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- Le programme de bourse : Jean Léopold DOMINIQUE & Vladjimir LEGAGNEUR, une façon pour l’ÉCOLE DES MÉDIAS d’honorer et de perpétuer la mémoire de ces deux (2) hérauts de l’information.
Le programme de bourse: Jean Léopold Dominique & Vladjimir LEGAGNEUR est un programme de bourses d’étude annuelle, initié en 2022 par l’ÉCOLE DES MÉDIAS. Lequel programme témoigne de l’engagement citoyen de l’école dans la lutte pour la liberté de la presse et la liberté d’expression en Haïti, et par-dessus tout, c’est une façon pour l’école d’honorer et de perpétuer la mémoire de ces deux (2) hérauts de l’information (Jean Léopold DOMINIQUE et Vladjimir LEGAGNEUR) qui ont payé le prix de leur vie pour informer la société. Notons que ce programme s’inscrit aussi dans le cadre des valeurs sociétales de l’ ÉCOLE DES MÉDIAS , et reflète donc sa politique de RSE (Responsabilité Sociale d’Entreprise) qui favorise l’accès à l’éducation pour tous·te·s et l’égalité des chances. Puisque l’ ÉCOLE DES MÉDIAS est une entreprise citoyenne, très impliquée dans la vie socio-éducative et culturelle du pays et le développement communautaire de sa région. Les bourses sont décernées respectivement le 14 Mars (Bourse Vladjimir LEGAGNEUR) et le 3 Avril (Bourse Jean Léopold DOMINIQUE). Ces bourses permettent à de jeunes (Filles et Garçons) dans chaque catégorie, d’étudier gratuitement à une école sérieuse, compétente et moderne qui est : ÉCOLE DES MÉDIAS-EM ; dans l’un des départements suivants : ÉCOLE DE LA RADIO (Atelier Pratique en Journalisme Radio) ÉCOLE DE LA TÉTÉ (Atelier Pratique en Journalisme Télévisé) ÉCOLE DE LA PRESSE (Atelier Pratique de Presse Écrite et Numérique) http://haiti.loopnews.com/content/ecole-des-medias-bourses-detudes-en-journalisme-disponibles JUSTIFICATIFS : Dans le souci de rendre la formation plus accessible à tous·te·s, et de contribuer à sa façon au développement communautaire de la société, l’ ÉCOLE DES MÉDIAS met en place un programme de bourses d’étude au profit de tous ceux et toutes celles qui aimeraient avoir une formation de qualité en journalisme, mais qui n’ont malheureusement pas le moyens financiers pour. Lequel programme est ouvert à tous·tes sans exclusivisme. Le programme de bourse d’étude : Jean Léopold DOMINIQUE & Vladjimir LEGAGNEUR est, par-dessus tout, un dispositif qui permet de combattre l’inégalité en matière de l’accès à la formation, et ainsi favoriser l’inclusion sociale par l’éducation et la formation professionnelle. Car plus un jeune est formé, plus il se sent intégré et impliqué dans la vie de sa communauté ; et moins il est vulnérable et susceptible de tomber dans des actes de banditisme ou autre. Donc cela dit, le programme de bourse d’étude: Jean Léopold DOMINIQUE & Vladjimir LEGAGNEUR peut à un degré ou à un autre contribuer [...] PRINCIPAUX OBJECTIFS : Dans l’idée d’accomplir sa principale mission, qui est de favoriser l’accès à l’éducation pour tous·te·s et l’égalité des chances, tout en contribuant au renforcement et au perfectionnement De l’enseignement de journalisme en Haïti ; l’ ÉCOLE DES MÉDIAS se fixe d’ambitieux objectifs dans le cadre de ce programme de bourses d’étude. Les objectifs de ce programme répondent tant à des besoins socio-professionnels, intellectuels que socio-économiques des jeunes de situation modestes. Lesquels objectifs sont : Permettre à de jeunes (filles et garçons) d’étudier gratuitement dans une école sérieuse, moderne et dynamique et d’y décrocher une profession pouvant leur permettre d’assurer leur avenir. Renforcer l’offre (publique) de la formation supérieure en Haïti. Combattre l’inégalité et favoriser l’accès à l’éducation pour tous·te·s en garantissant l’égalité des chances et des sexes. Favoriser l’inclusion sociale des jeunes par l’éducation et la formation professionnelle. Aidez à combattre, par le biais de ce programme, la délinquance juvénile dans le pays et ainsi réduire le risque d’enrôlement et d’implication des jeunes dans des gangs armés et des actes de banditisme. (Un phénomène très fréquent ce dernier temps). Offrir aux jeunes un cadre de formation pratique, standardisé, répondant aux normes et exigences de l’enseignement du journalisme. Contribuer au renforcement et à l’épanouissement de journalisme en Haïti. Former une nouvelle génération de journalistes haïtiens du pays pouvant assurer la relève dans le métier. Lutter pour la liberté de la presse et la liberté d’expression en Haïti. Honorer et de perpétuer la mémoire de ces deux (2) hérauts de l’information (Jean Léopold DOMINIQUE et Vladjimir LEGAGNEUR) qui ont payé le prix de leur vie pour informer la société.
