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- Ligue des Champions : Un nouveau duel Réal Madrid - Manchester City en huitième de finale
À l'issue du tirage au sort de la phase finale de la Ligue des Champions à Nyon en Suisse), ce vendredi 27 février, le Réal Madrid affrontera Manchester City pour le choc des huitièmes de finale. Tombeur du Benfica dans les barrages , l'équipe Madrilène retrouvera les cityzens de Guardiola , pour la cinquième saison consécutive en Ligue des Champions. Déjà adversaire lors de la sixième journée de phase de ligue en phase de groupe où le Real Madrid s'était incliné 2-1 à domicile, le 10 décembre dernier. Les Madrilènes barragistes retrouveront Man City, 8e au classement de la phase de groupe. Ce sera les 11e et 12e rencontres entre les deux formations depuis 2022. C'est également la première rencontre de l'histoire de la Ligue des Champions à jouer sur une aussi longue période consécutivement, en phase à élimination directe. " Toutes les années contre eux , qu'est-ce que je peux dire, des joueurs de haut niveau à tous les postes ", a déclaré le représentant du Réal Madrid ,Emilio Brutagueño sur canal+ en commentaire après les tirages. Par ailleurs , sauf la rencontre entre le Réal Madrid et le Bayern Munich ( 22 fois) est la plus jouée dans l'histoire de la coupe aux grandes oreilles que la rencontre entre l'équipe de la Maison Blanche et les Skyblues, 17 fois , en tenant compte de la double confrontation à venir en mars prochain. En terme de statistique c'est l'égalité parfaite sur les 15 premières affiches 5 victoires partout, 5 défaites, et 5 matchs nuls. Cependant, les Merengués 15 fois champions de la compétition ont éliminé quatre fois sur six les Cityzens dans les matchs à élimination directe depuis la saison 2015-2016. Le duel Mbape - Haaland, le match dans le match Si la rencontre entre les deux équipes devient un classique sur la scène européenne, c'est aussi un face-à-face entre les meilleurs joueurs de l'heure. De ce fait , on aura l'occasion d'assister à un choc entre Kylian Mpabbé et Herling Haaland, deux des trois meilleurs attaquants du monde sur la saison 2025 -2026. En course pour le soulier d'or européen (trophée individuels les plus prestigieux du football, récompensant le buteur le plus prolifique des meilleurs championnats nationaux européens), Mbappé, 23 réalisations en Liga devance le norvégien (22 buts), d'un petit but au classement général derrière Harry Kane l'attaquant anglais du Bayern Munich avec 28 buts . Le français est le meilleur buteur de la saison en Ligue des champions avec 13 buts au compteur contre 7 pour Haaland. Néanmoins , l'attaquant cityzen a marqué 56 buts sur les 56 matchs joués dans la compétition, avec une moyenne d'un but par match contre 68 pour Mbappé en 95 matchs (0, 78 but par match). Le matchs aller aura lieu les 10 mars prochains. Alors que le match retour est programmé une semaine plus tard, le 17 mars. Notons que le Réal Madrid pourra rencontrer le FC Barcelone qu'en finale si les deux équipes parviennent à passer leurs adversaires du huitièmes de finale , des quarts de finale et des demies. Les autres affiches des huitièmes RÉDACTION : Roodson GUERRIER RÉVISION & CORRECTION : Peterson DORSAINVIL & Guerby JEAN COPYRIGHT : © IMÉDIAS 2026
- Fast fashion : l’illusion du style, le coût du désastre
L’industrie de la fast fashion a construit un empire sur une promesse séduisante : la mode accessible, renouvelée chaque semaine, où chacun peut réinventer son identité à faible coût. Mais sous l’apparente démocratisation du style se cache un système industriel d’une violence sociale et écologique rarement assumée. Chaque année, plus de 100 milliards de vêtements sont produits dans le monde, soit une multiplication par deux en quinze ans. Ce flot continu n’est pas destiné à durer : on estime qu’un article fast fashion est porté sept à dix fois en moyenne avant de finir abandonné, voire jeté. Le vêtement devient un produit jetable, un consommable parmi d’autres l’antithèse de ce qu’a longtemps représenté l’habillement : une forme d’expression pérenne, parfois transmissible. Une économie de l’exploitation L’essence de la fast fashion repose sur des délocalisations en chaîne, une fabrication accélérée et des coûts compressés jusqu’à l’absurde. Derrière l’étiquette « Made in Bangladesh » ou « Made in China » se cachent souvent des conditions de travail précaires : salaires très bas, absence de protections sociales, exposition à des produits toxiques. Le drame du Rana Plaza en 2013 plus de 1 100 morts a brièvement choqué l’opinion. Mais l’émotion s’est dissipée : les marques ont continué à délocaliser, parfois vers des pays encore moins regardants sur les normes. L’arrivée de l’ultra fast fashion (Shein, Temu…) aggrave la tendance. On ne parle plus de collections mensuelles mais de milliers de nouvelles références chaque jour, générées et testées en temps réel grâce aux données collectées sur les comportements des consommateurs. Ici, l’algorithme dicte le design : la créativité est secondaire, l’objectif est de coller à la demande instantanément et au moindre coût. Une catastrophe écologique planétaire Le textile est responsable de 10 % des émissions mondiales de CO₂ plus que l’aviation et le maritime réunis. Les tissus synthétiques, majoritaires dans la fast fashion, sont issus du pétrole : chaque lavage libère des microplastiques qui finissent dans les océans et jusque dans nos organismes. L’eau utilisée pour la teinture pollue des régions entières ; l’industrie du coton assèche des bassins vitaux. Le gaspillage est tout aussi alarmant : plus de 40 millions de tonnes de vêtements sont jetées annuellement. Une partie est expédiée vers des pays africains ou sud-américains sous couvert de « seconde main ». En réalité, ce sont des montagnes de déchets textiles qui s’entassent dans des décharges à ciel ouvert ou sont brûlées clandestinement. Une emprise culturelle sur nos désirs Pourquoi continuons-nous à acheter ? Parce que la fast fashion a compris notre rapport anxieux à l’image sociale. Elle occupe l’espace mental : influenceurs, micro-tendances TikTok, promos permanentes… L’acte d’achat devient une récompense émotionnelle immédiate. On se persuade d’acheter pour « suivre le style », mais c’est le système qui dicte ce style et l’accélère jusqu’à rendre le vêtement obsolète avant même de l’avoir porté. C’est une aliénation douce : nous n’exprimons plus notre identité par la mode, nous consommons des identités préfabriquées. Face au désastre, la réponse ne peut être seulement individuelle. Certes, privilégier : la seconde main ; la réparation ; des marques transparentes sur leur chaîne de production ; sont des gestes utiles. Mais il faut aussi réguler : limiter l’importation de produits jetables, imposer la traçabilité, protéger les travailleurs du textile, taxer l’ultra-production. La mode ne doit pas renoncer à son pouvoir d’inventer des récits, d’affirmer des identités. Mais l’innovation stylistique ne peut plus se faire contre le vivant et contre les humains. L’urgence est de sortir de la logique du tout-jetable, de redonner de la valeur au vêtement au-delà du prix affiché sur l’étiquette.
