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108 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Formule 1 : Lawson vise haut, Mercedes et Audi bousculent le plateau

    Liam Lawson affiche ses ambitions pour la seconde moitié de la saison de Formule 1, affirmant vouloir frapper fort pour redorer le blason de son équipe. Une déclaration de confiance bienvenue à l’approche des prochaines courses, où chaque point compte. Sur un autre front, l’attention est aussi sur Toto Wolff (Mercedes) et son clin d’œil à Christian Horner (ancien patron de Red Bull), ironisant sur son départ soudain avec humour : « Je vais devoir trouver quelqu’un d’autre à détester maintenant », a-t-il plaisanté. Du côté des contrats, la question reste épineuse : plusieurs pilotes approchent la fin de leur engagement, et les tractations à hauts enjeux s’accélèrent dans les paddocks. Sur le plan sportif, les équipes sont en pleine stratégie, alors que le mercato F1 bat son plein en coulisse.

  • Couples mixtes : là où l'intime affronte les frontières invisibles

    Les couples mixtes incarnent à la fois une richesse culturelle et mais aussi des tensions des sociétés contemporaines. Entre amour et défis administratifs, identités culturelles et attentes familiales, leur quotidien est marqué par une négociation constante des différences. En Europe, les couples mixtes représentent une part significative des unions, fluctuante selon les pays et les contextes migratoires. En moyenne, une personne sur douze mariées est engagée dans un mariage mixte, selon les données Eurostat couvrant la période 2008-2010. Plus qu'une histoire intime, ces indicatifs dessinent un baromètre des enjeux sociaux et politiques véritables autour de la diversité et de l'intégration. En France, qui est un des pays champions en Europe pour ce phénomène, environ 14% des mariages célébrés en 2022 étaient mixtes, ce qui correspond à plus de 31 000 unions entre personnes de nationalités ou origines différentes. Ce chiffre a augmenté régulièrement depuis les années 2000, reflétant une société de plus en plus diversifiée. La composition de ces couples mixtes varie, avec une part importante d'unions entre Français et ressortissants du Maghreb (environ 37%), suivis par des unions avec des Européens et des Africains subsahariens. Dans les statistiques, le couple mixte apparaît d'abord comme un « mariage mixte » : une union entre deux nationalités, souvent associée aux trajectoires migratoires et aux mobilités internationales. Derrière ces chiffres se cachent des réalités administratives lourdes : soupçon de « mariage blanc », contrôles renforcés, exigences de preuves d'un « vrai » amour qui ne sont jamais demandées aux autres. Le couple devient alors un dossier, le sentiment une affaire à cocher, et la vie privée se voit traversée par les logiques policières et juridiques. Cette intrusion nourrit un paradoxe : plus la société se familiarise avec la diversité, plus l'État encadre strictement les syndicats qui la rendent visibles. Pour beaucoup de couples mixtes, l'histoire d'amour commence par une épreuve bureaucratique, entre délais, entretiens, refus de visas et recours. Ce tunnel administratif façonne la relation, accélère certains engagements, en fragilise d'autres, et installe d'emblée une question centrale : qui a le pouvoir de dire si ce couple est « légitime » ? Familles, religion, identité : la négociation permanente Au-delà des frontières juridiques, les couples mixtes se heurtent aux frontières symboliques : celles des familles, des traditions, des appartenances religieuses. L'annonce d'un conjoint d'une autre origine peut réveiller des peurs anciennes, des préjugés longtemps tus, ou des tensions de classe. Beaucoup de couples doivent négocier des compromis sur les fêtes, la langue parlée aux enfants, le prénom du bébé, le lieu d'enterrement ou le rite religieux autant de décisions apparemment intimes qui cristallisent des fidélités familiales et communautaires. Cette négociation permanente peut être éprouvante, mais elle est aussi créatrice. Le couple mixte invente au quotidien des arrangements inédits, des rituels hybrides, des manières de transmettre plusieurs langues et plusieurs langues. Il force chacun à interroger ce qui, dans ses « valeurs », relève vraiment de la conviction ou simplement de l'habitude. Loin du cliché naïf du « métissage heureux », ces unions sont des terrains de travail identitaire intense, où l'amour ne suffit pas toujours, mais où il oblige à se positionner. Le couple mixte, baromètre politique Les pays d'Europe connaissent des taux plus variables : par exemple, en Suisse, les couples mixtes peuvent représenter plus de 20% des mariages, tandis que dans des pays comme la Pologne, cette proportion est inférieure à 2%, principalement en raison de la taille plus faible des populations étrangères. Le regard porté sur les couples mixtes est un baromètre de l'état d'une société. Quand la xénophobie progresse, ils deviennent les cibles de remarques dans la rue, de contrôles plus insistants, de commentaires sur les réseaux sociaux. Quand le débat public se crispe sur « l'identité nationale », leur simple présence dérange certains, comme si aimer au-delà des frontières menace un ordre symbolique fragile. Le couple mixte, sans le vouloir, devient alors un acte public, un geste d'engagement malgré lui. Mais ces couples dessinent aussi un autre récit collectif : ils montrent, concrètement, qu'il est possible de partager un quotidien, un foyer, des enfants, malgré des histoires, des langues ou des croyances différentes. Là où le débat politique parle du choc des cultures, ils expérimentent, eux, les frictions mais aussi les alliances possibles. En ce sens, le couple mixte est à la fois un révélateur des fractures et un laboratoire de ce qui pourrait être une société réellement post-identitaire : une société où l'on cesse de demander d'où l'on vient pour mieux s'intéresser à ce que l'on construit ensemble.