- MOIS DE LA PRESSE 2025 : "L'éthique journalistique : Comment pratiquer le metier de maniere plus responsable en 2025 ? "
Le MOIS DE LA PRESSE 2025, organisé par l’École des Médias Haïti, s’est imposé comme un temps fort du journalisme et de l’engagement citoyen, mettant à l’honneur la liberté d’expression, la lutte contre la désinformation et le développement d’un journalisme de qualité dans le contexte haïtien. Depuis 2019 l’ ÉCOLE DES MÉDIAS organise ce grand événement annuel du 1er au 31 Mai pour poser les problématiques liées à la presse en Haïti et dans le reste du reste du monde. Cette initiative s'inscrit dans la volonté et l'engagement de l' ÉCOLE DES MÉDIAS de contribuer dans la lutte pour la liberté de d'expression et la presse. Et cette année encore l'évènement a tenu toutes ses promesses. Fidèle a sa tradition depuis 6 ans le MOIS DE LA PRESSE était une fois de plus, le théâtre de réflexions, d'échanges, de partages intellectuels entre journalistes, professionnels de médias (haïtiens et étrangers, professeurs, étudiant.e . s et le grand public. Du 1er au 31 mai, plusieurs activités ont marqué l'édition 2025 du MOIS DE LA PRESSE : interviews, tables rondes, ateliers, formations, causerie et débats. Parmi les temps forts, des interviews exclusives avec des grandes personnalistsé du journalisme comme Claudy Siar , Anabelle Jogoma-Andy et Matthieu Salabert , Laura Mbakop (RFI), ou encore Ludovic Place (Institut Superieur de Formation au Journalisme) , Rodly Saintine (ÉCOLE DE MÉDIAS), Alberic De Gouville (France 24) ou encore Ritchy Fortune , Guerby Jean (Radio Télé Métropole). Des enjeux de fond pour la presse haïtienne Cette année l'éthique et la déontologie journalistique était au cœur des réflexions et des échanges. Plus d'une dizaine journalistes haïtiens et étrangers ont répondu présents à ce grand évènement. C'était l'occasion aussi de poser d'autres problématiques liées du métier et faire l'état des lieux de la profession et de réfléchir sur la nécessite de pratiquer en 2025 un journaliste plus responsable et plus respectueux de la déontologie L’édition 2025 était marquée aussi par des réflexions profondes sur les défis actuels du paysage médiatique : l’impact des réseaux sociaux, la propagation rapide des “fake news”, la nécessité de renforcer le fact-cheking, mais aussi la précarité des journalistes travaillant en contexte difficile. Plusieurs partenaires se sont mobilisés pour fait de cette édition une belle réussite. L'édition 2025 réitère notre engagement et notre détermination pour une presse plus libre, et réaffirme l’importance de la presse pour la démocratie et les droits humains. Un espace d’innovation et de dialogue Le MOIS DE LA PRESSE a confirmé le rôle de l’École des Médias Haïti comme espace d’innovation, de dialogue et de formation continue, favorisant l’émergence d’une nouvelle génération de journalistes mieux préparés à répondre aux mutations de l’écosystème médiatique haïtien. L’événement a été unanimement salué par la communauté journalistique et les acteurs nationaux et internationaux soutenant la liberté de la presse. En conclusion, cette édition 2025 a démontré que la presse haïtienne, en dépit des difficultés, reste une force vivante pour la démocratie, la vigilance citoyenne et la défense des valeurs fondamentales du peuple haïtien.
- RENVOYÉ SPÉCIAL - EMI : « LE PRIX DE LA LIBERTÉ C’EST LE PRIX DE NOTRE VIE, ON LE PAYE AU JOUR LE JOUR. »
Le mardi 11 juin 2024, dans le cadre du programme « Renvoyé spécial » en partenariat avec le CLEMI et la région Île-de-France, des élèves du lycée Hector Berlioz à Vincennes ont eu la chance de s’entretenir avec Rodly Saintiné, journaliste haïtien exilé, directeur-fondateur de l'ÉCOLE DES MÉDIAS. À l’occasion de cette dernière rencontre de l’édition 2023-2024, les lycéens ont pu échanger avec l’intervenant sur son parcours, sur la place des médias en Haïti, la censure politique, mais aussi la vie au milieu d’une guerre de gangs et d’une situation socio-économique critique qui tourmente la population au quotidien. Au début de ces deux heures d’échange, Rodly Saintiné a énuméré à la classe les richesses culturelles et économiques de son pays qui le rendent unique. À quelques milliers de kilomètres de Miami et à la frontière avec la République dominicaine, Haïti dispose de magnifiques paysages et abrite de nombreuses croyances religieuses, notamment le catholicisme et le vaudouisme. De fait, c’est dans la culture que Saintiné entame sa carrière médiatique, animant une émission de musique à la radio où il reçoit de nombreux artistes locaux. Avec une économie principalement agricole, Haïti est un territoire qui de l’extérieur a tout ce qu’il faut pour rayonner à l’internationale, selon le journaliste. Néanmoins, l’injustice sociale est bien présente, Saintiné ayant vécu dans le plus grand bidonville du pays, Cité Soleil, ce qui le mènera à convertir les iniquités qu’il subit en force. Ainsi, il lui est arrivé d’inviter à plusieurs reprises des musiciens politiques et des activistes à prendre la parole afin de mettre la lumière sur l’instabilité nationale qui affaiblit Haïti. « Haïti est un beau pays, mais il reste le pays de tous les malheurs ». C’est ce que Rodly Saintiné définit comme le “paradoxe” d’Haïti, une situation qu’il propose aux lycéens de mettre en perspective tout le long de la conférence pour comprendre au mieux l’état de pauvreté de son pays. Il commence notamment par citer les nombreuses catastrophes naturelles, tel que le tragique tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui a officiellement fait des centaines de milliers de morts, et qui fait partie d’un nombre important d’accidents qui ont drastiquement ralenti le développement du pays. Depuis des siècles, Haïti connait un fort dérèglement socio-économique, de son passé colonial à sa « double dette » dès son indépendance au début du 19e siècle, ayant dû rembourser des dizaines de milliards de dollars aux États Unis et à la France entre 1825 et 1950, menant le pays à une forte perte de croissance économique. En Haïti, ce sont aussi près de 85% des écoles qui se voient privatisées, l’accès à l’éducation étant restreint à une minorité. Ces dernières années, les dirigeants ont été plongés dans une grande crise politique, administrative et judiciaire, octroyant la possibilité aux gangs d’intervenir dans l’organisation de la vie politique ; acte qui se concrétise officiellement avec l’assassinat du dernier Président de la république d’Haïti en date, Jovenele Moïse, en juillet 2021. À ce jour, le poste à la présidence du pays est vacant. « La situation en Haïti renvoie à une insécurité totale. Ils ne font pas la différence entre un journaliste politique ou culturel : on devient