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  • Bugonia, un remake audacieux

    Bugonia de Yorgos Lanthimos est une version revisitée du film sud-coréen "Save the Green Planet!", transposé dans l’AmérBugonia de Yorgos Lanthimos est un remake audacieux du film sud-coréen "Save the Green Planet!", transposé dans l’Amérique profonde et reconverti en un cocktail délirant de comédie noire, thriller, et satire politique. Lanthimos y retrouve ses acteurs fétiches — Emma Stone (en PDG glaciale et ambiguë) et Jesse Plemons (apiculteur conspirationniste) — pour jouer une partition aussi féroce que subtile.​ L’histoire, apparemment farfelue, voit deux marginaux kidnapper une grande patronne de pharma, convaincus qu’elle est une extraterrestre venue détruire la Terre. Derrière le dispositif de huis clos et la succession de situations ubuesques, Lanthimos interroge la violence sociale, la paranoïa et l’absurdité politique contemporaine. Il propose une véritable fable sur la puissance du complot dans un monde où le sens se dissout dans le chaos, l’information détraquée et le capitalisme vampirique.​ La mise en scène, toujours aussi contrôlée chez Lanthimos, s’épanouit ici dans le mauvais esprit et l’humour corrosif. Le rire, comme la musique de Jerskin Fendrix, désaxe l’horreur tout en la soulignant, explorant le grotesque du monde contemporain, où les “monstres” sont aussi bien du côté des marginaux que des élites cyniques. Robbie Ryan signe une photographie dynamique, rythmée, qui amplifie la folie du récit.​ Emma Stone et Jesse Plemons déploient tout leur talent, leurs personnages incarnant la tension entre rationalité et désespoir – Stone brille en femme de pouvoir contrainte, Plemons impressionne dans la gestuelle et la fausse naïveté. Mais la vraie réussite du film, c’est son potentiel de lecture critique : “Bugonia” oppose la cruauté capitaliste au délire collectif, la satire à l’apocalypse. Lanthimos traite brillamment l’idée de vérité dissoute, de sociétés toxiques et d’humanité dépassée par ses propres fantômes.​ Le film divise, mais Lanthimos confirme son statut de cinéaste radical, navigant entre farce métaphysique, thriller d’enfermement et pamphlet sur la fin du monde rationnel. “Bugonia” est une œuvre jubilatoire, sans espoir, qui parvient à faire rire de notre Titanic en train de couler — une comédie noire, brillante de nihilisme et d’intelligence.ique profonde et reconverti en un cocktail délirant de comédie noire, thriller, et satire politique. Lanthimos y retrouve ses acteurs fétiches — Emma Stone (en PDG glaciale et ambiguë) et Jesse Plemons (apiculteur conspirationniste) — pour jouer une partition aussi féroce que subtile.​ L’histoire, apparemment farfelue, voit deux marginaux kidnapper une grande patronne de pharma, convaincus qu’elle est une extraterrestre venue détruire la Terre. Derrière le dispositif de huis clos et la succession de situations ubuesques, Lanthimos interroge la violence sociale, la paranoïa et l’absurdité politique contemporaine. Il propose une véritable fable sur la puissance du complot dans un monde où le sens se dissout dans le chaos, l’information détraquée et le capitalisme vampirique.​ La mise en scène, toujours aussi contrôlée chez Lanthimos, s’épanouit ici dans le mauvais esprit et l’humour corrosif. Le rire, comme la musique de Jerskin Fendrix, désaxe l’horreur tout en la soulignant, explorant le grotesque du monde contemporain, où les “monstres” sont aussi bien du côté des marginaux que des élites cyniques. Robbie Ryan signe une photographie dynamique, rythmée, qui amplifie la folie du récit.​ Emma Stone et Jesse Plemons déploient tout leur talent, leurs personnages incarnant la tension entre rationalité et désespoir – Stone brille en femme de pouvoir contrainte, Plemons impressionne dans la gestuelle et la fausse naïveté. Mais la vraie réussite du film, c’est son potentiel de lecture critique : “Bugonia” oppose la cruauté capitaliste au délire collectif, la satire à l’apocalypse. Lanthimos traite brillamment l’idée de vérité dissoute, de sociétés toxiques et d’humanité dépassée par ses propres fantômes.​ Le film divise, mais Lanthimos confirme son statut de cinéaste radical, navigant entre farce métaphysique, thriller d’enfermement et pamphlet sur la fin du monde rationnel. “Bugonia” est une œuvre jubilatoire, sans espoir, qui parvient à faire rire de notre Titanic en train de couler — une comédie noire, brillante de nihilisme et d’intelligence.

