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- L'Italie va rater sa troisième Coupe du Monde d'affilée
L'Italien Pio Esposito pendant le match contre la Bosnie, le 31 mars 2026, à Zenica. (© Fabio Ferrari, AP) Nouvel échec pour la Nazionale qui va manquer encore une fois le train de la Coupe du Monde pour une troisième fois de suite. Opposée face à la Bosnie-Herzégovine dans la finale des barrages européens, la Squadra Azzurra est éliminée aux tirs au but pour le Mondial 2026. Le cauchemar continue. Déjà absents lors des éditions de 2018 et 2022, les quadruples champion du monde ne seront pas présents à la Coupe du Monde 2026 de la FIFA en Amérique du Nord, cet été après leur défaite (4-1) aux séances des tirs au but face aux Zmajevi au stade Bilino Polje de Zenica. Un rêve qui se brise Malgré une entame de match prometteuse de la formation italienne dans sa quête de première qualification depuis 2014 ; elle a fini par craquer comme à chaque fois. Après un pressing de Matteo Retegui qui a conduit une erreur du gardien bosnien Vasilj , Nicolo Barella a récupéré le ballon et a servi Moise Kean pour l'ouverture du score (0-1, 15e). Devant au score, les hommes de Gennaro Gattuso ont sombré suite au carton rouge d’Alessandro Bastoni pour une faute sur Memic à la 41e minute. En dépit de quelques actions offensives de la Bosnie-Herzégovine les italiens ont pu gardé l’avantage à la pause. Au retour des vestiaires, les locaux, poussés par le stade deviennent de plus en plus menaçants à la recherche du but égalisateur face au mur de la Nazionale. Les bosniens ont même tenté pas moins de 30 tirs contre 9 pour l'équipe d'Italie qui pratiquait un jeu assez défensif afin de protéger l'avantage. Mais le football italien a sombré à nouveau quand Tabakovic a repris un ballon repoussé par Donnarumma pour remettre le match à égalité (1-1) à la 79e minute. Auteur d'un excellent match le gardien cityzen a réalisé un énième arrêt (86e) pour forcer les prolongations. Lors des prolongations aucune des deux équipes n'arrivent pas à marquer de nouveaux buts et se sont départagées aux tirs au but. La séance a tourné à la faveur de la Bosnie-Herzégovine avec quatre tirs marqués contre seulement un pour l’Italie. Un rêve qui se brise donc pour la Squadra Azzurra, éliminée en coupe du monde pour la 3e fois consécutive. Au terme cet exploit fulgurant en match de barrage contre la Nazionale, La Bosnie-Herzégovine rejoindra donc le groupe B aux côtés du Canada, du Qatar et de la Suisse. C'est la seconde qualification des bosniens après celle pour la Mondial 2014 au Brésil . Les autres résultats des barrages du Mondial 2026 Dans les autres rencontres, la Suède s’est offert la Pologne (3-2) et rejoint les Pays-Bas, le Japon et la Tunisie dans le groupe F de la phase de groupe du Mondial 2026. La Turquie sera aussi de la fête suite à sa victoire au dépend de Kosovo (0-1) et va jouer le groupe D avec les États-Unis, le Paraguay et l’Australie. La République Tchèque a validé son billet face au Danemark (2-2, 3-1, ap.TAB) et jouera le groupe A avec le Mexique, l'Afrique du Sud et la Corée du Sud. Exploit historique pour la République Démocratique du Congo. Les léopards sont donc qualifiés pour la Coupe du Monde 2026, 52 ans après leur dernière participation en 1974 au dépend de la Jamaïque (1-0) dans le barrage intercontinental et jouera le groupe F avec le Portugal, la Colombie et l'Ouzbékistan. RÉDACTION : Roodson GUERRIER RÉVISION & CORRECTION : Peterson DORSAINVIL & Guerby JEAN COPYRIGHT : © IMÉDIAS 2026
- Dadou Pasquet, une légende qui a réinventé le kompa
Guitariste virtuose, compositeur de génie, artiste d’exception, Dadou Pasquet a été l’un des artisans majeurs de l’évolution du compas direct. Influencé par les musiques afro-américaines des années 60, Dadou a propulsé une autre manière de jouer le compas : « un mélange de rythmiques funk, de jazz, de bleus avec des tempos plus suaves ». Son œuvre, empreinte de magie, s’inscrit dans une démarche artistique audacieuse et révolutionnaire. Un destin tout tracé Né le 19 août 1953 à Port-au-Prince, Dadou Pasquet a grandi au sein d’une fratrie de sept enfants, dans une famille où la musique est omniprésente. Issu d’un foyer profondément ancré dans la culture haïtienne, il était entouré de musiciens, notamment son oncle Rodolphe “Dòdòf” Legros, chanteur, guitariste et arrangeur très influent à l’époque, qui l’a initié très tôt à la guitare, mais aussi à une certaine idée de la musique : « le respect du son, de la discipline et du collectif. » Ce qui a forgé son caractère et lui a inculqué son sens rigueur. Dès l’enfance, il a développé une sensibilité particulière pour les nuances, les harmonies et la construction rythmiques. Chez lui, le talent se conjugue avec une rigueur peu commune. Très jeune, il a commencé à jouer avec des membres de sa famille, en particulier son cousin Pierre Prato, et côtoyait d’autres figures majeures de la scène musicale haïtienne émergente. Un tournant majeur dans sa vie et sa carrière À la fin des années 1960, Dadou et sa famille quittent Haïti, en proie à des bouleversements politiques, pour s’installer aux États-Unis. Il n’avait alors que 12 ans. Ce déplacement marque un tournant majeur dans sa vie et allait s’avérer déterminant dans sa carrière musicale. Installé à New York, il découvre de nouveaux univers musicaux et s’imprègne d’influences variées : jazz, blues, funk, reggae. Épris par ces styles, le jeune Dadou allait se plonger dans l’apprentissage de nouveaux rythmes et transformer tout son art. Il poursuit une formation musicale au Staten Island Community College , où il approfondit la guitare, le piano, l’harmonie et le chant. Cette double approche académique et empirique, a façonné son art et a fait lui un musicien complet, capable de dialoguer avec plusieurs traditions sans jamais perdre son ancrage. Le kompa demeure son langage principal, mais il le pense déjà comme une musique ouverte, évolutive. C’est cette alchimie subtile entre tradition et innovation qui deviendra sa signature. Son génie se confirme aux côtés des plus grands de son époque