrénée. Du défilé institutionnel à l’expérience immersive : la métamorphose J’ai assisté cette saison à Paris, Séoul et New York à des shows dont l’ambition débordait de loin le simple dévoilement d’une collection. Les maisons phares Louis Vuitton, Gucci, Off-White orchestrent de véritables blockbusters : scénographies immersives, performances musicales, invités de la pop mondiale, diffusion continue sur toutes les plateformes sociales. L’événement n’est plus un aboutissement, c’est la matrice de la communication contemporaine. Ce basculement, je le constate aussi dans la manière dont la mode fabrique désormais le “buzz” : le storytelling et la dramaturgie priment sur la coupe ou la matière. Le show se conçoit pour être diffusé, repris, remixé, transformé en meme ou en trend sur TikTok. Une convergence mode-culture pop hyper-contrôlée Contrairement à la nostalgie naïve du “clash des cultures”, nous vivons un âge d’hybridation calculée. Pharrell Williams chez Vuitton, la viralité K-pop, ou la collection Moncler x Fortnite : tout converge vers l’idée d’une transversalité sans frontière, mais scénarisée dans les moindres détails. La mode capte la pop culture, mais celle-ci lui impose, en retour, ses rythmes et ses icônes. Que les visages des défilés soient ceux d’influenceurs, de gamers ou de musiciens n’est pas un hasard. Cela traduit la nécessité d’étendre la mode à tous les champs de l’imaginaire collectif. Il ne s’agit plus d’inspirer les artistes, mais de devenir soi-même une plateforme de création pop. Le revers : une dilution du sens et une tension éthique Cette convergence, formidable moteur d’innovation, porte aussi son lot de tensions. D’un côté, elle permet à la mode de s’arracher à son élitisme, d’intégrer le débat sur la diversité, le genre, l’activisme. De l’autre, elle met le secteur sous la pression du “toujours plus spectaculaire”, au risque d’épuiser le geste créatif derrière la répétition des effets médiatiques. Je vois émerger une fatigue du “faux événement”, une exigence nouvelle : celle du sens, de la sincérité, du rapport direct à la réalité sociale, que ce soit par la mise en avant de la durabilité ou de la parole des minorités. Ma conviction de spécialiste Le show-événement de 2025 n’est ni une parenthèse, ni un artifice. C’est le laboratoire d’une mode-monde, accélérée, conversationnelle, qui joue sa survie à l’épreuve du “pop”. Mais c’est aussi le théâtre d’un nouvel équilibre à trouver : ne pas dissoudre le projet créatif dans le bruit du spectacle, mais transformer la convergence en espace critique et en fabrique de nouveaux mythes. À la mode, donc, de faire du show bien plus qu’une vitrine : un lieu de sens, d’expérience et de questionnement sur le contemporain.Le show-événement, nouveau moteur stratégique de la mode, fait un retour spectaculaire en 2025. Mais plus qu’un effet de cycle, ce phénomène signe, selon moi, la mue la plus profonde de l’industrie : celle d’une mode désormais entièrement fondue dans la pop culture globale, et soumise à une économie de l’attention effrénée un lieu de sens, d’expérience et de questionnement sur le contemporain.