  • Un parfait inconnu : un film passionnant

    Un parfait inconnu de James Mangold déconstruit la figure du biopic musical en se concentrant sur une période-clé de la carrière de Bob Dylan : son basculement du folk vers le rock électrique, entre 1961 et 1965. Mangold refuse toute linéarité classique, préférant l’évocation fragmentaire et la multiplication des points de vue pour cerner une figure insaisissable, star autant pour les autres que pour lui-même.​ Plutôt qu’un récit de la vie de Dylan, le film propose une traversée d’un moment d’Histoire : l’Amérique du début des années 1960 et ses bouleversements. C’est une œuvre qui se veut davantage réflexion sur la construction d’une légende que reconstitution fidèle – la tentation mythologique n’est jamais tout à fait éradiquée, mais elle passe ici par la manière dont les autres regardent Dylan, comment ils le sculptent ou le mythifient. La performance de Timothée Chalamet, subtile et cynique, accentue le trouble entre vérité et représentation, entre génie solitaire et construction sociale du mythe. La mise en scène, précise, insère Dylan dans un décor américain saturé de signes, mais n’enlève rien de l’opacité du personnage.​ Le film n’est pas exempt de défauts : certains ressentiront l’absence de matière, une distanciation excessive ou au contraire, une mythification creuse. Mais c’est aussi un choix assumé – Mangold livre un « biopycat », un anti-biopic qui conserve la part d’inconnu, se détournant de la psychologie intime pour jouer du simulacre et de la surface. Le résultat, porté par Chalamet, Elle Fanning et Edward Norton, reste à la fois touchant, frustrant, et stimulant sur le plan philosophique : on ne saura jamais vraiment qui est Bob Dylan, mais la puissance du regard collectif – du public comme des proches – finit par forger une icône autant qu’un inconnu.​ La réussite du film repose finalement sur sa capacité à activer une nostalgie paradoxale, celle d’un monde qu’on croit connaître, mais qui nous échappe sans cesse. Mangold rappelle que l’émotion au cinéma est souvent une tension entre ce qu’on voit et ce qu’on devine. Un parfait inconnu se tient sur ce fil, refusant la leçon mais offrant une lucidité rare sur la fabrique de la star américaine.

  • Une bataille après l’autre : entre admiration et stupefaction

    Une bataille après l’autre de Paul Thomas Anderson est un objet cinématographique aussi foisonnant que clivant, qui incarne magistralement les contradictions de l’Amérique contemporaine. Avec un budget colossal pour PTA, cette fresque hybride promet la comédie d’action grand public mais plonge audacieusement dans la polarisation politique US. Le scénario met en avant Bob Ferguson (Leonardo DiCaprio), activiste d’extrême gauche, et Perfidia (Teyana Taylor), lien direct entre enjeux intimes et luttes collectives. Anderson s’amuse de la posture révolutionnaire, mais la déplie moins comme engagement politique que comme question de transmission et de filiation. Le film est saturé de signes contemporains — luttes raciales, minorités, ICE, Black Power — mais sans jamais s’engager frontalement. Beaucoup y verront un discours « gauchiste éclairé », qui refuse paradoxalement la radicalité. On regrettera que, derrière la puissance de l’imagerie (scènes d’action, poursuites, couleurs en fusion), la question politique s’évide au profit d’un récit de famille, d’un parcours père-fille qui cherche l’émotion plutôt que le bouleversant. La relation père-fille, la générosité du casting (Sean Penn, Benicio Del Toro), la dynamique buddy-movie, tout cela réjouit et captive. Mais la « transmission » — fil rouge du récit — sonne un peu creux tant les enjeux politiques restent décorum.​ PTA excelle dès qu’il s’agit d’imprimer un rythme — musicalité des courses, beauté de la bande-son signée Jonny Greenwood, oscillation entre tragique et absurde — mais n’ose jamais s’affranchir du « centre » rassurant du cinéma US. Le film oscille entre genres, rend hommage à Altman, expérimente sur la forme, mais échoue dans la densité du propos social : trop survolé, jamais incarné. Une réussite formelle, parfois vertigineuse, portée par une énergie singulière. Le sentiment persiste toutefois d’une œuvre qui évite la brûlure de l’engagement au profit d’une mélancolie familiale, d’un grand geste esthétique qui ne tranche pas.