  • Sida : la promesse d’un traitement « allégé » se heurte à la réalité du terrain

    Alors que les injections longue durée et les nouvelles formes de traitement contre le VIH bouleversent la recherche, médecins, associations et personnes séropositives rappellent une évidence dérangeante : la révolution thérapeutique n’en est pas une tant qu’elle ne franchit pas la porte des centres communautaires surchargés, des foyers précaires et des vies épuisées par la maladie et la stigmatisation.​ Depuis quelques années, la recherche sur le VIH semble avoir changé de cap : il ne s’agit plus seulement de sauver des vies, mais de rendre la maladie « vivable », en allégeant la contrainte du traitement. Longtemps construite autour d’une prise quotidienne de comprimés, la prise en charge bascule progressivement vers des solutions dites « longues durées » : injections tous les un ou deux mois, voire tous les six mois, et bientôt comprimés mensuels aujourd’hui en phase avancée d’essais cliniques en Afrique.​ Pour un infectiologue impliqué dans ces essais, ces innovations répondent à une demande très claire des patients : « beaucoup de personnes ne contestent pas l’efficacité des antirétroviraux ; ce qu’elles ne supportent plus, c’est que leur journée soit organisée autour d’un médicament, et la peur permanente d’un oubli ou d’un regard indiscret ». Les données disponibles montrent d’ailleurs que ces traitements longue durée maintiennent une charge virale indétectable chez une grande majorité des personnes qui y ont accès, tout en améliorant l’adhésion au traitement dans les suivis à moyen terme.​ Mais cette fuite en avant technologique se heurte de plein fouet à une réalité budgétaire et politique moins glorieuse. Le dernier rapport de l’ONUSIDA pour la Journée mondiale de lutte contre le sida 2025 alerte sur une crise de financement qui désorganise les programmes de prévention, réduit l’accès aux médicaments de prophylaxie pré‑exposition (PrEP) et fragilise les services communautaires dans de nombreux pays. « On parle d’injection semestrielle à 35 ou 40 dollars par an, mais sur le terrain, certains patients n’ont même plus de quoi payer le transport jusqu’au centre de santé », souligne une responsable d’ONG engagée auprès des personnes vivant avec le VIH en Afrique de l’Est.​ Dans ce contexte, les organisations communautaires jouent un rôle de plus en plus central, parfois en lieu et place de systèmes de santé à bout de souffle. Des modèles de délivrance des antirétroviraux au sein même des communautés avec distribution en dehors de l’hôpital, rendez-vous espacés et accompagnement par des pairs affichent des taux de rétention dans le soin supérieurs à 97% et des charges virales indétectables chez plus de 99% des patients suivis dans certaines études. Pour une femme séropositive impliquée dans un groupe de pairs, « le médicament est important, mais ce qui change la vie, c’est de ne plus avoir honte de venir le chercher, et de ne plus perdre une journée de travail à chaque visite ».​ Les médecins qui travaillent aux côtés de ces structures le répètent : sans ces relais, l’innovation scientifique risque de rester un privilège de quelques centres urbains bien dotés. « Un traitement injectable tous les six mois n’a aucun sens si l’on ne sécurise pas les circuits d’approvisionnement et les équipes qui vont aller vers les patients », estime un spécialiste des maladies infectieuses engagé dans des projets en Asie du Sud‑Est, qui insiste sur la nécessité de financer à la fois la molécule et le modèle de soins.​ Du côté des personnes séropositives, les attentes vis‑à‑vis de la recherche sont ambiguës. Beaucoup voient dans les nouvelles options thérapeutiques la possibilité de « sortir la maladie du quotidien », de ne plus avoir à justifier une boîte de comprimés à un partenaire, à un employeur ou à un douanier, mais elles expriment aussi une fatigue profonde face à un discours institutionnel qui promet la fin du sida depuis des années alors que la stigmatisation reste intacte. Plusieurs enquêtes montrent que les difficultés psychologiques, la dépression et la peur d’être rejeté pèsent autant que les effets secondaires sur l’adhésion aux traitements.​ Les grandes agences internationales, de l’OMS à l’ONUSIDA, martèlent que la combinaison entre nouvelles technologies (injections préventives, traitements à longue durée d’action) et renforcement des services communautaires pourrait théoriquement permettre de mettre fin au sida comme menace de santé publique. Mais elles reconnaissent aussi que sans sursaut politique financement pérenne, lutte contre les lois discriminatoires, protection des populations clés la « fin du sida » restera un slogan.​ En creux, l’évolution de la recherche sur les traitements contre le VIH révèle une tension de plus en plus visible : d’un côté, la science promet un quotidien libéré des contraintes médicamenteuses ; de l’autre, le terrain rappelle que l’injection miracle n’existe pas, et que le véritable progrès se mesure autant en kilomètres économisés, en rendez-vous non manqués et en regards moins lourds qu’en courbes de charge virale. Pour les médecins, les associations et les personnes séropositives, la bataille qui s’ouvre n’est plus seulement celle contre le virus, mais contre l’inertie politique qui empêche ces avancées de transformer réellement la vie des premiers concernés.

