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- 9 ème edition de La journée internationale de podcast : ÉCOLE DES MÉDIAS répond présente
Pour la deuxième année consécutive, l’ÉCOLE DES MÉDIAS a célébré en grande pompe la journée internationale, dédiée à la création et à la diffusion de podcasts dans le monde. Et Haïti n’était pas en reste. Une fois de plus, l’ecole de journalisme multimédia 100 % du pays, a marqué cette célébration avec une conférence, tenue ce samedi 30 septembre, autour du thème : « Initiation à l’univers du podcast ». Au terme d’une séance de causeries et d’échanges passionnants, tenue à delmas 43 ce samedi 30 septembre 2023, entre 11 heures et 14 heures ; les deux invités d’honneur : Ravensley BOISROND journaliste-rédacteur à LOOP HAÏT I et producteur de TRAVPROD , ainsi que Jause VARIN , journaliste à RADIO TÉLÉVISION CARAÏBES et voix off de JAUSE PODCAST ; ont traité les questions de la production et de la réalisation de podcasts, et ont aussi abordé les problématiques liées au développement de cette pratique en Haiti. Modérée avec maestria par la journaliste Sherlyne MURA , cette conférence, prononcée par Jause VARIN et Ravensley BOISROND ; a suscité un vif intérêt et beaucoup d’engouement chez les participants à cet événement. Visiblement très satisfaits les jeunes qui ont fait le déplacement, malgré le contexte sécuritaire délétère que connaît le pays, ont manifesté leur désir de poursuivre cette aventure dans le monde des podcasts en Haïti. Cette conférence qui compte pour l’initiation des jeunes dans l’univers du podcast, était aussi l’occasion pour les organisateurs de lancer officiellement le Collectif des Podcasteurs Haïtiens, une plateforme exclusivement dédiée à la production, la promotion et à la distribution de podcasts dans le pays. Et cette journée commémorative à l’échelle internationale en était la parfaite occasion. À noter que la célébration de la journée internationale consacrée aux podcasts: #InternationalPodcastDay , a été initié en 2014 à travers le reste du monde. Quant à Haïti, nous sommes à notre deuxième édition, et c’est l’ ÉCOLE DES MÉDIAS qui a lancé cette initiative dans le pays, pour promouvoir cette nouvelle pratique de création audio qui tend à révolutionner le paysage médiatique. Si l’on croit les organisateurs: « un bel horizon s’ouvre au podcast en Haïti. » Selon eux « le podcast est l’avenir de la radio ; une nouvelle façon de produire et d’écouter les contenus audios. » C’est pourquoi, disent-ils, qu’ils ont décidé de continuer cette belle aventure. D’ailleurs ils ont même déjà annoncé la tenue de la 3ème édition, qui sera l’occasion de lancer officiellement un festival entièrement dédié aux podcasts. RÉDACTION : Youbens Cupidon RÉVISION & CORRECTION : Rodly SAINTINÉ COPYRIGHT: ÉCOLE DES MÉDIAS | 2023
- Myriam Joe-Kentia MILLIEN se profile vers une belle carrière dans le journalisme
Hello la famille ! L’ÉCOLE DES MÉDIAS-EM | ÉCOLE DE LA RADIO continue sa belle aventure pour l’année 2022. Et oui...!!! Pour cette nouvelle année les actualités de l’école s’ouvrent en beauté. Nos étudiant•e•s débutent l’année tout feu flamme avec de gros exploits qui résonnent un peu partout dans le milieu médiatique haïtien. Et le meilleur reste encore à venir... L'administration est ravie et fière de partager avec vous les exploits et progrès d’une de ses brillant•e•s étudiant•e• s de nouvelle promotion sortante (PROMOTION KONPÈ FILO). Il s’agit, mesdames et messieurs, de Myriam Joe-Kentia MILLIEN qui vient de gravir un nouvel échelon dans sa carrière de journaliste. Puisque dès à présent notre progéniture travaille comme chroniqueuse à radio-Télé Soleil, à l’émission #Soleil_Matin. Et oui...! Après avoir été pétrie par de solides formations à l’école, Myriam Joe-Kentia MILLIEN débute maintenant sa carrière professionnelle de journaliste. Étant encore étudiante, à peine avoir bouclé son cycle de cours réguliers, elle vient de faire ses premiers pas dans le métier à Radio-Télé Soleil. Elle a donc passé ses périodes d’essais avec brio et a donc été retenue pour un stage professionnel. Et toute l’école en est très fière. Myriam Joe-Kentia MILIEN est une jeune journaliste passionnée, spécialisée en animation-présentation, elle est aussi habile en rédaction qu’en reportage. C’est donc une journaliste complète, douée d’un très grand sens de professionnalisme. Au regard de ses débuts très prometteurs dans le métier, on peut espérer qu’elle deviendra une grande et brillante journaliste du pays. L’avenir de ce métier lui appartient totalement, au même titre que ces nombreux•se•s jeunes journalistes que l’école forme depuis 2018, et qui constituent la relève dans ce métier en Haïti. Nous sommes vraiment fières d’avoir contribué à sa formation journalistique. Myriam Joe-Kentia MILLIEN a été l’une des meilleur•e•s étudiant•e•s de sa promotion. Sa progression ne nous étonne en rien. Au contraire, on attend beaucoup plus d’elle et nous sommes persuadés qu’elle y arrivera. NOUS SOMMES VRAIMENT FIÈRE DE TOI, MYRIAM...!!! Nous te souhaitons BEAUCOUP DE SUCCÈS dans cette nouvelle aventure. ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO, l’école qui forme la nouvelle GÉNÉRATION DE JOURNALISTES en Haïti
