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- L’exercice physique, un médicament sous-estimé
Bouger, c’est vivre mieux. Pourtant, selon l’OMS, plus d’un quart de la population mondiale est insuffisamment active. Or, l’exercice physique régulier est considéré comme l’un des meilleurs moyens de prévention contre les principales maladies chroniques. Pratiquer au moins 150 minutes d’activité modérée par semaine – marche rapide, vélo, natation – réduit de 30 % le risque de mortalité prématurée. Le sport protège contre les maladies cardiovasculaires, certains cancers, l’ostéoporose et la dépression. Mais au-delà de la santé, l’activité physique agit aussi sur le bien-être. Elle stimule la sécrétion d’endorphines, les hormones du plaisir, et favorise la confiance en soi. Les personnes actives dorment mieux, gèrent mieux leur stress et affichent une meilleure humeur. Le problème réside dans la sédentarité croissante liée au télétravail, aux transports motorisés et à l’usage intensif des écrans. Les spécialistes recommandent de multiplier les occasions de bouger : descendre une station plus tôt, préférer les escaliers à l’ascenseur, marcher 30 minutes par jour. En France, certaines mutuelles commencent à récompenser financièrement les adhérents qui atteignent un nombre minimum de pas quotidiens. Une manière innovante de rappeler que l’exercice n’est pas une option, mais une prescription universelle.
- Le sommeil, pilier oublié de la santé moderne
Dans nos sociétés connectées en permanence, le sommeil est souvent sacrifié au profit du travail, des loisirs numériques ou d’un rythme de vie effréné. Pourtant, les médecins ne cessent de rappeler qu’il s’agit d’un besoin vital, au même titre que l’alimentation ou l’activité physique. Selon l’Inserm, un adulte devrait dormir en moyenne 7 à 9 heures par nuit. Mais près d’un Français sur trois souffrirait de troubles du sommeil : insomnie, réveils nocturnes, difficultés d’endormissement. Conséquences directes : baisse de concentration, affaiblissement du système immunitaire, augmentation du risque cardiovasculaire et du diabète de type 2. Les neurosciences ont montré que le sommeil profond favorise la mémoire et la régénération cellulaire. Chez les enfants et adolescents, il est essentiel pour la croissance et l’apprentissage. « Le sommeil n’est pas une perte de temps, c’est un investissement sur notre santé », souligne le professeur Damien Léger, spécialiste du sommeil. Pour améliorer sa qualité de repos, les experts conseillent une routine régulière : se coucher et se lever à heures fixes, limiter les écrans une heure avant le coucher, éviter les excitants comme la caféine en fin de journée et privilégier une activité physique modérée. Alors que les troubles du sommeil deviennent un enjeu de santé publique, certains pays comme le Japon ou la Suède intègrent déjà des siestes courtes au travail pour favoriser la productivité et réduire les risques liés au manque de repos. Une piste qui pourrait inspirer d’autres sociétés en quête d’équilibre.
- RENCONTRE PROFESSIONNELLE : CAUSERIE AVEC MOHAMED BENSMATI
Le 24 Janvier dernier, l’ÉCOLE DES MÉDIAS a reçu Mohamed BENSMATI, Journaliste masterant à l’ISFJ, animateur et producteur de radio pour une causerie autour du thème : « COMMENT MONTER UNE WEB RADIO ? ». Une belle plongée dans le monde merveilleux dans la web radio. Au terme d’une causerie riche et passionnante, les participants ont découvert l’univers d’une web radio. Entre les aspects techniques et les aspects liés à la programmation et la gestion du web radio au quotidien, les étudiant•e•s de l’ÉCOLE DES MÉDIAS et quelques autres invités ont exploré tous les secrets de la radio digitale. Ça a été un grand moment d’échange et de partage intellectuel. C’était aussi et surtout l’occasion de découvrir le parcours exceptionnel de BENSMATI dans le métier. Cette causerie s’inscrit dans le cadre des rencontres professionnelles entre étudiant•e•s et les spécialistes du métier. Ce qui constitue un complément savoir utile et participe de notre dispositif d’immersion professionnelle. Toujours fidèle à sa mission, l’ÉCOLE DES MÉDIAS réitère sa volonté de toujours offrir le meilleur de la formation journalistique. ÉCOLE DES MÉDIAS, l’école des grands événements. C’est l’école qui forme la nouvelle génération de journalistes du pays.