Il a peaufiné son art aux côtés des plus grands, comme Alix “Tit” Pascal un musicien incontournable des années 60, qui a su s’imposer par son talent et son style. Il a joué aux côtés des plus illustres musiciens, tels que : Richard Duroseau et Fritz Grand Pierre, musiciens de l’Ensemble de Nemours Jean-Baptiste (fondateur du compas direct) ; Raymon Sicot, frère de Webert Sicot ; Gerard Dupervil, Nono Lami, ou encore Raoul Guillaume, compositeur iconique de la musique haïtienne. Et à seulement 16 ans, en 1970, Dadou est entré dans la cour des grands, en rejoignant Tabou Combo, groupe emblématique de la musique haïtienne. Cette expérience a constitué une étape décisive de sa maturation artistique. Au sein de Tabou Combo, Dadou a perfectionné son style, découvert des grandes scènes internationales. Il y a accompli de grands exploits en très peu de temps et a laissé une empreinte inoubliable. Artiste polyvalent, Guitariste, arrangeur, compositeur et chanteur, il a participé pleinement à l’essor du groupe. Il y déployait toute l’étendue de son talent tout en affinant sa propre vision artistique. Dadou a remarquablement participé aux quatre meilleurs albums de l’histoire de Tabou Combo : « Tabou Combo à la Canne à sucre », sorti en 1972, « Respect » 1973, « 8e Sacrement » en 1974 et le dernier en date « The Masters », sorti en 1975. Et c’est en partie grâce cet opus que l’orchestre est entré dans légende de la musique haïtienne. Une aventure merveilleuse qui a tourné court trop vite Après 5 ans au sein du groupe, Dadou, le cœur meurtri, a dû partir. Une perte énorme pour le groupe tant son apport était considérable. Dadou a contribué la légende du groupe en travaillant des albums te des tubes comme « New York City », « Mabouya », « Bebe Paramount », « 8e sacrement », « Loneliness », entre autres. Sa séparation avec Tabou combo lui a laissé un gout amer qu’il n’a pas su digérer même après des décennies. Dans un article de nos confrères Ayibopost , le maestro a fustigé les musiciens de Tabou Combo. Il leur reproche leur manque de considération et la reconnaissance de son droit d’auteur sur les productions qu’il a réalisées au sein formation. Cette « exploitation » dit-il, serait à l’origine de son départ. « Santana a utilisé mon solo sur la chanson “Mabouya” pour lequel il a payé les musiciens de Tabou. Je n’ai rien reçu dans la somme versée à Tabou car ils ne m’ont donné aucun crédit sur la chanson », regrette le guitariste. Il n’avait que 16 ans quand il a réalisé ce solo de guitare, popularisé dans le monde par Carlos Satana, célèbre guitariste mexicano-américano. « Je me suis sacrifié dans l’album « The Masters » sans trouver aucun crédit. » se désole-t-il. Même s’il avait du mal digéré cette mésaventure, mais son amour pour le groupe est reste intact. « J’aime encore Tabou Combo. Je n’ai rien contre ses musiciens, mais ils m’ont fait du tort que je n’oublierai jamais. » Si cette mésaventure lui a été très douloureuse, elle lui a tout de même ouvert la voie à l’une des plus grandes réalisations de sa carrière. Peu à peu, l’idée d’un projet plus personnel s’est imposée. Une envie d’aller plus loin. De créer un son différent. Magnum Band : une vision devenue référence En 1976, à Miami, Dadou Pasquet a fondé Magnum Band avec son frère Claude “Tico” Pasquet. Très vite, le groupe se distingue par une identité sonore claire : un kompa plus structuré, plus mélodique, porté par une guitare expressive et des arrangements soignés. Il deviendra un véritable laboratoire sonore et un pilier du kompa moderne. Le slogan du groupe, « La seule différence », n’est pas un artifice marketing, mais une conviction artistique. Magnum Band ne cherche pas à rompre avec la tradition, mais à la faire évoluer. Il a osé, expérimenté et élevé le kompa vers des standards internationaux sans jamais le dénaturer. Le succès était au rendez-vous dès le début, tant en Haïti que dans la diaspora. Le groupe enchaîne les tournées en Amérique du Nord, dans la Caraïbe et en Europe, devenant une référence incontournable du kompa moderne. Le groupe produit une trentaine d'albums à succès : « Pike devan », « Monica », « Nadia », « Lajan » ; et a conquis les cœurs de plus d’un. Avec Magnum Band, Dadou Pasquet a fait le tour du monde, s’est produit sur les plus grandes scènes, notamment lors des Jeux olympiques d’Atlanta en 1996, portant haut les couleurs de la musique haïtienne sur une scène mondiale. Une touche musicale singulière Le jeu de Dadou Pasquet jeu combine : précision technique, swing jazz, phrasés souls et un sens mélodique exceptionnel. Ce qui en fait une signature rythmique qui se distingue dans le paysage sonore haïtien. « On reconnaît Dadou dès les premières notes ». Sa guitare est fluide, précise, vibrante. Elle accompagne, souligne, dialogue. Elle raconte. Cette approche innovante, mélangeant technicité et audace, inspire des générations de musiciens. Souvent présenté comme le « Jimi Hendrix du konpa » pour ses solos, Dadou a créé un style propre à lui et qui devient un modèle pour plusieurs générations de guitaristes. Conscient de son immense talent et de sa singularité ; l’artiste, dans une interview accordée à Guy Wewe en Aout 2020, a souligné, d’un ton calme et assuré mais sans condescendance : « Moi je me vois toujours au-dessus de la mêlée, avec une touche singulière qui se distingue des autres ». Mais malgré tout son génie, et sa notoriété il demeure humble, et très discret. Peu enclin aux projecteurs inutiles, il privilégie le travail et la transmission. Profondément attaché à Haïti et à sa culture. Au fil des années, son apport est salué par plusieurs institutions culturelles et médias, qui reconnaissent son rôle central dans l’évolution du kompa. « Dadou Pasquet n’a jamais cherché à briller pour lui-même. Chez lui, la technique est toujours au service de l’émotion et du collectif. Il joue pour toucher, pas pour impressionner. Et c’est précisément ce qui fait de lui un modèle durable pour les musiciens haïtiens et caribéens. » reconnait Edy BRISSEAUX , musicien trompettiste passé de présentation, dans une interview accordée à Haïti