- Village artistique de Noailles, un joyau négligé
Situé à Croix-des-Bouquets, à l’entrée de la localité de Remy, à environs 11 km de Port-au-Prince; le village artistique de Noailles est un bastion du fer découpé. Tous les jours des dizaines d’artisans viennent y travailler le fer, pour en faire des œuvres d’art. Ce petit village modeste représente la principale source économique des habitants. Pourtant, malgré son fort potentiel ; le village de Noailles est complètement négligé, voire même oublié des autorités. La sculpture de fer, qui est la spécialité du village, est une pratique qui procède des techniques des arts de récupération. Cette pratique très présente dans l’art contemporain, a été initiée en Haïti plus précisément à Croix-des-Bouquets, en 1953 par Georges LIAUTAUD ; À en croire Serge JOLIMEAU, un ancien sculpteur, issu de la deuxième génération du village de Noailles. Dans une interview qu’il nous a accordé, Serge nous a fait une petite historique du mouvement, et s’est montré très optimiste quant à l’avenir du village : « […] Il y a de l’avenir dans le fer découpé. D’ailleurs, si on compare 1953 à 2017 on verra qu’il y a beaucoup d’évolution. Moi je fais partie de la deuxième génération du village artistique, et regardez tout ce que j’ai réalisé ! Regardez où en est le village ! Tout ça, c’est grâce au fer découpé. […] » Nonobstant, les travaux réalisés durant toutes ces années, il reste encore beaucoup à faire, pour donner au village sa fière chandelle. Selon Gabriel BIEN-AIMÉ, un autre artisan issu de la deuxième ; on ne peut pas vraiment parler de progrès : « Aujourd’hui beaucoup de gens travaillent le fer, mais il n’y pas assez de résultats. Le village n’a pas fait assez de progrès. Certains artisans vendent leurs produits à vil prix aux étrangers. Moi, je préfère garder mes œuvres chez moi. […] » L’artisan évoque aussi le manque de structure, et pointe du doigt les problèmes dont ils font face au village : « il n’y a pas de structure, pas d’encadrement. L’État se fout pas mal de nous. » poursuit-il. Mais malgré ces difficultés, le village artistique représente un vecteur économique important dans la communauté. Le village artistique de Noailles, un potentiel économique endormi Le village Artistique de Noailles attire bon nombre de touristes étrangers et locaux, qui viennent non seulement pour admirer, mais pour acheter les œuvres des artisans. Ce qui est très bénéfique pour la communauté crucienne, et qui par dessus tout donne à l’art haïtien une certaine visibilité à l’étranger. Serge JOLIMEAU, qui est conscient des biens faits du découpage de fer, en témoigne : « Croix-des-Bouquets n’était pas aussi fréquenté, mais de nos jours des étrangers viennent de partout […] ». Le fer découpé attire beaucoup de gens, et il nous permet aussi d’aller faire des expositions à l’étranger. L’artiste Jean Eddy REMY en est une preuve. Il a gagné le prix de la francophonie de 2009 qui a eu lieu au Liban, grâce à cette activité » Si pour certaines personnes, comme Serge, le fer découpé a beaucoup de retombées positives pour les habitants du village ; Gabriel, lui, n’est pas du même avis. D’après le sculpteur, les artisans travaillent beaucoup mais leurs œuvres n’ont pas assez de valeurs. Il pense que ceux qui pratiquent ce métier ne savent pas comment valoriser leurs produits. Il est même très sceptique quant à l’avenir du village : « l’avenir de la génération actuelle est incertain. D’après mon analyse, ces jeunes là vendent en désordre et à bas prix. Il faudrait les éduquer et aussi stopper la vente en désordre des pièces en fer. Il faut une politique commerciale. Ils ne voient pas s’ils travaillent seulement au profit des étrangers. L’activité du fer découpé est donc menacée […] » Même si les avis se divergent sur ce que représente aujourd’hui l’activité du fer découpé, il est évident que cette activité est très bénéfique pour les habitants du village. À en croire bon nombres d’entre eux, près de 99% de leur revenu proviennent de là : C’est grâce au découpage du fer qu’ils arrivent à payer