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- Huitième de final aller de C1 : Une soirée époustouflante
Des huitièmes de finale de Ligue des champions hauts en couleurs. Ce mercredi, la seconde partie des matchs (aller) de C1 était à couper le souffle : 3 maths riches en sensations fortes. Valverde a illuminé le Bernabéu, tandis que le PSG arrache sa victoire difficilement ; alors que Bodø/Glimt continue de surprendre Pourtant invaincu depuis 11 matchs toutes compétitions confondues Man City a coulé face à une grande équipe Madrilène. Sa dernière défaite remonte au 20 janvier dernier sur la pelouse de Bodo/Glimt (1-3). La formation dirigée par Pep a pris une correction du club merengue privé de plusieurs titulaires dont Mbappé blessé au genou. Valverde propulse les Madrilènes vers une large victoire Les madrilènes ont étrillé l'équipe Citizen 3 -0 en première période grâce un triplé lunaire de Valverdé. Tout d'abord, à la réception d’un long dégagement de Courtois et une mauvaise interception du latéral gauche de Man City, O’Reilly, l'excellentissime Valverde a réalisé un grand pont sur Donnarumma avant de marquer dans un but vide pour le 1-0, à la 20e minute. 7 minutes plus tard, à la suite d’une passe déviée de Vinicius, l’Uruguayen en position d'avant-centre a battu le portier Italien sur une frappe croisée du gauche pour inscrire son deuxième but. Ensuite, il a complété son triplé après une petite balle piquée de Diaz, et réalisé un chapeau sur Guéhi dans la surface avant de tromper Donnaruma sur une belle frappe à bout portant à la 42e. Il s'agit du premier triplé de Federico Valverde en carrière. Au retour des vestiaires malgré de multiples tentatives côté Citizen, les Madrilènes ont pu garder l’avantage face une équipe impuissante de City. Et pouvait aggravés le score davantage mais Vincius a manqué son penalty à la 56e minute. Les Cityzens peuvent-ils renverser l'ogre Madrilène à l'Ethiad au match retour ? Rendez-vous mardi prochain. Le PSG s’impose dans les dix dernières minutes Dans son match revanchard contre l'équipe londonienne de Chelsea, le Paris Saint- Germain a fait l'essentiel dans le dernier quart d'heure du jeu avec trois buts marqués après la 74e minute. Les tenants du titre ont dû passer par les barrages comme la saison dernière en écartant l’AS Monaco 5-4 sur l'ensemble des deux matchs. Ce mercredi les Parisiens à domicile ont gagné difficilement les Blues 5-2 avant de se rendre à Londre mardi prochain pour affronter leur bourreau lors de la finale de la coupe du monde des clubs. Chelsea avait remporté une large victoire contre le PSG, qui venait juste de gagner haut la main sa première coupe d'Europe, en finale du Mondial des clubs l'été dernier aux Etats-Unis (3-0) "C'est un très bon résultat mais il reste encore un match. On a joué ce type de matchs pendant toute la phase de ligue donc on est habitués. A chaque fois qu'ils ont égalisé on a continué à jouer de la même manière « a confié l'entraîneur parisien, Luis Enrique à Canal+ Barcola a ouvert le score à la 10e minute, avant l'égalisation de Malo Gusto (28e). Mais le ballon d'Or 2025, Dembélé (40') a remis le PSG devant avant la pause. En début de la seconde période le champion du monde argentin, Enzo Fernández (57') a permis aux blues de recoller au score. Mais en fin de matchs les parisiens ont pris le dessus et inscrit trois buts grâce à Vitinha (74’) et Khvicha Kvaratskhelia (86', 90+4'). L'équipe française a pris une sérieuse option pour se qualifier pour les quarts. Bodø/Glimt continue d’écrire sa légende En pleine confiance, Bodö/Glimt a écrasé le Sporting Portugal, 7e de la phase de ligue, 3 -0 pour enchaîner une cinquième victoire de suite en Ligue des champions. Le petit poucet norvégien a su fait la différence à chaque fois grâce à son collectif bien hurlé. Au cours des barrages, Bodö/Glimt a fait sortir l'Inter Milan en signant deux victoires à l'aller (3-1) et (2-1) au retour avant de rencontrer le club portugais en huitièmes. À la suite de cette prestigieuse victoire au dépend du club lisboète les coéquipiers de Petter Hauge rêvent d’une qualification historique pour le prochain tour. Le club norvégien n'a rien changé et a débuté un cinquième match d'affilée en Ligue des champions avec exactement le même onze de départ pour la réception du Sporting Portugal. En conséquence, l’équipe du Bodö/Glimt a gagné encore une fois grâce à des réalisations de Sondre Fet (32') , Ole Blomberg (45'+1) et Kasper Högh (71'). La folle aventure se poursuit pour Bodö/Glimt dans la plus grande compétition au niveau des clubs. Auteure d'un parcours sans faute lors de cette campagne l'équipe d'Arsenal a trébuché face au Bayer Leverkusen (1-1) mettant fin à une série de 8 victoires en 8 matchs pour l'exercice 2025-2026 en C1. Les Gunners ont arraché le match nul à l'extérieur en fin de match sur un penalty litigieux sur Madueke convertit par Kai Havertz à la 89e minute. Les locaux ont ouvert le score sur corner par Robert Andrich 46e minute. Le sixième de la Bundesliga et barragiste au tour précédent ont tenu en échec le leader de la Premier League et de la phase de groupe de cette Ligue des Champions. Ce match nul à le goût d'une défaite pour les Allemands qui ont cru à la victoire. Le match retour se jouera ce mardi 17 mars à Londres, où les Allemands vont tenter de défier l'équipe d'Arteta favoris domicile pour une place en quart de finale. RÉDACTION : Roodson GUERRIER RÉVISION & CORRECTION : Peterson DORSAINVIL & Guerby JEAN COPYRIGHT : © IMÉDIAS 2026
- Mode 2026 : Quand le vêtement devient une posture