- Guerby JEAN vient de gravir un nouvel échelon dans sa carrière
Hello la famille ! L’ÉCOLE DES MÉDIAS ne cesse pas de marquer l’année 2024 en lettres d’or. Et oui ...!!! Cette semaine encore les actualités de l’école s’annoncent très réjouissantes. Puisque nos étudiant•e•s continuent de se faire remarqués, avec de gros exploits qui résonnent un peu partout dans le milieu médiatique haïtien et pas seulement. Et le meilleur reste encore à venir... Cette semaine encore, l’administration est ravie et fière de partager avec vous les exploits et progrès d’un de ses brillant•e•s étudiant•e• s de la promotion sortante (PROMOTION KONPÈ FILO). Il s’agit, mesdames et messieurs, de Guerby Jean qui vient de faire un pas TRÈS IMPORTANT dans sa carrière. Après son passage remarquable à MODEL FM, comme présentateur ou à NETALKOLE, IMPULSE comme Journaliste-rédacteur ; Guerby JEAN poursuit sa route au sein de VIVE VOIX INFO, un média créé par un autre ancien étudiant de l’école. La belle aventure journalistique de Guerby continue, et cette semaine la jeune pépite de l’école a été retenu parmi les 5 lauréats dans le cadre du MEDIA FELLOWSHIP PROGRAM GRANTEES 2024 de ICFJ et NEW CORP de cette année. Et oui…. 😍😍😍 Encore une BELLE VICTOIRE pour nous à l’école. Notons qu’il été retenu sous 1100 candidatures, et est le seul haïtien à avoir été sélectionné. C’est une GRANDE FIERTÉ pour nous à l’ÉCOLE DES MÉDIAS. 🤩🤩🤩Ce nouveau couronnement est une nouvelle étape très importante dans son parcours journalistique déjà très brillant ; le jeune journaliste passionné, vient confirmer une fois de plus son plein potentiel et chemine la voie d’une grande et belle carrière professionnelle dans le métier. C’est un très BEL EXPLOIT pour lui, et pour toute l’école qui s’est battue et s’est investie corps et âme dans sa formation. Guerby JEAN s’ouvre une nouvelle voie dans le métier, et ça s’annonce très prometteur. Guerby est un jeune journaliste passionné et très talentueux. Il s’est spécialisé dans la rédaction et la présentation, et est tout habile en reportage et interview. C’est un jeune journaliste très dynamique et doté d’un vrai sens de professionnalisme. Au regard donc de ses capacités journalistiques, son sens de sérieux, on peut espérer que Geurby fera bientôt partie des meilleurs jeunes journalistes sa génération. Un très bel avenir s’ouvre à lui forcément. Il fait partie de cette nouvelle génération montante de la presse haïtienne : Une génération consciente et agissante qui s’implique dans la vie socioprofessionnelle, culturelle, économique et politique du pays. Nous sommes vraiment fiers d’avoir contribué à sa formation journalistique. Geurby JEAN a été l’un des meilleur•e•s étudiant•e•s de sa promotion. Sa progression ne nous étonne en rien. Au contraire, on attend beaucoup plus de lui et nous sommes persuadés qu’il y arrivera. NOUS SOMMES VRAIMENT FIERS DE TOI, Geurby...!!! Continue dans cette voie... Nous te souhaitons BEAUCOUP DE SUCCÈS dans cette nouvelle aventure. ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO, l’école qui forme la nouvelle GÉNÉRATION DE JOURNALISTES en Haïti
- Alimentation: faut-il vraiment bannir le sucre ?
Depuis quelques années, le sucre est devenu l’ennemi numéro un des nutritionnistes. Consommé en excès, il serait responsable de l’épidémie mondiale d’obésité, de diabète et de maladies cardiovasculaires. Mais faut-il pour autant l’éliminer totalement de nos assiettes ? Le sucre est une source d’énergie rapide pour l’organisme. Le problème vient surtout du sucre dit « ajouté », présent dans les boissons sucrées, les pâtisseries industrielles, les sauces préparées ou encore les céréales du petit-déjeuner. L’Organisation mondiale de la santé recommande de limiter sa consommation à moins de 25 grammes par jour, soit environ six cuillères à café. Or, dans la pratique, la plupart des Français en consomment le double. Cette surconsommation favorise la prise de poids et perturbe le métabolisme. « Le sucre active le circuit de la récompense dans le cerveau, au même titre que certaines drogues, ce qui explique son pouvoir addictif », rappelle la nutritionniste Laurence Plumey. Cela ne signifie pas qu’il faut bannir tous les glucides. Les sucres naturellement présents dans les fruits, légumes ou produits laitiers s’accompagnent de fibres, vitamines et minéraux, bénéfiques pour la santé. Les alternatives existent : remplacer les sodas par de l’eau aromatisée maison, privilégier le chocolat noir à forte teneur en cacao, ou encore cuisiner davantage soi-même. Une démarche progressive, plus réaliste qu’une suppression radicale, qui permet de réconcilier plaisir et équilibre.