le loyer, l’écolage de leurs enfants, et s’occuper de leur famille. Le fer découpé représente tellement pour le villageois de Noailles qu’ils ont érigé à l’entrée nord du village, une magnétiseuse statue en fer, communément appelée : “manman Feray“: une dame ayant dans la main droite un grand marteau et un burin qui représentent l’art du fer découpé, et dans la main gauche, un garçon représentant les habitants du village. Cette œuvre qui trône à l’entrée principale du village à une dimension mystique et symbolise la Notre-Dame du perpétuel secours. Une figure emblématique dans le panthéon du vodou haïtien. Et justement, le vodou est très présent dans l’imaginaire créatrice des artisans du village de Noailles. Derrière chaque œuvre, chaque figurine se cache une dimension mystique. Mais malgré toute la valeur symbolique, esthétique et rôle économique de l’art du fer découpé pour les habitants de Noailles, le village reste très négligé par l’État. D’ailleurs, quand nous avons contacté les instances concernées dont le ministère de la culture, à ce propos ; ils n’ont pas daigné nous répondre. Ce qui montre un réel désintérêt de l’État haïtien pour la question artistique et culturelle du pays. Reste que l’État haïtien mette en branle une politique culturelle avec des stratégies de commercialisation des œuvres d’art, pour faire du fer découpé un vrai pôle économique pour la communauté. Espérons que la récente visite de la première dame et de quelques officiels au village ne soient pas un simulacre gouvernemental de plus pour occuper les médias ; mais témoigne d’un réel intérêt de l’État à encadrer les artisans et développer le village, ce haut artistique et culturel du pays qui, malgré tout son potentiel, reste inexploré et mal exploité. Le village artistique de Noailles, un musée en plein à découvrir. Cet article est proposé par le Carrefour de écoles, un projet d’échange entre plusieurs écoles de journalisme qui vise à mettre en valeur les productions d’étudiants du monde entier. RÉDACTION : Rodly SAINTINÉ ASSISTÉ DE : Garoody CHERY RÉVISÉ ET CORRIGÉ PAR : Frantz Kerby MATHIEU Copyright : © EtendArt / ÉCOLE DES MÉDIAS / IUT-Cannes Journalisme / Buzzles 2018
- John Wilson FÉLIX, réalise un énorme exploit dans sa carrière de journaliste
Hello la famille ! L’ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO continue sa belle aventure pour l’année 2022. Et oui...!!! Pour cette nouvelle année, les actualités de l’école sont plus que satisfaisantes. Nos étudiant•e•s continuent de briller à mille feux 🔥 🔥 🔥 pendant cette année 2022, avec de gros exploits qui résonnent un peu partout dans le milieu médiatique haïtien. Et le meilleur reste encore à venir... L'administration est ravie et fière de partager avec vous les exploits et progrès de deux de ses brillant•e•s étudiant•e• s. Il s’agit, mesdames et messieurs, de : John Wilson FELIX, qui a vient de faire un grand pas dans leur carrière de journalistes. John Wilson FELIX est désormais journaliste professionnel à Radio Model FM. Après un moment de stage de 3 mois, réussi avec brio ; Wilson a été retenu et embauché comme journaliste et technicien opérateur. Soulignons qu'il a débuté ce stage alors qu’il avait à peine 6 mois seulement à l’école. C’est un grand exploit que seul un étudiant de l’ÉCOLE DES MÉDIAS peut accomplir. Ce stage lui a permis de faire valoir son talent et ses compétences, et d’acquérir plus de connaissances et d’expériences dans le métier. Pendant cette belle aventure journalistique notre progéniture a fait montre d’un vrai sens de professionnalisme et de sérieux. Ce qui a très vite séduit l’administration et l’équipe de la radio. On ne peut que leur souhaiter bonne chance... John est un jeune journaliste passionné, qui affronte à présent la réalité du métier après avoir été pétri, trituré par de solides formations pratiques à l’ÉCOLE DES MÉDIAS. Au regard de sin potentiel, on peut espérer qu’il aura un très bel avenir dans le milieu. L’avenir de ce métier lui appartient totalement, au même titre que ces nombreux•se•s jeunes journalistes que l’école forme depuis 2018, et qui constituent la relève dans ce métier en Haïti. Nous sommes vraiment fières d’avoir contribué à sa formation journalistique. John est un des meilleur•e•s étudiant•e•s de sa promotion. Sa progression ne nous étonne en rien. Au contraire, on attend encore plus de lui et nous sommes persuadés qu’il y arrivera. NOUS SOMMES VRAIMENT FIÈRE DE LUI... !!! Nous lui souhaitons BEAUCOUP DE SUCCÈS dans cette nouvelle aventure. ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO, l’école qui forme la nouvelle GÉNÉRATION DE JOURNALISTES en Haïti.