  • À LA RENCONTRE D’UNE ICÔNE DE L’ANIMATION DE RADIO EN HAÏTI

    Ce mardi 1er juin, une délégation de l’ÉCOLE DES MÉDIAS-EM s’est rendue aux locaux de la radio-télé Caraïbes (RTVC), pour rencontrer Marc Anderson BRÉGARD, icône de l’animation radio en Haïti. Au terme d’une rencontre très chaleureuse, les étudiants du département : ÉCOLE DE LA RADIO ont échangé avec cette légende vivante de la bande FM haïtienne. À l’occasion de son anniversaire ce 1er juin, Marc Anderson BRÉGARD, a rencontré une vingtaine d’étudiants, pour une causerie autour de sa grande et riche carrière. Cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre des traditionnelles sorties médiatiques organisées régulièrement par l’administration de l’école ; compte aussi pour les activités commémoratives du centenaire de la radio, cette année que l’école célèbre en grande pompe. Il était aux environs de Midi quand tout a débuté. C’est par une accueille chaleureuse que l’animateur vedette de Canal Musical a reçu la délégation d’étudiants dans ses bureaux. C’est dans une belle atmosphère de convivialité que la causerie s’est engagée. Et c’est lui-même qui, dans un grand élan de cœur, a lancé les discussions. Et on était parti pour une causerie passionnante non stop de plus de 50 minutes. Après les propos de bienvenue, le poète des ondes a commencé par nous raconter son amour pour la radio, dans une spirale de mots éloquents dont il détient le secret. Tout en délivrant quelques petites recettes de réussite dans ce milieu, M.A.B a exhorté les jeunots à se procurer des notions de culture générale, des techniques vocales et d’expressions orales, à faire preuves de professionnalisme; il les invite aussi à trouver un modèle, un coach pour leur avancement dans ce métier. Très enthousiastes, les jeunes passionnés de la radio ont écouté avec beaucoup d’attention et d’admiration les propos éloquents, les conseils salutaires de leur hôte. Puis, dans une série de questions / réponses, les étudiants ont pu explorer l’immense carrière de cet amoureux fou de la radio. Marc Anderson BRÉGARD a été visiblement très ravi de partager sa plus grande passion avec les jeunes. Il s’est confié à cœur ouvert aux étudiants qui, manifestement voulaient apprendre davantage de sa passionnante carrière. BREG a minutieusement retracé son parcours dans le métier : de Radio nationale à Caraïbes FM, son média de cœur. Il a aussi prodigué de très bons conseils aux futurs journalistes, et les a livré les secrets de sa singularité et de sa longévité dans le milieu. Ça a été un grand moment de partage et de convivialité. Au terme d’une belle et chaleureuse causerie d’environ une heure, l’animateur fétiche de la bande FM, a fait profiter aux étudiants près de 27 ans de carrière. Tout s’est clôturé par un moment chaleureux de vivre ensemble : Nous avons savouré une bonne pastèque avec Brégard, qu’il nous a offert pour l’occasion. Une très belle façon de marquer la commémoration du centenaire radio, et du même coup célébrer son anniversaire. RÉDACTION: Roodson GUERRIER RÉVISION & CORRECTION : Rodly SAINTINÉ COPYRIGHT: CHOKARELLA 2021

  • Afrique : le Mali reprend la main sur son or

    La presse malienne est dithyrambique après la pose de la première pierre d’un complexe de transformation aurifère situé à Sénou, commune VI du district de Bamako. « Ce 16 juin 2025 restera gravé dans l’histoire du Mali, s’exclame L’Aube , comme un retour au passé glorieux de Kankou Moussa, demeuré jusqu’à aujourd’hui l’homme le plus riche du monde. Un record jamais égalé et toujours détenu par celui qui était jadis à la tête de l’Empire du Mali. » L’Aube fait donc allusion à Kankou Moussa, roi des rois de l’empire malien au XIVe siècle, considéré par certains comme l’homme le plus riche de tous les temps, avec une fortune évaluée à 400 milliards de dollars. Une fortune principalement constituée d’or. Retour au présent : désormais, poursuit L’Aube , «  Bamako ne se contentera plus d’être un simple exportateur de matières premières. Dans un geste empreint de détermination et de conviction, le Général d’Armée Assimi Goïta a officiellement lancé les travaux de construction de la première raffinerie d’or de l’industrie minéralogique malienne. Cette raffinerie, conçue pour être la plus grande d’Afrique de l’Ouest avec une capacité de traitement de 200 tonnes d’or par an, est le fruit d’une stratégie nationale bien pensée, poursuit le quotidien malien , qui repose sur un partenariat stratégique avec la Fédération de Russie, à travers le groupe industriel Yadran. Le Mali détiendra une participation majoritaire de 62% du capital. Dans un contexte mondial où les ressources naturelles sont souvent synonymes de prédation, cette collaboration représente un acte d’indépendance économique significatif pour Bamako.  » Offensive économique La symbolique est forte, renchérit Sahel Tribune . Pour un pays classé 3e producteur d’or en Afrique, mais longtemps confiné à l’exportation de minerai brut, cette raffinerie incarne un saut qualitatif vers la souveraineté économique. (…) Cette raffinerie s’inscrit dans la continuité des réformes initiées par le gouvernement de transition, pointe encore le quotidien malien . Depuis 2022, Bamako multiplie les initiatives : audit des contrats miniers, relèvement des parts de l’État, obligation pour les exploitants d’affiner l’or localement… une ligne claire s’impose, insiste Sahel Tribune : faire de l’or un levier de développement maîtrisé et redistributif.  » Exit les compagnies occidentales ! Et pour ce faire, la junte malienne a opéré un grand coup de balai. «  Progressivement, Bamako avance ses pions, relève L’Infodrome à Abidjan , pour reprendre le contrôle de ses ressources naturelles.  » Avant-hier, «  dans le bras de fer entre l’État malien et le groupe canadien Barrick, le tribunal de commerce de Bamako a ordonné la mise sous administration provisoire de la mine de Loulo-Gounkoto pour une durée de six mois. Cette décision, sollicitée par les autorités maliennes, vise à relancer les activités d’extraction sur ce site stratégique situé à l’ouest du pays, à l’arrêt depuis janvier.  » «  Les juges ont ainsi nommé Zoumana Makadji administrateur provisoire de la mine d’or, précise Jeune Afrique . Ancien ministre malien de la Santé et de l’Hygiène publique au Mali, Zoumana Makadji est un expert-comptable jouissant d'une bonne réputation à Bamako, présenté comme "intègre et doté d’une moralité". Avec cette décision, Barrick, jusque-là opérateur de Loulo-Gounkoto, n’a plus la main sur la gestion du site, d’un point de vue opérationnel comme financier.  » Pression maximale C’est le dernier épisode en date d’un long bras-de-fer. Depuis son arrivée au pouvoir, la junte exerce une pression maximale pour tirer un meilleur profit des revenus de l’industrie minière. «  Il y a deux ans, rappelait récemment Le Monde Afrique , le président Assimi Goïta avait introduit une réforme du code minier permettant à l’État de prendre jusqu’à 30 % des parts dans les nouveaux projets et réduisant les avantages fiscaux des entreprises étrangères. Le gouvernement malien exige que les contrats existants soient renégociés, quelles que soient les conventions passées avec les administrations précédentes. Une revendication exprimée sur fond de hausse continue des cours de l’or, dont le Mali est le troisième producteur africain et qui constitue 75 % de ses recettes d’exportation.  » RFI