Entre saturation du streetwear et quête de maturité stylistique, la mode 2026 marque un tournant. Chez les hommes comme chez les femmes, le vêtement s’éloigne du spectaculaire pour devenir intentionnel, réfléchi. S’habiller devient une manière d’exprimer une posture face au monde : retenue, clarté, profondeur. Loin d'être une simple expression esthétique, s'habiller devient marqueur d'identité, d'expression de soi avec une dimension non seulement culturelle mais aussi générationnelle. C'est une manière d'être, de s'affirmer. Dès lors les vêtements deviennent non seulement des indicateurs sociaux mais aussi politiques. Qu'on soit homme ou femme, on ne s'habille plus juste pour se couvrir ou se faire beau/belle ; mais pour exister et habiter notre espace et notre temps. Masculin : la fin du bruit, le retour du sens Des flux TikTok aux défilés de haute couture, la mode masculine se transforme. Sur le tapis rouge des Golden Globes, Timothée Chalamet, Owen Cooper ou Hudson Williams réinventent le formalisme avec créativité. À Florence, Hed Mayner et Soshi Otsuki confirment cette évolution : couture précise, moderne, débarrassée de la raideur traditionnelle. Luke Fracher, fondateur du magasin new-yorkais Luke’s, observe ce changement : « Ceux qui achetaient du Balenciaga ou du Rick Owens il y a deux ans se tournent aujourd’hui vers des pièces plus calmes, comme Dior de Hedi Slimane. » Même constat du côté de Lyst : en 2026, la mode masculine se construit avec clarté et objectif, loin de tout excès. Ce n’est plus le logo qui parle, mais la matière, la coupe, la durée. Aaron Levine et la mode adulte Le designer Aaron Levine incarne cette nouvelle approche. Ses collections pour Studio Nicholson, Drake ou Zara mêlent minimalisme, vintage et fonctionnalité : bottes en daim, vestes en coton ciré, pantalons structurés, tricots souples. « J’essaie de faire des choses vraiment adultes, agréables, qui ne crient pas pour attirer l’attention, mais qui laissaient passer la personnalité. » Le streetwear n’a pas disparu : il a mûri, laissant place à des vêtements pensés pour durer affirme t’il pour conclure . Le quart de zip : symbole discret Un vêtement illustre parfaitement cet état d’esprit : le pull à quart de fermeture éclair. Ni trop formel, ni trop décontracté, il traverse les époques et les milieux. Sur TikTok, de jeunes hommes expliquent comment ce simple vêtement change leur posture et leur manière d’être perçus. Bien s’habiller, ce n’est plus jouer un rôle, c’est avancer. Les essentiels masculins de 2026 Plutôt qu’une liste de micro tendances, la mode masculine se construit autour de pièces durables et réfléchies : Tricots, gilets et surchemises pour les couches quotidiennes Mocassins, derbies et bottes pour les chaussures Couture assouplie, structurée mais confortable Logos effacés, remplacés par texture et tombé Accessoires discrets mais expressifs : écharpes, broches Heuritech identifie également les détails qui rythmeront l’année : Denim brut, transversal et essentiel Pantalons en cuir, magnétique et affirmé Fausse fourrure par touches Mocassins en daim Sneakers inspirées du football Carreaux, notamment le tartan, en fin d’année Féminin : liberté et expression La mode féminine 2026 ose davantage. Silhouettes libérées, équilibre entre douceur et force : Robes fluides longues, symbole d’une féminité poétique et assumée Pantalons larges structurés, empruntés au vestiaire masculin Ensembles coordonnés, pour une cohérence visuelle bb immédiate Jupes statement, volumineuses ou texturées, pour affirmer le maximalisme Accessoires signatures : broches XXL, sacs sculpturaux, ceintures épaisses Chaque détail raconte une histoire. Le vêtement devient une extension de soi. Au-delà de la mode : des valeurs S’habiller en 2026, ce n’est plus seulement un choix esthétique. C’est un engagement : Durabilité et consommation responsable Inclusivité et acceptation de tous les corps. Respect des animaux et adoption de matières alternatives La seconde main et l’upcycling ne sont plus des exceptions : ils deviennent des choix stratégiques, aussi esthétiques qu’éthiques. Une mode qui accompagne. La mode de 2026 n’est ni silencieuse ni spectaculaire. Elle est juste. Elle laisse de l’espace à la personnalité, à l’histoire, au mouvement. Elle accompagne plus qu’elle n’impose. RÉDACTION : Joodny SAINTILUS RÉVISION & CORRECTION : Peterson DORSAINVIL & Guerby JEAN COPYRIGHT : © IMÉDIAS 2026
- Négociations sous hautes tensions entre les États-Unis et l'Iran
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, à gauche, s'entretient avec son homologue omanais Sayyid Badr Albusaidi lors de leur rencontre avant les négociations entre l'Iran et les États-Unis, à Mascate, Oman, le 6 février 2026. ©️📸 : A ssociated Press Les Etats-Unis intensifient la pression sur l'Iran. Alors que des pourparlers ont eu lieu à Oman le 06 février dernier sur le nucléaire, Washington déploie un autre porte-avion des côtes iraniennes. Téhéran riposte avec des exercices militaires conjointes avec la Russie dans le Golfe d'Oman, au sud-est du pays. Une session extraordinaire s'est tenue, à Oman, le vendredi 6 fevrier 2026, sur le nucléaire iranien. Une première depuis l’interruption des précédentes négociations en juin 2025 en raison de la guerre de 12 jours entre l’Iran et Israël, déclenchée par des frappes israéliennes contres des sites nucléaires et militaires de l’Iran. Pour que les négociations aboutissent à quelque chose de significatifs, elle devront inclure certains éléments, notamment la portée de leur missiles balistiques. Déclaration du secrétaire d’état américains ‘’ Marco Rubio ‘’. Pourquoi cette négociation entre l’Iran et les États-Unis ? Cette rencontre a pour but de mettre un terme à la guerre des 12 jours déclenché par Israël en juin 2025.Les États-Unis avaient bombardé des sites nucléaires iraniens, détruisent de nombreuses centrifugeuses afin d’enrichir l’uranium au niveau militaire. Les attaques israéliennes ont dévasté des défenses aériennes de l’Iran. Les États-Unis menacent de mener action militaire dans la région avec le porte-avions Us Abraham l’Lincoln et d’autres navires de guerre. L’Iran veut se reconstruisent les trois sites nucléaires, malgré les pressions des États-Unis. Les pourparlers portent sur le nucléaire", a encore insisté jeudi soir la télévision d'État, citant un responsable de la délégation iranienne. Mais le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, est tout aussi catégorique: « Pour aboutir, les négociations devront inclure certains éléments, notamment la portée de leurs missiles balistiques, leur soutien aux organisations terroristes [...] et le traitement réservé à leur population. » Selon l'Institute for the Study of War, basé aux États-Unis, l'Iran continue de faire preuve d'inflexibilité face aux demandes des États-Unis, ce qui réduit la probabilité (...) d'une solution diplomatique. Malgré les différentes approches des négociations, pour pouvoir aboutit à un accord entre les deux parties, l’Iran veut se riposter contre les menaces des États-Unis. Nous sommes prêts à nous défendre, et c'est au président américain de choisir entre le compromis ou la guerre", a déclaré jeudi le porte-parole de l'armée, le général Mohammad Akraminia, cité par la télévision d'État. RÉDACTION : Yves-Mary DELISCAT RÉVISION & CORRECTION: Peterson DORSAINVIL & Guerby JEAN COPYRIGHT : © A L'OEUVRE TV & IMÉDIAS 2026