Inter. Un héritage musical monumental Dadou Pasquet a laissé derrière lui un immense répertoire musical, fait de chefs-d’œuvre intemporels. De « Mabouya » à « Ou pila » en passant par « Sé vérité », Les sons de Dadou marqueront à jamais la musique haïtienne. Par son style singulier, sa technicité, son génie musical, Dadou a réinvité le compas direct. Après environ une cinquantaine d’années de carrière ; plus 30 albums studios ; des centaines et des centaines de compositions les unes plus palpitantes que les autres ; Dadou a légué à Haïti, le pays qu’il a chérit toute sa vie, un héritage musical et culturel monumental. Aujourd’hui encore, sa musique continue de faire vibrer, d’inspirer des générations. Elle rappelle que le kompa est un langage vivant, capable d’évolutions et de finesse sans renier ses fondations. Sa musique qui a traversé le temps et les âges continuera bien au-delà de lui. Même si l’étoile s’est éteinte, son éclat restera pour des milliers d’années. « Ce 22 novembre 2025, c’est plus qu’un simple musicien qui nous a quitté, c’est un patrimoine musical inestimable qui a disparu » se désolent des mélomanes. « Avec Dadou, c’est une page essentielle de l’histoire musicale d’Haïti qui se tourne. Il a révolutionné l’approche de la guitare dans le compas. », souligne, le chanteur et compositeur haïtien Ralph Condé, sur les réseaux sociaux. Et comme le clame fièrement Edy BRISSEAUX , musicien trompettiste de renom : « Il est mort sans jamais verser dans la médiocrité ». À lire aussi : Dadou Pasquet : Quand la musique devient testament RÉDACTION : Christelle PIERRE-LOUIS RÉVISION & CORRECTION : Peterson DORSAINVIL & Rodly SAINTINÉ COPYRIGHT : © IMÉDIAS 2026
- Dadou Pasquet : Quand la musique devient testament
Tout au long de sa vie, Dadou Pasquet a parlé avec sa guitare, sa musique comme porte-voix. Et lors de sa dernière apparition publique, il a livré un message d’une intensité rare, résumé en quelques mots lourds de sens : « Peyi a mare nan poto oo... Pa priye pèsòn oooo... Lage li pou mwenLi mèt genyen vè... Li mèt genyen maleng nan do Ala wooo ooo... Ba li lavi pou mwen... » « Peyi a mare nan poto... ». L’image est lourde, volontairement brutale. Celle d’un pays attaché, immobilisé, privé de mouvement, de souveraineté et de dignité. Ce n’est pas une plainte abstraite, mais un constat. Une métaphore que tout Haïtien comprend instinctivement. « Pa priye pèsòn ». Ici, Dadou ne parle pas seulement de religion. Il évoque la dépendance, la désillusion collective, la fatigue face aux discours creux et aux promesses répétées, aux paroles sans action. Il y a dans ces mots comme un avertissement : « Arrêtez d’attendre le salut de quelqu’un d’autre. Arrêtez de croire que quelqu’un viendra résoudre nos problèmes à notre place ». Ce n’est ni un rejet de la foi ni un mépris du peuple, mais une secousse morale, un appel à la responsabilité et à la lucidité. « Lage li pou mwen ». C’est le cœur émotionnel de la chanson. Une supplication intime, presque personnelle : laisser le pays respirer, exister, vivre. Chantée à la fin de sa vie, cette phrase prend une dimension presque testamentaire. « Li mèt genyen vè, li mèt genyen maleng nan do ». Dadou reconnaît la réalité sans l’embellir. Le pays est malade, atteint de maux profonds, anciens, parfois invisibles. Il n’idéalise rien, n’édulcore rien. Mais il ne condamne pas. « Ba li lavi pou mwen ». C’est la phrase la plus tendre. Malgré la maladie, l’épuisement et la douleur, Dadou ne demande ni punition ni rupture. Il demande la vie. Pas la perfection. Pas un miracle. La vie. Lors de cette dernière apparition, Dadou Pasquet n’a pas choisi un morceau festif ni un classique consensuel. Il a choisi un chant grave, dépouillé, presque nu, interprété sans colère ni théâtralité, avec une voix chargée de vécu. On n’y entend pas un artiste qui revendique, mais un homme fatigué, lucide et aimant, qui s’adresse à son pays comme à un être cher qu’on refuse d’abandonner. Sans slogans ni posture politique, il y exprimait la fatigue d’un pays entravé tout en refusant le désespoir. En dépit de tout, il demandait une seule chose : ba li lavi pou mwen . Cette dernière parole résume sans doute le mieux son amour lucide pour Haïti. Ce n’était pas un adieu, mais un ultime message d’amour. Ainsi, Dadou Pasquet s’éteint, mais sa musique et ses paroles continuent de parler à Haïti et à ceux qui l’aiment, comme une voix toujours présente, guidant le pays et ses artistes vers demain. André “Dadou” Pasquet fut un homme d’un tel calibre que l’humanité n’en retrouvera sans doute pas avant plusieurs siècles. À lire aussi : Dadou Pasquet, une légende qui a réinventé le kompa RÉDACTION : Christelle PIERRE-LOUIS RÉVISION & CORRECTION : Peterson DORSAINVIL & Rodly SAINTINÉ COPYRIGHT : © IMÉDIAS 2026
- ÉCOLE DES MÉDIAS S’INSTALLE DÉSORMAIS À PARIS
L’ÉCOLE DES MÉDIAS s’installe maintenant aussi en France. Après 7 ans d’existence à œuvrer pour l’excellence dans l’enseignement du journalisme en Haïti, l’école ouvre ses portes à Paris et continue à s’ouvrir sur le monde. Créée le 19 Mai 2018, l’ÉCOLE DES MÉDIAS a gravi tous les échelons jusqu’à s’imposer comme une école de référence dans le pays. C’est la meilleure école de journalisme d’Haïti. En 7 ans, l’école a formé plusieurs générations de journalistes qui font leur preuve dans les plus grands médias d’ici et d’ailleurs. Après sa reconnaissance à l’échelle internationale grâce à son homologation de diplôme en France et en Europe, l’ÉCOLE DES MÉDIAS s’ouvre une nouvelle voie en s’installant à Paris. Depuis plusieurs mois déjà, l’école a débuté ses services en France en formant des jeunes passionné•e•s du métier. Une aventure qui promet de bien belles surprises. Et là encore, LE MEILLEUR EST TOUJOURS À VENIR. Vivons donc un extrait (vidéo) de cet atelier de travail réalisé par l’ÉCOLE DES MÉDIAS en France, dans le cadre de la semaine de la presse en mars dernier. À Lire aussi : ÉCOLE DES MÉDIAS COMMÉMORE LA JOURNÉE MONDIALE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE
- L’ÉCOLE DES MÉDIAS : l’école qui façonne les journalistes de demain