- Pinacle Agency présente au grand public “Pinacle Model Search”
Pinacle Agency annonce la première édition de Pinacle Model Search, un concours conçu pour les amoureuses et amoureux de la mode et du mannequinat. Cette compétition a été initiée dans l’optique de mettre en valeur le mannequinat haïtien et surtout les jeunes mannequins talentueux du pays, mais notamment de faire la promotion de l’agence tant en Haïti qu’à l’étranger. Pinacle Model Search est un concours est ouvert aux jeunes femmes et jeunes hommes âgé•es de 18 ans et plus, ayant l’attitude et le port d’un mannequin et surtout la mensuration ne compte pas ; que vous soyez mince ou rond (e) vous êtes les bienvenus à « Pinacle Model Search» Fantastique, non ! Il requiert uniquement de la créativité, la diversité et l’originalité chez les candidats. Les récompenses seront distribuées, dans l’ordre suivant ; du grand gagnant au troisième recevront : – Visa et voyage en République Dominicaine (tous les frais inclus) pendant trois jours.- Visa et voyage en République Dominicaine.- Visa Dominicain. Les inscriptions devant normalement prendre fin le 25 Octobre ont été prolongées jusqu’au 30 Octobre. Fabuleux n’est-ce pas ? Alors pressez-vous et passez au numéro 13, Catalpa 1D, delmas 75, Catalpa 1D, delmas 75 pour l’inscription ou contactez les numéros suivants : (509) 4861-1267 / 3376-9807 ou encore visitez leur compte Facebook et Instagram sur le nom ; @Pinacle Agency afin d’être informer de tous les mis a jours. Hâtez-vous de vous inscrire et soyez les gagnants (es) de la première édition de « Pinacle Model Search». RÉDACTION: Shelsy DICE RÉVISION & CORRECTION: Rodly SAINTINÉ COPYRIGHT: CHOKARELLA 2020
- Rodly SAINTINÉ : De la banlieue de Cité Soleil jusque dans les hauteurs des studios de RFI à Paris
Rodly SAINTINÉ, jeune journaliste haïtien vient de gravir un nouvel échelon dans sa carrière. Ancien correspondant de Couleurs Tropicales - rfi en Haïti, le natif de Cité Soleil est devenu journaslite-chroniqueur à rfi sur place. Après avoir été contraint de quitter le pays, suite aux menaces de mort dont il faisait l'objet, il s'est refugié en France où il poursuit son aventure dans le journalisme. Lors de son interview exclusive avec Ravensley Boisrond pour Loop News (Haïti), Rodly revient sur les circonstances de sa fuite, son parcours et cette nouvelle étape dans sa vie professionnelle. Rodly SAINTINÉ , vous êtes un journaliste haïtien émérite. Vous avez quitté votre pays natal pour la France en raison de menaces de mort persistantes émanant d'un gang opérant à Cité Soleil, Haïti. Ancien présentateur vedette de radio et correspondant pour Couleurs Tropicales-RFI en Haïti, vous étiez en proie de serieuses menaces de mort ; votre vie et celle de votre famille étaient en grand danger dans le pays . Ce qui vous a contraint de vivre dans la clandestinité pendant un ceratin temps, et fuir le pays par la suite. Maintenant installé en France, vous continuez votre métier de journaliste avec détermination, tout en vous adaptant à votre nouvelle vie dans un pays étranger. http://haiti.loopnews.com/content/rodly-saintine-traque-par-les-gangs-haitiens-rejoint-rfi Rodly, pourriez-vous nous parler des circonstances qui vous ont poussé à quitter Haïti pour la France ? Comment s'est déroulée votre transition et comment vous êtes-vous adapté à votre nouvelle vie ici ? Rodly SAINTINÉ : Depuis juin 2021, je fais l’objet de graves menaces de mort des bandits de Cité Soleil qui m’ont reproché d’être à l’originale de la divulgation des informations sensibles concernant les exactions perpétrées à Cité Soleil . Le fait que je sois journaliste et le seul jusque là, à travailler pour un média international (RFI). Donc j’étais pris à partie par les malfrats qui voilaient à tout m’assassiner. Mais heureusement je me suis échappé in extremis. Après 19 mois à vivre cacher, j’ai donc décidé de quitter le pays. La transition n’a pas été facile. Parce que j’ai dû tout abandonner : ma famille, mes amis et proches, mon entreprise, tous mes projets. Mes rêves, quoi. C’était extrêmement difficile. Je n’arrive toujours pas à me faire l’idée que je sois obligé de fuir mon pays. J’ai le sentiment que j’ai failli en quelque sorte à ma mission, et que j’ai trahi une partie de cette jeunesse qui voyait ou qui voit encore en moi ; bien que malgré moi, un modèle, une source d’inspiration. C’était pas trop difficile pour moi de m’intégrer. Puisque je connaissait déjà un peu la culture française, et j’en maîtrise la langue et qui plus est, j’étais déjà connecté avec le milieu médiatique français grâce à me contacts de rfi et autres. Donc sur ce point, c’était plutôt facile. Mais j’ai eu tout de même beaucoup d'autres difficultés. Mais Dieu merci j’arrive à les surmonter et à m’adapter. Et très vite, j’ai eu l’opportunité de continuer ce qui me passionne le plus (journalisme) avec rfi et de poursuivre mes études dans le domaine. Et cerise sur le gâteau, je commence déjà à donner des cours de journalisme dans des écoles, ici. Ce qui n’est pas donné à tout le monde, et en si peu de temps. Je m’en vante pas. Mais j’en vraiment fier. Comparaison des deux environnements: Vous avez maintenant vécu dans deux pays très différents. Pouvez-vous nous décrire les principales différences que vous avez remarquées entre la vie en Haïti et en France, tant sur le plan professionnel que personnel ? R.S : Normalement, il y a des differnces structurelles entre les deux sociétés. C'est pas le meme niveau de vie ; les conditions socioéconomiques sont pas les mêmes, entre autres. Du point de vue professionnel : Selon moi il n'y a pas trop de grandes différences. Le métier de journalisme dans son essence reste le même dans tous les pays. Du moins, je crois. Mais il se diffère en quelque sorte dans la manière dont il est pratiqué dans certains pays, surtout en fonction des réalités socio-économiques, politiques et