- Ligue des champions : le FC Barcelone arrache le nul à St James’ Park & L’Atlético de Madrid et le Bayern Munich impitoyables
Lors de la première salve des huitièmes de finale aller de la Ligue des champions, ce mardi, le FC Barcelone a arraché un nul héroïque (1-1) sur la pelouse de Newcastle, tandis que l’Atlético de Madrid et le Bayern Munich ont écrasé respectivement Tottenham (5-2) et l’Atalanta Bergame (6-1). Lamine Yamal sauve les Catalans Grâce à un penalty transformé dans les dernières secondes par Lamine Yamal jusque-là peu en vue, le Barça a évité la défaite face à une impressionnante équipe de Newcastle. Les Catalans, apathiques et sans idées, ont souffert de l’intensité et de la puissance physique du 12e de Premier League. Barcelone a concédé 16 tirs (dont 5 cadrés), pour seulement 3 tirs cadrés sur 10 tentatives et 54% de possession de balle sur l’ensemble du match. Les Magpies ont ouvert le score à la 86e minute au terme d’une superbe action collective conclue par Harvey Barnes, sur une passe décisive de Jacob Murphy. Mais les locaux ont été rejoints en toute fin de rencontre par le jeune prodige espagnol, qui a transformé un penalty obtenu par Dani Olmo. « Le résultat est la meilleure nouvelle du jour. Nous n’étions pas à notre meilleur niveau, mais nous avons su saisir notre chance. Ce n’est jamais facile de jouer ici », a reconnu Hansi Flick après la rencontre. Le technicien allemand a promis « un autre visage » lors du match retour, au Spotify Camp Nou. L’Atlético de Simeone régale son public Large vainqueur du Club Bruges en barrages, l’Atlético de Madrid a surclassé Tottenham (5-2) au Riyadh Air Metropolitano et prend une sérieuse option pour les quarts de finale. Les Colchoneros, portés par une intensité étouffante et aidés par les erreurs londoniennes, menaient déjà 3-0 après un quart d’heure de jeu. Le jeune gardien tchèque Antonín Kinský, titulaire pour la première fois en Ligue des champions, a vécu un cauchemar : une glissade à la 6e minute a offert l’ouverture du score à Marcos Llorente, avant une passe ratée à la 15e minute menant au but de Julián Álvarez. Entre-temps, Micky van de Ven avait lui aussi trébuché, permettant à Griezmann d’inscrire le but du 2-0. À 3-0, Igor Tudor a remplacé son gardien par Guglielmo Vicario (17e minute), sous les applaudissements du public madrilène. Mais cinq minutes plus tard, Robin Le Normand aggravé la marque (22e).Tottenham a réduit l’écart par Pedro Porro (26e), avant que Julián Álvarez ne signe un doublé sur contre-attaque à la 55e minute (5-1). Dominic Solanke a profité d’une mauvaise relance de Jan Oblak pour inscrire le 5-2 final à la 76e. Le Bayern atomise l’Atalanta à Bergame En déplacement à Bergame, le Bayern Munich a humilié l’Atalanta (6-1), dernier représentant italien encore en lice. Sans Harry Kane, laissé au repos, la machine bavaroise n’a laissé aucune chance à son adversaire et file tout droit vers les quarts, où elle affrontera le vainqueur du duel Real Madrid - Manchester City. Les Munichois ont ouvert le score par Josip Stanišić dès la 12e minute, sur un centre parfait de Serge Gnabry. Après deux avertissements italiens sans conséquence, Olise a doublé la mise d’une frappe enroulée à la 22e minute, avant que Gnabry ne creuse l’écart (25e). Les hommes de Vincent Kompany ont poursuivi leur récital après la pause : Nicolas Jackson (52e), Michael Olise (64e) et Jamal Musiala (67e) ont scellé la démonstration. L’unique réponse italienne est venue de Mario Pašalić, à la 90+3. « Ils étaient trop forts pour nous - mais ils le seraient pour presque n’importe quelle autre équipe », a admis Pašalić après la rencontre. Galatasaray surprend Liverpool Galatasaray's Nigerian forward #45 Victor Osimhen (L) runs with the ball during the UEFA Champions League first round day 2 football match between Galatasaray (TUR) and Liverpool (ENG) at the Ali Sami Yen Spor Kompleksi in Istanbul on September 17, 2025. (Photo by Ozan KOSE / AFP) Enfin, le Galatasaray, tombeur de la Juventus au tour précédent, a créé la surprise en battant Liverpool (1-0) grâce à un but précoce de Mario Lemina (7e minute). Les Reds tenteront de renverser la situation à Anfield, lors du match retour prévu le mercredi 18 mars. RÉDACTION : Roodson GUERRIER RÉVISION & CORRECTION : Peterson DORSAINVIL & Guerby JEAN COPYRIGHT : © IMÉDIAS 2026
- Plusieurs voix féminines ont pris leur envol sur la scène d’Amazing Grace