  • Rosa Parks : le « non » qui a fissuré les chaînes de la ségrégation

    Le 1er décembre 1955, Rosa Parks, modeste couturière afro-américaine de Montgomery (Alabama), refuse de céder sa place dans un bus à un Blanc, déclenchant un boycott de 381 jours qui ébranle les fondations du système Jim Crow. Ce geste, loin d’être spontané, symbolise une résistance collective et inspire encore aujourd’hui les combats contre le racisme systémique, comme le soulignent militants des droits humains et leaders panafricanistes.​ Un refus calculé, fruit d’une longue préparation Rosa Parks n’était pas une passagère ordinaire : membre active de la NAACP (National Association for the Advancement of Colored People), elle avait été formée par des militants comme Septima Clark à des ateliers de non-violence. Son arrestation pour violation du code municipal qui autorisait le chauffeur à assigner les sièges n’était pas fortuite ; elle visait à tester la loi ségrégationniste, après des précédents comme celui de Claudette Colvin, une ado de 15 ans arrêtée plus tôt la même année.​ « Rosa n’a pas agi seule ; c’était le résultat d’années de stratégie par les femmes noires de la Women’s Political Council, qui ont distribué 35 000 tracts appelant au boycott dès le lendemain de son procès », témoigne une militante des droits humains contemporaine, soulignant comment ce refus a catalysé une mobilisation massive : 40 000 Noirs boycottent les bus, privant la compagnie de 75% de ses revenus. Le pasteur Martin Luther King Jr., élu à la tête de la Montgomery Improvement Association (MIA), organise un réseau de covoiturages, malgré les violences : attentats à la bombe contre des églises et arrestations.​ Le boycott, creuset du leadership noir et panafricain Ce mouvement de 381 jours, soutenu par des figures comme E.D. Nixon, révèle la puissance de la désobéissance civile. La Cour suprême, dans l’arrêt Browder v. Gayle (décembre 1956), déclare la ségrégation sur les bus inconstitutionnelle, victoire qui propulse King sur la scène mondiale.​ Un leader panafricaniste contemporain analyse : « Rosa Parks incarne le lien entre luttes locales et panafricanisme ; son geste rappelle que la libération des Noirs américains est indissociable de celle des colonisés africains, comme l’évoquait Kwame Nkrumah qui saluait le boycott comme un modèle pour l’indépendance ghanéenne ». Des organisations anti-racistes rappellent que ce succès collectif avec des femmes au cœur de la logistique a posé les bases de la Marche sur Washington en 1963.​  Héritage contesté : inspiration ou mythe individualisé ? Aujourd’hui, Rosa Parks est célébrée comme la « mère du mouvement des droits civiques », mais certains militants critiquent la focalisation sur son individu au détriment du collectif. « Elle a dit : ‘J’ai assez dit’ lors d’une réunion, refusant de monopoliser la parole, preuve d’une humilité qui contraste avec les récits héroïques solitaires », note un responsable d’une ONG luttant contre le racisme structurel.​ « Dans un monde où les bus sont déségrégués mais les inégalités persistent surmortalité des Noirs, profilage policier, son refus nous interpelle : la victoire de 1956 exige une vigilance panafricaine globale contre le néocolonialisme et le racisme institutionnel », insiste une figure des droits humains, citant les échos dans les mouvements Black Lives Matter. Les leaders anti-racistes plaident pour que son legs inspire des actions concrètes : éducation antiraciste et réparations historiques.​ Parks, chassée de Montgomery par les menaces, continue le combat jusqu’à sa mort en 2005. Son « non » reste un appel à l’action collective, loin des statues : un refus qui fracture encore les systèmes oppressifs.

  • L’exercice physique, un médicament sous-estimé

    Bouger, c’est vivre mieux. Pourtant, selon l’OMS, plus d’un quart de la population mondiale est insuffisamment active. Or, l’exercice physique régulier est considéré comme l’un des meilleurs moyens de prévention contre les principales maladies chroniques. Pratiquer au moins 150 minutes d’activité modérée par semaine – marche rapide, vélo, natation – réduit de 30 % le risque de mortalité prématurée. Le sport protège contre les maladies cardiovasculaires, certains cancers, l’ostéoporose et la dépression. Mais au-delà de la santé, l’activité physique agit aussi sur le bien-être. Elle stimule la sécrétion d’endorphines, les hormones du plaisir, et favorise la confiance en soi. Les personnes actives dorment mieux, gèrent mieux leur stress et affichent une meilleure humeur. Le problème réside dans la sédentarité croissante liée au télétravail, aux transports motorisés et à l’usage intensif des écrans. Les spécialistes recommandent de multiplier les occasions de bouger : descendre une station plus tôt, préférer les escaliers à l’ascenseur, marcher 30 minutes par jour. En France, certaines mutuelles commencent à récompenser financièrement les adhérents qui atteignent un nombre minimum de pas quotidiens. Une manière innovante de rappeler que l’exercice n’est pas une option, mais une prescription universelle.