- Panique sur le marché boursier mondial
Donald Trump annonce l’augmentation des droits de douane sur tous les produits importés aux États-unis. Tant pour « les pays alliés que non-alliés » Des pays comme le Canada, le Mexique, les pays de l’UE ou encore la Chine s’attendent à une augmentation des droits de 25% à 30 sur tous leurs produits exportés vers le territoire américain. Une décision qui fait trembler le marché boursier mondial. L’économie mondiale est dans la tourmente. Ce 2 avril, à l’occasion de la « Libération Day », Donald Trump a annoncé la signature d’un décret, pour dit-il : « rétablir des droits de douane réciproques avec tous les pays dans le monde. » Aucun pays ne sera exempt souligne le président américain. « Ce qu’ils font pour nous. Nous le ferons pour eux. C’est réciproque […] » Si pour Donald Trump cette décision est une « excellente nouvelle pour l’économie américaine », des experts économiques quant à eux, disent le contraire. Ils craignent « un choc économique mondial ». En témoigne l’effondrement des bourses à l’échelle mondiale, suite à la déclaration de Trump. Le CAC 40 (France) chute de 3%. L’indice américain Nasdaq a, lui aussi, été frappé de plein fouet, avec une perte de 800 points. Une chute boursière qui se retentit aussi à Wall street et sur tous les marchés financiers à travers le monde. La bourse de Tokyo s’est ouverte en forte basse au lendemain de cette déclaration. Le premier ministre japonais, Shigeru Ishiba dénonce même « une crise nationale ». Mais Trump persiste et signe que c’est « une bonne décision… ». « Une journée de libération pour l’économie américaine » Placé sous le signe d’une journée historique : « Jour de la libération », ce 2 avril 2025 marquera aussi un tournant majeur dans les relations commerciales entre la première puissance et le reste du monde. Le président américain veut faire de ce jour, une date mémorable. « Il s’agit d’un des jours les plus mémorables, à mon avis de l’histoire américaine. C’est la déclaration de l’indépendance économique des États-Unis. » a martelé fièrement Donald Trump. Pour le président américain cette journée est une « une journée de libération de l’économie américaine » Donald Trump y voit des opportunités historiques pour l’industrie américaine. Tant dans le secteur automobile que de l’acier, entre autres. « Nous allons commencer à rendre l’Amérique riche à nouveau. Riche et bonne ». Le locataire de la Maison Blanche soutient que les travailleurs américains ont été victimes d’une concurrence déloyale étrangère. « Depuis des décennies, notre pays est pillé tant par les pays amis et que les pays ennemis […] Notre pays s'est fait avoir depuis 50 ans. Mais cela ne va plus se passer à présent. C’est fini ! » Promet le président, sous les applaudissements de l’assistance. Des pays préparent déjà une risposte économique Ce nouveau décret de loi de Donald Tump concerne près de 185 pays et territoires. Selon des spécialistes cette décision « peut avoir de graves conséquences économiques mondiales ». Des experts se disent craindre « une réaction en cascade ». Certains pays concernés s’apprêtent déjà à riposter contre cette décision. La Chine, quant à elle, a annoncé une hausse des tarifs douaniers sur tous les produits américains allant jusqu’à 35%. Cette décision sera effective dès le 12 avril prochain. L’Union européenne de son côté s’organise pour trouver une réponse appropriée et concertée. Dans la foulée, la France qui dénonce « une décision irrationnelle » et en déplore « l’impact négatif » déjà ressenti sur l’économie mondiale. Le président Emmanuel Macron qualifie cette décision de « brutale et infondée ». Même s’il reconnaît que « au fond le constat américain est un bon constat. » Mais pour le président français « la réponse mauvaise ». Il soutient « qu’on ne corrige pas des déséquilibres commerciaux en mettant des tarifs ». En attendant la riposte européenne, la présidente de l’UE, Ursula Von Der Leyen dit « regretter profondément ce choix » et y voit « une menace pour l’économie mondiale » avec le « risque d’une montée en flèche d’un protectionnisme ». Elle prévoit d’immenses conséquences à l’échelle planétaire. « L’économie mondiale va souffrir massivement ». Un sentiment que partagent plusieurs leaders européens dont Georgia Melonie, pourtant soutient de Donald Trump ou encore le premier britannique Keir Starmer qui affirme que « personne ne sortira gagnant d’une une guerre économique mondiale. » RÉDACTION : Maurice ALEXANDRE RÉVISÉ & CORIGÉ PAR : Rodly SAINTINÉ © : ÉCOLE DES MÉDIAS - 2025 © PHOTOS : Brendan SMIALOWSKI / AFP
- Haiti-Politique : Le CPT manque toujours à ses promesses
Le Conseil Présidentiel de Transition peine à tenir ses promesses. En place depuis presqu'un an déjà, le CPT n’arrive toujours pas à «résoudre le problème de sécurité » auquel le pays fait face depuis plusieurs années déjà. « Faire de la sécurité la principale priorité » Telle était la promesse que s’était fait le CPT lors de son installation à la tête du pays, le 25 avril 2024. Encore une promesse non tenue regrette plus d’un. « On pensait qu’ils allaient faire mieux que les autres. Mais, on voit que c’est la même stratégie ; ils mettent les leurs au pouvoir sans écouter personne. » lance , Nadège une commerçante. Le visage serré et craintive, elle étale quand même ses marchandises, au bord du trottoir. Le CPT et ses promesses en carton Créé un mois après la démission du Premier ministre Ariel Henry, le Conseil Présidentiel de Transition s’était donné pour principale mission de « rétablir au plus vite la sécurité dans le pays et de créer un climat propice à l’organisation des élections. » Pourtant près d’un an plus tard, la situation ne fait qu’empirer. Les bandits « contrôlent plus 85% de la capitale » et imposent leur loi dans certaines ville de provinces du pays. De Carrefour à Kenskoff, en passant par Carrefour Feuille, Solino, Delmas pour ne citer que cela. Les balles ne cessent de pleuvoir un peu partout dans le pays. Une situation qui contraint des milliers de personnes à fuir. Selon l’ONU « Plus d’un million de gens (hommes, femmes et enfants) sont déplacés, à cause des violences des gangs. » Ajouté à cela, selon l’Ogranisation Internationale pour la Migration OIM : « près de 6000 nouveaux déplacés ont été recensés dans le Plateau Central », tombé sur le contrôle des bandes armées le 31 Mars dernier. Alors que les bandits poursuivent leur offensive un peu partout dans le pays, les autorités, eux, continuent de multiplier les promesses jugées « farfelues ». A chaque conseiller entré en fonction, des promesses se renouvellent. Mais toujours aucun résultat concret. « D’Égard Leblanc à Fritz A. Jean en passant par Leslie Voltaire, c’est toujours la même merde. Ils profitent des privilèges du pays alors que la population agonise sous les balles des bandits et dans l’extrême pauvreté » critique un citoyen très en colère. Le CPT sous le feu des critiques Entre scandale de corruption et incompétence, « le CPJ nage dans l’inertie la plus totale », reprochent des observateurs. Selon l’Unité de la Lutte Contre la Corruption « Trois (3) des neufs (9) membres du CPT sont inculpés dans une affaire de détournement de fonds à la Banque Nationale de Crédit (BNC). » Smith Augustin, Louis Gérald Gilles et Emmanuel Vertilaire qui plaident tour à tour leur innocence dans cette affaire, dénoncent « des persécutions politiques pour les empêcher à prendre la tête du conseil. », suivant le dispositif de présidence tournante, comme le stipule l’accord du 3 avril 2024 donnant naissance au CPT. Un après cet accord, « rien à été fait » déplorent des habitants. « La population ne demande rien d’autre que la sécurité. Une fois qu’il y a de la sécurité, elle peut fonctionner normalement » déclare un des déplacés au bord du désespoir. Malgré la présence de la force multinationale de sécurité dans le pays, la situation continue de se dégrader. « Les autorités sont complètement dépassés par les événements » observe un citoyen. Impuissante, la police nationale tente de contrecarrer les assauts des gangs. Mais « les hommes armés continuent de gagner du terrain » déplorent certains leader politiques. Alors que le CPT s’apprête à fêter son premier anniversaire à la tête du pays, le 25 avril prochain, des organisations politiques et de la société civile exigent le départ des dirigeants. Ils estiment qu’ils sont « incapables de résoudre la situation auquel le pays fait face depuis plusieurs années. » Le parti UNIR, critique lui aussi le pouvoir en place : « les pauvres villes, les quartiers et les ghettos fuient en masse, sans destination, sans protection, sans aucun encadrement de la part des autorités. Ces derniers préfèrent circuler dans des cortèges de véhicules blindés aux vitres teintées, indifférente à la souffrance, du peuple à qui elles n’accordent même plus le droit de manifester. » Face aux critiques, le gouvernement multiplient les discussions politiques et envisagent même un remaniement ministériel. RÉDACTION: Widelove NUMA RÉVISÉ & CORIGÉ PAR : Rodly SAINTINÉ © : ÉCOLE DES MÉDIAS - 2025 © PHOTOS : Ralph Tedy ÉROL
- La Fabrique des Arts, un nouvel outil dans le paysage artistique et culturel haïtien
Le vendredi 20 février 2026, le Centre culturel Brésil-Haïti à Port-au-Prince a accueilli le lancement officiel de La Fabrique des Arts, une initiative de plusieurs compagnies théâtrales haïtiennes. La Fabrique des Arts est un projet porté par un consortium tripartite composé de la Fondation Connaissance et Liberté – FOKAL, le Centre d’Art, l’Association Quatre Chemins, avec la FOKAL en chef de file. Elle compte parmi ses membres les organisations comme : l'association Quatre Chemins, Brigade d’Intervention théâtrale (BIT-HAITI) et Tamise. L’une de ses principales missions est de mettre en réseau les institutions culturelles, de favoriser le partage de compétences et de créer des synergies durables au service de la création et de la diffusion artistique en Haïti. Pour marquer cette ouverture, deux pièces ont été présentées : Chant de Nègre, mise en scène par Eliezer Guérismé et Daphena Rémédor, et Mes villes debout, mise en scène par Guy Régis Jr. Mémoire coloniale et urgence identitaire Chant de Nègre s’inscrit dans la lignée des grandes voix de la Négritude. Inspirée notamment de Black-Label de Léon-Gontran Damas, du Discours sur le colonialisme d’Aimé Césaire et de la pensée poétique de Mahmoud Darwich, la pièce explore la violence historique du colonialisme, le racisme contemporain et la question brûlante de l’identité. Chez Césaire, la colonisation « travaille à déciviliser le colonisateur ». Cette idée traverse la mise en scène : l’oppression ne détruit pas seulement l’opprimé, elle corrompt l’humanité même de l’oppresseur. Chez Damas, Black-Label agit comme un chant de douleur, un cri blessé pour l’homme noir, dénonçant l’aliénation et l’assimilation forcée. Chez Darwich, enfin, « porter la liberté » devient un acte existentiel : élargir sa cellule, refuser d’être ce que l’oppresseur attend. Selon Daphena Rémédor, le choix de ces textes répond à l’urgence du monde actuel, marqué par la montée des discours racistes, la résurgence des logiques coloniales et les crispations identitaires. « Il fallait que cette parole se parle », confie-t-elle. La mise en scène d’Eliezer Guérismé s’est réalisée à distance, le metteur en scène n’étant pas disponible à Port-au-Prince. L’équipe a dû recourir aux outils technologiques pour concrétiser le projet, un exercice complexe mais stimulant, qui a renforcé la rigueur du travail collectif. La pièce a été interprétée par Kenny Laguerre, Jenny Cadet, Jenny Clairin, James Célestin et Jemps Philias. Pour Kenny Laguerre, cette expérience marque un tournant dans sa carrière : « C’est comme si le public me découvrait dans un autre registre. » Une exploration plus intérieure, plus politique, plus exigeante. Des villes qui refusent de tomber De l’autre côté de la scène, Mes villes debout proposait une écriture ancrée dans la réalité haïtienne. Interprétée par Ricardo Boucher, Manah-Issa Pierre, Chanda YAAG et Neik’art, la pièce s’inspire des textes de