Dans un paysage musical où la visibilité demeure un enjeu majeur, le concert évangélique Amazing Grace s’est progressivement imposé comme une plateforme stratégique pour les jeunes femmes évoluant dans le gospel haïtien. Cette troisième édition, réalisée le samedi 28 février au centre de convention de l’hôtel NH El Rancho , était bien plus qu’un simple rendez-vous spirituel. Elle a offert une scène structurée, professionnelle et médiatisée, capable de transformer un talent prometteur en voix reconnue. Dès les premières éditions, Amazing Grace a su créer un espace où les artistes féminines ont pu affirmer leur identité artistique sans être reléguées au second plan, dans un milieu parfois dominé par des figures masculines ou par des groupes établis. Se produire devant un public nombreux, engagé et attentif constitue une étape déterminante dans la construction d’une carrière. Il était un peu plus de 14 heures lorsque les premières jeunes femmes ont franchi les portes du Centre de conventions de l’hôtel NH El Rancho . Derrière les coulisses, les répétitions se sont enchaînées, les voix se sont échauffées, les regards se sont croisés entre nervosité et détermination. Pour plusieurs d’entre elles, monter sur la scène du concert évangélique Amazing Grace ne représente pas seulement une prestation de plus, mais une étape décisive. Certaines ont raconté leurs débuts dans les chorales d’église, les prestations lors des cultes dominicaux, les encouragements timides de proches convaincus de leur potentiel. Pourtant, passer du cadre paroissial à une scène structurée, sonorisée et médiatisée marque un tournant. « Chaque fois qu’on a l’opportunité de fouler un podium, l’idée première est de livrer une performance hors pair afin de conquérir le cœur des spectateurs. Si on arrive à faire cela, la suite de l’aventure sera beaucoup plus facile », a déclaré Ruth, chanteuse du groupe Les Élus d’Haïti. Au fil des éditions, Amazing Grace s’est imposé comme un espace où les talents féminins ont pu se révéler pleinement. Sur scène, les jeunes artistes n’ont plus été seulement des voix d’accompagnement : elles sont devenues des figures centrales, porteuses d’un message et d’une identité artistique assumée. La lumière, la scénographie, la qualité du son et la ferveur du public ont créé un environnement propice à l’affirmation de soi. Pour plusieurs participantes, l’expérience a agi comme un accélérateur. Après leur passage à Amazing Grace , certaines ont témoigné d’une augmentation de leur visibilité sur les réseaux sociaux, de nouvelles invitations à se produire, voire de collaborations avec des musiciens confirmés. La scène est ainsi devenue un véritable levier de crédibilité, un argument concret dans un parcours artistique en construction. Mais au-delà des retombées professionnelles, c’est l’impact symbolique qui a retenu l’attention. Dans un milieu où les opportunités peuvent parfois sembler limitées; voir des jeunes femmes occupées l’espace avec assurance a inspiré d’autres vocations. « Il y a deux ans, je n’avais pas l’opportunité d’être là, même en tant que spectatrice, pour adorer avec mes frères et sœurs. Cette année, j’ai été vraiment contente d’être présente sur scène, car c’est l’une des plus grandes plateformes dans le secteur évangélique », a affrimé la chanteuse Rachelle Geffrard . Le moins qu'on puisse dire, Amazing Grace a dépassé le cadre du concert pour devenir un espace de transmission et de projection. Il a offert aux jeunes femmes du gospel une tribune où leur voix compte, où leur présence est valorisée et où leur talent est reconnu. À travers ces récits de trac, de dépassement et de reconnaissance, l’événement s’est affirmé comme un véritable tremplin, transformant la foi chantée en opportunité concrète et en horizon professionnel élargi. Dans un contexte national marqué par de nombreux défis, cette mise en lumière des jeunes femmes du gospel revêt une portée particulière : elle a témoigné d’une volonté de bâtir un avenir artistique plus équitable, où la voix féminine trouve sa pleine résonance. « On commence à remarquer beaucoup d’évolution dans le secteur évangélique. Autrefois, on nous qualifiait de protestantes bornées. En arrivant dans la loge réservée aux artistes, j’ai vu des choses extraordinaires, dont des artistes qui étaient habillés par des stylistes », a observé Rosena , l’interprète du morceau S.O.S . Au-delà de la reconnaissance individuelle, Amazing Grace participe à la structuration d’une nouvelle génération d’artistes féminines conscientes de leur rôle culturel et spirituel. En leur offrant une tribune digne, un encadrement professionnel et un public réceptif, l’événement a agi comme un véritable tremplin. « Il y a une nouvelle génération dans le monde du gospel qui fait des propositions assez intéressantes, dans laquelle les jeunes se sont identifiés, y compris moi. J’avais l’habitude de regarder leurs vidéos sur la toile. Aujourd’hui, j’ai jugé nécessaire d’assister à leurs prestations », a déclaré de son côté, DJ Kemissa . RÉDACTION : Youbens CUPIDON RÉVISION & CORRECTION : Peterson DORSAINVIL & Guerby JEAN COPYRIGHT : © IMÉDIAS 2026
- Sous le soleil des tropiques : la couleur au service de la nature
Cette année, la mode printanière 2026 dans les pays tropicaux revient à l’essentiel. Les couleurs ne sont plus seulement des nuances à porterelles; mais sont en parfaite symbiose avec la nature. Elles dialoguent avec la lumière, la végétation luxuriante, la mer turquoise et les cocotiers qui rythment le paysage tropical. Plus qu’un choix esthétique, elles reflètent une envie de simplicité, de fraîcheur et de naturel. Les palettes printanières s’annoncent lumineuses, douces et audacieuses, mais surtout en harmonie avec l’environnement et la personnalité de chacun. Cette saison, chaque tenue devient un hommage discret à la beauté de la nature qui nous entoure. Le vert tropical : éclat et fraîcheur Le vert tropical s’impose comme la teinte phare du printemps 2026. Inspiré des feuillages luxuriants il apporte fraîcheur et énergie aux silhouettes captant la lumière pour sublimer chaque mouvement. Associé au blanc crémeux ou au bleu nuit, il offre un contraste élégant tout en restant en parfaite harmonie avec la nature environnante. Le jaune beurre : la lumière douce du soleil Délicat et lumineux le jaune beurre évoque la lumière douce du matin tropical. Cette teinte subtile illumine les tenues sans éblouir et s’harmonise avec les nuances naturelles du paysage. Associé à des tons neutres comme le blanc, le beige ou le lin il crée des silhouettes fraîches, apaisantes et élégantes. Le vert menthe : fraîcheur végétale Le vert menthe rappelle les jeunes pousses et la douceur des jardins tropicaux . Léger et apaisant, il offre une sensation de légèreté et de liberté... Porté sur des chemises, des robes ou des ensembles, il incarne une allure moderne tout en restant ancré dans la nature. Il se combine parfaitement avec le blanc ou le denim pour un style frais et naturel. Le bleu corail : la mer et le