automatiquement une cible. » Rodly Saintiné Un an plus tôt, en 2020, la vie de Rodly Saintiné bascule lorsqu’il décide de partager un reportage sur le lien entre une entreprise et les gangs à Cité Soleil. Comme d’autres journalistes, , il se retrouve rapidement dans le viseur des gangs unis par Jimmy Cherizier, dit “Barbecue”, un ancien policier à Port-au-Prince devenu l’un des criminels les plus influents du pays. Il assiste à une violence qu’il qualifie “d’inimaginable”, des homicides au quotidien commis par des individus lourdement armés. Elle contribue à une instabilité qui empêche de nouvelles élections et, surtout, qui bafoue la liberté d’expression et de la presse.Ainsi, en 2023, après de nombreuses mises en garde et tentatives d’assassinat, jusqu’à même mettre en scène sa propre mort pour disparaître des radars de ses opposants, Saintiné rejoint les 300 000 déplacés qui cherchent à s’extirper de la guerre civile qui gronde depuis déjà trois ans. Même en exil, il continue son travail journalistique en cachette, contribuant notamment à un reportage réalisé par Ritchy Fortuné, étudiant de l’école des médias en Haïti, sur l’enrôlement des enfants dans les gangs. En effet, aujourd’hui, ce sont près de 40 à 50% d’enfants qui constituent les groupes armés haïtiens. Dans ce reportage, l’un d’eux a eu le courage de témoigner, ce qui lui a valu la mort : un décès que Saintiné a déploré devant les lycéens. « Le prix de la liberté c’est le prix de notre vie, on le paye au jour le jour. » Rodly Saintiné, directeur de l' É COLE DES MÉDIAS En parallèle, il explique qu’il continue à gérer et à enseigner à l’école des médias qu’il a ouverte en Haïti, un projet au travers duquel il se bat au quotidien malgré les conditions déplorables de ses élèves qui assistent à ses cours en distanciel. De quoi attiser la curiosité et les questionnements des lycéens qui n’ont pas connu une telle violence à quelques pas de leur établissement scolaire. Lors d’une heure de dialogue, ils se sont surtout intéressés au parcours du journaliste lorsqu’il est arrivé en France en 2023, où il débarque presque sans aide et sans moyen de communication. “Les premiers huit jours, je les ai faits dans la rue”, a-t-il dit aux étudiants. Depuis qu’il vit sur le sol français, il continue à s’informer quotidiennement sur l’évolution de la situation dans son pays natal. « J’ai espoir qu’une certaine stabilité se rétablisse dans mon pays, assez pour que je puisse y retourner ». Pour l’instant, Rodly Saintiné loge toujours à la Maison des journalistes, qu’il décrit comme son “petit havre de paix.” Il finit par expliquer humblement aux élèves : “Je ne suis pas fier de ce que je vous raconte, je suis désolé, mais c’est la réalité.” Il clôture en beauté cette année de “Renvoyé spécial”, surpassant la censure qu’il subissait en Haïti en proposant une approche interactive sur son parcours, illustrant la puissance de la parole et d’une expression libre. R É DACTION : Benjamin Treilhes COPYRIGHT: MDJ 2024
- Football - Haïti : chronique d’une qualification historique pour la Coupe du monde 2026
Un exploit attendu depuis 50 ans. Dans la nuit du 18 novembre 2025, le football haïtien a renoué avec son plus grand rêve : la qualification pour la Coupe du monde, une première depuis 1974. En battant le Nicaragua (2-0) lors d’une ultime rencontre électrique et en profitant d’un match nul entre le Costa Rica et le Honduras, les Grenadiers se sont imposés en tête du groupe C de la zone Concacaf. Une victoire au parfum d’exploit, célébrée jusque dans les rues de Port-au-Prince, où des milliers de supporters ont laissé éclater leur joie, conscients de vivre une page mémorable de l’histoire sportive nationale. Ce mardi 18 novembre 2025, Haïti a refait l'histoire. 222 ans après la bataille de Vertières qui a scellé la victoire de ce vaillant peuple face à l'armée coloniale française, la première république noire du monde vient d'inscrire son nom en lettres d'or dans le football mondial. Derrière la performance, les hommes-clés Pour Johnny Placide, gardien et capitaine emblématique, cette qualification est l’aboutissement d’un parcours semé d’embûches :« On essaie de rester sereins, de garder la tête froide… mais ce soir, tout a basculé. Haïti est à la Coupe du monde, et ce n’est pas juste une récompense pour l’équipe, c’est pour toute une génération de footballeurs et de passionnés qui n’ont jamais cessé d’y croire. » Rubens Providence, jeune attaquant qui a brillé durant les éliminatoires, confie :« On savait que la pression serait énorme. Mais l’envie de faire tomber le mur était plus forte que tout. Je pense à tous les enfants qui jouent pieds nus dans les rues du pays, à ceux pour qui le foot demeure un espoir. Ce billet pour le Mondial, c’est aussi le leur. » Le sélectionneur Sébastien Migné, tout juste nommé, souligne l’importance du collectif dans cet exploit :« Ce groupe a su se relever après chaque épreuve. Les conditions ne sont pas idéales, on le sait, mais les joueurs ont montré une abnégation et une force de caractère exceptionnelles. Notre défi : aller plus loin, jouer sans complexe et porter haut les couleurs d’Haïti sur la scène internationale. » La passion du peuple : supporters et ferveur nationale Dans les quartiers animés, la qualification a instantanément enflammé les esprits.Julie, supportrice portée par l’émotion, témoigne : « J’ai pleuré devant ma télé, je n’avais connu que des déceptions… Voir Haïti rejoindre les plus grands, c’est comme si toute notre histoire renaissait. On va vibrer, danser pour nos Grenadiers ! » Junior, un jeune supporter du Cap-Haïtien, exprime une ferveur intacte : « Ici, le foot c’est tout. Cette qualification, c’est une revanche sur la vie, un message d’espoir pour tous les jeunes du pays. On va se mobiliser pour soutenir l’équipe, quels que soient les obstacles. » Une nation retrouvée, un défi à relever Cette qualification, au-delà du sport, questionne l’avenir d’Haïti. Dans un pays marqué par les crises, la réussite des Grenadiers transcende les divisions, mobilise les énergies positives et rappelle le rôle fédérateur du football.Pour Johnny Placide, le défi ne fait que commencer : « Aller au Mondial, c’est rejoindre le cercle fermé des grands. On sera attendus, mais on y va pour écrire notre histoire et montrer qu’Haïti a toute sa place sur la planète foot. » Avec un staff soudé, des joueurs déterminés et tout un peuple derrière eux, les Grenadiers aborderont la Coupe du monde 2026 avec l’audace de ceux qui ont attendu cinquante ans pour retrouver leur rêve. Plus qu’une qualification, c’est le retour de la fierté haïtienne sur la scène internationale.Le rendez-vous est pris : Haïti, terre de football, s’apprête à vivre un nouveau chapitre légendaire.