- Kid Rock obtient de Donald Trump la signature d’un décret régularisant les prix de billets de concert
Ce lundi 31 mars, sous l’impulsion de Kid Rock, Donald Trump a signé un décret visant à réguler la vente des billets de concert. Une décision que l’artiste américain, savoure comme une grande victoire. « Make America fun again » a-t-il scandé en brandissant fièrement le décret au bureau oval. La sphère du spectacle connaît une petite révolution, ce lundi 31 Mars 2025. Le président américain Donald Trump a décidé de couper court aux « prix fous » des billets de concert, grâce un à un nouveau décret signé à la Maison Blanche. Ce texte de loi vise à lutter contre « la vente à la sauvette » et le dispositif du tarif dynamique permettant de faire évoluer les prix des places en fonction de la demande. Cette décision a ravi Kid Rock qui œuvrait depuis près de 20 ans en ce sens. Comme l’a souligné Donald Trump, en s’enorgueillissant : « Tu essaies de changer cela depuis presque 20 ans, Trump l’a fait en deux semaines ». Lors de son intervention, Kid Rock, connu pour son franc parler ; a pointé du doigt la montée des prix. « On achète une place à 100 dollars, et en quelques secondes, elle passe à 170 ». Il fustige les plateformes de billetterie et la revente spéculative qu’il accuse d’être responsables de cette situation qui pénalise les véritables fans. Les spoofing bots, un véritable fléau L’utlisation des robots et autres moyens pour faire grimper les prix des billets est une stratégie spéculative jugée « déloyale » que dénonce “le dur à cuire américain”. Selon Kid Rock, cette pratique empêche les fans d’accéder aux concerts et détourne les revenus des artistes. Ces logiciels achètent en masse les billets dès leur mise en ligne, pour les revendre à des prix exorbitants. Un véritable fléau pour les spectateurs. Si ce décret de loi risque de fâcher nombres d’entreprises de billetterie, Live Nation, l’un des leaders du secteur s'en réjouit. La maison mère de Ticketmaster a annoncé dans un communiqué « soutenir le décret ». Par ailleurs, la compagnie souligne que : « Les escrocs et les bots empêchent les fans d’obtenir des billets aux prix fixés par les artistes » et remercie le président Trump « de prendre ce problème à bras-le-corps ». RÉDACTION : Joodny SAINTILUS RÉVISÉ & CORIGÉ PAR : Rodly SAINTINÉ © : ÉCOLE DES MÉDIAS - 2025
- L’ÉCOLE DES MÉDIAS et l’UNESCO : Toute une série d’activités pour commémorer la journée mondiale de la radio, cette année
L’ÉCOLE DES MÉDIAS, L’UNESCO Haïti et leurs différents partenaires ont commémoré en grand pompe la journée mondiale de la radio, cette année autour du thème « Oui à la radio, Oui à la confiance ». Au terme d’une série d’activités commémoratives qui mettent en avant l’histoire de la radio en Haïti et place des femmes dans la presse haïtienne, particulièrement la radio ; la célébration de la journée mondiale de la radio de cette s’est déroulée dans une ambiance de partage d’expériences, d’échanges intellectuels, avec des journalistes seniors, de jeunes femmes, et des étudiant•e•s passionné•e•s et curieux•se•s. Les vendredi 11 février et dimanche 13 février 2022, à local de CEPROFOJUL à Delmas 43 ; l’ UNESCO Haïti, L’ ÉCOLE DES MÉDIAS ont présenté deux grandes séries d’activités qui marquent la journée mondiale de la radio. Dans un format hybride, les différents réseaux sociaux de L’ UNESCO Haïti et de L’ ÉCOLE DES MÉDIAS ont été animés par des partages, une présentation d’un travail de recherche autour du centenaire de la radio en Haïti par le chercheur Jacklin JEAN PAUL et notamment une table ronde avec des figures féminines de la presse haïtienne autour de l’intégration des femmes dans les médias, particulièrement la radio. Jacklin Jean Paul : 100 ans de la radiodiffusion en Haïti En effet la première journée de cette série d’activités commémoratives au format hybride a été marquée par la présentation remarquable des travaux de recherche de Jacklin JEAN PAUL autour du centenaire de la radiodiffusion en Haïti. Le vendredi 11 février dans un webinaire organisé par l’ UNESCO Haïti diffusé en streaming sur les pages web des différents partenaires dont : Chokarella, Netalkole média pour ne citer que ceux-là, le chercheur Haïtien, Jacklin JEAN PAUL , a commencé son exposé par la toute première radio à émettre sur le sol Haïtien. Il s’agit de HHK créé par les Américains pendant l’occupation de 1915-1934, soit le 22 octobre 1926 dans un contexte de développement agricole. Lien du webinaire sur les 100 ans de la radio en Haïti : https://fb.watch/bcLroEa6zO/ Selon le chercheur, si la première radio haïtienne devait réaliser des émissions autour des activités