ciel en harmonie Le bleu corail, à mi-chemin entre le bleu océan et le rose corail, reflète les tons changeants de la mer sous le soleil tropicalIl apporte dynamisme et profondeur aux silhouettes, tout en restant en lien avec la nature Associé à des couleurs neutres ou profondes, il crée un contraste élégant et équilibré, rappelant l’énergie et la beauté des tropiques. Cloud Dancer : pureté et minimalisme Le blanc doux de la nuance Cloud Dancer évoque la pureté et la légèreté. Cette teinte minimaliste rappelle la clarté du ciel tropical ou la douceur des plages de sable blanc. Elle se marie avec toutes les couleurs peu profondes, apportant un équilibre aux tenues et laissant la nature s’exprimer dans chaque silhouette. Le vert olive : naturel et intemporel Le vert olive s’inspire des feuillages profonds et des paysages tropicaux. Plus mature et subtil, il apporte équilibre et élégance aux tenues, tout en restant en parfaite harmonie avec l’environnement. Associé à des tons neutres comme le beige ou le blanc cassé, il crée des looks chaleureux et naturels idéals pour le printemps tropical. Un retour à l’essentiel Au printemps 2026, les couleurs s’inscrivent dans une démarche naturelle et authentique. Elles reflètent la lumière, la végétation, la mer et les éléments qui nous entourent, la faune et la flore. Cette saison, il ne s’agit plus seulement de suivre une tendance, mais de mettre le projecteur sur l’essentiel des silhouettes harmonieuses, lumineuses et profondément ancrées dans la beauté de la nature. Les palettes printanières invitent chacun à retrouver ce lien, à exprimer sa personnalité avec élégance et à célébrer un style en parfaite symbiose avec son environnement... RÉDACTION : Joodny SAINTILUS RÉVISION & CORRECTION : Peterson DORSAINVIL & Guerby JEAN COPYRIGHT : © IMÉDIAS 2026
- L'Iran ne jouera pas la Coupe du Monde 2026
Le ministre iranien des Sports, Ahmad Doyanmali, a confirmé mercredi à la télévision nationale que l’Iran ne participera pas, cet été, à la prochaine Coupe du monde de la FIFA, organisée aux États-Unis. À seulement trois mois du coup d’envoi de la 23ᵉ édition de la Coupe du monde, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, la sélection iranienne de football a annoncé son refus de se rendre aux États-Unis dans un contexte géopolitique particulièrement tendu. L’Iran devait disputer ses trois matchs du premier tour sur le sol américain deux à Los Angeles et un à Seattle dans le groupe G, aux côtés de la Belgique, de l’Égypte et de la Nouvelle-Zélande. Mais depuis le 28 février dernier, le pays subit une série d’attaques aériennes menées par les forces américaines et israéliennes, au cours desquelles le guide suprême de la République islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, a été tué. « Vu que ce gouvernement corrompu a assassiné notre leader, il n’existe aucune condition qui ferait que nous participions à cette Coupe du monde. On nous a imposé deux guerres en huit ou neuf mois et des milliers de nos citoyens ont été assassinés. Il n’y a aucune possibilité que l’on prenne part à la compétition », a déclaré Ahmad Doyanmali . Cette annonce fait suite à plusieurs appels, depuis le début de l’année, à boycotter le Mondial nord-américain en réaction à la politique étrangère et migratoire du président Donald Trump. « Si c’était un autre pays organisateur, la communauté internationale aurait sans doute déjà réagi et retiré à ce pays l’organisation du tournoi », a ajouté le ministre. De son côté, le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj , avait déjà exprimé des doutes sur la participation de la sélection masculine à la Coupe du monde, invoquant notamment l’asile accordé en Australie sous pression de la Maison-Blanche, selon Téhéran à cinq joueuses de l’équipe féminine après la dernière Coupe d’Asie. Peu avant la déclaration du ministre iranien, le président de la FIFA, Gianni Infantino qui avait remis en décembre dernier à Donald Trump le premier « Prix de la paix de la FIFA Le football unit le monde » avait affirmé que la sélection iranienne serait « bien entendu la bienvenue » lors du tournoi. « Au cours de nos discussions, le président Trump a réaffirmé que l’équipe iranienne était bienvenue pour participer au tournoi aux États-Unis. Plus que jamais, nous avons besoin d’un événement comme la Coupe du monde pour rassembler les peuples. Je remercie sincèrement le président des États-Unis pour son soutien, qui démontre une fois de plus que le football unit le monde », a communiqué Gianni Infantino quelques heures avant la déclaration du ministre iranien. Pour l’heure, la FIFA n’a pas encore réagi officiellement. Toutefois, selon le règlement de l’institution, l’équipe iranienne pourrait être remplacée. En cas de retrait ou d’exclusion d’une fédération participante, « la FIFA décidera à son entière discrétion des mesures à prendre et pourra notamment désigner une autre sélection pour la remplacer ». RÉDACTION : Roodson GUERRIER RÉVISION & CORRECTION : Peterson DORSAINVIL & Guerby JEAN COPYRIGHT : © IMÉDIAS 2026
- Entre deux mondes : la santé mentale des adolescents haïtiens aux États‑Unis
Ils sont adolescents, haïtiens et nouveaux arrivants aux États Unis ; ils portent le lourd fardeau d'exil. Entre le poids des traumatismes passés et la pression d’une société étrangère, ils naviguent souvent seuls dans un labyrinthe de stress, d’anxiété et de dépression. Pourtant, malgré la souffrance, le manque d’accès aux soins et la stigmatisation et aux problèmes sociaux dont ils font face, des enfants haïtiens immigrés tentent de se reconstruire en plein cauchemar américain. Plongée au cœur des défis psychologiques des jeunes Haïtiens immigrés aux États-Unis. La situation sécuritaire et humanitaire poussent des milliers d'haïtiens à fuir le pays Depuis plusieurs années, Haïti fait face à une grave crise sécuritaire et humanitaire. En octobre 2025, l’OIM estimait à « plus de 1,4 million le nombre de personnes déplacées internes » à cause des violence des gangs, qui contrôlent plus de 85 % de la zone métropolitaine de Port-au-Prince et certaines villes de