culturelles différentes. À côté de ça, il y les différences liées aux conditions et aux environnements de travail. Ce qui est normal, la France est un pays riche. Bien que le métier de journalisme reste très précaire ici (par rapport au salaire et à la sécurité de l’emploi). Mais aussi le climat sécuritaire y est plus favorable au métier qu’en Haïti. Ici, les journalistes se sentent plus en sécurité pour faire leur travail : enquêter, critiquer, dénoncer… Sans courir le risque de se faire à assassiner. Bien que des journalistes ici sont aussi victimes d’intimidations, de persécutions allant jusqu’aux menaces de mort des fois. D’ailleurs certains journalistes, au moment où l’on parle là, sont sous escorte policière. Autre point de différence, c’est concernant le statut socioprofessionnel du journaliste en France. Depuis 1935, la loi ici reconnaît la pratique du journalisme comme une profession définie par un cadre juridique. Mais malheureusement en Haïti, on n’en est encore là. Mais si non. Il n’y a pas trop de différences. Du moins selon mes premières impressions. Mais quant à moi, je me sens pas dépaysé par rapport à la pratique du journalisme ici. Puisque je me suis toujours efforcé depuis Haïti de faire un travail professionnel. Ce qui m’a en quelque sorte facilité la tâche, pour intégrer si rapidement le milieu journalistique d’ici, qui est très très exigeant. Influence Professionnelle: En tant que journaliste, comment votre expérience en Haïti influence-t-elle votre travail depuis votre arrivée en France ? Avez-vous apporté des aspects spécifiques de votre pratique journalistique haïtienne dans votre travail en France ? R.S : Justement, la rigueur, le professionnalisme et certaines maîtrises de la pratique du métier dont j’ai toujours fait monter dans les travaux journalistiques ; m’ont permis premièrement de travailler correspondant de rfi en Haïti et maintenant comme journalisme sur la place. Et le fait aussi que la réalité du journalisme haïtien soit si complexe, fait que j’ai développé une certaine polyvalence dans le métier, qui aujourd’hui me sert beaucoup. Aujourd’hui à rfi, je peux aussi bien présenter des nouvelles, écrire un article, faire des chroniques ou des reportages qu’animer une émission soit de flux ou talk . Donc cela dit, Haïti m’a presque tout donné. Bien que j’ai encore beaucoup de trucs à apprendre ici. Défis Journalistiques: Quels défis pensez-vous être les plus importants pour les journalistes en Haïti, et sont-ils similaires ou différents de ceux rencontrés par les journalistes en France ? R.S : Je pense que le journalisme haïtien est très riche et très prometteur (surtout grâce la vitalité et la passion de la jeune génération ; et l’expérience et l’expertise de l’ancienne génération qui se conjuguent parfaite). Mais nous avons beaucoup de défis à relever. Que ce soit du point du cadre juridique, de la sécurité et de la protection des journalistes ou du point de vue des conditions de travail, etc. Nous avons beaucoup de choses à faire. Mais par ailleurs, le journalisme haïtien, est un journalisme d’excellence à plusieurs points de vue. Bien qu’il ait plein de choses à corriger [...] Et comme j'aime le dire : « Le journalisme haitien, c’est un journalisme de combat, de résilience. » Tout à l’image de notre peuple. Projets et Avenir: Maintenant que vous êtes installé en France, quelles sont vos aspirations professionnelles et personnelles pour l'avenir ? Comment envisagez-vous poursuivre votre carrière journalistique dans ce nouveau contexte ? R.S : À côté de mon éternel combat pour la liberté de la presse et la liberté d’expression en Haïti, et de mon engagement pour la dynamisation et la perfectionnement de l’enseignement du journalisme dans le pays. Engagement que j’ai pris en 2018, en créant ÉCOLE DES MÉDIAS , avec mes collaborateurs, mes fidèles compagnons de combat ; Je rêve, entre autre, de créer une grosse plateforme médiatique, dédiée à la production de contenus de qualité. En tout cas c’est l’un de mes plus grands rêves. Par ailleurs, je rêve de continuer à me perfectionner dans le métier, devenir un grand monsieur comme Claudy SIAR. Et pourquoi pas le remplacer dans Couleurs Tropicales un jour. Loolll. Et plus encore, je veux suivre les traces de mon grand frère, Robert PHILOMÉ. Lui, à chaque que je le vois..., son parcours extraordinaire, ses réalisations… Non seulement ça me motive davantage mais ça me rappelle que j’ai encore beaucoup de chemins à parcourir. Et comme je le dis toujours : « Le meilleur est encore à venir ». INTERVIEW : Ravensley BOISROND
- ÉCOLE DES MÉDIAS : Cérémonie de couronnement intellectuel de la promotion : KONPÈ FILO
Ce 19 Décembre 2021, pour clôturer l'année en beauté nonobstant les difficultés, l'administration de l'ÉCOLE DES MÉDIAS a procédé à la remise des parchemins à la promotion : KONPÈ FILO qui compte pour la deuxième promotion de l'école. Au terme d'une somptueuse cérémonie de couronnement intellectuel, la nouvelle administration de l' ÉCOLE DES MÉDIAS a honoré, couronné, et célébré les étudiants•e•s de la promotion : KONPÈ FILO , qui ont sué sang et eau pour arriver à boucler leur cycle d'études dans ce contexte si particulier. Une occasion de saluer le travail des collaborateurs et d'honorer les étudiants•e•s Cette belle fête était aussi l'occasion pour l'administration de décerner des certificats d'honneur et de mérite à tous les membres du corps professoral et aussi au staff administratif; Grâce qui, l'école a pu tenir jusqu'ici. Il faut dire que la cérémonie du 19 Décembre était aussi lieu pour la nouvelle administration d'honorer quelques anciens•ne•s étudiant•e•s, devenus•e•s pour la plupart des collaborateurs•trice•s. Ça a été un moment unique, riche en émotions tant pour les membres de l'administration, les professeurs que pour les étudiants•e•s qui, après plus d'une année passée ensemble, sont obligés•e•s de se dire au