- Rutshelle Guillaume se refait une santé spirituelle aux côtés de la chorale DEG
Après sa grosse collaboration avec l’artiste camerounais Salatiel, pour le tube : “ Good Girl “ ; Rutshelle Guillaume revient avec une chanson évangélique aux côtés de la Chorale DEG, dont le titre est : “ Mèsi “. Cette collaboration inédite n’a pas manqué d’enflammer la toile . Sortie le 28 Mars dernier, la chanson “Mèsi” a fait l’effet d’une bombe, tant dans la sphère évangélique que mondaine ; Depuis son annonce officielle, il y a quelques semaines de cela, des réactions ont fusé de toutes part : des commentaires à n’en plus finir ont embrassé les réseaux sociaux. La chanson qui est un bon mélange rythmique d’afro-pop et de gospel, met en scène le retour de la pop-star à l’église. Tel l’enfant prodigue. Le clip est tourné dans un décor d’église, montrant un culte d’adoration normale… Quand soudain les portes s’ouvrent, et que la diva mondaine fasse son entrée fulgurante sous les yeux admiratifs des uns, et les regards critiques des autres. La vidéo débute par l’image d’un pasteur, visiblement à la suite de son sermon sur la grandeur de Dieu, annoncant la chorale DEG pour une chanson d’adoration : […] Toujou nan menm espri adorasyon sa a nou gen l’oral DEG ki pral béni non BonDye […] Et toute la chanson est filmée dans un seul et même environnement, avec plusieurs séquences d’images de plans différents, superposés dans une dynamique de montage à leitmotiv. Et le tout, porté par des jeux de lumières, des couleurs frappantes, et un beau décor qui illustrent à bien les scènes de culte évangélique protestante. Le moins qu’on puisse dire c’est que MédiArtic a fait un très bon travail de production et de réalisation. La chanson ne laisse personne indifférent. Tant par le texte et le clip qui va avec, que par la présence remarquable de Rutshelle. Ce qui suscite naturellement de vives polémiques. Si pour certains, il n’est pas inadmissible qu’une chanteuse mondaine dépose sa voix sur une chanson évangélique. – Puisque l’inverse serait très mal vu, disent-ils. – Pour d’autres, cela témoigne bien que l’église reste et demeure le rampart spirituel de toutes les âmes perdues, les brebis égarés. Les avis se divergent et beaucoup de questions se posent autour de la chanson. Certains y voient même le signe d’un éventuel retour de la star à l’église. Ça va de soi. Mais face à toutes ces tumultes, la chanson en elle-même tente de faire la part des choses. Et c’est d’ailleurs sur des images mettant en scène les commentaires et propos divergents que le clip se termine, avec en trame de fin un passage de la bible disant : « Que tout ce qui respire loue l’Éternel ! Louez l’Éternel » Quoi qu’on dise. Ce qui est sûr c’est la magie de Rutshelle a bien fonctionné. La chanson a été très plébiscitée. Déjà plus de 197 mille vues en une semaine. Donc tout ce qu’on peut dire c’est que la chorale DEG a bien marqué son coup. RÉDACTION : Don Donaldo PIERRE & Rodly SAINTINÉ RÉVISION & CORRECTION : Ravensley BOISROND COPYRIGHT : Chokarella 2021
- Ki plas lang kreyòl la dwe genyen nan metye jounalis la nan peyi a ?
Pou make selebrasyon lang ak kilti kreyòl ane sa a, ÉCOLE DES MÉDIAS makònen ak CEPOROFOJUL te òganize yon gwo woumble jou ki te 24 oktòb la, anba tèm « wòl ak plas lang kreyòl nan metye jounalis la ». Jean Baptiste Anivince ak Iléus Papillon se te de entèvenan nan konferans sila. Nan ti bat bouch sa a piblik la ak envite yo te brase lide sou plizyè sijè e montre enpòtans lang kreyòl la e ki wòl li dwe jwe nan metye jounalis la. Nan kad koudjay lapawoli sila entèvenan yo te pwofite abòde plizyè lòt pwen enpòtan nan koze lang kreyòl la nan peyi a, tankou : ” Rapò lang kreyòl ak lang fransè a nan sosyete a ” Se te okazyon tou pou 2 entèvenan yo te manyen zafè prejije ak diskriminasyon lang kreyòl la pa janm sispann sibi nan soyete a. Daprè Jean Baptiste Anivince mòd diskriminasyon ak prejije sa yo la depi kèk tan nan sosyete a e medya yo, patikilyèman radyo, te ranfòse prejije sa yo. « Lontan, pale nan medya (radyo) te sinonim konn pale fransè. Men jounen jodia, nou kapab remake pale nan radyo an kreyòl se rale yon makòn oditè ak oditris ». Pou Prezidan Festival Literati Kreyòl la, fè metye la près yo an kreyòl se bay tout moun tout plim tout plimay aksè ak yon makòn enfòmasyon ak konesans. Paske lang kreyòl se kalfou kote pik kou mawon, zannana kou pengwen ka rankontre. Bò kote pa Iléus Papillon konsta yo pa twò diferan. « Lang kreyòl la se yon lang rezistans, ki pran nesans nan yon kontèks istorik espesyal ». Daprè powèt la : « Zansèt nou yo te envante zouti sa a yon manyè pou yo pat