agricoles, il fallait pallier au problème de récepteurs, ainsi les autorités ont commencé à acquérir des récepteurs avant que les stations de radio et les récepteurs ont afflué dans le pays. L’histoire de la radio en Haïti est riche et passionnante, truffée de périodes et d’événements remarquables. Au fil des années, l’histoire de la radio en Haïti est surtout marquée par le combat acharné et continu des femmes pour le respect et l’égalité des genres. Et c’était justement l’objet de cette table tenue le dimanche 13 Février. Autour de l’intégration des femmes dans les médias. Le dimanche 13 février dans les locaux de L’ ÉCOLE DES MÉDIAS , une table ronde avec des figures féminines de la presse en l’occurrence : Lovely Stanley NUMA , fondatrice du média en ligne Impulse Web Media ; Daphnine JOSEPH , journaliste et présentatrice de l’émission : Espas Fanm à Alter Radio puis de Woodline SAINT DIQUE , Journaliste-Reporter et présentatrice à Radio Sans Fin (RSF). Ce trio de femmes journalistes ont partagé avec enjouement leurs expériences dans la presse, des expériences marquées par de disparités entre les hommes et les femmes au sein de la presse particulièrement dans la radio. Rappelant que l’histoire des femmes dans la radio en Haïti n’est pas proprement écrite, Daphnine JOSEPH se réfère aux derniers travaux de recherche de L’ Institut Panos , qui est une organisation non gouvernementale spécialisée dans l’appui au pluralisme médiatique, qui selon elle a commencé à observer des voix féminines dans la radio en Haïti dans les années 1960 avant que le nombre ne soit en augmentation au fil des années après de nombreuses luttes féministes. « Il n y a jamais eu d’intégration massive des femmes dans l’espace médiatique » : a déclaré la présentatrice de l’émission Espas Fanm. Si ces dernières ont pu s’intégrer avec le temps, les femmes n’ont jamais réussi à être acceptées comme de travailleuses à part entière, égales aux hommes, déplorent les intervenantes. Elles soulignent que les femmes font constamment face à des harcèlements de toutes sortes, dans les couloirs des médias. La journaliste Lovely Stanley NUMA , de son côté, a partagé quelques expériences personnelles, et a affirmé fermement sa position contre ses dérives criantes dans la presse haïtienne, pourtant passées sous silence. Quant à Woodline SAINT DIQUE , elle a surtout attiré l’attention de l’assistance sur la problématique des poste à responsabilité sous-occupé par les femmes, et la disparité salariale entre homme et femme des dans les médias. Entre les problématiques de quota des femmes dans les médias, des discriminations et harcèlements, de la disparité et de l’inégalité homme-femme ; les conférencières de cette table ont posé la question centrale de la place femmes dans la presse en Haïti. S’il est vrai que les actes d’harcèlement et/ou de discrimination dont font l’objet les femmes-journalistes dans les médias du pays sont peu documentés ; il est indéniable que c’est un fait préoccupant. Donc il faut que des voix se lèvent pour dénoncer ces pratiques déloyales, indignes de la presse qui se veut être un espace de liberté et d’égalité pour tous et toutes. Un Twitter space avec quelques voix emblématiques de la radio haïtienne, pour boucler la boucle de cette journée marathon. Dans la nuit de 13 février, la séance de partage autour des aventures radiophoniques a connu son apogée avec plusieurs voix emblématiques dont Jacques Sampeur directeur de l’ Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH) ; Hérold Jean FRANÇOIS responsable de la station de radio Ibo, Roland DUPOUX technique de radio-télé Métropole, Berny SILLIAS de Magik 9, et notamment l’ancien directeur de L’ ÉCOLE DES MÉDIAS , Rodly SAINTINÉ, pour ne citer que ceux-là. Lien pour écouter ou réécouter le Twitter Space : https://twitter.com/i/spaces/1OdKrBYNorPKX Par ailleurs, en plus du partage de leur longue et brillante carrière au micro de la radio, ils ont notamment abordé des problématiques liés aux pratiques du métier de journaliste, qui selon l’ancien directeur de l’ÉCOLE DES MÉDIAS posent problème au niveau de la vérification des informations. « Trop souvent les journalistes se résument à recueillir l’avis personnel d’un individu sur un sujet,pensant qu’ils font de l’information. » a-t-il affirmé pour ensuite rappeler que les informations que diffusent les médias doivent-être vérifiées et variables. Rappelons-le, la journée mondiale de la radio est célébrée chaque 13 février, une date qui a été entérinée par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture ( UNESCO ) le 3 novembre 2011 lors de sa 36è conférence, à la suite de la proposition initialement faite par l’Espagne. Rappelons aussi que c’est pour la deuxième année consécutive que L’ ÉCOLE DES MÉDIAS , et l’ UNESCO Haïti célèbrent conjointement la journée mondiale de la radio en Haïti. RÉDACTION : Guerby JEAN COPYRIGHT : CHOKARELLA 2022