À l’heure où l’accès à l’information est un enjeu démocratique crucial et où les métiers du journalisme ne cessent de se transformer, l’ÉCOLE DES MÉDIAS s’impose comme un acteur clé de l’avenir médiatique haïtien. Soucieuse de l'évolution du m é tier en Haïti, l' é cole offre une formation de qualit é en journalisme, au standard international ; avec pour principale mission : " Former la nouvelle g é n é ration de journalistes du pays. " A l’ ÉCOLE DES MÉDIAS , la formation n’est pas qu’une affaire de théorie, mais c'est la mise oeuvre d'un vrai laboratoire pratique ou se d é veloppent et se conjuguent divers talents : "chaque étudiant•e• est plongé •e dans la réalité du terrain dès les premières semaines de cours". Cette dynamique pédagogique donne naissance à une nouvelle génération de professionnels : plus agiles, plus curieux, plus polyvalents et profondément ancrés dans les valeurs d’éthique et de responsabilité. Créée depuis 2018, l’ ÉCOLE DES MÉDIAS a déjà formé plusieurs générations de journalistes qui aujourd'hui font valoir leur plein potentiel, dans des médias, tant en Haïti qu'à l'étranger. Avec un corps professoral composé de 95% de professionnels, l'ecole offre la meilleure formation en journalisme de l'ile. L ’ ÉCOLE DES MÉDIAS dispose 3 departements : ÉCOLE DE LA RADIO (Journalisme Radio) ; ÉCOLE DE LA TÉLÉ (journalisme Télé) ; ÉCOLE DE LA PRESSE (Presse écrite et Numérique) et chacun offre des programmes de cours complets et diversifi é s. L’ ÉCOLE DES MÉDIAS met a la disposition de ses étudiant•e•s tout un écosysteme médiatique, avec un ensemble d’outils techniques, pour leur permettre de développer leur plein potentiel intellectuel et socioprofessionnel. L' ÉCOLE DES MÉDIAS c'est tout un arsenal médiatique , avec « IMÉDIAS » est une plateforme multimédias qui abrite une web radio : « IRADIO », une web télé « ITV » et un magazine mensuel du nom de : « LA GAZETTE DES ÉTUDIANTS » qui est une déclinaison papier de « IMÉDIAS ». Et grâce des moyens logistiques et techniques l'école garantit un apprentissage complet axé sur la pratique, une pédagogie qui répond aux normes et exigences modernes l'enseignement du journalisme. Une pédagogie tournée vers la pratique et l’innovation Qu’il s’agisse de radio, de télévision, de presse écrite ou de nouveaux médias numériques, l’ ÉCOLE DES MÉDIAS privilégie l’apprentissage par l’action : reportages, web radio 24/24, ateliers vidéo, projets de blogs et productions audiovisuelles et autres rythment le quotidien des étudiants. L’école mise sur un modèle pédagogique où la théorie se met toujours au service de la pratique, favorisant l’expérimentation et le développement de l’esprit critique. Chaque cursus est animé par des journalistes en exercice, soucieux de transmettre les réalités du métier et les dernières tendances du secteur. L’ ÉCOLE DES MÉDIAS inculque non seulement des savoir-faire utiles et nécessaire à l'exercice de la profession mais aussi des savoir-être indispensables dans la constitution de vrais professionnels, respectant l'éthique et la déontologie du métier. L'école forme nous seule des journalistes de demain mais de vrais citoyens aptes à s'impliquer et contribuer dans l'avenir du pays. Un lieu d’ouverture et de construction de réseau professionnel Parce qu’un journaliste n’évolue jamais seul, l’ ÉCOLE DES MÉDIAS multiplie les partenariats : stages, interventions de professionnels, diversité des formats et masterclass font partie intégrante du parcours. Les étudiants bénéficient également d’un accès privilégié à de nombreux événements et programmes, renforçant leur visibilité et leur capacité à intégrer rapidement le marché du travail. Grâce à des partenariats avec des écoles de journalisme a l'étranger comme ISFJ - Institut Supérieur de Formation au Journalisme , l'école s'ouvre à l'international et un gros réseau de professionnels qualifiés et expérimentés dont bénéficient les étudiants pour leur plein épanouissant socioprofessionnels. L'école favorise aussi des échanges intellectuels interculturels entre ses étudiants en et des étudiants a l'étranger, particulièrement en France et en Europe. Nos étudiants concert avec des étudiants internationaux pour produire et/ou coproduire des contenus journalistiques. L’éthique, l’engagement et l’adaptabilité comme socle L’ ÉCOLE DES MÉDIAS est une école dynamique, moderne qui cultive un ensemble de valeurs intrinsèques telles que : le sérieux, la rigueur professionnelle, l’esprit d’ouverture, l’engagement citoyen et patriotique, la passion. C'est une entreprise citoyenne, très active et impliquée dans le développement de sa communauté et plus généralement de la société haïtienne. L’école s’engage ferment et activement dans la lutte pour la liberté de la d’expression et la liberté de la presse en Haïti. Former les journalistes de demain, c’est aussi intégrer pleinement les enjeux d’éthique, de pluralisme et de combat pour la liberté de la presse. L’ ÉCOLE DES MÉDIAS défend ces valeurs au quotidien, encourageant ses étudiants à traiter les grands sujets de société, à garantir la qualité et la véracité de l’information, tout en maîtrisant la diversité des outils numériques et des supports : podcast, réseaux sociaux, vidéo mobile, fact-checking, etc. Devenir acteur de l’information, aujourd’hui et demain En rejoignant l’ ÉCOLE DES MÉDIAS , chaque futur journaliste s’assure bien plus qu’une simple formation : il intègre une communauté engagée, inventive, où l’audace d’inventer et la rigueur du métier s’allient pour mieux raconter le monde. Faire confiance à l’ ÉCOLE DES MÉDIAS , c’est donner du sens à sa vocation, porter la voix des citoyens et se préparer à relever les défis du journalisme de demain. Rejoignez l’aventure et façonnez l’actualité à votre image ! Plus de renseignements et inscriptions, contactez l’ ÉCOLE DES MÉDIAS au : + 509 34 53 56 56 et sur tous nos reseaux sociaux : Facebook, Instagram, TikTok, Youtube, Twitter (X) ou sur le www.eco ledesmediashaiti.com À lire aussi : ÉCOLE DES MÉDIAS S’INSTALLE DÉSORMAIS À PARIS
- Pourquoi choisir l’ÉCOLE DES MÉDIAS pour votre formation en journalisme ?