  • Peter Julis, investit la sphère médiatique évangélique

    Hello la famille ! L’ÉCOLE DES MÉDIA | ÉCOLE DE LA RADIO continue sa belle aventure pour l’année 2022. Et oui...!!! Pour cette nouvelle année, les actualités de l’école s’ouvrent en beauté. Nos étudiant•e•s débutent l’année tout feu🔥tout flamme 🔥avec de gros exploits qui résonnent un peu partout dans le milieu médiatique haïtien. Et le meilleur reste encore à venir... L'administration est ravie et fière de partager avec vous les exploits et progrès d’un de ses brillant•e•s étudiant•e•s de la toute première promotion de l’école. Il s’agit, mesdames et messieurs, de Peter Julis qui vient de gravir un nouvel échelon dans sa carrière de journaliste. Pour ce nouveau numéro, nous allons faire les choses toute en nouveauté. Et oui...! Puisque Peter Julis vient de se lancer dans une nouvelle aventure sur sa plateforme en ligne : Semence Média Music une plateforme évangélique en ligne. Après avoir été pétri par de solides formations à l’école, Peter Julis a fait ses premiers pas à Signal FM à l’émission : Samedi-Récré. En suite il poursuit sa belle carrière professionnelle, comme patron de média et aussi animateur. Il vient de lancer une nouvelle émission sa propre plateforme. Il s’agit là de Nouveau-T, une capsule vidéo qui présente les actualités et les nouveautés musicales du monde évangélique haïtien. https://fb.watch/cflnVSZvbT/   Comme plusieurs autres étudiant.e.s, au lieu de se borner à travailler pour un média quelconque, il crée le sien, en collaboration avec d’autres jeunes. Ce faisant, il participe dans la création d’emplois dans le pays et du même coup, dans le processus de redynamisation de la presse haïtienne. L’école encourage fortement cette initiative et s’engage à ses côtés. Peter Julis est un jeune journaliste passionné, spécialisé en animation-présentation radio-Télé. C’est un jeune très brillant et fougueux, doté d’un sens d’analyse et de synthèse bien aiguisé. C’est donc un journaliste complet, doué d’un très grand sens de professionnalisme. Au regard de ses débuts très prometteurs dans le métier, on peut espérer qu’il deviendra un grand et brillant journaliste du pays. L’avenir de ce métier lui appartient totalement, au même titre que ces nombreux•se•s jeunes journalistes que l’école forme depuis 2018, et qui constituent la relève dans ce métier en Haïti. Nous sommes vraiment fières d’avoir contribué à sa formation journalistique. Peter Julis a été l’un des meilleur•e•s étudiant•e•s de sa promotion. Sa progression ne nous étonne en rien. Au contraire, on attend beaucoup plus de lui et nous sommes persuadés qu’il y arrivera. NOUS SOMMES VRAIMENT FIÈRE DE TOI, Peter...!!! Nous te souhaitons BEAUCOUP DE SUCCÈS dans cette nouvelle aventure. ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO, l’école qui forme la nouvelle GÉNÉRATION DE JOURNALISTES en Haïti

  • Stéphania JEAN prend une vitesse de croisière dans sa carrière à Train Matinal sur Zénith FM

    Hello la famille ! L’ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO démarre l’année 2022 en grande pompe. Et oui...!!! Pour cette nouvelle année les actualités de l’école s’ouvrent en beauté. Nos étudiant•e•s débutent l’année tout feu flamme avec de gros exploits qui résonnent un peu partout dans le milieu médiatique haïtien. Et le meilleur reste encore à venir... L'administration est ravie et fière de partager avec vous les exploits et progrès d’une de ses brillant•e•s étudiant•e• s de nouvelle promotion sortante (PROMOTION KONPÈ FILO). Il s’agit, mesdames et messieurs, de Stéphania JEAN qui vient de gravir un nouvel échelon dans sa carrière de journaliste. Puisque dès à présent notre progéniture travaille comme journaliste professionnelle à Radio-Télé Zénith, à l’émission #Train_Matinal  où elle est actuellement l’une des présentateur•trice•s vedettes. Et oui...! Il faut dire que