province. Des déplacés se sont réfugiés dans une église mormone à Port-au-Prince ©️📸 : TRT FRANÇAIS Une situation qui plonge le pays dans « la grave crise humanitaire de son histoire », selon des experts. D'après les calculs des Nations unies, en 2024, « 5,4 millions de personnes ne mangeaient pas à leur faim dans le pays, dont deux millions souffraient de famine ». Face à cette situation, des centaines d'Haïtiens ont fui le pays. Pour la plupart, ils se sont réfugiés aux États-Unis, grâce au programme de « humanitarian parole ». Selon les données disponibles, on estime qu’entre Janvier 2023 et Août 2024, « environ 210 000 Haïtiens ont obtenu une autorisation d’entrée aux États-Unis dans le cadre de ce programme ». Notons qu'au retour de Donald Trump au pouvoir, le programme s'est arrêté. Son administration applique une politique migratoire jugée « très féroce ». Entre traumatismes et choc culturel, les enfants haïtiens immigrés aux États-Unis peinent à se reconstruire Dans presque tous les 52 états des milliers d’enfants haïtiens construisent leur vie entre deux univers. À la maison, on parle créole, on respecte les traditions et l’autorité parentale. À l’école, il faut parler anglais sans accent, s’intégrer rapidement et comprendre les codes américains. Un rythme de vie qui déstabilise plus d’un. « Les premiers mois, je ne parlais presque pas en classe », raconte Annie, 16 ans, arrivée d’Haïti à 10 ans. « J’avais peur que les autres rient de moi. » Comme beaucoup d’enfants immigrants, elle aide aujourd’hui ses parents à traduire des documents ou à communiquer avec l’administration. « Parfois, j’ai l’impression d’être l’adulte. » Pour Kerry, né aux États-Unis de parents haïtiens, le défi est surtout identitaire. « Mes amis me voient comme américain. Mes parents disent que je suis haïtien avant tout. Je me sens au milieu. » Cette vie « entre deux mondes » peut être source de stress. Les enfants portent souvent les espoirs de réussite de toute la famille et une pression sociale est très forte. Parler de tristesse ou d’anxiété reste parfois tabou à la maison. D’après Dr Clédicianne Dorvil , psychologue multilingue : « Ces adolescents ont besoin d’espaces sécurisés pour exprimer leur vécu traumatique. L’écoute est la première étape avant toute intervention clinique. » Pour la part de Mr Coles Voyard , infirmier : « Les écoles et les communautés locales peuvent repérer les symptômes et orienter les jeunes vers des services adaptés. L’accompagnement culturel est indispensable. » Ces experts soulignent que la prévention et le soutien passent par les familles, les écoles et les réseaux communautaires, pas seulement par les structures médicales. Le tabou culturel et la barrière linguistique freinent l’accès aux soins Naviguant entre deux mondes, les adolescents haïtiens immigrés portent sur leurs épaules le poids « d’un passé douloureux et les exigences sociales et culturelles d’un présent mouvementé et incertain », jugent des observateurs. La prévalence élevée des traumatismes combinée à des obstacles sociolinguistiques et culturels rendent leur situation encore plus vulnérable. Les jeunes adolescents sont quasiment livrés à mêmes. Confrontées aux multiples problèmes sociaux, aux stigmatisations et aux préjugés de la société américaine, les jeunes enfants haïtiens doivent faire face au fardeau du « tabou de la santé, culturellement ancré dans l'imaginaire collectif des parents haïtiens », soulignent des experts. Freinant ainsi les suivis psychologiques nécessaires. L'accès aux soins psychologiques, dans la communauté haïtienne implantée aux États-Unis, est très limité ; tant les coûts des prise en charge sont élevés et rares. « Les politiques publiques et des services de santé mentale culturellement adaptés sont quasi inexistants », déplore plus d’un. Pourtant « l'épanouissement de ces jeunes dans leur nouvel environnement dépend largement d’un vrai accompagnement psychosocial », soulignent des experts. Malgré quelques initiatives dans la communauté, comme le Haitian Mental Health Network ou le sommet communautaire d’Orlando (en 2025), encourageant la discussion, la sensibilisation ; l'intégration des jeunes haïtiens dans la société américaine reste extrêmement compliquée et leur état psychologique encore plus préoccupant. Ajoutée à cela, la politique de « la chasse aux migrant s » que se livre l’administration Trump fragilise davantage leur santé mentale déjà très précaire. [Les témoignages des adolescents recueillis, pour le compte de cet article, ont été réalisés dans un cadre bienveillant et respectueux, avec l’accord explicite de leur parent ; et pour protéger et préserver leur dignité et leur identité, nous avons utilisé des noms d’emprunt.] [L'image de couverture est une image d'illustration, générée avec l'Intelligence artificielle] RÉDACTION : Stéphania JEAN RÉVISION & CORRECTION : Rodly SAINTINÉ & Guerby JEAN COPYRIGHT : © IMÉDIAS 2026
- Afrique numérique : entre rêves d’innovation et barrières invisibles Héritages technologiques et nouveaux défis
« En Afrique, l’innovation ne manque pas, le défi, c’est surtout d’en faire une réalité accessible », affirme Edouard Akakpo-Lado, ingénieur togolais et fondateur du Centre de recherche sur l’innovation. Dans de nombreux pays africains, les infrastructures restent le talon d’Achille du numérique : accès irrégulier à l’électricité, réseau internet souvent lent et instable, coûts élevés des équipements. « Les startups peinent à se déployer, non par manque d’idées, mais faute d’un écosystème solide capable de soutenir la croissance technologique », souligne Abdoulaye Faye, responsable de la robotique chez CAYTU Robotics à Dakar. À cette fragilité structurelle s’ajoute la question cruciale du financement. « Ici, la plupart des innovations naissent de fonds propres. L’État investit peu dans la recherche, et les investisseurs sont frileux face à l’incertitude », poursuit-il. La fracture des compétences et le défi de la formation Pour Mamadou Diop, enseignant-chercheur et spécialiste des politiques publiques d’innovation, « le manque de dialogue entre universités, incubateurs