itilize lang kolon an, epi tou te yon mwayen pou yo te ka kominike antre yo san kolon an pat rive konprann ». Pou responsab kominikasyon « FEL » la, defann dwa lengwistik nou se yon egzèsis fondamantal ki dwe tanmen nan aprann pwodwi nan lang kreyòl ayisyen an. Pou n repete pawòl Iléus Papillon : « Ayiti se pi gwo kominote kreyolofòn nan monn lan ». Ki donk favorize emèjans lang kreyòl la se nan benefis tout moun. » Daprè jèn ekriven an lè Lydia Joy Bradford, yon etidyant nan ” Duke University ” nan peyi Etazini, te ekri tèz lisans li an kreyòl, se pou l te montre klè kou dlo kòk lang kreyòl la ka sèvi zouti pou pwodwi savwa menm jan ak nenpòt lòt lang. Ki donk aksyon sila ta dwe enspire plis etidyan, pwofesyonèl ak travayè laprès pa bò isit pou yo ka bay lang kreyòl la plis plas nan travay yap fè. Paske lang kreyòl la se sèl lang ki makònen tout ayisyen ansanm. Se avèk anpil pawòl nanm ak kèk bon jan konsèy envite yo te fèmen jounen konferans sila ki te fèt nan kad seri aktivite ÉCOLE DES MÉDIAS ak CEPROFOJUL tanmen pou make selebrasyon lang ak kilti kreyòl ane sa a. Aprè woumble sila, tout patisipan yo te sòti satisfè epi ranfòse konviksyon yo sou wòl ak plas lang kreyòl la genyen nan metye jounalis la. Yo tout dakò lang kreyòl la ka sèvi non sèlman kòm zouti pou bay bon jan enfòmasyon men tou se mwayen ki rasanble tout ayisyen tout plim tout plimay. KOUT PLIM : Geurby JEAN PASE MEN : Rodly SAINTINÉ ak Ravensley BOISROND MAK FABRIK : © CHOKARELLA 2021
- Informatique spatiale : comment la fusion du réel et du virtuel va bouleverser notre quotidien
Longtemps cantonnée à l’imaginaire collectif ou aux laboratoires de recherche, l’informatique spatiale s’invite en 2025 dans notre quotidien. Derrière ce terme se cache la fusion désormais tangible entre le monde physique et le numérique : espaces de travail hybrides ultra-performants, formation immersive, gestion intelligente des lieux. Ce saut technologique impensable il y a quelques années ne concerne plus seulement la Silicon Valley : il commence à transformer le quotidien au sein des entreprises, dans l’éducation ou même l’industrie du divertissement. Une (r)évolution que certains comparent à celle de l’arrivée du smartphone, tant elle chamboule les usages établis. Le bureau, la salle de classe et la maison… augmentés La principale promesse de l’informatique spatiale réside dans la capacité à superposer informations numériques et objets physiques en temps réel. Les nouveaux environnements de travail hybrides tirent parti de cette technologie : un ingénieur manipule un prototype à distance via des gants haptiques, une enseignante immerge ses élèves dans la Rome antique grâce à la réalité mixte, un manager visualise l’occupation d’un espace sans y être physiquement présent. L’informatique spatiale rebat les cartes de la productivité : formation accélérée, collaboration internationale fluide, réduction des coûts opérationnels… autant d’arguments qui séduisent entreprises et institutions éducatives. Si les casques de réalité mixte et les objets connectés sont la vitrine la plus visible de la tendance, c’est surtout l’avancée logicielle qui rend cette démocratisation possible. De nouvelles plateformes facilitent la création d’environnements simulés hyperréalistes : au CES 2025, Nvidia a présenté Cosmos, une solution permettant à des robots d’apprendre et de s’adapter grâce à des jumeaux numériques. Ces outils suscitent l’intérêt bien au-delà du secteur technologique : la santé, la logistique ou la culture innovent pour tirer parti de l’interaction homme-machine « augmentée ». Engagement, sécurité et fractures numériques : les défis de la mutation Cette accélération ne va pas sans soulever de vives questions. La multiplication de données sensibles dans les espaces hybrides impose une réflexion renouvelée sur la cybersécurité. L’interopérabilité des appareils, le respect de la vie privée et la formation aux nouveaux outils deviennent des enjeux majeurs pour éviter la fracture numérique. Parallèlement, le législateur s’empare du sujet : faut-il réguler l’accès à ces technologies ? Quels équilibres éthiques entre usages professionnels et vie privée ? Les débats s’intensifient alors que des start-ups se mobilisent déjà pour proposer des solutions ouvertes, durables et inclusives. Loin d’un gadget réservé aux initiés, l’informatique spatiale amorce en 2025 son passage à l’échelle grand public. Son impact promet de modifier en profondeur la façon dont nous travaillons, apprenons et interagissons avec notre environnement : un défi autant social que technologique qui redéfinit les frontières du réel et du virtuel.