  • Le sommeil, pilier oublié de la santé moderne

    Dans nos sociétés connectées en permanence, le sommeil est souvent sacrifié au profit du travail, des loisirs numériques ou d’un rythme de vie effréné. Pourtant, les médecins ne cessent de rappeler qu’il s’agit d’un besoin vital, au même titre que l’alimentation ou l’activité physique. Selon l’Inserm, un adulte devrait dormir en moyenne 7 à 9 heures par nuit. Mais près d’un Français sur trois souffrirait de troubles du sommeil : insomnie, réveils nocturnes, difficultés d’endormissement. Conséquences directes : baisse de concentration, affaiblissement du système immunitaire, augmentation du risque cardiovasculaire et du diabète de type 2. Les neurosciences ont montré que le sommeil profond favorise la mémoire et la régénération cellulaire. Chez les enfants et adolescents, il est essentiel pour la croissance et l’apprentissage. « Le sommeil n’est pas une perte de temps, c’est un investissement sur notre santé », souligne le professeur Damien Léger, spécialiste du sommeil. Pour améliorer sa qualité de repos, les experts conseillent une routine régulière : se coucher et se lever à heures fixes, limiter les écrans une heure avant le coucher, éviter les excitants comme la caféine en fin de journée et privilégier une activité physique modérée. Alors que les troubles du sommeil deviennent un enjeu de santé publique, certains pays comme le Japon ou la Suède intègrent déjà des siestes courtes au travail pour favoriser la productivité et réduire les risques liés au manque de repos. Une piste qui pourrait inspirer d’autres sociétés en quête d’équilibre.

  • RENCONTRE PROFESSIONNELLE : CAUSERIE AVEC MOHAMED BENSMATI

    Le 24 Janvier dernier, l’ÉCOLE DES MÉDIAS a reçu Mohamed BENSMATI, Journaliste masterant à l’ISFJ, animateur et producteur de radio pour une causerie autour du thème : « COMMENT MONTER UNE WEB RADIO ? ». Une belle plongée dans le monde merveilleux dans la web radio. Au terme d’une causerie riche et passionnante, les participants ont découvert l’univers d’une web radio. Entre les aspects techniques et les aspects liés à la programmation et la gestion du web radio au quotidien, les étudiant•e•s de l’ÉCOLE DES MÉDIAS et quelques autres invités ont exploré tous les secrets de la radio digitale. Ça a été un grand moment d’échange et de partage intellectuel. C’était aussi et surtout l’occasion de découvrir le parcours exceptionnel de BENSMATI dans le métier. Cette causerie s’inscrit dans le cadre des rencontres professionnelles entre étudiant•e•s et les spécialistes du métier. Ce qui constitue un complément savoir utile et participe de notre dispositif d’immersion professionnelle. Toujours fidèle à sa mission, l’ÉCOLE DES MÉDIAS réitère sa volonté de toujours offrir le meilleur de la formation journalistique. ÉCOLE DES MÉDIAS, l’école des grands événements. C’est l’école qui forme la nouvelle génération de journalistes du pays.