Frankétienne, du Collectif SIR et de Ricardo Boucher. Ici, la parole dénonce les crimes subis par les populations vivant dans les ghettos et les camps d’hébergement. La ville n’est pas un décor : elle est un corps blessé. Mais elle est aussi résistance. L’influence de Frankétienne se ressent dans la tension verbale, la densité poétique et la fragmentation du réel. À cela s’ajoute une dimension hip-hop, rythmique et scandée, qui confère au spectacle une pulsation urbaine contemporaine, une esthétique chère à Guy Régis Jr., où la parole devient souffle, percussion, urgence. Mes villes debout ne se contente pas de dénoncer : elle affirme. Elle refuse la normalisation de la violence et transforme la scène en espace de mémoire et de combat. Un public multiple, un espace à construire Le public, composé de différentes catégories sociales et professionnelles, a répondu présent. Artistes, étudiants, intellectuels et passionnés de théâtre : la salle témoignait d’un véritable besoin de rassemblement culturel. Selon Guy Régis Jr. et Daphena Rémédor, La Fabrique des Arts n’est pas qu’un événement inaugural : c’est une dynamique collective appelée à s’inscrire dans la durée. L’objectif est de créer un espace pour l’art, non seulement physique, mais aussi idéologique, un lieu de pensée, d’expérimentation et d’engagement. Entre mémoire coloniale et violence contemporaine, entre poésie et engagement, cette soirée inaugurale a rappelé que le théâtre demeure un lieu essentiel de parole. Un lieu où l’on élargit la cellule ; Un lieu où les villes se tiennent debout... RÉDACTION : Sarousvens MAURICETTE RÉVISION & CORRECTION: Rodly SAINTINÉ COPYRIGHT : © A L'OEUVRE TV & IMÉDIAS 2026
- Championnat national D1: Le violette Atletic Club remporte la première édition de la série d'ouverture de la Ligue Haïtienne
Les joueurs du Violette Atlectic Club célébrant leur victoire | ©️📸 : ECHO NEWS SPORT Le Violette Athletic Club est sacré champion de la série d’ouverture du championnat national de première division au terme d'une victoire 2-1 face au Baltimore Sportif Club, ce samedi 14 février au Parc Sainte-Thérèse. Après un match nul vierge à l’aller au parc Levelt de Saint- Marc le 8 février dernier, le Vieux tigre a dominé le club saint-marcois par deux buts à un, grâce à des réalisations d'Elyvens Dejean (29e minute) et Michenaider Chéry en seconde mi-temps à la 78e. Stravinsky Duputon à la 64e avait égalisé pour le 4X4 sur penalty. Le Violette AC est desormais sacré champion de la première édition de la première partie du championnat national D1 de la Ligue Haïtienne de Football Après plus de 35 minutes de retard et un public quasi absent le match retour de la grande finale de série d'ouverture du championnat national D1 organisé par la Ligue Haïtienne de Football ( LHF), s'est déroulé sous fond de polémique et de vives tensions entre les deux formations. En dépit des chamailleries entre les protagoniste, l'arbitre a finalement donné le coup d'envoi de la rencontre opposant le Violette AC face au Baltimore SC. Au cours de la première période le vieux tigre a dominé le match en créant plusieurs occasions dans le camp adverse jusqu'à parvenir à trouver le cadre à deux reprises avant l'ouverture du score d'Elyvens à la réception d'une passe en retrait en provenance du coté droit violettiste. L'équipe dirigée par Rony Attimy a été solide en défense, durant les 45 premières minutes elle n 'a pas encaissé la moindre occasion de buts et rentre au vestiaire avec l'avantage au score . À l'entame de la seconde partie les protégés d'Ernso Datus se sont montrés plus dangereux et ont trouvé la faille à la 64e minute après une faute de Feguens dans la surface de réparation, l'arbitre a octroyé logiquement penalty à l'équipe du Baltimore. Stravinsky a pris à contre-pied le portier du VAC, Guimevy et a permis à ses siens de revenir au score. Alors qu'on assiste à un match sans rythme, Michenaider qui vient de rentrer en jeu, a placé une tête au deuxième poteau à la suite d'un centre parfait de Ray, redonnant ainsi l'avantage au Violette AC , score final 2-1.Cette victoire fait du Violette l'équipe la plus titrée du championnat national avec 8 titres (1939, 1957, 1968, 1983, 1995, 1999, 2020 série d'ouverture, 2026 série d'ouverture) Pour rappel Violette AC est la seule équipe avec le Racing Club Haïtien a remporté la prestigieuse Coupe des clubs champions de la CONCACAF en 1984. Et a également été Champion au niveau des clubs caribéens de la CONCACAF en 2022. RÉDACTION : Roodson GUERRIER RÉVISION & CORRECTION : Peterson DORSAINVIL & Guerby JEAN COPYRIGHT : © IMÉDIAS 2026
- Joverlein Moïse et Vanessa Désiré s'ouvrent à l'amour
À l’occasion du 14 février, Joverlein Moïse et Vanessa Désiré signent une sortie remarquée avec "LANMOU SE NOU", un titre très "love" accompagné d’un clip soigné et esthétiquement maîtrisé : Lumière douce, couleurs chaudes et harmonieuses, plans élégants : la vidéo est calibrée pour installer une atmosphère intime et captivante. Joverlein Moïse, qui avait déjà surpris plus d'un par sa compréhension de la politique haïtienne, révèle ici une nouvelle facette de lui-même : celle d’un artiste. Sa voix passionnée se mêle à celle, sensuelle et maîtrisée, de Vanessa Désiré. À l’écran, la connexion entre les deux chanteurs est palpable, au point d’alimenter des rumeurs d’une possible idylle en gestation. Des spéculations qui restent, pour l’instant, sans confirmation. D'ailleurs cette semaine, une rumeur a enflammé la toile suite à des clichés volés lassant voir visiblement Joverlein et Vanessa, très complices voire intimes, dans un restaurant. Et il n'a fallu pas plus pour embraser les réseaux sociaux. Des commentaires fusent de toute part, certains s'en sont emparés à la hâte. Entre critiques, injures, questionnements et incompréhensions, les internautes se sont donnés à cœur joie. Alors que d'aucuns y voyaient déjà le début d'une idylle de stars, d'autres beaucoup plus prudents, se questionnaient quant à la véracité de ces images et à leur signification réelle. Coup de com ou l'expression manifeste d'une églogue soudaine ? Beaucoup de questions se posent sur la relation entre les deux artistes. Mais ce qui est certain, c'est que ce featuring inattendu a surpris plus d'un, pique toutes les curiosité et alimente plein de fantasmes. Un pari plutôt réussi, puisqu'en moins de 6 heures la chanson " Lanmou se nou " a déjà totalisé plus de cinquante mille vues sur YouTube. Un bon début pour cette collaboration inédite qui fait déjà couler beaucoup d'encrer. RÉDACTION : Sarousvens MAURICETTE RÉVISION & CORRECTION: Rodly SAINTINÉ COPYRIGHT : © A L'OEUVRE TV & IMÉDIAS 2026