- CHAMP-DE-MARS : AGORA DES TEMPS MODERNES, UNE UNIVERSITÉ POPULAIRE EN PLEIN AIR
Le Champs-de-Mars, la plus grande place publique de Port-au-Prince, est reconnu historiquement comme le théâtre de grandes manifestations et de soulèvements populaires. Mais c’est aussi un espace de rencontres, de débats, d’échanges intellectuels. Tous les jours, des dizaines de gens, venant d’horizons divers, se réunissent aux airs du Champ-de-Mars, pour débattre des problèmes sociaux, politiques et économiques du pays. Au Champ-de-Mars, tout est sujet à débat. Et presque toutes les thématiques sont abordées. Cette pratique date de plusieurs décennies et suscitent encore beaucoup d’intérêt. Les débats autour du Champ-de-Mars comportent toute une histoire. Cette pratique a traversé le temps et a marqué plusieurs générations. Ce qui a enrichi son histoire, et la rend encore plus passionnante. PARCOURS HISTORIQUE DES DÉBATS L’histoire des débats au Champ-de-Mars est multifacétique. Chacun s’en approprie un pan et se la raconte à sa façon. Pour Robert GUERRIER, qui se présente comme l’un des initiateurs de ce mouvement ; les débats auraient débuté dans les années 90. Selon lui, les débats tirent leur origine dans des discussions de religions. « Les débats ont commencé ici, suite à une vague de prédications. Des chrétiens (protestants) sont venus régulièrement évangéliser les gens sur la place [...]. Et un jour, un certain Bob, un homme au tempérament sulfureux, s’y est opposé farouchement. Ainsi, une discussion est enclenchée […]. Voilà comment tout a commencé. » Si pour Robert GUERRIER les débats ont été initiés au Champ-de-Mars dans les années 90, et sont issus des discussions sur les questions existentielles. Dieuseul, dit Ti Maksis (surnom qu’il obtient pour son attachement au marxisme), quant à lui, réfute cette hypothèse et remonte les origines des débats jusqu’aux années 1946, en les situant dans un contexte politique et social. Selon Ti Maksis, les débats n’ont même pas débuté au Champ-de-Mars. Cette pratique de débats serait issue de l’idéologie marxiste et aurait pris naissance dans la mouvance du parti communiste haïtien. Le fervent marxiste nous retrace le parcours historique des débats : « Certains pensent que les débats ont commencé ici, au Champ-de-Mars. Mais non. Cette pratique de débats a débuté à Bois Verna [un quartier de la région métropolitaine situé à quelques dizaines de mètres du Champ-de-Mars], dans des clubs littéraires. Puis ça passe de Bois Verna à LAKOU MOUZEN (situé non loin du Champ-de-Mars), et de LAKOU MOUZEN au Bicentenaire, avant d’atterrir au Champs-de-Mars. […] » À en croire Ti Maksis, les débats tirent leur origine des luttes des années 1946 contre la dictature d'alors, et depuis cette pratique continue malgré les bouleversements, et les intimidations politiques dont elle fait souvent objet. Des intimidations qui n’ont pas cessé nonobstant les acquis démocratiques de 1987. Puisqu’à plusieurs occasions, en 2000 sous le régime LAVALAS, et plus récemment en 2015 sous l’administration MARTELLY, pour ne citer que ceux-là ; les débats ont été en proie à des menaces et des intimidations politiques. A souligné Ti Maksis. Mais malgré tout, les débats ont survécu et continuent à être un espace de libre expression populaire, qui charrie les revendications du peuple, et reflète les problèmes socioéconomiques du pays. Ces débats symbolisent les luttes populaires et comportent des dimensions politiques et sociales très profondes. ENTRE DISCUSSIONS ACHARNÉES ET PARTAGE INTELLECTUEL, UNE UNIVERSITÉ SE CRÉE Au Champ-de-Mars, les débats sont la plupart du temps très animés. Les différentes idéologies et les divergences politiques qui traversent les débats font montre d'une forme d’animosité. Souvent c’est dans une atmosphère de dispute que les débats se passent ordinairement. Tout le monde parle presque en même temps et défend sa position avec véhémence. Les idées et positions contradictoires s’affrontent. Une vraie scène de prise de gueule. Mais au-delà de cette ambiance d’esclandre qui s’y dégage, un esprit de fraternité règne dans l’espace. Nonobstant les répliques acerbes et les petites injures, les débatteurs arrivent toujours à s’entendre. Ils discutent, mangent, boivent ensemble, et partagent leur avis sur pratiquement tout. Et ce sens de partage, de fraternité traduit l’esprit des débats aux airs du Champ-de-Mars. C’est un espace ouvert à tous, sans