  • DEKONEKTE : LA BELLE RECONNECTION MUSICALE DE FLORENCE

    Après sa collaboration inédite avec T-Ansyto, pour la chanson : « Souke », Florence revient en force avec un nouveau single, du titre : « DEKONEKTE ». Cette fois-ci, pour se reconnecter à la musique et à son public, El Luche se pose en solo et nous offre un petit bijou musical. Un bon mélange de pop Afro-caribéenne, à la sauce Compas. À travers cette musique, la boss lady met en scène toute la déception d’une femme cocue, rejetée par son mari. Et qui, pour se venger de lui ; décide de jouer la “ play girl “. La chanson : DEKONEKTE décrit une triste réalité de vie de couple : l’histoire des femmes méprisées, humiliées par leur conjoint. Mais loin des stéréotypes courants, elle campe une femme forte qui ne s’est pas laissée faire, qui a décidé de se révolter et a infligé le même sort à son époux. Cette chanson est une façon pour FLO de dénoncer la souffrance conjugale et de s’attaquer aussi au machisme qui caractérise notre société où l’homme est vu et représenté comme le chef suprême de la maison, en droit de tout faire. Quitte à causer de la peine à sa femme […] Il faut dire que la chanson : DEKONEKTE vient forcément casser ce cliché sociétal qui condamne l’infidélité chez les femmes, en les considérant tout bonnement comme des putes ; alors que les hommes infidèles sont honorés et considérés comme des « gentlemen  ». On dire que la nouvelle chanson de Florence est à contre courant des conceptions machistes et du patriarcat qui caractérisent la société. À lire aussi : SOUKE : LE TITRE QUI VA SANS DOUTE SECOUER LE HMI Tant attendue depuis sa dernière chanson, sortie le 7 novembre dernier ; la coqueluche des réseaux sociaux, revient avec une bombe musicale : DEKONEKTE , une chanson tout aussi dansante que parlante. Un son qui interpelle et s’érige à sa façon face aux stéréotypes machistes de la société haïtienne. Grâce à cette chanson, produite par T-Ansyto et qui sera vidéoclipée par Smith Étienne de TRILLION PRODUCTION ; Florence Duré veut non seulement renouveler sa discographie mais aussi annoncer la sortie d’un grand projet musical à venir. Mais en attendant, Florence nous offre ce petit apéritif, pour le moins très savoureux. RÉDACTION : Rodly SAINTINÉ RÉVISION & CORRECTION : Ravensley BOISROND COPYRIGHT : CHOKARELLA 2021

  • Football : Giroud frappe fort dès ses débuts avec Lille

    Olivier Giroud, de retour en France, a signé un contrat d’un an avec le LOSC où il arbore le numéro 9, celui de Jonathan David Dès son premier match officiel, le 17 août 2025 contre Brest, il a inscrit le but de l’honneur, devenant ainsi le plus vieux buteur de l’histoire du club (38 ans, 10 mois, 18 jours), dépassant le record détenu par José Fonte Ce retour, mûrement réfléchi, illustre une stratégie autant sportive que symbolique : Lille, qualifié pour la Ligue Europa, cherchait du leadership et de l’expérience — deux valeurs que Giroud, vétéran à l’expérience internationale solide, incarne parfaitement. À l’instar des autres anciens Dogues, il rejoint un groupe jeune en quête de repères solides. L’impact va au-delà du terrain. Le retour en Ligue 1 d’un buteur emblématique en pleine forme fédère les supporters et alimente les ambitions du club dans la compétition européenne. Lille misait sur ce coup de génie pour inonder le stade de confiance, autant que de buts : la première pierre est lancée avec force.