parallèlement elle collabore en tant que rédactrice à Chokarella. Elle a débuté cette aventure rédactionnelle en 2020. Après avoir été pétrie par de solides formations à l’école, Stéphania JEAN débute maintenant sa carrière professionnelle de journaliste. Étant encore étudiante, elle a déjà entamé il y a quelques mois son stage académique à Zénith FM, suite à la démonstration palpable de son grand talent de présentatrice, notre Stéphania est passé de stagiaire à professionnelle en peu de temps. Et toute l’école en très fière. Stéphania JEAN est une jeune journaliste passionnée, spécialisée en animation-présentation, elle est aussi habile en rédaction qu’en reportage. C’est donc une journaliste complète, douée d’un très grand sens de professionnalisme. Au regard de ses débuts très prometteurs dans le métier, on peut espérer qu’elle deviendra une grande et brillante journaliste du pays. L’avenir de ce métier lui appartient totalement, au même titre que ces nombreux jeunes journalistes que l’école forme depuis 2018, et qui continuent la relève dans ce métier en Haïti. Nous sommes vraiment fières d’avoir contribué à sa formation journalistique. Stéphania JEAN a été l’une des meilleur•e•s étudiant•e•s de sa promotion. Sa progression ne nous étonne en rien. Au contraire, on attend beaucoup plus d’elle et nous sommes persuadés qu’elle y arrivera. NOUS SOMMES VRAIMENT FIÈRE DE TOI, STÉPHANIA...!!! Nous te souhaitons BEAUCOUP DE SUCCÈS dans cette nouvelle aventure. ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO, l’école qui forme la nouvelle GÉNÉRATION DE JOURNALISTES en Haïti

  • Rodly SAINTINÉ, une « carrière de combat » contre les inégalités en Haïti

    Rodly SAINTINÉ au micro de Couleurs Tropicales a RFI Dans ce pays où la situation humanitaire est des plus catastrophiques, il ne fait pas bon être journaliste. Pour avoir dénoncé les inégalités et problèmes de sécurité en Haïti, Rodly a subi menaces, harcèlement et tentatives d’assassinat. Aujourd’hui réfugié en France, il revient sur son parcours pour l’Œil de la Maison des journalistes. «  Je prends le journalisme comme une sorte de mission  » explique Rodly d’entrée. Le trentenaire a une conception bien précise de son métier. Il se sert de celui-ci pour condamner les injustices en Haïti, notamment au sein de la commune de Cité Soleil à Port-au-Prince, où se trouve le plus grand bidonville du pays. C’est là-bas que Rodly grandit. La violence y est constante, les guerres de gangs récurrentes et l’accès à l’éducation fortement limité. Les écoles publiques de la commune acceptent uniquement les enfants des quartiers plus aisés. Très vite, Rodly remarque ce phénomène. «  Tout jeune je commence à m’engager contre ces inégalités  » indique-t-il. Néanmoins, sa vocation pour le journalisme ne s’impose pas directement. Si Rodly développe une passion pour la radio dès ses six ans grâce à un proche de sa famille qui y travaille, il n’envisage pas immédiatement d’en faire son métier. Il commence par faire des études de théâtre. Durant celles-ci, il s’amuse sur son temps libre à recopier les « pitchs » des animateurs radio. On le surnomme le journaliste. Ainsi, c’est lui qui est envoyé faire la promotion médiatique du spectacle de fin d’année organisé par l’école en 2009. Il n'avait pas encore 20 ans. C’est la première fois que Rodly parle à la radio, après s’être entraîné pendant des années « en off ». A l’issue de son intervention l’animateur lui fait remarquer qu’il a « une voix de radio » et lui propose de travailler avec lui durant un week-end. Rodly accepte. «  C’est comme ça que j’ai rencontré la radio… ou que la radio m’a rencontré  » sourit-il. Grâce à cette expérience, Rodly réalise qu’il veut faire de l’animation radio son métier. Il commence à suivre des formations en parallèle de ses études. Il apporte également une aide technique lors de certaines émissions de Radio Nouvelle Génération en tant que metteur en onde. Très vite, un des responsables lui propose d’animer – gratuitement – l’émission RNG Méga Show.    