exclusion sociale. Tout le monde : professeurs, étudiants, intellectuels, illettrés se mêlent dans ce bassin d’humanité. Cette dimension humaine qui traverse les débats n’est pas visible, si on observe de loin. Il faut être au cur des débats pour voir la fraternité se manifester. Si non, on risque de se faire de fausses idées et d’avoir des préjugés par rapport à cette pratique de débats. Comme c’est le cas pour plus d’un. Certains voient les débats comme une perte de temps. « Pour moi, ces débats n’ont aucun sens. C’est un groupe de gens qui n’ont rien à faire et qui discutent pour tuer le temps […] » A lâché un observateur. Pour d’autres, c’est juste un moyen d’oublier les problèmes de la vie. « Avec tous ces problèmes socioéconomiques qui rongent le pays, si on ne trouve pas un subterfuge, on risque de perdre la tête […] » a martelé un autre observateur. Si pour certains ces débats au Champ-de-Mars n’ont aucun sens. Pour d’autres observateurs, plus avisés, ils ont une grande dimension sociale et politique : « Ces débats incarnent des luttes de classes et reflètent les tensions politiques qui caractérisent le paysage social du pays […] » Pour eux, ces débats ont un vrai sens et ont leur place dans la société. Ils pensent que cette pratique devrait s’étendre sur toutes les places publiques du pays. Au-delà des stéréotypes et des discussions que peuvent susciter ces débats, il y a toute une vitalité intellectuelle qui s’y dégage. Des professeurs d’universités, des étudiants, des intellectuels viennent partager leur savoir sur différents sujets : philosophie, politique, économie et autres. Et à travers ces échanges, des gens se forment et agrandissent leur champ de connaissance. Une véritable école en plein air. Peu importe l’idée que l’on peut se faire de cette pratique de débats au Champ-de-Mars, il appert que ce brassage intellectuel ouvre la voie à des grandes réflexions philosophiques, socioéconomiques et politiques. Et cette pratique, qui dure depuis plusieurs décennies, a un fort potentiel et jette les bases pour une grande une université populaire (L’Université Libre d’État d’Haïti, comme on l’appelle habituellement). Reste que cette pratique soit mieux organisée et structurée. Cet article est proposé par le Carrefour de écoles, un projet d’échange entre plusieurs écoles de journalisme qui vise à mettre en valeur les productions d’étudiants du monde entier. RÉDACTION : Rodly SAINTINÉ RÉVISÉ ET CORRIGÉ PAR : Frantz Kerby MATHIEU ASSISTÉ DE : Claudy Henry SIMILIEN & Garrincha AUGUSTAVE
- Ravensley Boisrond, à la conquête de sphère médiatique internationale
Hello la famille ! L’ÉCOLE DES MÉDIAS continue sa belle et passionnante aventure. Et une fois de plus les exploits de nos étudiant•e•s continuent de résonner à l'international. Et le meilleur reste encore à venir. L'administration est ravie de partager avec vous les exploits et progrès de son ancien étudiant et actuel collaborateur, Ravensley Boisrond qui vient de gravir un échelon important dans sa carrière de journaliste. Puisque dès à présent notre progéniture travaille pour un média international. Et oui...! Après avoir fait ses preuves à l'échelle locale, maintenant c'est la porte de la presse internationale qui de vient s'ouvrir à lui. Ravensley Boisrond est un jeune journaliste multimédia, très passionné du métier. il fut par le passé journaliste-reporter à signal FM pendant plus de 2 ans, et aussi rédacteur à Chokarella depuis 2019. En 2020 il a débuté une belle aventure avec NETALKOLE dont il est maintenant le rédacteur en chef. Il est en autre rédacteur et éditeur à l'Empreinte Info. Dans sa carrière de journaliste, il a déjà collaboré avec des grands noms dans la presse haïtienne, et a déjà signé quelques dizaines d'articles tant dans la presse locale qu'internationale. Il est maintenant journaliste-correspondant de #Yoottle (Guadeloupe), et il est le responsable de la rubrique Regards D'Ayiti sur la plateforme antillaise. Nous sommes vraiment fières d’avoir contribué à sa formation journalistique. Ravensley Boisrond a été l’un des meilleurs étudiants de sa promotion. Sa progression ne nous étonne en rien. Au contraire, on attend beaucoup plus de lui. Et on sait qu’il y arrivera. Notons que Ravensley Boisrond est maintenant un collaborateur de l'école. Il travaille comme chef d'atelier de rédaction à l'ÉCOLE DES MÉDIAS au département : ÉCOLE DE LA RADIO NOUS SOMMES VRAIMENT FIÈRE DE LUI...!!! CONTINUE DANS CETTE VOIE, notre Ravens adoré ! Nous te souhaitons BEAUCOUP DE SUCCÈS dans cette nouvelle aventure. ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO, l’école qui forme la nouvelle GÉNÉRATION DE JOURNALISTES en Haïti.