- Du mondial de 1974 à celui de 2026: La renaissance du Football haïtien à l'échelle mondiale
Le 18 novembre 2025, la sélection haïtienne de football a décroché son billet qualificatif, pour le mondial nord-américain, 52 ans après sa première qualification en coupe du monde. Un nouvel exploit qui reconnecte deux générations à une même passion, celle du ballon rond. Deux époques qui, même très éloignées, ont la ferveur dans le cœur des haïtiens. Par cette qualification, les grenadiers qui étaient déjà la première sélection caraïbéenne à se qualifier pour une phase finale de la coupe du monde de la FIFA en 1974, deviennent aussi l'unique et la seule équipe de la zone [Caraïbe] à obtenir, deux billets qualificatifs et deux participations à la grande compétition sportive planétaire autour du ballon rond. Après plus de 5 décennie d'attente, la sélection nationale a renouvelé l'exploit d'être qualifiée à la plus grande compétition de football. Une qualification historique qui relie deux générations dans un destin commun : "représenter fièrement le pays et flotter son bicolore aux yeux du monde. Deux générations, deux équipes mais une seule passion. L'équipe de 1973 À cette ère glorieuse du football haïtien, tous les joueurs évoluaient dans le championnat local dénommé "Ligue Haïtienne" divisé en région et étaient amateurs. À l'exception, du capitaine Wilner Nazaire qui jouait en France, à Valencienne tout le reste de l'équipe était siégé en Haïti. Dès 1971, on a instauré une sélection permanente Haïti est pionnier dans cette démarche) pour mieux préparer les échéances de 1973. Dans un premier temps les éliminatoires, puis la phase finale de la coupe du monde en Allemagne de l'Ouest suite à la qualification historique au stade Sylvio Cator. Les joueurs jouaient certes, avec leur club respectifs mais la préparation était en grande partie prise par la fédération en plein milieu de dictature duvaliérienne. Le parcours des Grenadiers Dans l'ensemble, 90 sélections à travers le monde se disputaient pour 16 petites places lors de cette 10e édition de la coupe du monde de la FIFA en Allemagne de l'Ouest. Et une équipe sur quatorze pouvait se qualifier pour le mondial dans la zone CONCACAF. Il y aura deux tours qualificatifs pour les équipes de la CONCACAF. Au premier tour, les équipes inscrites seront reparties en six groupe, avec quatre groupes de deux et deux groupes de trois, selon la proximité géographique. Les gagnants de chaque groupe se qualifiaient pour le second tour qui se jouait, à Port-au-Prince, au stade Sylvio Cato , dans un tournoi à poule unique . Haïti jouait le groupe 5 avec le Porto Rico sous forme de matchs aller retour. D'un revers de main, les Grenadiers se sont faits débarrassés du Porto Rico 12 buts à zéro. D'abord au stade Sylvio Cator, 7-0 ( triplé d' Emmanuel "Manno" Sanon, Jean-Claude Désir, Philippe Vorbe, François Léandre, Barthélémy ont été les autres buteurs), ensuite 5-0 à San Juan (capitale du Porto Rico), un autre triplé de Manno Sanon, Jean-Claude Désir et Pierre Bayonne avait inscrit chacun un but. Haïti a logiquement pris son ticket au même titre que le Mexique, le Guatemala, le Honduras, les Antilles Néerlandaises (Jamaïque était forfait) et Trinité-et-Tobago pour le tournoi final en Haïti, aussi appelé "Championnat de la CONCACAF" qui se déroulait du 29 novembre au 18 décembre 1973, au stade Sylvio Cator. Selon les critères établies par la confédération de l'Amérique du Nord, du Centre de l'Amérique et de la Caraïbe (CONCACAF), les équipes jouaient les unes contre les autres dans un match unique, l'équipe gagnante du groupe remporterait le titre de champion de la CONCACAF et gagnerait le billet qualificatif de la zone. Les Grenadiers, ont remporté haut la main le tournoi avec 4 victoires sur 4 totalisant ainsi 8 points sur 8 possible (la victoire équivalait à 2 points). L'équipe de Manno Sanon commence par une Victoire 3 -0 face aux Antilles Néerlandaise (2 buts de Sanon et un de Tom pouce), ensuite gagné contre Trinité 2 buts à 1 grâce à Manno Sanon et Saint-vil. Puis les Grenadiers ont enchaîné contre le Honduras grâce à un autre but de Saint-Vil et clôture la série de victoire face au Guatemala 2-1 avec un doublé du prolifique buteur Manno Sanon. Déjà qualifiés, les grenadiers ont perdu le 5e match 0-1 contre Mexique dans un match considéré sans histoire à l'époque (précisons qu'Haïti n'a jamais gagné un match officiel contre le Mexique). Du coup, la sélection nationale a eu son premier et unique championnat de la CONCACAF et sa première qualification à une coupe du monde devant Trinité- et-Tobago 6 points, Mexique 6 points, Honduras (5), Guatemala (3) et Antilles néerlandaise (2). Une phase finale mitigée pour l'équipe haïtienne Pour sa première participation à la phase finale de la coupe du monde organisée par la FIFA, la sélection nationale avait hérité le groupe de l'Italie vice-championne de la précédente édition, la grande équipe de la Pologne et de l'Argentine de Mario Kempes qui allait remporté sa première étoile dans la prochaine édition (en 1978) . Ignorant le niveau des équipes notamment la Pologne Antoine Tassy et son staff ont essuyé trois revers en 3 matchs lors de la phase de groupe. D'abord une défaite 3-1 contre l'Italie où les Grenadiers ont ouvert le score au dépend des italiens et Zoff (qui n'avait plus encaissé depuis 19 matchs consécutifs) par l'intermédiaire de l'inévitable Manno Sanon. "Nous avons égalé les italiens pendant un certain temps" avait