En 2016, il commence véritablement sa carrière professionnelle en rejoignant la radio Signal FM où il anime d’abord l’émission After School dans laquelle des jeunes sont invités à parler de musique. En 2017, il bascule sur une autre émission : Samedi Récré, dont l’audience quotidienne est estimée entre deux et trois millions de personnes. Un an plus tard, il devient correspondant pour RFI. Rodly commence alors à exprimer davantage ses opinions sur la situation du pays. La radio devient pour lui «  un moyen de dénoncer les inégalités et l’injustice sociale  ». Rodly SAINTINÉ à Signal FM, une station de radio haïtienne | © Photo : Ravensley BOISROND Agir pour l'éducation et la liberté de la presse en Haïti Cette mission de dénonciation est chère à Rodly, lui-même ayant fait face pendant son enfance aux inégalités et à la violence – aussi bien physique que sociale. «  J’ai vécu dans un quartier sans eau potable que les bandits prenaient plaisir à envahir, saccager et voler  » explique-t-il. «  Les assassinats et les viols étaient courants  ». Cette situation inacceptable, Rodly n’en veut pas. Il la critique lors de ses interventions à la radio et se mobilise pour que les choses changent concrètement. Par exemple, il agit pour que l’Etat oblige les écoles publiques de Cité Soleil à accepter dans leurs classes un certain quota d’enfants originaires de la commune même. Pour Rodly, il est primordial que tous les jeunes de Cité Soleil aient accès à l’éducation. Il en va de leur avenir mais aussi de celui des autres. «  A Cité Soleil l’école constitue la seule alternative à l’intégration d’un gang  » précise le journaliste. Parallèlement, Rodly commence à mener un autre combat : celui de la défense de la liberté de la presse en Haïti. La situation des journalistes est, en effet, très difficile sur le territoire. La plupart sont menacés par des gangs et ne bénéficient d’aucune protection de la part du gouvernement. La censure est omniprésente. Rodly décide alors en 2018 de créer une école de journalisme, l'École des Médias, afin de protéger ce bien commun qu’est l’information. « Cette aventure » commence fin 2017, lorsque des étudiants en journalisme sonnent chez Rodly avec une idée en tête : qu’il leur apprenne les bases pratiques du métier. Ils savent qu’il dispose du matériel nécessaire pour réaliser des enregistrements et qu’il est donc possible de s’entraîner chez lui. Rodly accepte de les aider. Il sait que ces jeunes n’ont pas vraiment l’occasion de pratiquer dans leur école, où l’apprentissage est principalement – voire uniquement – théorique. Originellement six, puis dix, ils sont finalement une trentaine à venir presque tous les jours chez Rodly pour bénéficier de ses conseils. La maison étant trop petite pour accueillir tout ce monde, il est décidé que les sessions en grand groupe se feront dans un des restaurants du quartier et que le studio sera réservé pour des séances en plus petits groupes qui auront lieu le weekend. Des étudiants qui suivent le cours à l'école des médias, en Haïti : © Photo : Alfred Dieudonné JR. FRANÇOIS Cependant, en juillet 2018, la routine de l’école est perturbée par les nombreuses manifestations anti-corruption qui traversent alors le pays. Les citoyens interpellent le gouvernement : où vont les fonds que le Venezuela prête à Haïti depuis 2008 dans le cadre du programme Petro caribe ? Le mécontentement de la population envers l'État s'intensifie. Le restaurant où Rodly et ses élèves viennent régulièrement se retrouver est alors saccagé lors d’une insurrection. Loin de se démoraliser, les étudiants réussissent à collecter 20 000 gourdes – l'équivalent d’environ 141 euros – afin de trouver un autre espace de travail. Touché par leur geste, Rodly décide d’investir