- Fabienne Colas, Yon potorik fanm kap fè fyète Ayiti nan kanada
L’haïtiano-canadienne Fabienne Colas, la reine des Festivals et figure de proue du cinéma haïtien ne cesse de nous rendre fiers d’elle. La voici nommée cette semaine dans le Top 100 des femmes les plus influentes au Canada. Une distinction qu’elle a reçue officiellement au Gala des prix du “Women’s Executive Network (WXN)” le 21 Novembre 2019 au Metro Toronto Convention Center. Âgée de 46 ans, Fabienne Colas est une actrice, réalisatrice et productrice haïtiano-canadienne. elle est à la tête de la “ Fondation Fabienne Colas (FFC) ”, consacrée à la promotion du cinéma, de l’art et de la culture. Elle a un très grand et merveilleux parcours qui, jusqu’à date, fait encore hisser son nom parmi les grands au Canada. Militante de la diversité culturelle, Fabienne a su trouver son chemin dès son arrivée au Canada. Avec son travail impressionnant dans la société canadienne, qui lui a valu pas mal de mérite, elle est très vite invitée à de nombreux panels de discussions, auxquels elle a conquis le coeur de plus d’un. Ajouté à cela, elle a participé à de nombreuses conférences en tant qu’intervenante et ceci sur de nombreux sujets qui sont au centre de l’opinion publique du Canada. Outre des conférence elle donne des consultations et entrevues sur les questions de la représentativité, de la diversité dans les médias Québécois et sur le marche de l’emploi. “ Zaza Production ” est le nom de la maison de production qu’elle dirige elle-même. Il est a rappeler que Fabienne Colas a toujours été une étoile, une femme talentueuse et entreprenante qui a inspiré le succès et la réussite à plus d’un en Haïti. Mannequin et Miss Haïti en 2000, elle a déjà représenté Haïti a plusieurs concours de beauté international. En 2003 elle a remporté le ticket d’or de la meilleure actrice pour le film “ Barikad ” en Haïti, un film réalisé par Richard Senecal, et elle a reçu plus tard en Floride une nomination pour ce même film au “ Haitian Entertainment Awards ”. Delà étant, elle joue aussi dans plusieurs productions québécoises tant sur le grand que sur petit écran, parmi lesquelles ; Watatatow, L’auberge du chien noir, Trauma pour ne citer que ceux la. En 2008 Fabienne signe son premier long-métrage de science-fiction sur le vodou “ Minuit ”, dans lequel elle joue le rôle principale. Notons que Fabienne Colas ne fait pas qu’être devant la caméra, elle est aussi derrière et aux alentours. En 2011 elle détient deux licences du “Conseil de la radio diffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC)” pour la création de deux chaines de télévision d’expression française, “ Diversité Tv ” et “ Bon Goût Tv ”. Elle est entre autres, membre de l’union des artistes (UDA), de l’alliance of Canadian Télévision And Radio Artists (ACTRA) et de l’Académie Canadienne du Cinéma et de la Télévision (ACCT) elle a intégré en 2017 le comité de programmation de la société du 375 ème anniversaire de Montréal. Fabienne est une femme admirable, qui a un parcours a couper le souffle et qui fait rêver de nombreux jeunes qui la prennent comme modèle. Directrice générale de la fondation : “ Fondation Fabienne Colas (FFC) ” qui est un organisme artistique a but non lucratif qui s’est donnée pour mission de faire avancer l’éducation dans le domaine des arts ainsi que de soutenir la création, la production, la promotion et la diffusion du cinéma, de l’art et de la culture au Canada, aux États-Unis en Haïti et ailleurs. Surnommée la reine des Festivals, pour sa faculté à créer et a gérer des festivals, en tout sept a Port-au-Prince, Montréal, Halifax, Toronto et New York c’est sûr qu’elle n’a pas volé la couronne elle l’a hautement et gracieusement méritée. Fabienne détient à son actif plusieurs distinctions spectaculaires tels que; Lauréates du “ Mois de l’histoire des Noirs ” en 2010 dans la catégorie ; “ Événements culturels ”, Médaille d’honneur de l’Assemblée nationale du Québec, elle figurait également parmi les lauréats du prix “Canada’s Top 40 under 40 en 2018. Et pour couronner le tout, elle vient d’être sacrée parmi les lauréats du Top 100 des femmes les plus influentes au Canada. Distinction créé dans le but de reconnaitre les réalisations incroyables des femmes, de créer une communauté de soutien, et d’accroitre la visibilité de dirigeantes fortes afin d’inspirer les générations futures. Elle a inscrit son nom dans l’histoire du Canada et a un impact extraordinaire dans la communauté haïtienne là-bas. Et Haïti ne peut qu’être fière de cette grande dame. Le travail n’est pas à son terme, comme elle l’a si bien dit sur son compte instagram ; « Cette nomination m’encourage plus que jamais à continuer à briser les barrières et à construire plus de ponts » avec une déclaration remplie d’émotions, d’amour, de fougue et d’une promesse de travail beaucoup plus assidu qu’avant on ne peut s’attendre qu’à plus de succès de la part de cette « POTORIK FANM » RÉDACTION : Christelle PIERRE-LOUIS RÉVISION ET CORRECTION : Ravensley BOISROND
- DOGOU SHANGO : L’art de militer avec les arts
C réateur et opérateur culturel, metteur en scène et écrivain ; Dogou Shango de son vrai nom Réginald Dorcéus est un passionné de l’anthropologie culturelle. Le polychrone de l’art haïtien met en exergue tout son génie au service de son pays et s’implique corps et âme dans la bataille pour la justice sociale et l’égalité des droits et des chances en Haïti. Dès son plus jeune âge il commence à pratiquer l’art chez les Salésiens Don Bosco de petion ville dans la danse traditionnelle, pour ensuite intégrer l’Institut de danse “Lynn William Rouzier” en 2013, où il a commencé avec les danses traditionnelles : le ballet classique, moderne et le jazz. Dogou, jeune chercheur et passionné des traditions vodou, est un artiste multidimensionnel. Il est entre autre, chanteur et diseur, acteur de comédie musicale et auteur. Le fervent artiste et militant des droits de l’homme et du bien-être pour tous, s’est livré dans plusieurs projets de développement. Dogou utilise son art et sa création au profit des gens démunis, des oubliés de la société. Son but c’est d’aider les autres et ainsi contribuer à une transformation durable dans le pays. D’où sa participation dans un projet