  • Guerby JEAN vient de gravir un nouvel échelon dans sa carrière

    Hello la famille ! L’ÉCOLE DES MÉDIAS ne cesse pas de marquer l’année 2024 en lettres d’or. Et oui ...!!! Cette semaine encore les actualités de l’école s’annoncent très réjouissantes. Puisque nos étudiant•e•s continuent de se faire remarqués, avec de gros exploits qui résonnent un peu partout dans le milieu médiatique haïtien et pas seulement. Et le meilleur reste encore à venir... Cette semaine encore, l’administration est ravie et fière de partager avec vous les exploits et progrès d’un de ses brillant•e•s étudiant•e• s de la promotion sortante (PROMOTION KONPÈ FILO). Il s’agit, mesdames et messieurs, de Guerby Jean qui vient de faire un pas TRÈS IMPORTANT dans sa carrière. Après son passage remarquable à MODEL FM, comme présentateur ou à NETALKOLE, IMPULSE comme Journaliste-rédacteur ; Guerby JEAN poursuit sa route au sein de VIVE VOIX INFO, un média créé par un autre ancien étudiant de l’école. La belle aventure journalistique de Guerby continue, et cette semaine la jeune pépite de l’école a été retenu parmi les 5 lauréats dans le cadre du MEDIA FELLOWSHIP PROGRAM GRANTEES 2024 de ICFJ et NEW CORP de cette année. Et oui…. 😍😍😍 Encore une BELLE VICTOIRE pour nous à l’école. Notons qu’il été retenu sous 1100 candidatures, et est le seul haïtien à avoir été sélectionné. C’est une GRANDE FIERTÉ pour nous à l’ÉCOLE DES MÉDIAS. 🤩🤩🤩Ce nouveau couronnement est une nouvelle étape très importante dans son parcours journalistique déjà très brillant ; le jeune journaliste passionné, vient confirmer une fois de plus son plein potentiel et chemine la voie d’une grande et belle carrière professionnelle dans le métier. C’est un très BEL EXPLOIT pour lui, et pour toute l’école qui s’est battue et s’est investie corps et âme dans sa formation. Guerby JEAN s’ouvre une nouvelle voie dans le métier, et ça s’annonce très prometteur. Guerby est un jeune journaliste passionné et très talentueux. Il s’est spécialisé dans la rédaction et la présentation, et est tout habile en reportage et interview. C’est un jeune journaliste très dynamique et doté d’un vrai sens de professionnalisme. Au regard donc de ses capacités journalistiques, son sens de sérieux, on peut espérer que Geurby fera bientôt partie des meilleurs jeunes journalistes sa génération. Un très bel avenir s’ouvre à lui forcément. Il fait partie de cette nouvelle génération montante de la presse haïtienne : Une génération consciente et agissante qui s’implique dans la vie socioprofessionnelle, culturelle, économique et politique du pays. Nous sommes vraiment fiers d’avoir contribué à sa formation journalistique. Geurby JEAN a été l’un des meilleur•e•s étudiant•e•s de sa promotion. Sa progression ne nous étonne en rien. Au contraire, on attend beaucoup plus de lui et nous sommes persuadés qu’il y arrivera. NOUS SOMMES VRAIMENT FIERS DE TOI, Geurby...!!! Continue dans cette voie... Nous te souhaitons BEAUCOUP DE SUCCÈS dans cette nouvelle aventure. ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO, l’école qui forme la nouvelle GÉNÉRATION DE JOURNALISTES en Haïti

  • Alimentation: faut-il vraiment bannir le sucre ?