revoir. Mais ce n'est pas un adieu. Puisque l'école est une grande famille. Et comme on dit : les membres d'une famille ne se séparent jamais mais en étant éloignés l'un de l'autre. Cette fête qui comptait pour la cérémonie de remise de parchemin de ces impétrant•e•s, était aussi un moment de convivialité et de partage. Puisque les distingué•e•s invités•e•s, les honorables jurés, les fidèles partenaires ; les étudiants•e•s et leurs parents, amis•e•s et proches ont pu se délecter autour d'un savoureux vin d'honneur que l'école a offert pour l'occasion. Une première dans le cadre des cérémonies de collation de diplôme en Haïti. Petite démonstration en live de l'immensité de talent des étudiant•e•s de l'école C'était aussi l'occasion pour les étudiants•e•s de présenter en direct quelques uns de leurs travaux journalistiques. Et le public, subjugué par cette singularité quasi exclusive signée : ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO ; a pu apprécier tout admiratif, le talent de nos étudiants•e•s qui se sont donné•e•s en spectacle devant les convives dans des simulations d'émissions et de présentation de nouvelles. Du jamais vu, recommandez à ceux qui ont fait le déplacement. Une fois de plus l' ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO a épaté tout le monde avec un coup de magie dont elle seule a éteint le secret. C'est sans conteste l'école de grands événements. À lire aussi : Ki plas lang kreyòl la dwe genyen nan metye jounalis la nan peyi a ? Et puisque nous parlons d'événement. L'administration de l'école a marqué l'événement doublement, en annonçant le projet de bourses d'étude aux profit des jeunes. Et oui, l' ÉCOLE DES MÉDIAS annonce déjà les couleurs pour 2022. Puisqu'elle consacre deux bourses d'études en la mémoire de Vladjimir LEGAGNEUR et Jean Léopold DOMINIQUE . Les appels à candidature pour ces deux bourses seront lancés prochainement et les remises de effectuer respectivement le 14 mars et le 3 avril 2022. Notons qu'une conférence de presse sera tenue bientôt pour en faire l'annonce officielle. Et c'est l'ancien directeur général de l'école, Rodly SAINTINÉ qui a annoncé la nouvelle dans la vidéo pré-enregistrée de son discours de circonstance. Puisque l'ex titulaire de l'école était absent physiquement à la fête, car contraint de vivre caché depuis plus 6 mois. Il est, rappelons-le, menacé de mort par des bandits, et a été donc forcé de quitter le pays malheureusement. Mais même à distance, il peut célébrer ce grand événement. L'administration de l' ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO tenait à ce que c'est Rodly SAINTINÉ , lui-même qui en faisait l'annonce. Car non seulement c'est sa toute dernière décision étant que directeur de l'institution, mais aussi c'est pour lui « un devoir moral et patriotique de perpétuer la mémoire de ces deux hérauts de l'information qui ont payé le prix de leur vie pour informer la société haïtienne . » C'est une façon pour lui « de continuer à lutter contre l'impunité vis-à-vis des crimes commis contre les journalistes et travailleurs de la presse, dans la pays en particulier » a-t-il souligné. Au regard de tout ça, la soirée du 19 Décembre était une soirée mémorable à double titre. Non seulement c'était le couronnement intellectuel des étudiants•e•s de la promotion: KONPÈ FILO , ( un choix de nom qui a une dimension symbolique profonde ) mais aussi c'était l'occasion pour l'administration de manifester une fois de plus son engagement moral et patriotique dans la lutte pour la liberté de la presse en Haïti. RÉDACTION : ÉCOLE DES MÉDIAS DROIT D'AUTEUR : © CHOKARELLA | ÉCOLE DES MÉDIAS 2021
- Intelligence artificielle générative : révolution ou mirage technologique ?
Depuis l’arrivée des modèles d’intelligence artificielle générative, capables de rédiger des textes, créer des images ou encore composer de la musique, le monde de la technologie vit une accélération sans précédent. ChatGPT, MidJourney ou encore Gemini ne sont plus réservés aux experts : ils se démocratisent et transforment déjà notre quotidien. Les promesses sont immenses. Dans le secteur de la santé, l’IA peut analyser des radiographies avec une précision parfois supérieure à celle des médecins, ou encore aider à la découverte de nouvelles molécules. Dans l’éducation, elle propose des cours personnalisés adaptés au niveau de chaque élève. Dans les entreprises, elle automatise des tâches chronophages, améliorant la productivité. Mais cette révolution soulève aussi de nombreuses interrogations. La fiabilité des contenus générés reste sujette à caution : hallucinations, erreurs factuelles, biais culturels. Sans oublier les questions éthiques liées au droit d’auteur et à la protection des données personnelles. « L’IA ne remplacera pas l’humain, mais elle changera profondément la manière dont nous travaillons », estime le chercheur français Cédric Villani. Selon une étude de McKinsey, 30 % des tâches professionnelles pourraient être automatisées d’ici 2030. Cette transformation inquiète certains secteurs : journalistes, graphistes, traducteurs ou enseignants redoutent une concurrence directe avec des machines. Pourtant, les experts rappellent que chaque révolution technologique détruit des métiers mais en crée d’autres. De nouveaux postes liés à la supervision, à la régulation et à l’éthique de l’IA émergent déjà. La clé sera sans doute l’encadrement. L’Union européenne a franchi un pas avec l’AI Act, première législation mondiale visant à réguler l’usage de l’intelligence artificielle. Objectif : garantir transparence et sécurité tout en favorisant l’innovation. L’IA générative est-elle une mode passagère ou une rupture durable ? Les prochains mois diront si elle s’inscrit comme un outil incontournable de nos vies, ou si elle restera cantonnée à certains usages de niche. Une chose est certaine : le monde ne pourra plus faire comme si elle n’existait pas.