et secteur privé condamne trop souvent les porteurs de projets à l’isolement ». Conséquence : fuite des cerveaux, faible industrialisation des brevets locaux et précarité de la recherche. Quant au déficit de compétences numériques, il alimente un cercle vicieux : « Comment bâtir une Afrique innovante sans programme massif de formation aux métiers technologiques ? La plupart de nos étudiants n’ont accès qu’à des smartphones basiques, l’ordinateur reste un luxe, et les plateformes éducatives sont sous-utilisées », regrette Fatoumata, étudiante malienne en sciences de l’information. Usagers et étudiants face à la réalité numérique « Sur WhatsApp ou Facebook, on s’informe vite mais la connexion coupe sans cesse », témoigne Amadou, jeune vendeur à Abidjan. Pour Awa, commerçante à Dakar : « Le paiement mobile a changé ma vie, mais parfois, tout s’arrête s’il n’y a plus de courant ou si le réseau saute, alors on revient au cash… » Ce paradoxe est partagé par de nombreux utilisateurs africains qui, tout en étant pionniers de l’adoption du numérique, subissent de plein fouet ses limites structurelles. Chez les étudiants, la débrouille est reine. « Le téléphone, c’est la porte d’entrée dans le monde, mais pour les recherches ou les cours en ligne, sans un bon ordinateur et une connexion fiable, impossible de rivaliser avec les étudiants ailleurs », déplore Zacharie, étudiant congolais. « J’ai parfois trois jours pour faire un devoir en ligne, mais il m’arrive de perdre la moitié du temps à trouver la connexion ou à recharger mon forfait », complète Myriam, étudiante en innovation à Nairobi. Les solutions existent : entre initiatives locales et besoin de vision globale Malgré tout, des signaux porteurs existent : création d’incubateurs, hubs technologiques et startups sociales qui pallient l’absence d’un État stratège. François Bouansa, expert sénégalais en innovation, plaide pour « une culture du travail collaboratif, où la mutualisation des moyens donnerait la masse critique nécessaire aux projets ambitieux ». Déjà, au Nigeria, des alliances inédites entre universités et startups permettent de créer une dynamique d’échanges et de co-développement. Pour Abdoulaye Faye : « Les solutions sont là, il faut juste cesser l’aventure solitaire et apprendre à construire en équipe. À défaut, l’Afrique numérique restera à la traîne, spectatrice de sa propre innovation ». Mais la jeunesse du continent, consciente du pouvoir transformateur du numérique, résiste et invente sans relâche des modèles hybrides capables de franchir, peu à peu, les cloisons qui freinent le développement technologique africain. Ce portrait nuancé interroge le contraste entre vitalité créative et entraves structurelles sur le continent africain, illustré par les voix des spécialistes et des premiers concernés par la révolution ou la stagnation du numériqueue africain.
- La fondation Digicel et Dev Expo misent sur l’intelligence artificielle pour transformer le travail social en Haïti.
Le 25 février dernier, la Fondation Digicel et Dev Expo ont officialisé un partenariat stratégique lors d’une conférence de presse organisée à l’ancien local de l’Hôtel Marriott de Port-au-Prince, à Turgeau. Au cœur de cette initiative : l’intégration de l’Dev Expo comme levier d’innovation et d’efficacité dans le secteur du travail social en Haïti. Face à l’ampleur des défis sociaux et à la complexité croissante des besoins communautaires, les méthodes traditionnelles d’intervention montrent aujourd’hui leurs limites. L’intelligence artificielle offre de nouvelles perspectives : meilleure collecte et gestion des données, analyses prédictives des besoins, suivi plus précis des bénéficiaires et optimisation des ressources disponibles. À travers ce partenariat, la Fondation Digicel et Dev Expo entendent développer des outils technologiques capables de soutenir les professionnels du social dans leur mission pour le pays. L’objectif est de renforcer la capacité d’action grâce à des solutions intelligentes et adaptées aux réalités locales. L’intelligence artificielle peut ainsi contribuer à améliorer l'identification des populations vulnérables, anticiper certains risques sociaux, faciliter la coordination des interventions, mesurer avec plus de précision l’impact des programmes sociaux. En s’engageant dans cette démarche, la Fondation Digicel confirme sa volonté d’innover pour accroître l’efficacité des actions en faveur des communautés haïtiennes. Dev Expo, pour sa part, met son expertise en technologie et l’intelligence artificielle au service d’une transformation durable du secteur social. Ce partenariat marque une étape importante vers un modèle de travail social modernisé, fondé sur ensemble de données, l’innovation et la collaboration intersectorielle. Il ouvre la voie à une nouvelle dynamique où la technologie et l’engagement social convergent pour produire un impact mesurable et durable au bénéfice des populations en Haïti. RÉDACTION : Yves Mary DELISCAT RÉVISION & CORRECTION : Peterson DORSAINVIL & Guerby JEAN COPYRIGHT : © IMÉDIAS 2026
- Ligue des Champions : Un nouveau duel Réal Madrid - Manchester City en huitième de finale
À l'issue du tirage au sort de la phase finale de la Ligue des Champions à Nyon en Suisse), ce vendredi 27 février, le Réal Madrid affrontera Manchester City pour le choc des huitièmes de finale. Tombeur du Benfica dans les barrages , l'équipe Madrilène retrouvera les cityzens de Guardiola , pour la cinquième saison consécutive en Ligue des Champions. Déjà adversaire lors de la sixième journée de phase de ligue en phase de groupe où le Real Madrid s'était incliné 2-1 à domicile, le 10 décembre dernier. Les Madrilènes barragistes retrouveront Man City, 8e au classement de la phase de groupe. Ce sera les 11e et 12e rencontres entre les deux formations depuis 2022. C'est également la première rencontre de l'histoire de la Ligue des Champions à jouer sur une aussi longue période consécutivement, en phase à élimination directe. " Toutes les années contre eux , qu'est-ce que je peux dire, des joueurs de haut niveau à tous les postes ", a déclaré le