  • JOURNÉE INTERNATIONALE DE PODCASTS : une première en Haïti, signée ÉCOLE DES MÉDIAS

    Cette année pour la première fois en Haïti, l’ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO, JAUSE PODCAST, UNESCO HAITI et d’autres partenaires s’allient pour commémorer la Journée Internationale de Podcast, célébrée chaque année depuis 2014, en date du 30 septembre autour du hashtag : #InternationalPodcastDay . Cette année marquera donc la célébration de la 8 ème édition de cette grande manifestation internationale. Et pour cette première édition haïtienne, les activités se feront autour du thème : « regards croisés sur le monde de podcasts ». Pour cette première toute une série d’activités en distanciel sont prévues pour marquer cette date. Ce 30 septembre 2022, nous vous invitons donc à célébrer le podcast en grand pompe, à travers des conférences, des causeries et des échanges avec des producteurs•trices et créateurs de podcasts tant en Haïti qu’à l’étranger. Au terme des activités commémoratives de la Journée Internationale de Podcast : InternationalPodcastDay, l’ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO, JAUSE PODCAST, UNESCO HAITI et d’autres partenaires organisent : • Un WEBINAIRE ce vendredi 30 septembre à compter de 10hrs (heure haïtienne), avec 4 invité•e•s de marque : 1) Sophie BERGER, ingénieure et créatrice de sons, qui a travaillé pour France Culture, Arte, RFI 2) Ravensley BOISROND, jeune journaliste et podcasteur haïtien qui travaille pour NETALKOLE, TRAVPROD. 3) Steven JAMBOT journaliste et producteur à RFI (L’Atelier des Médias) 4) Jause VARIN, diplomate, journaliste à RTVC et créateur de podcasts à JAUSE PODCAST. • Un TWITTER SPACE ce vendredi 30 septembre à compter de 20 heures (heure haïtienne) avec Johnny CELICOURT (Spécialiste / Journaliste Culturel) ; Woodline SAINT DIQUE (Journaliste / Présentatrice à RSF) ; Bernard (Berny) SILLIAS (Producteur radio & podcasts) ; Lovelie Stanley NUMA (Journaliste CEO IMPULSE) ; Collinx MONDÉSIR (Psychologue / Podcasteur) Max LYRON (Communicateur / Journaliste) ; sans oublier des blogueurs•ses, et d’autres personnalités médiatiques haïtiennes. Notons que ces activités seront retransmises en direct sur les réseaux sociaux et sur les différentes plates-formes de nos partenaires, comme : UNESCO HAÏTI, NETALKOLE, TED’ACTU, CHOKARELLA, GUY WEWE RADIO A, IMPULSE, IMÉDIAS, DOUVANJOU et autres. Cette année pour la première fois en Haïti se tient ce grand événement : la commémoration de la Journée Internationale de Podcast : #InternationalPodcastDay . Une activité qui se promet d’être très riche et variée, avec : des conférences, des causeries intellectuelles et des échanges avec des producteurs•trices et créateurs•trices de podcasts et personnalités médiatiques haïtienne et étrangères, etc. Donc l’ÉCOLE DES MÉDIAS | ÉCOLE DE LA RADIO, JAUSE PODCAST, UNESCO HAITI et d’autres partenaires comptent vivement sur la participation de tous•tes ; Des professionnel.le.s, en passant par des podcasteurs, des étudiant.e.s, et tous ceux et toutes celles qui s’intéressent à ce domaine. Les rendez vous sont donc pris pour le 30 septembre 2022, respectivement : 10hrs / 20 hrs (heure haïtienne).

  • Comment est née l'ÉCOLE DES MEDIAS ?