déclaré Philippe Vorbe , passeur décisif sur le but de Manno. Ensuite viendrais la correction contre la Pologne 7-0 avant la dernière défaite 4-1 contre les argentins avec un autre but du joueur de Don Bosco de Pétion-Ville, Manno Sanon. L'équipe haïtienne quittait la compétition avec l'un des pires palmarès mais avait gagné la sympathie du public de l'Ouest de l'Allemagne pour sa première apparition dans l'épreuve suprême du football mondial. Haïti a conquis les cœurs des supporters allemands, dit-on. L'équipe de 2025 : Une victoire souscrire d'expatriés Si l'équipe de 1973, était composée de joueurs évoluant en Haïti et n'étaient pas forcément professionnels , c'est tout le contraire pour la sélection de 2025. Sauf trois joueurs ont connu le football local, il s'agit de : Ricardo Adé (35 ans) , deuxième capitaine de la sélection, il a fait ses débuts dans sa ville natale , Saint Marc dans l'un des deux clubs phares de la ville, le Baltimore SC entre 2011 et 2013, puis au Don Bosco de Pétion- Ville (2015 - 2016), après un passage sans grande histoire au Miami United en 2014. Aujourd'hui, le tôlier de la défense du onze national fait les beaux jours du football sud-américain où il joue avec l'équipe du LDU Quito en Équateur, après des passages remarquables au Chili et d'autres clubs Équatoriens. Carlens Arcus a fait ses débuts au Racing Club Haïtien, il a connu un séjour de formation au Brésil. Le latéral droit haïtien de 28 ans, a intégré le centre de formation de Troyes avec laquelle il évoluait en équipe réserve pendant une saison et a fait ses débuts professionnels avec le l'OSC Lille, en 2017. Le natif de la Croix-Des-Bouquets joue maintenant à Angers en Ligue 1. C'est pour la première fois qu'une équipe nationale arrive à se qualifier à une phase finale de coupe du monde de la FIFA sans jouer le moindre match à domicile. Danley Jean-Jacques, né à Petit-Goâve, a joué au Don Bosco tout comme son capitaine entre 2015 et 2021. Le milieu de terrain de 25 an, a eu une expériences en France au FC Mertz pendant trois saisons. Depuis 2024, il joue en MLS avec l'équipe de Philadelphia. Grâce aux renforcement du groupe par des binationaux, l'équipe devient un peu plus compétitive et pouvant ainsi faire jeu égale aux différentes sélections de la zone qui sont pour la plupart affichée un meilleur niveau qu' Haïti en raison de leurs nombres de joueurs éparpillés dans le haut niveau du football mondial. Néanmoins, la prise de contrôle du football Haïtien de la FIFA par l'intermédiaire de son comité de normalisation , dirigée désormais par Monique André , depuis la chute de l'ex président tout-puissant, Yves Jean -Bart pour cause de pédocriminalité en 2020... Mais surtout une bien meilleure organisation permettant au staff technique et de la fédération haïtienne de football (FHF), d'attirer des joueurs de qualités, qui pour certains pouvaient jouer pour d'autres grandes sélections , spécialement la France. Par exemple le capitaine et gardien de but, Johnny Placide (37 ans) qui joue depuis plus de dix ans en équipe nationale, avec pas moins de 80 sélections a participé à 4 séries éliminatoires avec la sélection ( 2014, 2018 , 2022 et 2026) , Jean Ricner Bellegarde 27ans, ( sélectionné pour le 3e tour des éliminatoires), ont connu l'équipe "espoir" en France avant de dire oui aux Grenadiers. Par ailleurs nombreux sont qui hésitent encore même après la qualification pour le mondial ,c'est le cas de Wilson Isidor joueur de Sunderland en Angleterre, Jean-Baptiste Gorby joueur de Braga au Portugal, Oudsonne Édouard évoluant au RC Lens en France, ils sont tous franco-haïtiens. Une forte envie d'un retour au pays natal À l'image du sélectionneur français de la sélection nationale, Sébastien Migné (52ans), beaucoup de joueurs (notamment, Jean-Ricner Bellegarde , Josué Casimir, Hannes Delcroix ou encore Ruben Providence qui sont fraîchement appelés en sélection) n'ont jamais mis les pieds au pays. D'autres, qui ont l'habitude n'ont pas pu revenir depuis des années, en raison du problème de sécurité et de la précarité sociale qui sévit dans le pays. En guise de célébration, à la suite de cette victoire historique du football haïtien, les joueurs ont demandés aux autorités d'ouvrir le pays et on même lancés un hashtag #ouvèpeyia. Une démarche que va reprendre les fanatiques et divers entités de la Société civile et politique . Dans les coulisses les autorités auraient entamés des discussions aux différents protagonistes aux fins de satisfaire les désirs des Grenadiers. Comme un symbole de l'unité haïtienne étant donné que les supporters local ne pourront pas fouler le territoire américain, en raison des sanctions imposées par l'administration de Trump vis-à-vis de nos compatriotes. La sélection Haïtienne détient sa qualification du groupe le plus relevé de la zone Au troisième tour, les bleus et rouges se sont retrouvés dans le groupe C avec le Costa Rica et le Honduras, deux habitués de la coupe du monde FIFA, mais également le Nicaragua. Seulement le gagnant du groupe s'envolera en Amérique du Nord à l'été 2026. Au cours de cette dernière phase des éliminatoires de la CONCACAF, Jean-Ricner Bellegarde et ses coéquipiers ont connu qu'une défaite face au Honduras 0-3, deux victoires face à Nicaragua (5-0 sur l'ensemble des deux matchs) dont celle de la qualification 2-0, le 18 novembre dernier. Une victoire et un nul contre le favori du groupe Les grenadiers ont pris 4 points sur 6 au dépens du Costarica de Keylor Navas (ex portier, triplé champion de la Ligue des Champions avec le Réal Madrid) qui était parti favoris du groupe sur papier. Avec notamment, ce match nul, qui restera dans les annales de la CONCACAF, menés 2-0 les grenadiers emmenés par Duckens Nazon, revenant du banc des remplaçants a permis à l'équipe nationale de remonter au score en égalisant avec les Ticos 2-2, puis a complété un triplé pour permettre aux Grenadiers de prendre l'avantage 3-2, avant d'encaisser un 3e but regrettable en toute fin de match. La date du 18 novembre est l'une des dates les plus symboliques de