Choisir une école de Journalisme actuellement nécessite du temps et des recherches minutieuses, tant les bonnes écoles sont rares de nos jours. Et plus le temps évolue plus les critères de choix deviennent de plus en plus exigeants. À présent, une école doit non seulement offrir une formation pratique de qualité, mais elle doit être à la pointe des nouvelles technologies. Parallèlement une bonne école digne de ce nom doit fait montre de grandes valeurs qui sont : le sérieux, la rigueur professionnelle, l’esprit d’ouverture, l’engagement citoyen et patriotique, la passion, et le souci d’inculquer et de transmettre des savoir faire et des savoir-être… Telles sont les valeurs sur lesquelles se construit la réputation de l’ÉCOLE DES MÉDIAS. À côté de cela, il existe d’autres raisons palpables qui doivent motiver le choix de l’ÉCOLE DES MÉDIAS pour la formation des gens. Voici donc quelque –unes : • Premièrement le cursus de cours de l’ÉCOLE DES MÉDIAS pour les différents départements : JOURNALISME RADIO, JOURNALISME TÉLÉ, JOURNALISME DE PRESSE ÉCRITE & NUMÉRIQUE est le plus complet sur le marché et répond parfaitement aux normes et standards internationaux de l’enseignement du journalisme. Donc cela dit, le choix de l’ÉCOLE DES MÉDIAS pour se former ou parfaire leur connaissance dans le métier, s’impose naturellement. • Deuxièmement la dynamique pratique de notre programme de formation, et le corps professoral qualifié et expérimenté dont nous disposons font de l’ÉCOLE DES MÉDIAS une référence sûre en matière de l’enseignement de journalisme en Haïti. Et nous sommes jusqu’ici, la seule école de journalisme dans le pays, qui est essentiellement pratique. Ce qui fait de l’ÉCOLE DES MÉDIAS le premier choix de tous ceux qui veulent vraiment acquérir une solide formation. • Troisièmement en guise d’être une école sérieuse, dynamique et compétente ; l’ÉCOLE DES MÉDIAS est une école reconnue par les instances nationales et internationales. Puisque l’ÉCOLE DES MÉDIAS est partenaire avec plusieurs écoles et université prestigieuses à l’étranger. Donc, les titres d’étude délivrés par l’école sont non seulement connus à l’échelle nationale mais aussi à l’échelle internationale. Pour toutes ces raisons et bien d’autres, l’ÉCOLE DES MÉDIAS se positionne en première ligne dans la formation des futur.e.s professionnel.le.s de la presse du pays, et se veut être à l’avenir un leader sur le marché de l’enseignement du journalisme en Haïti A lire aussi : L’ÉCOLE DES MÉDIAS : l’école qui façonne les journalistes de demain
- Comment est née l'ÉCOLE DES MEDIAS ?
ÉCOLE DES MEDIAS, un nom, un rêve et toute une nouvelle vision dans l’enseignement du journalisme en Haïti. Créé officielle le 19 Mai 2018, l’école est née d’une réelle volonté de révolutionner la sphère médiatique haïtienne. J’ai (Rodly SAINTINÉ) donc décidée de monter cette école, sous l’impulsion d’un groupe de jeunes étudiants en journalisme, dévoués et passionnées qui ont sollicité mon aide afin de leur permettre de faire des séances de pratique dans mon petit home studio. Parce que leur école respective ne leur donnait pas cette possibilité. – Puisque malheureusement, les autres écoles de journalisme du pays sont toutes des écoles purement théoriques. https://www.ecoledesmediashaiti.com Tout a commencé réellement fin 2017 dans un petit restaurant à Delmas, où les jeunes et moi, nous avions l’habitude de réunir 3 jours par semaine régulièrement pour débattre du journalisme dans ses aspects théoriques ; et pour qu’ensuite en week-end, nous puissions pratiquer dans mon home studio. Jusque-là, j’offrais mon service gratuitement en ce groupe d’étudiants finissants. Mais quelques mois plus tard, suite au mouvement de tensions et de protestation contre la corruption qui a secoué le pays à partir de 2018 ; le restaurant a été attaqué et vandalisé […] Suite à cet évènement malheureux, j’ai donc décidé de tout abandonné. En tout cas, c’était pour moi la fin d’une très belle aventure, où j’ai eu le plaisir de partager mes connaissances et expériences avec ces jeunes. Du moins dans ma tête c’était fini. Mais c’était sous-estimée la détermination et la passion de ces jeunes hommes et femmes, qui ont décidé de collecter à peu près 20,000 gourdes (soit 150 € environs) et sont venus toquer à ma porte avec l’enveloppe contenant l’argent. Et de me dire : « Nous, nous ne voulons pas abandonner. Nous voulons continuer et aller jusqu’au bout […] Nous avons donc rassemblé cette petite somme pour que nous puissions trouver un autre endroit […] » Impressionné par cette grande démonstration de détermination et d’envie, j’ai donc décidé de prendre le peu d’économies que j’avais et de partir à l’aventure avec jeunes. Pour plus d’un, c’était une folie. […] Et qui plus est, dans la foulé j’ai dû abandonner mon poste dans une grosse compagnie de téléphonie du pays, pour poursuivre ce rêve audacieux et ambitieux. Et aujourd’hui encore, près de 6 ans plus tard c’est ce même esprit de solidarité et de partage qui nous anime. Et c’est le sens du devoir citoyen et d’engagement qui nous caractérise. https://www.ecoledesmediashaiti.com/post/le-programme-de-bourse-jean-léopold-dominique-vladjimir-legagneur-une-façon-pour-l-école-des-m ÉCOLE DES MEDIAS c’est donc l’expression de notre détermination et de notre engagement pour la liberté d’expression et liberté de la presse en Haïti ; Mais aussi et surtout, c’est l’expression de notre combat contre l’injustice sociale. Ce qui se traduit depuis toujours dans nos actions, et que nous entendons continuer à mener jusqu’au bout en favorisant l’accès à l’éducation pour tous·te·s et l’égalité des genres et des chances . Au-delà du haut niveau de formation pratique de qualité et standardisée que nous sommes la seule école à offrir en Haïti jusqu’ici ; choisir ÉCOLE DES MEDIAS, c’est épouser ces valeurs et embrasser ces nobles luttes pour qu’ensemble nous continuons à donner et redonner espoir à cette jeunesse haïtienne qui a besoin de vivre, qui a besoin de rêver. Et c’est justement pour cette jeunesse que nous continuons lutter malgré les énormes difficultés ; et nous n’entendons pas abandonner ces jeunes déterminés et passionnés qui, aujourd’hui encore, même sous les bals, continuent d’étudier, de se former. Puisqu’ils croient malgré tout en un avenir qu’ils rêvent de construire. https://www.ecoledesmediashaiti.com/post/pourquoi-choisir-l-école-des-médias-pour-votre-formation-en-journalisme A lire aussi : Pourquoi choisir l’ÉCOLE DES MÉDIAS pour votre formation en journalisme ?