de quartier avec “Haïti en scène” après le 12 janvier 2010. À son actif, l’artiste combattant compte plusieurs textes de comédie musicale dont la plupart témoignent de son engagement social et politique aux côtés des masses. La plus mémorable des comédies musicales est : l’époque esclavagiste (la traversée), jouée en juillet 2014, au local de Irish Village. L’année suivante Réginald a fait son apparition dans la haute scène Haïti (HASHA) : l’amour et le pouvoir. L’artiviste convaincu n’a de cesser multiplier des scènes et représentations artistiques. On peut parler de : “Ayiti D’antan scène“, en août 2016. ” ou encore “les 9 visages” paru en juillet 2017. Sans oublier en 2018, en l’honneur des mères salésiennes, il a présenté : “Don Bosco di tout manman se manman“ au local de Fille Marie Auxiliatrice. On pourrait aussi ajouter des scènes à Le Vilatte, au Caribe, et pas seulement. Que ce soit avec son collectif Nago ou en compagnie d’autres artistes, Dogou fait montre de sa passion pour les arts et la culture, et sa grande générosité artistique qu’il nous fait partager à chaque fois. Il se donne complètement tant sur scène que dans des différents projets sociaux et culturels. Avec plusieurs cordes à son Arc, Dogou Shango jongle avec les différentes expressions artistiques : Musique, danse, comédie musicale, pour nous fait goûter les délices de son immense talent. Et par dessus tout, il s’engage à travers les arts dans une bataille pour l’autodétermination de peuple et la dignité humaine. Le fondateur de : Sant kiltirèl Nago, qui est aussi à l’origine de : Nago mizik et Biliyo Nago ; se présente comme un holocauste vivant, à travers son art, dans la lutte pour un monde meilleur. RÉDACTION : Roodson GUERRIER & Rodly SAINTINÉ RÉVISION & CORRECTION : Ravensley BOISROND COPYRIGHT : CHOKARELLA 2021
- L’économie du jeu vidéo en 2025 : les joueurs aux commandes d’un marché en mutation
Le gaming est pleine ascension economique en 2025. Portée par plus de 3,4 milliards de joueurs et un chiffre d’affaires mondial dépassant les 300 milliards de dollars, l’industrie du jeu vidéo n’est plus seulement un secteur du divertissement : elle s’impose comme une puissance économique transverse où innovation, social gaming et compétition e-sport s’entrecroisent. « La frontière entre créateurs et consommateurs continue de s’effacer », explique Lise Bernard, analyste industrie tech chez NewZoo : « Le business modèle bascule du simple achat vers des logiques de microtransactions, services en cloud, et contenus sur mesure, plongeant les acteurs traditionnels dans une bataille mondiale pour l’attention. » Selon David Lefevre, responsable développement chez Ubisoft Paris : « L’IA et la data redéfinissent l’économie du jeu : l’adaptation des contenus en temps réel fait émerger des mondes évolutifs et ouvre la porte à une personnalisation poussée. Les studios qui ne s’alignent pas sur ces standards risquent de disparaître. » Vers un modèle freemium, mobile et casual : un marché à double vitesse Le casual gaming et le social gaming concentrent désormais près des trois quarts des revenus mondiaux. Les plateformes mobiles, portées par l’expansion rapide de la 5G et des smartphones parcourant le globe, touchent de nouveaux publics et bouleversent la hiérarchie des genres, du jeu solo à l’expérience collective.« Ce qui m’a le plus surpris ? L’arrivée massive des mini-jeux et applications sportives, qui rendent le gaming accessible à tous, des enfants aux seniors », témoigne Elias, streamer marocain. Manon, joueuse occitane, confirme : « Je ne dépense plus pour un jeu complet ; ce qui compte, c’est la possibilité de personnaliser, d’acheter des skins, et de participer à des événements en direct. La vraie valeur, c’est la communauté. » Mikaël, joueur e-sport amateur en Belgique, nuance : « Le business freemium est génial s’il reste éthique : trop de mécaniques de lootbox ou de microtransactions créent l’exclusion pour les petits budgets ou les plus jeunes. » E-sport, compétitions et enjeux structurels : la face visible du business En 2025, les compétitions internationales s’imposent comme piliers de l’économie globale du secteur.Pour Mathias Doll, organisateur d’événements chez EGamersWorld : « La professionnalisation des circuits e-sport, l’augmentation des prize pools et la couverture médiatique font du gaming un business comparable au sport pro. Mais tout le monde ne bénéficie pas de la même visibilité : des ligues émergentes peinent à convaincre sponsors et médias. » La communauté derrière la Coupe du monde Fortnite partage cette analyse. Pour Leandro Vitale, coordinateur de l’événement : « L’explosion des compétitions en ligne a créé des passerelles inédites entre amateurs et pros, mais aussi un âge d’or pour les sponsors et les plateformes de streaming, véritables moteurs de croissance. »Au sein du tournoi Valorant Champions, on observe un renouvellement des codes : « Le succès repose sur l’engagement de la communauté, la transparence, et surtout l’innovation dans les formats et règles », détaille un des organisateurs. Paroles de joueurs : entre passion et regards critiques Aminata, gameuse sénégalaise : « La diversité des expériences proposées par les jeux me permet de trouver un espace d’expression et de détente, mais je déplore la surabondance d’événements payants. On paie pour jouer, puis pour exister dans le jeu. »Pierre, joueur français, nuance : « Le jeu vidéo, c’est le seul secteur où le public façonne vraiment le marché. Chaque événement, chaque compétition internationale insuffle une dynamique, mais gare aux dérives commerciales : trop de marketing tue le plaisir. » Cheng, joueur pro en Chine : « L’économie du gaming est la seule à réunir des gens de tous horizons, mais attention : le modèle reste fragile. Les joueurs ne veulent pas devenir des consommateurs manipulés – il faut repenser le business en tenant compte de l’éthique et du bien-être mental. » L’économie des jeux vidéo en 2025 traduit une tension féconde entre hypercroissance mondiale, mutations technologiques et attentes d’une communauté diverse mais exigeante. Les témoignages réunis ici en rappellent la réalité : le gaming, moteur du business, doit rester à l’écoute de celles et ceux qui en font sa raison d’êtree.