l'histoire d'Haïti comme peuple Tout s'est joué à la dernière journée. Au lendemain, de l'affreuse défaite contre Honduras 3-0, l'équipe dirigée par Migné, s'est donnée une balle au pied en perdant la tête du classement à deux journées de la fin au profit des honduriens. Contre toute attente, Le Nicaragua a créé l'énorme surprise en renversant les honduriens 2-0. En parallèle, les Grenadiers ont battu le Costa Rica 1-0 grâce a un but de Frantzdy Pierrot .Cette incroyable victoire a redonné l'espoir au groupe dans la quête de l'obtention du billet qualificatif direct pour la 26e édition de la coupe du monde de la FIFA co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique. À ce moment, les deux sélections ont eu le même nombre de points (8) à la tête du classement , Honduras a été favorisé pour différence de buts (+2 pour Hinduras contre +1 pour Haïti). Lors de la dernière journée l 'équipe haïtienne devait gagné par plusieurs buts, le Nicaragua qui joue plus rien dans le groupe tout en espérant un moins bon résultat de l'équipe hondurienne contre Cota Rica, qui pouvait aussi se qualifier directement ou pour les barrages en cas de victoire. Tout comme l'épopée de la bataille de Vertière en 1803 , le premier titre caraïbéen en 1969, Haïti et son équipe nationale ont écrit une nouvelle page dans l'histoire, le 18 novembre 2025, 222 ans après la bataille décisive de la grande révolution de 1804. Au terme des 90 minutes du match contre le Nicaragua (2-0) grâce aux buts de Deedson et de Ruben Providence, une rencontre qui aurait pu joué à Port-au-Prince, sans les contraintes sécuritaires et la crise politique du pays. Les Grenadiers devaient attendre dans un suspens infini la fin du match entre le Costa Rica et le Honduras pour fêter sa qualification, puisqu'un but du Honduras aurait suffit pour tout basculer en leur faveur. Comme par magie le match s'était soldé sur un nul miraculeux, pour des millions d'haitiens en Haïti tout comme la diaspora qui s'apprêtaient à célébrer, ce retour fulgurant de la sélection, sur l'échiquier du football mondial, soit 52 ans après. Néanmoins, les supporters haïtiens ne peuvent pas se rendre aux États-Unis pour encourager leur sélection en raison de l'interdiction de fouler le territoire américain par Donald Trump contre les ressortissants haïtiens. Tout se repose sur la diaspora encore une fois pour jouer le 12e homme en vue d'une meilleure campagne que celle de 1974. Qui sait ? Une première victoire dans l'histoire de la compétition ? Pour rappel Haïti se place dans le groupe C avec le Brésil, l'Écosse et le Maroc. RÉDACTION : Roodson GUERRIER RÉVISION & CORRECTION : Peterson DORSAINVIL & Guerby JEAN COPYRIGHT : © IMÉDIAS 2026
- L’iconique Pia Sundhage prend les rênes de la sélection haïtienne de football
Ce vendredi 13 février 2026, la Fédération Haïtienne de Football a annoncé sur ses réseaux sociaux, la nomination de la suédoise Pia Sundhage comme nouvelle sélectionneuse de son équipe féminine. En effet, la FHF par le biais de son comité de normalisation a nommé la légende du football féminin suédois Pia Sundhage, nouvelle sélectionneuse des Grenadières en remplacement au technicien français Malou Quignette. L’ex-sélectionneuse des États-Unis dame fera ses débuts à la tête de l'équipe nationale d'Haïti en ce mois de mars pour le compte des matchs éliminatoires de la Coupe du Monde FIFA 2027, au Brésil. Qui est Pia Sundahge ? De son nom complet, Pia Mariane Sundhage est une ancienne joueuse de football professionnelle suédoise. Elle est née le 13 février 1960 (elle est devenue officiellement entraîneuse des Grenadières le jour de son 66e anniversaire). Elle évoluait au poste de milieu de terrain. Comme joueuse, elle a marqué 71 buts en 146 matchs avec la sélection féminine de la Suède. Elle a été sacrée championne de la coupe d’Europe 1984 avec la Suède, en terminant à la fois meilleure joueuse et meilleure buteuse. Elle a été également finaliste lors des éditions de 1987 et 1985. Troisième de la coupe du monde de 1991, madame Pia a été nommée sixième joueuse mondiale du 20e siècle par la FIFA. Elle a joué sous les couleurs de plusieurs clubs suédois dont Östers IF et a gagné quatre championnats et quatre coupes de Suède. Puis a signé, en 1985 en Italie où elle évoluait au Lazio de Rome. Reconvertie entraîneuse, Pia Sundhage a dirigé plusieurs clubs de son pays avant de rejoindre la sélection chinoise de football au poste d'entraîneur adjoint pendant une année. Ensuite elle a connu ses plus belles années de coaching à la tête de la grande équipe étasunienne entre 2008 et 2012. De 2012 à 2019 elle a été nommée sélectionneuse de l'équipe nationale de son pays (Suède) pour ensuite prendre les rênes de l'équipe du Brésil pendant quatre ans (2019 -2023). Depuis 2023 elle dirigeait la sélection de Suisse féminine pour un bail de deux ans à la veille de la coupe d'Europe Suisse 2025. Le palmarès de Pia comme entraîneuse C'est l'une des entraîneuses les plus titrées au monde. Elle détient un immense palmarès. Comme entraîneuse elle a remporté deux médailles d'or Olympiques avec les USA en 2008 et 2012. Elle a également finaliste de la Coupe du Monde en 2011 avec la sélection étoilée. Avec le Brésil elle a gagné la Copa America en 2022 et finaliste de la Finalissima l'année d'après. Et récemment en 2025, Pia a permis à l'équipe de Suisse d’atteindre historiquement les quarts de finale de son Euro. Elle est aussi médaillée d'argent aux jeux Olympiques avec la Suède en 2016 Quelle est la mission pour Pia ? En pleine campagne éliminatoire de la Coupe du Monde qui se joue au Brésil l'année prochaine, les Grenadières rêvent à une seconde participation au mondial féminin après celle de 2023. Lors de son premier match au tour préliminaire, la sélection nationale a écrasé l'équipe du Bélize 9-0 au premier match et a rendez-vous avec le Suriname en ce mois de mars. Outre l'objectif de la qualification pour le prochain mondial féminin, la FHF, dans une perspective de transformation de l'institution et un renforcement de l'organisation technique nationale