- La 5G, promesse de vitesse et catalyseur d’innovation
Déployée progressivement en Europe et dans le monde depuis 2020, la 5G se présente comme la nouvelle autoroute de l’information. Avec un débit théorique dix fois supérieur à la 4G, elle ouvre la voie à une multitude d’applications dans l’industrie, la santé ou les transports. Pour les particuliers, la promesse est simple : des téléchargements quasi instantanés, des vidéos en ultra-haute définition sans coupure, et un internet mobile beaucoup plus fluide. Mais l’intérêt majeur réside ailleurs : la 5G est conçue pour connecter des millions d’objets en simultané, sans saturation du réseau. Dans les usines, cela signifie la possibilité de piloter des robots à distance, d’optimiser les chaînes de production ou encore d’améliorer la maintenance prédictive. Dans le domaine médical, elle pourrait permettre des opérations chirurgicales assistées à distance avec une latence quasi nulle. Dans les transports, la 5G est considérée comme un maillon essentiel pour le développement des véhicules autonomes. Cependant, la technologie suscite aussi des controverses. Certaines associations dénoncent des risques sanitaires liés aux ondes, bien que les agences de santé publique affirment qu’aucune preuve scientifique solide ne confirme ces inquiétudes. D’autres critiquent l’impact environnemental : multiplier les antennes et renouveler les terminaux augmente la consommation énergétique et l’empreinte carbone du numérique. Pour les opérateurs télécoms, le défi est double : convaincre les consommateurs de payer plus cher pour un service dont l’utilité immédiate reste limitée, et financer des infrastructures lourdes dans un contexte économique incertain. En Chine et en Corée du Sud, déjà en avance, la 5G a montré son potentiel en facilitant la télémédecine et en dopant l’industrie du gaming. En Europe, son adoption se fait plus lentement, freinée par la méfiance et la question des investissements. À long terme, la 5G pourrait être la clé d’une nouvelle révolution industrielle. Mais sa réussite dépendra de la capacité à concilier innovation, sécurité et responsabilité écologique.
- L’essor des technologies vertes : quand l’innovation rencontre l’écologie
Face à l’urgence climatique, l’innovation technologique se tourne de plus en plus vers la transition écologique. Batteries de nouvelle génération, panneaux solaires ultra-efficaces, hydrogène vert, agriculture de précision : les technologies vertes ne cessent de progresser et attirent des investissements massifs. Le secteur de l’énergie est en première ligne. Les géants comme Tesla, BYD ou encore Volkswagen misent sur des batteries plus durables, capables de réduire la dépendance au lithium et aux terres rares. Des startups développent des solutions de recyclage permettant de donner une seconde vie aux matériaux. Dans le domaine des énergies renouvelables, les progrès sont impressionnants : des panneaux solaires bifaciaux captent la lumière des deux côtés, tandis que l’éolien offshore flotte désormais au large, offrant un potentiel quasi illimité. L’hydrogène vert, produit à partir d’électricité décarbonée, suscite également un engouement mondial, notamment pour décarboner l’industrie lourde et les transports maritimes. Mais l’innovation verte ne se limite pas à l’énergie. Dans l’agriculture, les capteurs connectés et les drones permettent d’optimiser l’irrigation et de réduire l’usage de pesticides. Dans la construction, de nouveaux matériaux comme le béton bas-carbone ou le bois composite réduisent l’empreinte écologique des bâtiments. Les financements suivent cette tendance. Selon BloombergNEF, plus de 1 700 milliards de dollars ont été investis dans les technologies propres en 2023, un record historique. Pour autant, les défis restent immenses. Les innovations doivent passer à l’échelle industrielle, réduire leurs coûts et résoudre des problèmes d’approvisionnement stratégique. « L’écotechnologie est à la fois une opportunité économique et une nécessité écologique », souligne Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie. En conjuguant compétitivité et durabilité, les technologies vertes pourraient bien être l’un des leviers les plus puissants pour affronter la crise climatique. Mais elles ne pourront remplacer les efforts collectifs en matière de sobriété énergétique et de changement de modes de consommation.