ses économies dans le projet. «  Malgré l’insécurité dans laquelle était le pays, les jeunes ont cru dans l’école. Pour moi, ce sont eux qui ont créé l'École des Médias. L’établissement est né de leur détermination presque aveugle  » commente le journaliste. Début 2019, c’est le local où se trouve tout le matériel qui est incendié. Les étudiants organisent alors un séminaire, dans lequel ils font intervenir Rodly, et récoltent 50 000 gourdes. Le matériel est racheté et les ateliers hebdomadaires reprennent. En mai, l’école lance même le «  MOIS DE LA PRESSE  ». Pendant 31 jours, des conférences sont organisées autour des médias et de leurs enjeux. Des actions qui gênent Les actions de Rodly pour la liberté de la presse et le recul des inégalités en Haïti ne plaisent pas à tous. Ses prises de position pour l’éducation des jeunes haïtiens constituent un danger pour certains gangs : un enfant qui s’instruit est un enfant de moins à enrôler. Le journaliste commence à en gêner plus d’un. Le 28 août 2020, Rodly dénonce l’assassinat du bâtonnier Monferrier Dorval, tué par balle dans la soirée. Une semaine plus tard, il analyse le contexte et les faits dans une de ses émissions. Il rappelle que l’insécurité est grandissante dans le pays, et cela notamment en raison des activités criminelles commises par les gangs. A l’issue de cette intervention, les menaces qu’il subissait jusque-là occasionnellement prennent une ampleur sans précédent. Les deux principales coalitions de gangs du pays – le G-PEP et le G9 – l’accusent d’être une taupe. Ses déplacements sont scrutés. Il reçoit des appels anonymes lorsqu’il ne rentre pas chez lui par le chemin habituel. On lui laisse des notes vocales où on lui promet de l’assassiner. Des images de personnes mortes lui sont envoyées. Face à ce harcèlement, Rodly porte plainte à la Direction Centrale de la Police Judiciaire d’Haïti. Mais les menaces continuent. Si j’étais toi, je n’irais pas dans le quartier aujourd’hui En 2021 alors qu’il rentre chez lui, un homme l’arrête et lui glisse : « Si j’étais toi, je n’irai pas dans le quartier aujourd’hui ». Il se met ensuite à courir, sans laisser à Rodly le temps de lui poser davantage de questions. Sachant que sa conjointe l’attend à la maison, et qu’elle est donc sans doute en danger, Rodly décide de rentrer quand même chez lui. « Sur le chemin tout le monde m’évitait et détournait le regard » explique-t-il. Lorsqu’il voit sa copine, il lui dit simplement «  Fais semblant d’aller acheter quelque chose  ». Celle-ci s’exécute, connaissant les risques qu’encourent quotidiennement Rodly. Lui décide de sortir par la fenêtre arrière de la maison. Au moment où il parvient de l’autre côté du mur, il entend alors des détonations. «  On tirait sur la maison  » raconte le journaliste. Rodly s’empresse de prendre la fuite. Il sait qu’il ne peut pas aller chez sa mère, risquant de la mettre elle-même en danger, chose qu’il ne pourrait se pardonner. De toute façon, la maison familiale ne constitue même plus un lieu sûr. «  Des bandits m’ont dit que j’étais gênant, que je devrais partir dans un autre quartier  » dit Rodly à sa mère au téléphone. Il ne veut pas l’inquiéter et ne lui dit pas qu’il vient de subir une tentative d’assassinat. Le journaliste retrouve ensuite sa conjointe. Ensemble, ils concluent qu’il est mieux pour la sécurité de celle-ci qu’elle aille se réfugier chez sa sœur. Rodly décide lui de partir en province. Se cacher pour vivre : une réalité qui frappe de plus en plus les journalistes haïtiens Là où se cache Rodly, les conditions de vie sont insalubres. Le journaliste développe des problèmes de santé. Il souhaite retourner au plus vite chez lui. Mais tant que les bandits le savent en vie, il ne peut rentrer sans risquer de se faire tuer. Ainsi, lorsqu’il apprend deux semaines après s’être enfui que des corps ont été retrouvés calcinés à Bainet, dans le