    Depuis quelques années, le sucre est devenu l’ennemi numéro un des nutritionnistes. Consommé en excès, il serait responsable de l’épidémie mondiale d’obésité, de diabète et de maladies cardiovasculaires. Mais faut-il pour autant l’éliminer totalement de nos assiettes ? Le sucre est une source d’énergie rapide pour l’organisme. Le problème vient surtout du sucre dit « ajouté », présent dans les boissons sucrées, les pâtisseries industrielles, les sauces préparées ou encore les céréales du petit-déjeuner. L’Organisation mondiale de la santé recommande de limiter sa consommation à moins de 25 grammes par jour, soit environ six cuillères à café. Or, dans la pratique, la plupart des Français en consomment le double. Cette surconsommation favorise la prise de poids et perturbe le métabolisme. « Le sucre active le circuit de la récompense dans le cerveau, au même titre que certaines drogues, ce qui explique son pouvoir addictif », rappelle la nutritionniste Laurence Plumey. Cela ne signifie pas qu’il faut bannir tous les glucides. Les sucres naturellement présents dans les fruits, légumes ou produits laitiers s’accompagnent de fibres, vitamines et minéraux, bénéfiques pour la santé. Les alternatives existent : remplacer les sodas par de l’eau aromatisée maison, privilégier le chocolat noir à forte teneur en cacao, ou encore cuisiner davantage soi-même. Une démarche progressive, plus réaliste qu’une suppression radicale, qui permet de réconcilier plaisir et équilibre.

  • Kid Rock obtient de Donald Trump la signature d’un décret régularisant les prix de billets de concert

    Ce lundi 31 mars, sous l’impulsion de Kid Rock, Donald Trump a signé un décret visant à réguler la vente des billets de concert. Une décision que l’artiste américain, savoure comme une grande victoire. « Make America fun again » a-t-il scandé en brandissant fièrement le décret au bureau oval.   La sphère du spectacle connaît une petite révolution, ce lundi 31 Mars 2025. Le président américain Donald Trump a décidé de couper court aux « prix fous  » des billets de concert, grâce un à un nouveau décret signé à la Maison Blanche. Ce texte de loi vise à lutter contre « la vente à la sauvette  » et le dispositif du tarif dynamique permettant de faire évoluer les prix des places en fonction de la demande. Cette décision a ravi Kid Rock qui œuvrait depuis près de 20 ans en ce sens. Comme l’a souligné Donald Trump, en s’enorgueillissant : « Tu essaies de changer cela depuis presque 20 ans, Trump l’a fait en deux semaines  ». Lors de son intervention, Kid Rock, connu pour son franc parler ; a pointé du doigt la montée des prix. « On achète une place à 100 dollars, et en quelques secondes, elle passe à 170  ». Il fustige les plateformes de billetterie et la revente spéculative qu’il accuse d’être responsables de cette situation qui pénalise les véritables fans.   Les spoofing bots, un véritable fléau   L’utlisation des robots et autres moyens pour faire grimper les prix des billets est une stratégie spéculative jugée « déloyale » que dénonce “le dur à cuire américain”. Selon Kid Rock, cette pratique empêche les fans d’accéder aux concerts et détourne les revenus des artistes. Ces logiciels achètent en masse les billets dès leur mise en ligne, pour les revendre à des prix exorbitants. Un véritable fléau pour les spectateurs.    Si ce décret de loi risque de fâcher nombres d’entreprises de billetterie, Live Nation, l’un des leaders du secteur s'en réjouit. La maison mère de Ticketmaster a annoncé dans un communiqué « soutenir le décret ». Par ailleurs, la compagnie souligne que : « Les escrocs et les bots empêchent les fans d’obtenir des billets aux prix fixés par les artistes  » et remercie le président Trump « de prendre ce problème à bras-le-corps ». RÉDACTION : Joodny SAINTILUS RÉVISÉ & CORIGÉ PAR : Rodly SAINTINÉ © : ÉCOLE DES MÉDIAS - 2025