    ÉCOLE DES MEDIAS, un nom, un rêve et toute une nouvelle vision dans l’enseignement du journalisme en Haïti. Créé officielle le 19 Mai 2018, l’école est née d’une réelle volonté de révolutionner la sphère médiatique haïtienne.  J’ai (Rodly SAINTINÉ) donc décidée de monter cette école, sous l’impulsion d’un groupe de jeunes étudiants en journalisme, dévoués et passionnées qui ont sollicité mon aide afin de leur permettre de faire des séances de pratique dans mon petit home studio. Parce que leur école respective ne leur donnait  pas cette possibilité. – Puisque malheureusement, les autres écoles de journalisme du pays sont toutes des écoles purement théoriques. - https://www.ecoledesmediashaiti.com Tout a commencé réellement  fin 2017 dans un petit restaurant à Delmas, où les jeunes et moi, nous avions l’habitude de réunir 3 jours par semaine régulièrement pour débattre du journalisme dans ses aspects théoriques ; et pour qu’ensuite en week-end, nous puissions pratiquer  dans mon home studio.  Jusque-là, j’offrais mon service gratuitement en ce groupe d’étudiants finissants. Mais quelques mois plus tard, suite au mouvement de tensions et de protestation contre la corruption qui a secoué le pays à partir de 2018 ; le restaurant a été attaqué et vandalisé […] Suite à cet évènement malheureux,  j’ai donc décidé de tout abandonné. En tout cas, c’était pour moi la fin d’une très belle aventure, où j’ai eu le plaisir de partager mes connaissances et expériences avec ces jeunes. Du moins dans ma tête c’était fini. Mais c’était sous-estimée la détermination et la passion de ces jeunes hommes et femmes, qui ont  décidé de collecter à peu près  20,000 gourdes (soit 150 € environs) et sont venus toquer à ma porte avec l’enveloppe  contenant l’argent. Et de me dire : «  Nous, nous ne  voulons pas abandonner. Nous voulons continuer et aller jusqu’au bout […] Nous avons donc rassemblé cette petite somme pour que nous puissions trouver un autre endroit  […] » Impressionné par cette grande démonstration de détermination et d’envie, j’ai donc décidé de prendre le peu d’économies  que j’avais et de partir à l’aventure avec jeunes. Pour plus d’un, c’était une folie. […] Et qui plus est, dans la foulé  j’ai dû abandonner mon poste dans une grosse compagnie de téléphonie du pays, pour poursuivre ce rêve audacieux et ambitieux. Et aujourd’hui encore, près de 6 ans plus tard c’est ce même esprit de solidarité et de partage qui nous anime. Et c’est le sens du devoir citoyen et d’engagement qui nous caractérise. https://www.ecoledesmediashaiti.com/post/le-programme-de-bourse-jean-léopold-dominique-vladjimir-legagneur-une-façon-pour-l-école-des-m ÉCOLE DES MEDIAS  c’est donc l’expression de notre détermination et de notre engagement pour la liberté d’expression et liberté de la presse en Haïti ; Mais aussi et surtout, c’est l’expression de notre combat contre l’injustice sociale. Ce qui se traduit depuis toujours dans nos actions, et  que nous entendons continuer à mener jusqu’au bout en favorisant l’accès à l’éducation pour tous·te·s et l’égalité des genres et des chances . Au-delà du haut niveau de formation pratique de qualité et standardisée que nous sommes la seule école à offrir en Haïti jusqu’ici ; choisir ÉCOLE DES MEDIAS , c’est épouser ces valeurs et embrasser ces nobles luttes pour qu’ensemble nous continuons à donner et redonner espoir à cette jeunesse haïtienne qui a besoin de vivre, qui a besoin de rêver. Et c’est justement pour cette jeunesse que nous continuons lutter malgré les énormes difficultés ; et nous n’entendons pas abandonner ces jeunes déterminés et passionnés qui,  aujourd’hui encore, même sous les bals, continuent d’étudier, de se former. Puisqu’ils croient malgré tout en un avenir qu’ils rêvent de construire. https://www.ecoledesmediashaiti.com/post/pourquoi-choisir-l-école-des-médias-pour-votre-formation-en-journalisme