Sud-Est du pays, il saisit l’occasion et met en scène sa propre mort. D’abord il fait courir le bruit qu’il y avait dans ce lot de personnes tuées «  un certain journaliste  ». Puis il casse la puce de son téléphone. S’il est tracé, les bandits penseront que celle-ci a été détruite lorsque les cadavres ont été incendiés. Très vite, la mort du journaliste Rodly SAINTINÉ est actée dans la presse haïtienne. Le problème, c’est que cette information remonte jusqu’aux oreilles de sa mère, qui croit que son fils n’a même pas pu être enterré. «  Je n’ai pas pensé à comment cette rumeur allait impacter ma mère  » avoue Rodly. Lorsque le journaliste parvient à reprendre contact avec elle, elle refuse de le croire. Elle a besoin de le voir vivant de ses yeux. Rodly prend alors le risque de se rendre à Port-au-Prince pour la retrouver.   Néanmoins, Rodly sait qu’il ne peut plus rester en Haïti. S’il veut continuer d’exercer son métier en toute sécurité, il doit partir. Il pense alors à la France. Le journaliste commence par alerter un de ses responsables à RFI, qui rapporte les événements à la direction de France Média Monde. La société décide alors d’informer le Quai d’Orsay. Rodly est rapidement mis en contact avec un consul de l’ambassade de France en Haïti. Cependant, les démarches pour obtenir un visa sont longues. Le journaliste doit refaire son passeport, mais tous ses papiers ont été dérobés par les bandits. Cela lui prend près d’un an. Une fois son passeport déposé, il attend huit mois de plus avant de recevoir son visa. Finalement, c’est seulement en 2023, qu’il pose le pied en France. Rodly s’est caché pendant dix-neuf mois, en changeant régulièrement d’endroit. Continuer le combat en France A peine arrivé en France, Rodly tombe gravement malade. «  Je me suis évanoui dans la rue  » explique-t-il. Le journaliste fait deux sessions de plusieurs mois à l’hôpital. On lui découvre une méningite. Pendant un temps, le côté gauche de son corps est totalement paralysé. C’est uniquement en janvier 2024 qu’il intègre la Maison des journalistes. «  Ce petit havre de paix  » comme il l’appelle. Ici, Rodly poursuit ses actions pour faire changer les choses en Haïti. Lorsqu’il intervient dans certains médias ou autres colloques, avec en phare les Assises du journalisme de Tours, il n’hésite pas à mettre en lumière la difficile situation haïtienne. Il sensibilise aussi les plus jeunes lors des opérations Renvoyé Spécial organisées par la Maison des journalistes. Rodly Saintiné, lors d'une présentation Renvoyé spécial à destination des lycéens de Savenay. © Presse Océan Le journaliste garde néanmoins espoir : «  S’il y a encore des jeunes qui refusent de plonger dans le banditisme, c’est qu’une Haïti meilleure est possible  ». Rodly continue d’ailleurs de donner des cours à l'École des Médias, mais en visioconférence. Cette année, le dispositif a permis au mois de la presse de prendre une dimension internationale. De nombreuses personnalités sont intervenues telles que le journaliste Philomé Robert qui était l’invité d’honneur de cette édition. Mais même de l’autre côté de l’Atlantique, Rodly continue de subir des attaques. Plusieurs fois pendant le mois de mai, des tentatives de piratage des visioconférences ont eu lieu. «  Mais tous les jours on était là. Et même si l’école a été attaquée, vandalisée, incendiée, on est toujours là  » souligne le journaliste. L’objectif de Rodly est de faire de l'École des médias la référence du journalisme en Haïti et dans les Caraïbes. Pour ce faire, il utilise sa présence en France pour donner un rayonnement international à l’établissement. Par exemple, il a développé un partenariat entre l'École des Médias et l’ Institut Supérieur de Formation au Journalisme (ISFJ) . Ce partenariat permet une homologation de diplôme entre les deux écoles. C’est une veritable victoire pour l’école. Rodly Saintiné en