  • L’ÉCOLE DES MÉDIAS et l’UNESCO : Toute une série d’activités pour commémorer la journée mondiale de la radio, cette année

    L’ÉCOLE DES MÉDIAS, L’UNESCO Haïti et leurs différents partenaires ont commémoré en grand pompe la journée mondiale de la radio, cette année autour du thème « Oui à la radio, Oui à la confiance ». Au terme d’une série d’activités commémoratives qui mettent en avant l’histoire de la radio en Haïti et place des femmes dans la presse haïtienne, particulièrement la radio ; la célébration de la journée mondiale de la radio de cette s’est déroulée dans une ambiance de partage d’expériences, d’échanges intellectuels, avec des journalistes seniors, de jeunes femmes, et des étudiant•e•s passionné•e•s et curieux•se•s. Les vendredi 11 février et dimanche 13 février 2022, à local de CEPROFOJUL à Delmas 43 ; l’ UNESCO Haïti, L’ ÉCOLE DES MÉDIAS ont présenté deux grandes séries d’activités qui marquent la journée mondiale de la radio. Dans un format hybride, les différents réseaux sociaux de L’ UNESCO Haïti et de L’ ÉCOLE DES MÉDIAS ont été animés par des partages, une présentation d’un travail de recherche autour du centenaire de la radio en Haïti par le chercheur Jacklin JEAN PAUL et notamment une table ronde avec des figures féminines de la presse haïtienne autour de l’intégration des femmes dans les médias, particulièrement la radio. Jacklin Jean Paul : 100 ans de la radiodiffusion en Haïti En effet la première journée de cette série d’activités commémoratives au format hybride a été marquée par la présentation remarquable des travaux de recherche de Jacklin JEAN PAUL autour du centenaire de la radiodiffusion en Haïti. Le vendredi 11 février dans un webinaire organisé par l’ UNESCO Haïti diffusé en streaming sur les pages web des différents partenaires dont : Chokarella, Netalkole média pour ne citer que ceux-là, le chercheur Haïtien, Jacklin JEAN PAUL , a commencé son exposé par la toute première radio à émettre sur le sol Haïtien. Il s’agit de HHK créé par les Américains pendant l’occupation de 1915-1934, soit le 22 octobre 1926 dans un contexte de développement agricole. Lien du webinaire sur les 100 ans de la radio en Haïti : https://fb.watch/bcLroEa6zO/ Selon le chercheur, si la première radio haïtienne devait réaliser des émissions autour des activités agricoles, il fallait pallier au problème de récepteurs, ainsi les autorités ont commencé à acquérir des récepteurs avant que les stations de radio et les récepteurs ont afflué dans le pays. L’histoire de la radio en Haïti est riche et passionnante, truffée de périodes et d’événements remarquables. Au fil des années, l’histoire de la radio en Haïti est surtout marquée par le combat acharné et continu des femmes pour le respect et l’égalité des genres. Et c’était justement l’objet de cette table tenue le dimanche 13 Février. Autour de l’intégration des femmes dans les médias. Le dimanche 13 février dans les locaux de L’ ÉCOLE DES MÉDIAS , une table ronde avec des figures féminines de la presse en l’occurrence : Lovely Stanley NUMA , fondatrice du média en ligne Impulse Web Media ; Daphnine JOSEPH , journaliste et présentatrice de l’émission : Espas Fanm à Alter Radio puis de Woodline SAINT DIQUE , Journaliste-Reporter et présentatrice à Radio Sans Fin (RSF). Ce trio de femmes journalistes ont partagé avec enjouement leurs expériences dans la presse, des expériences marquées par de disparités entre les hommes et les femmes au sein de la presse particulièrement dans la radio. Rappelant que l’histoire des femmes dans la radio en Haïti n’est pas proprement écrite, Daphnine JOSEPH se réfère aux derniers travaux de recherche de L’ Institut Panos , qui est une organisation non gouvernementale spécialisée dans l’appui au pluralisme médiatique, qui selon elle a commencé à observer des voix féminines dans la radio en Haïti dans les années 1960 avant que le nombre ne soit en augmentation au fil des années après de nombreuses luttes féministes. « Il n y a jamais eu d’intégration massive des femmes dans l’espace médiatique » : a déclaré la présentatrice de l’émission Espas Fanm. Si ces dernières ont pu s’intégrer avec le temps, les femmes n’ont jamais réussi à être acceptées comme de travailleuses à part entière, égales aux hommes, déplorent les intervenantes. Elles soulignent que les femmes font constamment face à des harcèlements de toutes sortes, dans les couloirs des médias. La journaliste Lovely Stanley NUMA , de son côté, a partagé quelques expériences personnelles, et a affirmé fermement sa position contre ses dérives criantes dans la presse haïtienne, pourtant passées sous silence. Quant à Woodline SAINT DIQUE , elle a surtout attiré l’attention de l’assistance sur la problématique des poste à responsabilité sous-occupé par les femmes, et la disparité salariale entre homme et femme des dans les médias. Entre les problématiques de quota des femmes dans les médias, des discriminations et harcèlements, de la disparité et de l’inégalité homme-femme ; les conférencières de cette table ont posé la question centrale de la place femmes dans la presse en Haïti. S’il est vrai que les actes d’harcèlement et/ou de discrimination dont font l’objet les femmes-journalistes dans les médias du pays sont peu documentés ; il est indéniable que c’est un fait préoccupant. Donc il faut que des voix se lèvent pour dénoncer ces pratiques déloyales, indignes de la presse qui se veut être un espace de liberté et d’égalité pour tous et toutes. Un Twitter space avec quelques voix emblématiques de la radio haïtienne, pour boucler la boucle de cette journée marathon. Dans la nuit de 13 février, la séance de partage autour des aventures radiophoniques a connu son apogée avec plusieurs voix emblématiques dont Jacques Sampeur directeur de l’ Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH) ; Hérold Jean FRANÇOIS responsable de la station de radio Ibo, Roland DUPOUX technique de radio-télé Métropole, Berny SILLIAS de Magik 9, et notamment l’ancien directeur de L’ ÉCOLE DES MÉDIAS , Rodly SAINTINÉ, pour ne citer que ceux-là. Lien pour écouter ou réécouter le Twitter Space : https://twitter.com/i/spaces/1OdKrBYNorPKX Par ailleurs, en plus du partage de leur longue et brillante carrière au micro de la radio, ils ont notamment abordé des problématiques liés aux pratiques du métier de journaliste, qui selon l’ancien directeur de l’ÉCOLE DES MÉDIAS posent problème au niveau de la vérification des informations. « Trop souvent les journalistes se résument à recueillir l’avis personnel d’un individu sur un sujet,pensant qu’ils font de l’information. » a-t-il affirmé pour ensuite rappeler que les informations que diffusent les médias doivent-être vérifiées et variables. Rappelons-le, la journée mondiale de la radio est célébrée chaque 13 février, une date qui a été entérinée par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture ( UNESCO ) le 3 novembre 2011 lors de sa 36è conférence, à la suite de la proposition initialement faite par l’Espagne. Rappelons aussi que c’est pour la deuxième année consécutive que L’ ÉCOLE DES MÉDIAS , et l’ UNESCO Haïti célèbrent conjointement la journée mondiale de la radio en Haïti. RÉDACTION : Guerby JEAN COPYRIGHT : CHOKARELLA 2022