  • ZAFÈM, FÈ ZAFÈ L, ET ÇA FAIT DÉJÀ L'AFFAIRE DE LA MUSIQUE HAÏTIENNE

    « ZAFEM » , une toute nouvelle tête dans l'échiquier musical haïtien, a fait une entrée triomphale avec la chanson : « SAVALOU « . À peine édité, le clip fait déjà sensation sur les réseaux sociaux. En moins d'une semaine, la vidéo réalisée par Smith Étienne de la compagnie Trillion a déjà enregistré environ 100 000 vues sur YouTube. Et ça ne fait que commencer. Fondée en mars dernier, à l'initiative de Déner Céide et Réginald Cangé, deux figures de proue du compas direct ; ZAFÈM , la jeune pouce musical commence déjà à séduire plus d'un. Son entrée magistrale a émerveillé la sphère du compas, qui avait grand besoin d'un nouveau souffle, de nouvelles sonorités. En témoignent les réactions, toutes améliorées, qui pleuvent sur la toile ; ZAFÈM un fils marqué coup d'État. La magie semble bien fonctionner. La chanson a gardé toute sa promesse. SAVALOU, UNE PREMIÈRE À LA HAUTEUR DES ATTENTES. Dès la présentation du groupe en Mars dernier, c'était déjà l'euphorie. Et l’échelle des attentes était très élevée. Tout le monde était curieux de voir ce que cette combinaison géniale va donner. Mais il a fallu 7 longs mois d'attente, pour voir enfin l'alchimie de ces deux génies en pleine manifestation. Et le jeu en valait la chandelle. Sorti dans la soirée du 17 au 18 oct. 2019, le tout premier clip de ZAFÈM : « SAVALOU », qui s'annonce comme un message à la nation, s'est invité au grand jour de la commémoration de la mort du père de l'indépendance, Jn Jacques Dessaline. Un timing qui en dit vraiment long. Car, choisir une telle date historique, pour faire son entrée dans la musique, témoigne d'une dimension symbolique importante. C'est comme pour dire que le groupe vient pour marquer l'histoire du compas. Pour ça, il n'est que d'attendre. Mais en tout cas, le néophyte du compas a marqué un grand coup, avec la chanson : « SAVALOU » et a su susciter déjà une grande admiration dans le public. À l'annonce de la vidéo, par le biais d'un teaser posté sur YouTube, une grande agitation s'est créée autour de la chanson. Tout le monde était à l'affût du clip et se demandait ce que « SAVALOU » peut bien vouloir dire. Enfin la vidéo se dévoile et « SAVALOU » résonne comme un cri d'alarme qui interpelle les gens, et appelle à l'unité. En levée de rideaux du clip, s'affiche l'effigie de Trillion Productions en grand plan. Et le clip, tourné majoritairement dans des quartiers défavorisés de Port-au-Prince, s'ouvre sur des images en plans serrés, comme pour focaliser notre attention sur la situation de misère de la population. Puis s'enchaîner un plan qui montre Réginald Cangé, face à la caméra, qui s'amène d'un couloir en tôles utilisées. Le plan est entrecoupé de panoramiques d'images des gens en situation difficile. Et comme pour faire face à la situation, l'ancien chanteur de Zenglen fait retenir sa voix puissante pour dénoncer l'injustice sociale. Il lance un cri d'alarme face à l'irresponsabilité des autorités insensibles à la situation inhumaine dans laquelle vivent les gens des quartiers défavorisés. Comme une incantation, le chanteur scande d'une voix vibrante le titre de la chanson, appuyé par des paroles de conscientisation, pour interpeller toutes les couches de la société : " Sa va lououou…! Oui mes très chères citoyens. Sa k ap pran, ak sak pa di anyen Madoulè a la nan tout rak kwen,Nou ka vle inyore l kanpe lwen. Li fin ta n ap di l bonè [ …] " En suite l'on retrouve Déner Céide qui déambule un autre couloir, tout aussi délabré, en vocalisant des propositions tranchantes, pour traduire à sa manière, cette triste réalité. Révolté par la situation, Déner critique l'attitude de prédateur des autorités, pendant qu'il aille rejoindre Réginald au bout du couloir, pour continuer à promener leur regard dénonciateur. « Nan bidonvil ayisyen ap viv an ekzil, Otorite w paka pran pròp pèp ou kòm lennmi w […] » Entrecoupé de séquences d'images d'archives des derniers mouvements de protestation anti-gouvernementales, le clip de « SAVALOU » qui traduisait la réalité sociale du peuple, s'inscrit dans le contexte socio-politique actuel. « SAVALOU » est un clip qui donne un coup de projecteur sur la vie des oubliés et donne la voix aux sans-voix. Au terme d'une vidéo de 5'40", qui transcrit la situation sociale exécrable de la masse, les deux artistes nous font voyager en plein coeur des banlieues. Questionner de nous sensibiliser davantage sur la situation de précarité et de vulnérabilité extrême dans laquelle les habitants sont submergés depuis toujours. Pour sa grande première, ZAFÈM a fait les choses qu'il faut. Avec un clip qui met en scène la vie des gens issus du bas monde, ZAFÈM chante une revendication sociale, portée par les voix conjuguées de Réginald et de Déner, le tout sur une rythmique de compas direct très entraînante. Et c'est avec un terme encré dans le vodou : ” SAVALOU ” qui est une troncation de SAVALOUÉ, une forme de salutation transmise aux lois et initiées au moment des rituels d'invocation, que les deux compères ont choisi de saluer le public haïtien. Du moins c'est l'explication qu'on trouve la plus logique pour définir le titre de la chanson : ” SAVALOU “ Si les avis sont divergents quant à la signification réelle du mot « SAVALOU », les appréciations et réactions vont toutes dans le sens de la satisfaction. Ils sont tous unanimes à dire que la chanson est superbe. Tant par sa musicalité, (un arrangement de génie, une orchestration hors paire, et la mélodie qui va avec), que par son texte soigneusement rédigé, qui charrie les revendications d'un peuple meurtrier. Et le tout porté par clip qui traduit tout ça en images de fort belle manière. Forcément cette chanson restera gravée dans les annales de l'histoire du compas. RÉDACTION : Rodly SAINTINÉ & Bébéto JEAN COPYRIGHT : Chokarella 2019