- Esther Fleurant : quand la blessure devient une force
Il y des blessures qui sont des marqueurs de courage et de combativité. Invisibles à première vue, ces balafres du temps reflètent souvent une grandeur d'âme profonde : l'expression même de la dignité humaine. C'est en tout cas, ce qu'incarne le visage lumineux et combatif d'Ester Fleurant, artiste peintre et femme engagée. Entre doutes, rupture et renaissance, elle a appris à se reconstruire en écoutant ce qui vibrait profondément en elle : l’art. Pour elle, c’est dans l’épreuve qu’est née une nouvelle vie. « Ma carrière d’artiste a véritablement décollé après mon divorce. Très affectée par la rupture, j’étais gravement malade. Mon médecin m’a alors recommandé de me consacrer à l’activité qui me passionne le plus dans la vie » témoigne Esther Fleurant. Aujourd’hui artiste peintre et enseignante, elle transforme chaque expérience en couleur, chaque combat en expression. Son parcours, marqué par le courage et la persévérance, raconte l’histoire d’une femme qui a choisi de ne jamais renoncer à elle-même. Depuis l’enfance, Esther Fleurant trace sa route à contre-courant, dès son plus jeune âge, elle rêvait de devenir artiste peintre. Mais pas seulement : Esther s’imaginait aussi mécanicienne, et même chauffeur de transport public. Derrière des métiers que l’on dit à tort « d’homme », Esther a toujours su qu’elle finirait par s’y aventurer, guidée par ce besoin intime de dépasser ses limites et de s’affirmer là où on ne l’attend pas. « Je n’ai jamais cru aux limites. Ce que l’homme peut faire, la femme le peut aussi », affirme-t-elle. Toutefois, derrière cette passion ardente se cache une histoire : celle d’une femme qui a failli abandonner ses rêves pour sa famille. Mais le destin en a décidé autrement. « Après mon mariage j’ai laissé tomber l’idée de devenir artiste pour me concentrer à ma famille, mais la séparation avec mon mari a tout changé. J’ai suivi le conseil de mon médecin : faire ce qui me passionne. Je me suis alors inscrite à l’Ecole Professionnelle des Beaux-Arts. Ce choix, au départ salvateur, est rapidement devenu transformateur », confie-t-elle. Quelques mois suffisent pour amorcer un profond changement intérieur. Esther retrouve confiance en elle, se redéfinit et se fixe de nouveaux objectifs. Aujourd’hui, elle est membre de l’Atelier Artistes Sans Abri, un espace de formation et de transformation dédié à la valorisation des artistes et de leurs œuvres, un lieu qui, selon elle, a largement contribué à sa renaissance. Diplômée de l’Ecole Normale de Renouveau, en jardinière d’enfant, puis formée à l’Ecole professionnelle des Beaux-Arts en arts plastique, Esther Fleurant évolue aujourd’hui comme enseignante, dessinatrice et artiste peintre. Elle initie les plus jeunes aux travaux manuels au primaire et accompagne les élèves du secondaire dans l’apprentissage du dessin et des arts plastiques. Dans un coin de salle de classe, entre pinceaux, couleurs et regards attentifs, Esther transmet bien plus qu’une technique : elle partage une manière de vivre, de ressentir et de se reconstruire. De l’art quand les mots ne suffisent plus Dans ses œuvres, Esther exprime ce que les mots ne suffisent pas à dire. Colère, nostalgie, espoir : ses émotions traversent ses créations avec intensité, souvent dans une approche réaliste. Chaque toile devient un espace d’expression intime, nourri par ses expériences, ses souvenirs et ses rêves. Son processus de création est à la fois méthodique et instinctif. Tout commence par une émotion ou une idée. Elle en capte l’essence, construit sa composition, puis prend du recul pour analyser son travail. Avant de finaliser, elle sollicite un regard précieux : celui de ses filles. Car au-delà de l’artiste, Esther Fleurant est aussi mère de deux enfants, une dimension qui a profondément transformé sa vision. Comme lorsqu’elle était enfant, elle croit aujourd’hui que ses filles peuvent tout accomplir. « Etre mère a beaucoup contribué à ma vision artistique. Voir ma première fille jouer au football, la deuxième qui écrit et déclame me prouve à quel point il est important de nourrir sa passion », a-t-elle déclaré. Pour Esther, la peinture est bien plus qu’une pratique : c’est une manière de donner vie à son imagination, mais aussi de se confronter elle-même. Parmi ses plus grands défis, elle cite la patience, notamment celle nécessaire pour achever une œuvre, un apprentissage exigeant mais essentiel. Elle évoque aussi les doutes qui accompagnent tout processus créatif : « cette peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas réussir à reproduire fidèlement ce que l’esprit imagine, ou encore l’intimidation face à la toile blanch e ». Pourtant, elle persévère. Une artiste engagée Parmi ses œuvres, « Réalité peyi m » occupe une place particulière, témoignant de son regard engagé sur son environnement. Aujourd’hui, ses ambitions dépassent largement sa propre réussite. « Ma plus grande ambition est de former davantage de femmes, afin qu’elles apprennent à avoir confiance en elles, à valoriser leur potentiel, à être utiles à elles-mêmes et à devenir autonomes », affirme celle qui aspire également à créer une galerie dédiée à la promotion des œuvres locales. Son message aux jeunes filles et aux femmes est clair, direct et engagé : dans un monde ou être femme est encore trop souvent perçu comme un handicap, chacune a le droit de s’exprimer, de vivre pleinement et de dire non. Pour elle, le travail sur soi reste la plus grande force. Ether Fleurant ne peint pas seulement des tableaux. Elle peint des fragments de vie, des combats silencieux et des espoirs tenaces. Son art, à la fois intime et universel, est une invitation à se reconstruire. RÉDACTION : Rose karlande DEROSIER RÉVISION & CORRECTION : Rodly SAINTINÉ & Guerby JEAN COPYRIGHT : © IMÉDIAS 2026
- L'Iran ne jouera pas la Coupe du Monde 2026