- Afrique numérique : entre rêves d’innovation et barrières invisiblesHéritages technologiques et nouveaux défis
« En Afrique, l’innovation ne manque pas, le défi, c’est surtout d’en faire une réalité accessible », affirme Edouard Akakpo-Lado, ingénieur togolais et fondateur du Centre de recherche sur l’innovation. Dans de nombreux pays africains, les infrastructures restent le talon d’Achille du numérique : accès irrégulier à l’électricité, réseau internet souvent lent et instable, coûts élevés des équipements. « Les startups peinent à se déployer, non par manque d’idées, mais faute d’un écosystème solide capable de soutenir la croissance technologique », souligne Abdoulaye Faye, responsable de la robotique chez CAYTU Robotics à Dakar. À cette fragilité structurelle s’ajoute la question cruciale du financement. « Ici, la plupart des innovations naissent de fonds propres. L’État investit peu dans la recherche, et les investisseurs sont frileux face à l’incertitude », poursuit-il. La fracture des compétences et le défi de la formation Pour Mamadou Diop, enseignant-chercheur et spécialiste des politiques publiques d’innovation, « le manque de dialogue entre universités, incubateurs et secteur privé condamne trop souvent les porteurs de projets à l’isolement ». Conséquence : fuite des cerveaux, faible industrialisation des brevets locaux et précarité de la recherche. Quant au déficit de compétences numériques, il alimente un cercle vicieux : « Comment bâtir une Afrique innovante sans programme massif de formation aux métiers technologiques ? La plupart de nos étudiants n’ont accès qu’à des smartphones basiques, l’ordinateur reste un luxe, et les plateformes éducatives sont sous-utilisées », regrette Fatoumata, étudiante malienne en sciences de l’information. Usagers et étudiants face à la réalité numérique « Sur WhatsApp ou Facebook, on s’informe vite mais la connexion coupe sans cesse », témoigne Amadou, jeune vendeur à Abidjan. Pour Awa, commerçante à Dakar : « Le paiement mobile a changé ma vie, mais parfois, tout s’arrête s’il n’y a plus de courant ou si le réseau saute, alors on revient au cash… » Ce paradoxe est partagé par de nombreux utilisateurs africains qui, tout en étant pionniers de l’adoption du numérique, subissent de plein fouet ses limites structurelles. Chez les étudiants, la débrouille est reine. « Le téléphone, c’est la porte d’entrée dans le monde, mais pour les recherches ou les cours en ligne, sans un bon ordinateur et une connexion fiable, impossible de rivaliser avec les étudiants ailleurs », déplore Zacharie, étudiant congolais. « J’ai parfois trois jours pour faire un devoir en ligne, mais il m’arrive de perdre la moitié du temps à trouver la connexion ou à recharger mon forfait », complète Myriam, étudiante en innovation à Nairobi. Les solutions existent : entre initiatives locales et besoin de vision globale Malgré tout, des signaux porteurs existent : création d’incubateurs, hubs technologiques et startups sociales qui pallient l’absence d’un État stratège. François Bouansa, expert sénégalais en innovation, plaide pour « une culture du travail collaboratif, où la mutualisation des moyens donnerait la masse critique nécessaire aux projets ambitieux ». Déjà, au Nigeria, des alliances inédites entre universités et startups permettent de créer une dynamique d’échanges et de co-développement. Pour Abdoulaye Faye : « Les solutions sont là, il faut juste cesser l’aventure solitaire et apprendre à construire en équipe. À défaut, l’Afrique numérique restera à la traîne, spectatrice de sa propre innovation ». Mais la jeunesse du continent, consciente du pouvoir transformateur du numérique, résiste et invente sans relâche des modèles hybrides capables de franchir, peu à peu, les cloisons qui freinent le développement technologique africain. Ce portrait nuancé interroge le contraste entre vitalité créative et entraves structurelles sur le continent africain, illustré par les voix des spécialistes et des premiers concernés par la révolution ou la stagnation du numériqueue africain.
- Magdaline Mytil, la nouvelle voix montante de la pop-music haïtienne
Magdaline Mytil, une nouvelle tête de la pop-music haïtienne. Grâce à sa voix sublime et son indéniable talent de chanteuse, l’artiste a su séduire plus d’un ! À l’entame d’une carrière prometteuse, la jeune prodige de 25 ans se positionne déjà dans les rangs des plus grandes voix montantes de la gente féminine haïtienne. Bercée par la musique dès l’âge de 5 ans, Magdaline Mytil est une nouvelle voix montante de la musique haïtienne, qui se dessine un bel horizon dans la chanson. Par son charme envoutant, son style particulier, et surtout sa voix douce et pénétrante, elle a conquis des cœurs. Avec sa musique tendre, elle nous fait valser sur les rives de l’amour, à travers des titres tant appréciés par les fans. Bien qu’elles soient à ses débuts, elle a su attirer l’attention des gens et susciter déjà plein d’admiration dans le public haïtien. En témoigne le titre : “Banm Atansyon“, l’une des coup de cœur de son répertoire. Si pour l’heure l’artiste ne compte que 4 titres dans sa boîte à musique dont, “Cheri ou pranm, “I Can’t live With out, la diva en herbe continue de multiplier les prestations sur scène, et promet de nouveaux sons pour bientôt. À en croire son manager, Albert Semerville, le premier album de Mytil est déjà en préparation. Par ailleurs le gestionnaire artistique a annoncé que sa petite protégée sera présente à la 14e édition du PAP Jazz en 2020, au côté de Titi congo et de Stéphanie Pierre, dans la catégorie découvertes. Un très grand exploit, pour la jeune chanteuse. MAGDALINE, UN TALENT SÛR QUI SE DÉVOILE AU FIL DU TEMPS Dès son entrée dans la musique, la jeune chanteuse se profile vers une carrière fulgurante. Après s’être dévoilée sur scène pour la première fois en 2012, au collège canapé-Vert lors d’une activité culturelle consacrée aux jeunes talents intitulé “Découvertes Des Talents” ; l’artiste enchaîne prestations sur prestations, et s’expose aux yeux du grand public. Remarquée en 2016 par le Slameur Coeur-Rimé ; en un rien de temps, la jeune star s’est dessinée la voie d’une belle carrière. Grâce à son merveilleux talent de chanteuse, Lyn, comme on la surnomme affectueusement, s’est taillée très vite une réputation dans la musique. Et le succès commence déjà a lui sourit En 2017 elle a été perçue comme graine de Star à l’émission Bill Board présenté Par Gregory Bleu Ciel sur télé Métropole. Un an plus tard, soit en 2018, elle a été nominée dans le fameux concours PHMA (Prestigious Haitian Music Awards) dans lequel elle était sortie en deuxième position. Et le succès semble couler à flot pour la petite pépite. En témoigne ses dernières productions qui ont été très bien accueillies par le public. Et ça promet beaucoup pour la jeune star, qui ne tardera sans doute pas à se confirmer comme une grande vedette dans l’industrie musicale haïtienne. Avec sa dernière chanson “You’ve Changed” Magdaline montre déjà sa maturité musicale et expose l’immensité de son talent d’artiste. Pour cette année 2019, l’artiste s’est lancée de gros challenges : un premier album est en préparation, et de grosses collaborations sont à venir, et bien plus encore… Enfin ! Ça annonce les couleurs dans la carrière de cette étoile montante de la musique haïtienne. RÉDACTION : Rodly SAINTINÉ & Ravensley BOISROND COPYRIGHT : Chokarella 2019