- Méditation et santé mentale, un combo gagnant
Longtemps perçue comme une pratique spirituelle réservée aux initiés, la méditation s’est imposée en Occident comme un outil thérapeutique reconnu. De plus en plus d’études scientifiques prouvent ses bienfaits sur le stress, l’anxiété et même certaines maladies chroniques. La méditation de pleine conscience, popularisée par le psychiatre Jon Kabat-Zinn, consiste à porter une attention bienveillante à l’instant présent. Des séances quotidiennes de 10 à 20 minutes suffiraient pour réduire la sécrétion de cortisol, l’hormone du stress, et améliorer la qualité du sommeil. Dans les hôpitaux, la méditation est parfois proposée aux patients atteints de cancer pour mieux gérer la douleur et l’angoisse liées aux traitements. Des entreprises comme Google ou LinkedIn l’ont intégrée à leurs programmes de bien-être au travail. Les bénéfices ne sont pas seulement psychologiques : la méditation renforcerait aussi l’immunité et diminuerait la tension artérielle. « C’est une gymnastique de l’esprit qui améliore l’hygiène de vie globale », résume le psychiatre Christophe André. Accessible, gratuite et sans contre-indications, la méditation séduit un public toujours plus large. Reste la difficulté de persévérer dans la pratique. Les applications mobiles et les ateliers collectifs représentent une aide précieuse pour instaurer ce rituel dans un quotidien souvent surchargé.
- "Dommage qu'elle ne soit pas morte", Claudia Tagbo touchée par les commentaires sur son cancer
Invitée du podcast Boum Boum le 17 août 2025, Claudia Tagbo revient sur les propos cruels qu’elle a reçus lors de son combat contre le cancer du sein. Cet été, Claudia Tagbo, humoriste et comédienne adorée, s’est confiée avec une rare sincérité sur une période douloureuse de sa vie. Invitée du podcast Boum Boum le dimanche 17 août 2025, elle est revenue sur les messages durs, parfois abjects, reçus lorsqu’elle a parlé publiquement de son cancer du sein, diagnostiqué à 30 ans. Malgré la force et l’humour qui la caractérisent, celle qui partage sa vie avec un certain "Stronger" n’a rien caché de la violence des réactions. Parce que derrière la notoriété, il y a aussi la fragilité, et parfois une cruauté à laquelle on ne s’attend pas. Le combat intime de Claudia Tagbo : maladie, traitements... et guérison Claudia Tagbo a appris son cancer à l’âge de 30 ans, presque par hasard. Elle l'avait déjà raconté dans les colonnes de RoseUp : “Ça a démarré comme un gag. Un jour, je suis allée chez le médecin à cause d’une bonne crève et je lui ai dit : 'Bon, à part ça, ça y est, j’ai 30 ans, l’âge de commencer les tests, les dépistages. Faites-moi faire une mammographie'. Il m’a répondu : 'Heu… OK, si vous voulez'”. Quelques examens plus tard, le diagnostic tombe : cancer du sein. À l’époque, elle se produisait au Jamel Comedy Club, sa carrière décollait. Elle a dû affronter en parallèle les traitements lourds : chirurgie, radiothérapie, curetage, et une ablation partielle d’un sein, qui a ensuite nécessité une reconstruction. Heureusement, elle a pu compter sur son entourage. "Je pouvais répéter, jouer, courir et aller faire mes soins. En plus, mon père, ma mère, mes frères et sœurs étaient tous présents." Celle qui a pris position contre Ary Abittan expliquait : "On est dans l’inconnu, on a peur, forcément. On se pose tout un tas de questions. Passer par la chimio, la reconstruction, toutes ces étapes, on les vit au fur et à mesure. La grosse part de la guérison, c’est surtout d’accepter le fait d’être malade. C’est un combat que tu vas mener toi, toute seule, face à la maladie. Même si tu es bien entourée et que le cancer du sein est bien pris en main, c’est un truc de l’ordre de l’intime. Ma chance était que j’étais accompagnée. J’avais un homme dans ma vie. J’étais entourée d’énormément d’amour, donc c’est passé crème. Cette épreuve m’a appris à porter beaucoup de choses. On n’est pas immortels. " La violence des mots : “Dommage qu’elle ne soit pas morte” Si parler de la maladie a permis d’éveiller les consciences, cela a aussi révélé la face sombre d’Internet. Claudia, qui avait déjà fait face à des commentaires racistes, confie avoir reçu des messages glaçants. Parmi eux : “Dommage qu’elle ne soit pas morte.” Un commentaire qu’elle n’oubliera jamais. “Sur le moment, j’en ai pleuré. Comment on peut dire ça ?” admet-elle au micro de Boum Boum. Mais, avec le recul, elle a choisi de relativiser : Puis après je me suis dit que c'est quelqu’un derrière son écran, qui ne te connaît pas et ne sait pas ce que tu traverses… À partir du moment où on peut faire ça, c’est qu’il est temps de débrancher. Tu fais un pas de côté et tu te dis "Qu’est-ce qu’il se passe dans sa vie pour qu’il écrive ça ?" Parce qu’il faut quand même l’écrire ! […] Il devait en avoir gros sur la patate. Ces mots montrent à quel point la violence gratuite peut blesser, mais aussi combien il est important de prendre du recul pour continuer d’avancer. Aujourd’hui, Claudia Tagbo transforme cette épreuve en engagement. Comme Évelyne Dhéliat ou Alice Detollenaere, elle est marraine de Ruban rose, une association qui milite pour le dépistage du cancer du sein et le soutien aux patientes. Elle sait que son témoignage peut sauver des vies, notamment celles de femmes qui hésitent encore à passer une mammographie.