Le ministre iranien des Sports, Ahmad Doyanmali, a confirmé mercredi à la télévision nationale que l’Iran ne participera pas, cet été, à la prochaine Coupe du monde de la FIFA, organisée aux États-Unis. À seulement trois mois du coup d’envoi de la 23ᵉ édition de la Coupe du monde, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, la sélection iranienne de football a annoncé son refus de se rendre aux États-Unis dans un contexte géopolitique particulièrement tendu. L’Iran devait disputer ses trois matchs du premier tour sur le sol américain deux à Los Angeles et un à Seattle dans le groupe G, aux côtés de la Belgique, de l’Égypte et de la Nouvelle-Zélande. Mais depuis le 28 février dernier, le pays subit une série d’attaques aériennes menées par les forces américaines et israéliennes, au cours desquelles le guide suprême de la République islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, a été tué. « Vu que ce gouvernement corrompu a assassiné notre leader, il n’existe aucune condition qui ferait que nous participions à cette Coupe du monde. On nous a imposé deux guerres en huit ou neuf mois et des milliers de nos citoyens ont été assassinés. Il n’y a aucune possibilité que l’on prenne part à la compétition », a déclaré Ahmad Doyanmali . Cette annonce fait suite à plusieurs appels, depuis le début de l’année, à boycotter le Mondial nord-américain en réaction à la politique étrangère et migratoire du président Donald Trump. « Si c’était un autre pays organisateur, la communauté internationale aurait sans doute déjà réagi et retiré à ce pays l’organisation du tournoi », a ajouté le ministre. De son côté, le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj , avait déjà exprimé des doutes sur la participation de la sélection masculine à la Coupe du monde, invoquant notamment l’asile accordé en Australie sous pression de la Maison-Blanche, selon Téhéran à cinq joueuses de l’équipe féminine après la dernière Coupe d’Asie. Peu avant la déclaration du ministre iranien, le président de la FIFA, Gianni Infantino qui avait remis en décembre dernier à Donald Trump le premier « Prix de la paix de la FIFA Le football unit le monde » avait affirmé que la sélection iranienne serait « bien entendu la bienvenue » lors du tournoi. « Au cours de nos discussions, le président Trump a réaffirmé que l’équipe iranienne était bienvenue pour participer au tournoi aux États-Unis. Plus que jamais, nous avons besoin d’un événement comme la Coupe du monde pour rassembler les peuples. Je remercie sincèrement le président des États-Unis pour son soutien, qui démontre une fois de plus que le football unit le monde », a communiqué Gianni Infantino quelques heures avant la déclaration du ministre iranien. Pour l’heure, la FIFA n’a pas encore réagi officiellement. Toutefois, selon le règlement de l’institution, l’équipe iranienne pourrait être remplacée. En cas de retrait ou d’exclusion d’une fédération participante, « la FIFA décidera à son entière discrétion des mesures à prendre et pourra notamment désigner une autre sélection pour la remplacer ». A lire aussi : Mondial 2026 : Le torchon brûle entre Donald Trump et les entités sportives iraniennes RÉDACTION : Roodson GUERRIER RÉVISION & CORRECTION : Peterson DORSAINVIL & Guerby JEAN COPYRIGHT : © IMÉDIAS 2026
- Vêtements et émotions : quand le style reflète nos états d’âme
Depuis toujours, les vêtements accompagnent l’humain. D’abord utilitaires, pour se protéger du froid ou du soleil, les cousus, vêtements proches du corps et les drapés, vêtements éloignés du corps. Avec le temps ils sont devenus des marqueurs sociaux et des reflets de notre personnalité. Aujourd’hui, l’émotion influence fortement nos choix vestimentaires. Porter un vêtement ne se limite plus à recouvrir le corps, c’est affirmer un état d’esprit, révéler une humeur, ou simplement se reconnecter à soi-même. Habillement et histoire : protéger et s’affirmer L’histoire de l’habillement commence avec la nécessité. Les premiers hommes s’habillaient pour se protéger du froid, de la chaleur ou des blessures. Les matières étaient animales ou végétales, simples mais fonctionnelles. Ian Gilligan, de l’université de Sydney, note que « se couvrir est d’abord une réponse à un besoin de protection contre le froid », surtout lorsque les humains migrent vers des régions aux climats plus rudes. Un indice indirect mais surprenant : les poux. L’étude des poux du corps humain montre que le port de vêtements aurait commencé dès le Paléolithique moyen, il y a plus de 80 000 ans, une adaptation à la fois climatique et sociale. Plus tard, Ötzi, l’homme des glaces découvert dans les Alpes, nous offre une preuve directe : en 3300 av. J.-C ses vêtements complets montrent déjà une sophistication dans la confection et le choix des matières. Vêtements et accessoires ne servent pas seulement à se protéger, ils deviennent également des outils pour se démarquer, montrer son appartenance à un groupe ou traduire sa créativité. Comme le disait Yves Saint Laurent : « La mode n’est pas quelque chose qui existe seulement dans les robes. La mode est dans le ciel, dans la rue, la mode a à voir avec les idées, la façon dont nous vivons, ce qui se passe. » L’émotion guide nos choix Aujourd’hui, la manière dont nous choisissons nos vêtements est profondément liée à notre état d’esprit. On ne s’habille plus uniquement pour s’adapter à un code social, mais pour exprimer ce que l’on ressent. Une couleur, une matière, une coupe peut influencer notre humeur ou donner confiance. Les créateurs eux-mêmes parlent de cette interaction. Coco Chanel disait : « La mode se démode, le style jamais », soulignant que derrière le vêtement se cache toujours une dimension intime et émotionnelle. Porter un vêtement, c’est choisir de se sentir d’une certaine façon et c’est cet alignement qui transforme l’habillement en un outil de connexion à soi Matières , couleurs et sensibilité Les émotions transparaissent dans le choix des matières :coton doux pour le confort, laine épaisse pour la sécurité, soie ou lin pour la légèreté. Les couleurs, elles, ont un rôle puissant : certaines apaisent, d’autres stimulent, d’autres encore racontent une énergie ou un message. Dans un monde souvent agité, s’habiller devient une manière de se recentrer. On cherche des pièces qui reflètent notre personnalité, qui donnent une cohérence à notre journée. Comme le disait Diane von Fürstenberg : « Le style est une façon de dire qui vous êtes sans parler. » Les choix vestimentaires deviennent ainsi une danse subtile entre notre humeur, notre environnement et ce que nous souhaitons projeter. Au fond, s’habiller n’a jamais été un geste banal. Depuis ses origines, le vêtement accompagne l’humain, évolue avec lui, le protège, mais aussi le révèle. Aujourd’hui plus que jamais, il dépasse la simple apparence. Il traduit des émotions, reflète des états d’esprit, raconte des choses que l’on ne dit pas toujours. Peut-être parce que le style, lui, vient de quelque chose de plus intime. Quelque chose qui ne se voit pas forcément, mais qui se ressent. Et dans ce dialogue silencieux entre nous et nos émotions , réside toute la magie de l’habillement. A lire aussi : Sous le soleil des tropiques : la couleur au service de la nature RÉDACTION : Joodny SAINTILUS RÉVISION & CORRECTION : Peterson DORSAINVIL & Guerby JEAN COPYRIGHT : © IMÉDIAS 2026
- La CAF annule le titre du champion au Sénégal et déclare Maroc victorieux