- Rodly SAINTINÉ: Un nom, toute une vision pour l’autre façon de faire la radio en Haïti
Issu d’un quartier populaire Drouillard, une banlieue dans les environs de Port-au-Prince-, Rodly SAINTINÉ est du lot des jeunes de sa génération qui se versent aveuglément dans l’exercice du métier de journaliste. De la radio Nouvelle Génération (Haïti) à RFI (France) comme correspondant de l’émission « Couleurs tropicales », ce jeune se veut une preuve vivante que les gens peuvent beaucoup dans un pays où toutes les conditions sont réunies pour empêcher à ce qu’une personne puisse concrétiser ses rêves. À sept ans, un rêve est né Tout a débuté alors qu’il avait sept (7) ans. À ce stade, le jeune Rodly, curieux qu’il était, a commencé par explorer les couloirs de la RTVC (Radio Télévision Caraïbes), en suivant les traces d’un membre de sa famille qui y travaillait. À vivre sur le tas la performance de plusieurs journalistes d’alors, au sein dudit média, dont Marc Anderson BREGARD, tel un sacerdoce il s’est décidé à se consacrer à l’exercice du Journalisme, avec la radio comme vecteur. Des années ont passé, à mesure qu’il grandit sa passion pour la radio s’intensifie. Si la Radio Nouvelle Génération a été témoin de ses premiers jets, on lui retrouve un peu plus tard au sein de diverses autres médias dont Signal FM, le dernier en date, lequel lui sert de tremplin pour rentrer à RFI, plus précisément à Couleurs Tropicales, à titre de correspondant. Pour une autre façon de faire la radio, Rodly s’engage Sensible aux informations portées sur sa discipline de prédilection, en l’occurrence le Journalisme, Rodly est de ceux qui prônent une autre façon d’exercer ce métier en Haiti. En ce sens, dans une perspective de proposition d’une formule adéquate, il se partage entre des univers ayant une finalité commune : mieux former les journalistes dans le milieu. Ce qui fait qu’on retrouve ce jeune qui ne jure que pour les médias dans plusieurs activités qui ne mènent qu’à cette fin. Il est le directeur de École de la radio (une école qui forme des journalistes par la pratique); animateur vedette d’une émission à Signal Fm (Samedi-Récré, un programme avec pour prétexte « la pop culture ») en vue de former des jeunes sur le tas; meneur de projet à Cité-Blog (un espace de publication de podcasts) afin de permettre aux jeunes journalistes de publier leurs productions… En Haïti, en fonction de la gérontocratie qui bat son plein dans le milieu, nombreux sont les jeunes qui triment à la recherche d’espaces pour mettre à profit leur compétences, toutefois il est de ces gens qui en dépit d’énormes sacrifices consenties quant à leur émancipation, se vouent à contribuer à la réussite de leurs pairs. Tel est le cas de Rodly. Puisse son histoire inspirer sa génération en manque de modèles, lui qui invite la jeunesse haïtienne à le retrouver dans ce rêve en passe de devenir une réalité: faire la radio autrement dans le pays. RÉDACTION : Frantz Kerby MATHIEU Article redigé en 2019
- Corps désirés, corps fétichisés : le poids du fantasme sur les hommes noirs
Le fétichisme sexuel des hommes noirs est un phénomène aux racines complexes, nourri de stéréotypes raciaux et sexuels hérités de l’histoire coloniale et des représentations culturelles contemporaines. Souvent réduits à des objets de désir exotique et animalisé, ces hommes subissent une forme d’objectification qui efface leur individualité et humanité. Ce fétichisme stéréotypé n’est pas anodin : il influence non seulement leurs relations intimes mais aussi leur estime de soi et leur place dans la société. En 2025, aborder ce sujet éclaire les dynamiques raciales invisibles à l'œil nu, qui traversent encore les sexualités dans nos sociétés. Les stéréotypes du "mâle noir" : entre fantasme et contrainte sociale Les hommes noirs sont fréquemment réduits à l’image du “mâle viril”, hypersexualisé, puissant et dominant, un cliché qui traverse la fiction, la publicité, et les dialogues ordinaires. Cette vision largement partagée enferme les individus dans des rôles rigides : compétiteur sexuel, séduisant mais dépersonnalisé. Ces stéréotypes pèsent sur la construction identitaire, créant une double contrainte où l’homme noir est attendu à la fois comme objet de fantasme et souvent exclu des relations affectives profondes. Sur le plan psychologique, cette hypersexualisation peut engendrer des troubles comme la baisse de l’estime de soi, un sentiment d’être perçu uniquement comme un corps, et un éclatement de l’identité. L’objectification et ses impacts dans la sphère intime Dans les rencontres, notamment interraciales, les hommes noirs rapportent souvent qu’ils sentent que leur partenaire ne cherche pas une relation d’égal à égal, mais plutôt à assouvir un fantasme construit sur des clichés raciaux. Ce fétichisme sexuel s’apparente à une forme de racisme, parfois nommé “racisme sexuel”, où l’intéressant n’est pas la personne mais son appartenance à une catégorie ethnique exotique. Les conséquences vont au-delà du rejet : certains vivent des expériences de déshumanisation, qui affectent leur capacité à tisser des liens profonds et durables. Plusieurs développent des stratégies d’adaptation pour se préserver, mais le poids social reste lourd. Déconstruire les fantasmes pour restaurer l’individu Dénouer ces représentations nécessite un travail de déconstruction et d’éducation, tant dans les médias que dans l’intimité. Le regard porté sur les hommes noirs doit s’affranchir des clichés pour reconnaître leur complexité et diversité. La désexualisation, dans le sens d’une humanisation pleine, est un pas essentiel pour dépasser le fétichisme. En 2025, certains artistes, intellectuels et militants œuvrent à remettre l’individu, avec sa singularité, au cœur du désir et du respect, pour briser le cercle vicieux de la réduction raciale de la sexualité. Cette démarche ouvre la voie à des relations plus sincères, plus justes et moins porteuses de lourds stigmates. Le fétichisme sexuel des hommes noirs soulève une question fondamentale sur la manière dont les constructions sociales et raciales interfèrent avec l’intime et la sexualité, invitan t à une réflexion nécessaire sur le respect et l’égalité des corps, au-delà des apparences et des fantasmes préfabriqués.