fait de la signature de Pia un pas important et nécessaire dépassant même le simple cadre sportif. Selon la FHF, la nouvelle sélectionneuse va contribuer à l'harmonisation des standards entre le football et le développement. Au cours de son mandat l'ancienne internationale suédoise aura pour mission d'accompagner la formation des entraîneurs locaux tout en contribuant à une structure durable de la direction technique nationale. Dans cette même lignée, la FHF souhaite la bienvenue à Madame Pia Sundhage et lui exprime sa pleine confiance dans sa capacité à diriger la sélection féminine senior et dans la conduite de cette nouvelle étape du développement du football féminin haïtien. Par ailleurs, aucune précision n'a été faite par le canal de communication de la FHF sur la durée du contrat de l'actuelle sélectionneuse des Grenadières et de son indemnité. RÉDACTION : Roodson GUERRIER RÉVISION & CORRECTION : Peterson DORSAINVIL & Guerby JEAN COPYRIGHT : © IMÉDIAS 2026
- HAITI-INSÉCURITÉ: Des enfants enrôlés dans des gangs, une catastrophe sociale qui ne dit pas son nom
Alors que la crise sécuritaire en Haïti s’aggrave, une génération entière se trouve prise au piège : le recrutement d’enfants par les gangs armés connaît une envolée sans précédent. Selon les dernières estimations des Nations unies et de l’UNICEF, le nombre de mineurs affiliés à des groupes armés a bondi de 70 % en un an, et jusqu’à la moitié des membres des gangs seraient aujourd’hui des enfants, certains âgés d’à peine huit ans, exploités comme espions, porteurs d’armes ou dans des tâches domestiques forcées. Cette militarisation de l’enfance s’inscrit dans un contexte de violence généralisée, de fermeture d’écoles, de pauvreté extrême et de crise humanitaire profonde qui redessine les contours de la société haïtienne et pose un défi majeur aux autorités nationales comme à la communauté internationale. Ce reportage a été réalisé en 2023 et s’est vu décerner le premier prix du concours l’Office de Protection du Citoyen - OPC de l’année. REPORTAGE : Ritchy FORTUNÉ RÉALISATION : Alfred Dieudonné JR. FRANÇOIS COORDINATION & SUPERVISION : Rodly SAINTINÉ COPYRIGHT : © ÉCOLE DES MÉDIAS | IMÉDIAS 2022
- Dadou Pasquet : Quand la musique devient testament
Tout au long de sa vie, Dadou Pasquet a parlé avec sa guitare, sa musique comme porte-voix. Et lors de sa dernière apparition publique, il a livré un message d’une intensité rare, résumé en quelques mots lourds de sens : « Peyi a mare nan poto oo... Pa priye pèsòn oooo... Lage li pou mwenLi mèt genyen vè... Li mèt genyen maleng nan do Ala wooo ooo... Ba li lavi pou mwen... » « Peyi a mare nan poto... ». L’image est lourde, volontairement brutale. Celle d’un pays attaché, immobilisé, privé de mouvement, de souveraineté et de dignité. Ce n’est pas une plainte abstraite, mais un constat. Une métaphore que tout Haïtien comprend instinctivement. « Pa priye pèsòn ». Ici, Dadou ne parle pas seulement de religion. Il évoque la dépendance, la désillusion collective, la fatigue face aux discours creux et aux promesses répétées, aux paroles sans action. Il y a dans ces mots comme un avertissement : « Arrêtez d’attendre le salut de quelqu’un d’autre. Arrêtez de croire que quelqu’un viendra résoudre nos problèmes à notre place ». Ce n’est ni un rejet de la foi ni un mépris du peuple, mais une secousse morale, un appel à la responsabilité et à la lucidité. « Lage li pou mwen ». C’est le cœur émotionnel de la chanson. Une supplication intime, presque personnelle : laisser le pays respirer, exister, vivre. Chantée à la fin de sa vie, cette phrase prend une dimension presque testamentaire. « Li mèt genyen vè, li mèt genyen maleng nan do ». Dadou reconnaît la réalité sans l’embellir. Le pays est malade, atteint de maux profonds, anciens, parfois invisibles. Il n’idéalise rien, n’édulcore rien. Mais il ne condamne pas. « Ba li lavi pou mwen ». C’est la phrase la plus tendre. Malgré la maladie, l’épuisement et la douleur, Dadou ne demande ni punition ni rupture. Il demande la vie. Pas la perfection. Pas un miracle. La vie. Lors de cette dernière apparition, Dadou Pasquet n’a pas choisi un morceau festif ni un classique consensuel. Il a choisi un chant grave, dépouillé, presque nu, interprété sans colère ni théâtralité, avec une voix chargée de vécu. On n’y entend pas un artiste qui revendique, mais un homme fatigué, lucide et aimant, qui s’adresse à son pays comme à un être cher qu’on refuse d’abandonner. Sans slogans ni posture politique, il y exprimait la fatigue d’un pays entravé tout en refusant le désespoir. En dépit de tout, il demandait une seule chose : ba li lavi pou mwen . Cette dernière parole résume sans doute le mieux son amour lucide pour Haïti. Ce n’était pas un adieu, mais un ultime message d’amour. Ainsi, Dadou Pasquet s’éteint, mais sa musique et ses paroles continuent de parler à Haïti et à ceux qui l’aiment, comme une voix toujours présente, guidant le pays et ses artistes vers demain. André “Dadou” Pasquet fut un homme d’un tel calibre que l’humanité n’en retrouvera sans doute pas avant plusieurs siècles. À lire aussi : Dadou Pasquet, une légende qui a réinventé le kompa RÉDACTION : Christelle PIERRE-LOUIS RÉVISION & CORRECTION : Peterson DORSAINVIL & Rodly SAINTINÉ COPYRIGHT : © IMÉDIAS 2026
- CISCO CHANTE L'UNION AUX CÔTÉS DE SES PÈRES EN MUSIQUE...
Le 31 janvier dernier, Cisco est monté sur scène aux côtés de Bélo et Bic dans le cadre du concept BBC. Lors d’une entrevue, l’artiste a confié que son plus grand rêve est de se produire un jour avec toute sa famille, son père, sa mère, ses frères et sœurs. Ce soir-là, il a cependant vécu un moment fort en partageant la scène avec ses deux “pères” en musique. Pour conclure, Cisco a lancé un message puissant d’union et d’amour, soulignant l’importance de la fraternité et du partage à travers la musique. Réalisation : Sarousvens MAURICETTE Interview : Schebuela JEAN Caméra : Shadrac Juste / Sarousvens M AURICETTE /Schebuela JEAN. Montage: Sarousvens MAURICETTE COPYRIGHT : © A L'OEUVRE TV & IMÉDIAS 2026