Le jury de la Confédération Africaine de Football (CAF), a annoncé, ce mardi l'annulation du titre de champion du Sénégal en Coupe d'Afrique des Nations 2025. Par ailleurs, il l'octroie au Maroc. Les Lions de l'Atlas ont donc remporté leur première CAN par forfait au dépend des Lions de la Terangua. Coup de théâtre ! Le jury d'appel a en effet retirer le trophée de la victoire de la Coupe d'Afrique des nations 2025 au Sénégal et l'a attribué à l'équipe du Maroc (pays hôte du tournoi) sur tapis vert (sur le score de 3-0). Selon la CAF, cette décision est prise en référence à l'article 82 du règlement. L'article stipule que « si une équipe refuse de jouer ou quitte le terrain avant la fin réglementaire du match sans l’autorisation de l’arbitre, elle est déclarée perdante. » Plusieurs joueurs sénégalais avaient quitté temporairement la pelouse lors de la finale en janvier dernier, en protestation contre une décision arbitrale lors de la finale à Raba. Les sénégalais ont pourtant gagné le match 1-0 après les prolongations grâce à un but de Pape Gueye d'un match étouffé de polémiques. Un pénalty a été accordé au Maroc dans le temps additionnel de la deuxième mi-temps, après consultation de la VAR, tout juste après un but annulé côté sénégalais. Bien que raté par le joueur du Réal Madrid Brahim Diaz avait raté son penalty en essayant une Panenka. La quasi totalité des joueurs du Sénégal avaient laissé le terrain avant de revenir pour reprendre le match. Le jury d'appel de la Confédération Africaine de football (CAF) a décidé, en application de l’article 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), de « déclarer l’équipe nationale du Sénégal forfait lors de la finale de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025 » . Le résultat étant homologué sur « le score de 3-0 en faveur de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) », a communiqué la CAF. De son côté, la Fédération marocaine de football fait savoir, dans un communiqué que « sa démarche n'a jamais eu pour objet de contester la performance sportive des équipes engagées dans cette compétition, mais uniquement de demander l'application du règlement de la compétition », précise t- elle dans son communiqué. En outre elle réaffirme son attachement au respect des règlements, également à la stabilité des compétitions sur le continent Africain. Pour rappel, la CAF a infligé une série de sanctions disciplinaires, en fin de janvier à l'encontre des fédérations des deux pays. Dont des amendes s'élevant à plusieurs centaines de milliers d'euros pour comportements antisportifs et violations des principes de fair-play. Dans un communiqué, rendu public ce mardi sur les réseaux sociaux, le Sénégal a contesté la décision du jury d'appel de la CAF qu'il qualifie de « décision inique, sans, précédent et qui jette le discret sur le football africain » . La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) annonce qu'elle engagera, dans le plus bref délai, une procédure d'appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Affaire a suivre ! RÉDACTION : Roodson GUERRIER RÉVISION & CORRECTION : Peterson DORSAINVIL & Guerby JEAN COPYRIGHT : © IMÉDIAS 2026
- Wilson Isidor a finalement dit « OUI » à la sélection haïtienne de football
Convoité depuis plusieurs mois, le joyau de Sunderland qui longtemps hésité, a finalement r é pondu aux sollicitations de la s é lection nationale haïtienne de football. Wilson Isidor vient d'officialiser sa d é cision de rejoindre les rangs des Grenadiers, pour la coupe du monde 2026. C'est officiel ! Wilson Isidor est convoqué par Sébastien Migné pour la première fois pour disputer les deux prochains matchs amicaux de la sélection nationale face à la Tunisie (27 mars) et l'Islande(31 mars). Dans une note publiée, ce mars 17 mars, sur son fil Facebook ; Isidor a annoncé sa décision de porter les couleurs de son pays d'origine : « Chè zanmi, frè ak sè ayisyen mwen yo. Je vous écris aujourd’hui pour vous annoncer ma décision de répondre favorablement à l’appel de l’équipe nationale » Un poste qui a suscité l'euphorie chez de nombreux haïtiens. En seulement 2 heures, la publication a récolté plus de 3000 commentaires, des centaines de likes et de partages. Des chiffres qui illustrent manifestement la joie et la faveur de nos compatriote à l'annonce de cette nouvelle tant attendue. Une nouvelle qui a agréablement surpris Le sélectionneur des Grenadiers a publié, ce mardi une liste de 25 joueurs pour affronter les sélections tunisienne et islandaise en amical en fin de mois en préparation à la Coupe du Monde de la FIFA 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Contre toute attente l'attaquant de Sunderland en Premiere League, Wilson Isidor est retenu et honorera ses premières sélections chez les Grenadiers. Après une longue attente le joueur a finalement fait le choix de représenter son pays d'origine en marge à la Coupe du Monde. Convoité depuis quelques temps en équipe nationale le joueur de 25 ans a enfin dit oui à Haïti à environ 86 jours du Mondial. Si le sélectionneur de l'équipe haïtienne a fermé la porte pour Odsonne Édouard tout comme Isidor qui espérait une convocation avec l'équipe de France, c'est tout le contraire pour le natif de Rennes considéré comme un atout majeur pour l'attaque de la sélection des Grenadiers. Interview exclusive de Wilson Isidor, dans After Angletter sur RMC Auteur d'un début de saison sensationnelle en Premiere League le néo- grenadier est rétrogradé en club par Brian Brobbey et joue peu. Son dernier but remonte au 25 octobre 2025 contre Chelsea. Il a marqué 4 buts en 26 matches cette saison avec les Blacks Cats. L'ancien membre des équipes de France, des U17 et U20 a opté pour le pays de ses parents à défaut de l'équipe première de la France. Néanmoins le numéro 18 de Sunderland n'est pas le seul à appeler pour la première fois en équipe nationale Delentz Pierre (25 ans) qui joue actuellement défenseur central pour le FC Tulsa aux Etats-Unis en seconde division honorera lui aussi sa première en équipe senior . Par contre Gorby Jean-Baptiste , milieu à Braga au portugal brille par son absence. Signalons la présence de Woodensky Pierre , capitaine du Violette Atletic Club , récemment champion de la série d'ouverture du championnat national de football. L'ancien pensionnaire des équipes de jeunes de la sélection haïtienne est le seul représentant du championnat local dans cette liste. La liste complète des 25 sélectionnés pour cette dernière sélection de Migné avant le Mondial. RÉDACTION : Roodson GUERRIER RÉVISION & CORRECTION : Peterson DORSAINVIL & Guerby JEAN COPYRIGHT : © IMÉDIAS 2026