visioconférence, depuis Paris, pour donner un cours aux étudiants de l'école des médias en Haïti. «  Ce que je veux c’est rentrer en Haïti le plus vite possible  » avoue Rodly. Ses proches lui manquent. «  C’est aussi là-bas que je suis le plus utile  » souligne-t-il. Le journaliste souhaite participer à la reconstruction du pays en redynamisant l’espace médiatique haïtien. Rodly a aussi envie de retourner auprès des jeunes qu’il accompagne. C’est leur motivation qui les pousse à continuer. «  Lors des visioconférences, j’entends les détonations qui ont lieu près de là où habitent mes élèves. Pourtant, ils sont toujours à l’heure et disposés à étudier  ». Toutefois, la volonté du journaliste se heurte à la dure réalité de sa situation. Aujourd’hui, revenir en Haïti signifie signer son arrêt de mort. Pour le moment, Rodly espère donc que les choses se calment au plus vite sur le territoire. L’espoir est permis. En effet, si le pays a traversé de nombreuses crises ces dernières années, l’Etat affirme sa volonté de mettre fin à la violence des gangs. Ce mardi 11 juin 2024, un nouveau gouvernement a été formé. A sa tête, Garry Conille, Premier Ministre entre 2011 et 2012 et ancien directeur régional pour l’Unicef. Il s’est engagé à renforcer les institutions étatiques pour répondre au défi sécuritaire auquel fait face le pays et à faire de la lutte contre la corruption sa priorité absolue.   RÉDACTION : Maly Chatin COPYRIGTH OEIL DE LA MDJ | 03 juillet 2024

  • Un nouvel air dans le cinéma haïtien

    Ça y est ! La nouvelle est tombée. Le feuilleton tant attendu: « ELLES » arrive enfin sur les petits écrans. Ce 16 décembre 2021, c’est la date retenue par L’Association Cinématographique et Culturelle Haïtienne « ACCHA » pour la sortie de leur nouveau feuilleton télévisé: «  ELLES »,  sur la télévision nationale d’Haïti (TNH). L’équipe de « ACCHA »  entend mettre les bouchées doubles pour capter l’attention de tous les cinéphiles. Après la sortie à succès de « DESTINNÉE » en 2008, l’Association Cinématographique et Culturelle Haïtienne « ACCHA »  revient avec « ELLES ». C’est un feuilleton qui met en relief la vie de quatre (4) jeunes femmes haïtiennes, interprétées par : Nathalia PIARD, Isabelle MERCIER, Gabriella NARCISSE et Veronica DESVARIEUX ; qui se sont retrouvées prises les spirales infernales de la vie, valsée entre l’amour, l’hypocrisie, la trahison, la jalousie et la passion. Cette production qui se veut une vitrine de la société haïtienne, met en scène les réalités du quotidien. Ce feuilleton, produit dans un contexte difficile, compte tenu des problèmes socio-politiques actuels, et des problématiques du l’industrie cinématographique haïtienne ; est une bouffée d’air froid qui vient apporter une note d’espoir à la symphonie funeste que la société haïtienne joue depuis un certain temps. Et justement, animé•e•s par ce sentiment, depuis plusieurs semaines, les membres de « ACCHA »  s’acharnent à faire promotion de leur nouveau-né sur tous les réseaux sociaux. « Nous voulons qu’avant le 16 décembre ELLES soit sur toutes les lèvres, dans tout les esprits » déclare l’un des responsables de communication et manager de « ACCHA » Richard SIMON, qui est également l’un des principaux acteurs du feuilleton « ELLES ». Malgré la crise actuelle qui affecte tout le pays, particulièrement la sphère culturelle, donc le cinéma, la scénariste Véronique CADET se dit confiante que le 7ème Art puisse apporter un nouveau souffle au pays. Du moins soulager les maux du quotidien. Et c’est justement ça qui la motive à poursuivre cette aventure en dépit des difficultés. C’est pareil pour les acteurs et actrices qui se sont donné•e•s corps et âme dans ce projet. Et maintenant que le jour de la concrétisation se rapproche, iels sont très enthousiastes et motivé•e•s, à faire de cette date un événement marquant. Ce pourquoi toute l’équipe arpente les médias