- Lutter contre le tabagisme : des stratégies innovantes pour une génération sans tabac
Le tabagisme reste la première cause évitable de mortalité dans le monde. C'est un fléau qui touche des milliers de personnes et s'augmente d'ann é e en ann é es. Une problématique qui exigene des politiques de santé publique plus ambitieuses et plus innovantes. Alors que le phenomene est de plus en plus preocupante, la lutte contre cette addiction se réinvente en combinant politiques publiques, innovations thérapeutiques et engagement des acteurs de terrain. Ces combats prennent vie à travers les paroles de ceux qui vivent le sevrage, ceux qui accompagnent, et les militants qui œuvrent pour une société libérée du tabac. En 2025, la lutte contre le tabac s’appuie sur des approches diversifiées, combinant campagnes collectives, accompagnement personnalisé et innovations thérapeutiques. Pour faire face aux défis sociaux et sanitaires, l'engagement citoyen est un levier essentiel. Des campagnes collectives qui mobilisent et encouragent Pour Gérardell, engagé au sein de la Ligue contre le Cancer : « La prévention, c’est d’abord l’éducation et la dénormalisation du tabac. Les espaces sans tabac dans les lieux publics et scolaires sont des zones sanctuarisées pour protéger les plus jeunes. » L’opération « Mois sans tabac » mobilise chaque année des centaines de milliers de personnes, avec un message fort : l'arrêt est plus accessible si on est accompagné collectivement. Remaides, coordinatrice de la campagne 2025, rappelle : « Les résultats prouvent qu’un soutien collectif multiplie par cinq les chances de réussir. » Le rôle des associations est aussi de porter la voix des malades et des ex-fumeurs auprès des décideurs pour renforcer les politiques publiques. La force du collectif est aujourd’hui un levier majeur pour aider les fumeurs à arrêter. La campagne emblématique « Mois sans tabac », lancée en 2016, invite chaque année des centaines de milliers de personnes à relever ensemble le défi d’un mois sans fumer. Cette démarche participative, qui multiplie par cinq les chances d’arrêt durable, s’appuie sur des outils digitaux comme l’application Tabac Info Service, des kits gratuits d’aide à l’arrêt et un réseau d’accompagnement dans les pharmacies et centres de santé. L’objectif est de remplacer culpabilisation et injonction par soutien, motivation et bienveillance, facteurs essentiels pour réussir le sevrage dans la durée. Une politique publique renforcée et intégrée Le Programme national de lutte contre le tabac (PNLT) 2023-2027 constitue un cadre stratégique ambitieux qui vise à réduire à 20% la prévalence du tabagisme d’ici 2027 en France. Ce plan s’appuie sur plusieurs piliers : la protection des jeunes pour éviter l’initiation au tabac, le renforcement des dispositifs d’aide au sevrage, la réduction de l’exposition au tabagisme passif dans les lieux publics, et la lutte contre le commerce illicite de tabac. L’augmentation des taxes sur le tabac reste l’outil de santé publique le plus efficace pour réduire la consommation. Par ailleurs, l’extension des lieux sans tabac, comme les plages ou les abords d’écoles, vise à dénormaliser l’acte de fumer dans nos espaces quotidiens. Innovations thérapeutiques et accompagnement personnalisé Au-delà des mesures collectives, la réussite de l’arrêt repose aussi sur des approches adaptées à chaque fumeur. Les thérapies cognitives et comportementales (TCC), souvent combinées aux traitements de substitution nicotinique, augmentent significativement les chances d’abstinence. Le professeur Alfredo Addeo, spécialiste en oncologie, souligne l’importance d’une prise en charge globale : « Le tabagisme est une maladie chronique, la clé est dans l’écoute et la motivation. L’entretien motivationnel est un outil puissant, complété par les substituts nicotiniques et la thérapie cognitive. » Sylvain de Loutia, médecin chef d’un service de médecine de première ligne, insiste sur l’importance d’une équipe interdisciplinaire : « Il ne s’agit pas seulement de stopper la cigarette, mais de résoudre une addiction qui touche autant le corps que l’esprit. » La médecine intègre aussi des approches nouvelles comme l’hypnose, la laserthérapie, ou les applications numériques pour fidéliser et soutenir le patient. Par ailleurs, de nouvelles méthodes naturelles font leur apparition, comme la stimulation laser visant à réduire les symptômes de manque sans médicaments ni substituts. Ces innovations, associées à un suivi psychologique et à un accompagnement individualisé, répondent à la diversité des profils et des difficultés rencontrées. L’enjeu est clair : convertir l’arrêt du tabac en une étape accessible, durable et personnalisée. La lutte contre le tabagisme en 2025 s’incarne donc dans une approche pluridimensionnelle, mêlant mobilisation collective, politique de santé publique forte et innovations thérapeutiques. Pour espérer une génération sans tabac d’ici 2032, il faut à la fois encourager, protéger et accompagner, avec des solutions concrètes pour que chaque fumeur puisse devenir acteur de son sevrage