représentant du Réal Madrid ,Emilio Brutagueño sur canal+ en commentaire après les tirages. Par ailleurs , sauf la rencontre entre le Réal Madrid et le Bayern Munich ( 22 fois) est la plus jouée dans l'histoire de la coupe aux grandes oreilles que la rencontre entre l'équipe de la Maison Blanche et les Skyblues, 17 fois , en tenant compte de la double confrontation à venir en mars prochain. En terme de statistique c'est l'égalité parfaite sur les 15 premières affiches 5 victoires partout, 5 défaites, et 5 matchs nuls. Cependant, les Merengués 15 fois champions de la compétition ont éliminé quatre fois sur six les Cityzens dans les matchs à élimination directe depuis la saison 2015-2016. Le duel Mbape - Haaland, le match dans le match Si la rencontre entre les deux équipes devient un classique sur la scène européenne, c'est aussi un face-à-face entre les meilleurs joueurs de l'heure. De ce fait , on aura l'occasion d'assister à un choc entre Kylian Mpabbé et Herling Haaland, deux des trois meilleurs attaquants du monde sur la saison 2025 -2026. En course pour le soulier d'or européen (trophée individuels les plus prestigieux du football, récompensant le buteur le plus prolifique des meilleurs championnats nationaux européens), Mbappé, 23 réalisations en Liga devance le norvégien (22 buts), d'un petit but au classement général derrière Harry Kane l'attaquant anglais du Bayern Munich avec 28 buts . Le français est le meilleur buteur de la saison en Ligue des champions avec 13 buts au compteur contre 7 pour Haaland. Néanmoins , l'attaquant cityzen a marqué 56 buts sur les 56 matchs joués dans la compétition, avec une moyenne d'un but par match contre 68 pour Mbappé en 95 matchs (0, 78 but par match). Le matchs aller aura lieu les 10 mars prochains. Alors que le match retour est programmé une semaine plus tard, le 17 mars. Notons que le Réal Madrid pourra rencontrer le FC Barcelone qu'en finale si les deux équipes parviennent à passer leurs adversaires du huitièmes de finale , des quarts de finale et des demies. Les autres affiches des huitièmes RÉDACTION : Roodson GUERRIER RÉVISION & CORRECTION : Peterson DORSAINVIL & Guerby JEAN COPYRIGHT : © IMÉDIAS 2026
- Fast fashion : l’illusion du style, le coût du désastre
L’industrie de la fast fashion a construit un empire sur une promesse séduisante : la mode accessible, renouvelée chaque semaine, où chacun peut réinventer son identité à faible coût. Mais sous l’apparente démocratisation du style se cache un système industriel d’une violence sociale et écologique rarement assumée. Chaque année, plus de 100 milliards de vêtements sont produits dans le monde, soit une multiplication par deux en quinze ans. Ce flot continu n’est pas destiné à durer : on estime qu’un article fast fashion est porté sept à dix fois en moyenne avant de finir abandonné, voire jeté. Le vêtement devient un produit jetable, un consommable parmi d’autres l’antithèse de ce qu’a longtemps représenté l’habillement : une forme d’expression pérenne, parfois transmissible. Une économie de l’exploitation L’essence de la fast fashion repose sur des délocalisations en chaîne, une fabrication accélérée et des coûts compressés jusqu’à l’absurde. Derrière l’étiquette « Made in Bangladesh » ou « Made in China » se cachent souvent des conditions de travail précaires : salaires très bas, absence de protections sociales, exposition à des produits toxiques. Le drame du Rana Plaza en 2013 plus de 1 100 morts a brièvement choqué l’opinion. Mais l’émotion s’est dissipée : les marques ont continué à délocaliser, parfois vers des pays encore moins regardants sur les normes. L’arrivée de l’ultra fast fashion (Shein, Temu…) aggrave la tendance. On ne parle plus de collections mensuelles mais de milliers de nouvelles références chaque jour, générées et testées en temps réel grâce aux données collectées sur les comportements des consommateurs. Ici, l’algorithme dicte le design : la créativité est secondaire, l’objectif est de coller à la demande instantanément et au moindre coût. Une catastrophe écologique planétaire Le textile est responsable de 10 % des émissions mondiales de CO₂ plus que l’aviation et le maritime réunis. Les tissus synthétiques, majoritaires dans la fast fashion, sont issus du pétrole : chaque lavage libère des microplastiques qui finissent dans les océans et jusque dans nos organismes. L’eau utilisée pour la teinture pollue des régions entières ; l’industrie du coton assèche des bassins vitaux. Le gaspillage est tout aussi alarmant : plus de 40 millions de tonnes de vêtements sont jetées annuellement. Une partie est expédiée vers des pays africains ou sud-américains sous couvert de « seconde main ». En réalité, ce sont des montagnes de déchets textiles qui s’entassent dans des décharges à ciel ouvert ou sont brûlées clandestinement. Une emprise culturelle sur nos désirs Pourquoi continuons-nous à acheter ? Parce que la fast fashion a compris notre rapport anxieux à l’image sociale. Elle occupe l’espace mental : influenceurs, micro-tendances TikTok, promos permanentes… L’acte d’achat devient une récompense émotionnelle immédiate. On se persuade d’acheter pour « suivre le style », mais c’est le système qui dicte ce style et l’accélère jusqu’à rendre le vêtement obsolète avant même de l’avoir porté. C’est une aliénation douce : nous n’exprimons plus notre identité par la mode, nous consommons des identités préfabriquées. Face au désastre, la réponse ne peut être seulement individuelle. Certes, privilégier : la seconde main ; la réparation ; des marques transparentes sur leur chaîne de production ; sont des gestes utiles. Mais il faut aussi réguler : limiter l’importation de produits jetables, imposer la traçabilité, protéger les travailleurs du textile, taxer l’ultra-production. La mode ne doit pas renoncer à son pouvoir d’inventer des récits, d’affirmer des identités. Mais l’innovation stylistique ne peut plus se faire contre le vivant et contre les humains. L’urgence est de sortir de la logique du tout-jetable, de redonner de la valeur au vêtement au-delà du prix affiché sur l’étiquette.