et se déchaine sur la toile pour faire la promotion de cette série romantique. Comme nous pouvons le constater. Et c’est exactement dans cette idée de mettre plein feux les projeteurs sur la sortie du feuilleton ce 16 Décembre prochain, qu’une conférence de presse sera tenue en amont le mardi 14 décembre 2021 à compter de 11 hrs AM au restaurant ENTRE-NOUS. L’équipe communication de « ACCHA » invite donc toute la presse en générale à venir participer, et surtout découvrir les coulisses de ce feuilleton. RÉDACTION: Stéphania JEAN RÉVISION & CORRECTION: Rodly SAINTINÉ COPYRIGHT: © CHOKARELLA 2021

  • InternationalPodcastDay : Une première en Haïti

    Cette année pour la première fois en Haïti, l’ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO, JAUSE PODCAST, UNESCO HAITI et d’autres partenaires s’allient pour commémorer la Journée Internationale de Podcast, célébrée chaque année depuis 2014, en date du 30 septembre autour du hashtag : #InternationalPodcastDay. Cette année marquera donc la célébration de la 8 ème édition de cette grande manifestation internationale. Et pour cette première édition haïtienne, les activités se feront autour du thème : « regards croisés sur le monde de podcasts ». Pour cette première toute une série d’activités en distanciel sontprévues pour marquer cette date. Ce 30 septembre 2022, nous vous invitons donc à célébrer le podcast en grand pompe, à travers des conférences, des causeries et des échanges avec des producteurs•trices et créateurs de podcasts tant en Haïti qu’à l’étranger. Toute une cohorte de professionnel•le•s pour commémorer cette journée Au terme des activités commémoratives de la Journée Internationale de Podcast : InternationalPodcastDay, l’ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO, JAUSE PODCAST, UNESCO HAITI et d’autrespartenaires organisent : 1) Un webinaire ce vendredi 30 septembre à compter de 10hrs (heure haïtienne), avec 4 invité•e•s de marque : Sophie BERGER, ingénieure et créatrice de sons, qui a travaillé pour France Culture, Arte, RFI ; Ravensley BOISROND, jeune journaliste et podcasteur haïtien qui travaille pour NETALKOLE, TRAVPROD ; Steven JAMBOT journaliste et producteur à RFI (L’Atelier des Médias) ; Jause VARIN, diplomate, journaliste à RTVC et créateur de podcasts à JAUSE PODCAST. 2) Un Twitter Space ce vendredi 30 septembre à compter de 20 heures (heure haïtienne) avec Johnny CELICOURT (Spécialiste / Journaliste Culturel) ; Woodline SAINT DIQUE (Journaliste / Présentatrice à RSF) ; Bernard (Berny) SILLIAS (Producteur radio & podcasts) ; Lovelie Stanley NUMA (Journaliste CEO IMPULSE) ; Collinx MONDÉSIR (Psychologue / Podcasteur) Max LYRON (Communicateur / Journaliste) ; sans oublier des blogueurs•ses, et d’autres personnalités médiatiques haïtiennes. Notons que ces activités seront retransmises en direct sur lesréseaux sociaux et sur les différentes plates-formes de nos partenaires, comme : UNESCO HAÏTI, NETALKOLE, MODEL FM, TED’ACTU, CHOKARELLA, GUY WEWE RADIO A, IMPULSE, IMÉDIAS, et autres. Cette année pour la première fois en Haïti se tient ce grand événement : la commémoration de la Journée Internationale de Podcast : InternationalPodcastDay. Une activité qui se promet d’être très riche et variée, avec : des conférences, des causeries intellectuelles et des échanges avec des producteurs•trices et créateurs•trices de podcasts et personnalités médiatiques haïtienne et étrangères, etc. Donc l’ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO, JAUSE PODCAST, UNESCO HAITI et d’autres partenaires comptent vivement sur la participation de tous•tes ; Des professionnel.le.s, en passant par des podcasteurs, des étudiant.e.s, et tous ceux et toutes celles qui s’intéressent à ce domaine. Les rendez vous sont donc pris pour le 30 septembre 2022, respectivement : 10hrs / 20 hrs (heure haïtienne).

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