  • CHAMP-DE-MARS : AGORA DES TEMPS MODERNES, UNE UNIVERSITÉ POPULAIRE EN PLEIN AIR

    Le Champs-de-Mars, la plus grande place publique de Port-au-Prince, est reconnu historiquement comme le théâtre de grandes manifestations et de soulèvements populaires. Mais c’est aussi un espace de rencontres, de débats, d’échanges intellectuels. Tous les jours, des dizaines de gens, venant d’horizons divers, se réunissent aux airs du Champ-de-Mars, pour débattre des problèmes sociaux, politiques et économiques du pays. Au Champ-de-Mars, tout est sujet à débat. Et presque toutes les thématiques sont abordées. Cette pratique date de plusieurs décennies et suscitent encore beaucoup d’intérêt. Les débats autour du Champ-de-Mars comportent toute une histoire. Cette pratique a traversé le temps et a marqué plusieurs générations. Ce qui a enrichi son histoire, et la rend encore plus passionnante. PARCOURS HISTORIQUE DES DÉBATS L’histoire des débats au Champ-de-Mars est multifacétique. Chacun s’en approprie un pan et se la raconte à sa façon. Pour Robert GUERRIER, qui se présente comme l’un des initiateurs de ce mouvement ; les débats auraient débuté dans les années 90. Selon lui, les débats tirent leur origine dans des discussions de religions. « Les débats ont commencé ici, suite à une vague de prédications. Des chrétiens (protestants) sont venus régulièrement évangéliser les gens sur la place [...]. Et un jour, un certain Bob, un homme au tempérament sulfureux, s’y est opposé farouchement. Ainsi, une discussion est enclenchée […]. Voilà comment tout a commencé.  » Si pour Robert GUERRIER les débats ont été initiés au Champ-de-Mars dans les années 90, et sont issus des discussions sur les questions existentielles. Dieuseul, dit Ti Maksis (surnom qu’il obtient pour son attachement au marxisme), quant à lui, réfute cette hypothèse et remonte les origines des débats jusqu’aux années 1946, en les situant dans un contexte politique et social. Selon Ti Maksis, les débats n’ont même pas débuté au Champ-de-Mars. Cette pratique de débats serait issue de l’idéologie marxiste et aurait pris naissance dans la mouvance du parti communiste haïtien. Le fervent marxiste nous retrace le parcours historique des débats : « Certains pensent que les débats ont commencé ici, au Champ-de-Mars. Mais non. Cette pratique de débats a débuté à Bois Verna [un quartier de la région métropolitaine situé à quelques dizaines de mètres du Champ-de-Mars], dans des clubs littéraires. Puis ça passe de Bois Verna à LAKOU MOUZEN (situé non loin du Champ-de-Mars), et de LAKOU MOUZEN au Bicentenaire, avant d’atterrir au Champs-de-Mars. […]  » À en croire Ti Maksis, les débats tirent leur origine des luttes des années 1946 contre la dictature d'alors, et depuis cette pratique continue malgré les bouleversements, et les intimidations politiques dont elle fait souvent objet. Des intimidations qui n’ont pas cessé nonobstant les acquis démocratiques de 1987. Puisqu’à plusieurs occasions, en 2000 sous le régime LAVALAS, et plus récemment en 2015 sous l’administration MARTELLY, pour ne citer que ceux-là ; les débats ont été en proie à des menaces et des intimidations politiques. A souligné Ti Maksis. Mais malgré tout, les débats ont survécu et continuent à être un espace de libre expression populaire, qui charrie les revendications du peuple, et reflète les problèmes socioéconomiques du pays. Ces débats symbolisent les luttes populaires et comportent des dimensions politiques et sociales très profondes. ENTRE DISCUSSIONS ACHARNÉES ET PARTAGE INTELLECTUEL, UNE UNIVERSITÉ SE CRÉE Au Champ-de-Mars, les débats sont la plupart du temps très animés. Les différentes idéologies et les divergences politiques qui traversent les débats font montre d'une forme d’animosité. Souvent c’est dans une atmosphère de dispute que les débats se passent ordinairement. Tout le monde parle presque en même temps et défend sa position avec véhémence. Les idées et positions contradictoires s’affrontent. Une vraie scène de prise de gueule. Mais au-delà de cette ambiance d’esclandre qui s’y dégage, un esprit de fraternité règne dans l’espace. Nonobstant les répliques acerbes et les petites injures, les débatteurs arrivent toujours à s’entendre. Ils discutent, mangent, boivent ensemble, et partagent leur avis sur pratiquement tout. Et ce sens de partage, de fraternité traduit l’esprit des débats aux airs du Champ-de-Mars. C’est un espace ouvert à tous, sans exclusion sociale. Tout le monde : professeurs, étudiants, intellectuels, illettrés se mêlent dans ce bassin d’humanité. Cette dimension humaine qui traverse les débats n’est pas visible, si on observe de loin. Il faut être au cœur des débats pour voir la fraternité se manifester. Si non, on risque de se faire de fausses idées et d’avoir des préjugés par rapport à cette pratique de débats. Comme c’est le cas pour plus d’un. Certains voient les débats comme une perte de temps. « Pour moi, ces débats n’ont aucun sens. C’est un groupe de gens qui n’ont rien à faire et qui discutent pour tuer le temps […]  » A lâché un observateur. Pour d’autres, c’est juste un moyen d’oublier les problèmes de la vie. « Avec tous ces problèmes socioéconomiques qui rongent le pays, si on ne trouve pas un subterfuge, on risque de perdre la tête […]  » a martelé un autre observateur. Si pour certains ces débats au Champ-de-Mars n’ont aucun sens. Pour d’autres observateurs, plus avisés, ils ont une grande dimension sociale et politique : « Ces débats incarnent des luttes de classes et reflètent les tensions politiques qui caractérisent le paysage social du pays […]  » Pour eux, ces débats ont un vrai sens et ont leur place dans la société. Ils pensent que cette pratique devrait s’étendre sur toutes les places publiques du pays. Au-delà des stéréotypes et des discussions que peuvent susciter ces débats, il y a toute une vitalité intellectuelle qui s’y dégage. Des professeurs d’universités, des étudiants, des intellectuels viennent partager leur savoir sur différents sujets : philosophie, politique, économie et autres. Et à travers ces échanges, des gens se forment et agrandissent leur champ de connaissance. Une véritable école en plein air. Peu importe l’idée que l’on peut se faire de cette pratique de débats au Champ-de-Mars, il appert que ce brassage intellectuel ouvre la voie à des grandes réflexions philosophiques, socioéconomiques et politiques. Et cette pratique, qui dure depuis plusieurs décennies, a un fort potentiel et jette les bases pour une grande une université populaire (L’Université Libre d’État d’Haïti, comme on l’appelle habituellement). Reste que cette pratique soit mieux organisée et structurée. Cet article est proposé par le Carrefour de écoles, un projet d’échange entre plusieurs écoles de journalisme qui vise à mettre en valeur les productions d’étudiants du monde entier.   RÉDACTION : Rodly SAINTINÉ RÉVISÉ ET CORRIGÉ PAR : Frantz Kerby MATHIEU ASSISTÉ DE : Claudy Henry SIMILIEN & Garrincha AUGUSTAVE

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