  • YOUSSOUPHA EN HAÏTI, LA RENCONTRE DE LA CULTURE BANTOUE ET DE LA CULTURE VODOU

    YOUSSOUPHA est en Haïti pour un concert unique, à l'occasion du cinquième anniversaire de Ayibopost, ce vendredi 5 juillet au Parc Historique de la Canne-à-Sucre. Un concert de rêve pour le rappeur français, d'origine congolaise. Il l'a dit, lui-même. Longtemps fasciné par l'histoire d'Haïti, premier peuple noir libre du monde, le lyriciste bantou rêvait de découvrir la richesse culturelle de ce pays fabuleux. Bercé par la culture française, le fils de Kinshasa n'a pourtant jamais oublié ses racines et porte dans son rap toute l'âme culturelle de son Congo natal. Une âme qui le connecte et le rapproche naturellement d'Haïti. Puisque la RDC et Haïti sont liés par un cordon culturel ancestral. Mais pour le peu qu'il sait du pays, YOUSSOUPHA a toujours été en admiration face à l'histoire glorieuse de ce vaillant peuple qui a vaincu la puissante armée française en 1803. Voulant toujours se rapprocher davantage de notre culture, le rappeur côtoie des gens de la diaspora haïtienne en France et nourrissait le désir de connaître ce pays magique un jour et de découvrir sa culture, tant mystérieuse que riche. C'est pour lui, comme un désir noir qui se réalise. Et s'il est ici aujourd'hui, c'est que Dieu l'a voulu. At-il dit, lors de son arrivée à l'aéroport ce mardi. Reçu chaleureusement par la délégation d'Ayibopost, YOUSSOUPHA a fait ses premiers contacts avec notre culture par des objets symboliques du terroir, qui lui ont été offerts en cadeaux : un '' makout kouzen » ; un maracas et sans oublier un t-shirt de la sélection nationale et le drapeau haïtien qu'il a fièrement arboré sur son dos. Pour YOUSSOUPHA, sa venue en Haïti symbolise la rencontre fraternelle de deux peuples historiquement et culturels liés, mais séparés par la déportation. HAÏTI ET CONGO, UN LIEN FRATERNEL TANT SUR LE PLAN HISTORIQUE QUE CULTUREL Pour si éloignés géographiquement que sont les deux terres, elles ont un lien historique et culturel très profond. Nos ancêtres sont des afro-descendants venus du Congo et d'autres régions d'Afrique. Intimement liés par l'histoire de l'esclavage et de la colonisation, les deux nations partagent aussi les mêmes gènes ethniques et des traits culturels communs, et qui se manifestent dans le vodou. Et le Vodou, qui est l'essence culturelle haïtienne, est d'origine africaine, nigéro-congolaise et plus anciennement bantoue, car venant de la double région des bassins du Fleuve CONGO et des GRANDS-LACS. Donc cela dit, il sait que ces deux peuples se baignent depuis toujours dans le même bassin culturel. Mais il n'y a pas seulement la culture qui les unit. Tout au long de leur histoire de peuples, la terre de Patrice Lumumba et celle Jean Jacques Dessalines ont toujours entretenu des liens fraternels très forts. Car, au lendemain de l'indépendance de la RDC, soit le 30 juin 1960, des intellectuels haïtiens ont été aidé la jeune démocratie congolaise à se mettre sur les rails. Et depuis lors, les deux peuples gardent ce lien fraternel qui les unit. Et la visite du Prims Parolier en Haïti cette semaine, s'inscrit dans cette dynamique de fraternité et de partage culturel. Une façon pour lui, sans doute, de retisser des liens ancestraux profonds, enfouis dans l'oublie. Et son concert, prévu pour ce vendredi 5 juillet au Parc Historique de la Cannes-à-Sucre, épouse aussi cet esprit de fraternité, de partage culturel. Ce spectacle compte non seulement pour le cinquième anniversaire de la plateforme médiatique en ligne, Ayibopost, mais aussi pour une rencontre de la culture bantoue avec la culture vodou. Le public haïtien est donc convié à vivre cet événement historique, un mélange de cultures africaines et haïtiennes, dans une orgie de rites et rythmes. RÉDACTION : Rodly SAINTINÉ RÉVISÉ ET CORRIGÉ PAR : Ravensley BOISROND Copyright © Chokarella 2019

  • ÉCOLE DES MÉDIAS commémore la Journée Internationale de la fin de l'impunité pour les crimes commis contre les journalistes

    Cette année encore, pour la deuxième fois consécutive, l'ÉCOLE DES MÉDIAS a offert deux journées de formation gratuite, les 1er et 2 novembre 2022, à l'occasion de la commémoration de la Journée Internationale de la fin de l'impunité pour les crimes commis contre les Journalistes. Pour cette année, les deux séances de formation ont été réalisées autour des problématiques liées à la sécurité des journalistes. C'était aussi l'occasion pour les responsables de l'école de faire un état des lieux sur la situation globale des travailleurs de la presse en Haïti et dans le reste du monde. La situation des journalistes à travers le monde entier est de plus en plus préoccupante. Les 10 dernières les crimes et violences commis contre les journalistes ne cessent d'augmenter. Selon les nouvelles données de l'UNESCO, le taux mondial d'impunité pour les meurtres des journalistes s'élève à 86%. Et Haïti n'est pas exempté de ces indices macabres. Le pays est classé à la 70ème place du classement de la liberté de la presse (2022) de Reporters Sans Frontières. Et déjà pour l'année 2023, on peut s'attendre à chuter davantage dans le classement. Car la situation des travailleurs de la presse en Haïti s'aggrave de plus en plus. En seulement quelques semaines, pas moins de 4 journalistes ont été victimes : L'un a été retrouvé mort sous un pont aux Cayes ; une autre journaliste vedette a été victime à Delmas 40 b, d'une tentative d'assassinat (visiblement). Il y est échappé de justice. Il a été tout de même touché par balle ; Un autre journaliste, au champs de mars, a failli laisser sa peau. Puisque la caméra avec laquelle il filmait une scène de brutalité policière a été atteinte d'une balle, dans la foulée ; puis un autre journaliste a été froidement abattu par des policiers à Delmas 33. Alors qu'il se trouvait à l'intérieur même du commissariat de police à protester contre l'arrestation arbitraire d'un de ses collègues journalistes. Et la liste est très exhaustive. Sans oublier que d'autres journalistes sont menacés, contraintes de vivre cachées dont c'est toujours le cas pour notre ancien directeur et collaborateur à l' ÉCOLE DES MÉDIAS , Rodly SAINTINÉ qui, depuis plus d'un an est obligé de se terrer pour tenter d'échapper aux bandits qui en veulent à sa vie. Donc il sait que les travailleurs•se•s de la presse sont vraiment menacé•e•s dans le pays. Une situation qui menace davantage la liberté de la presse dans le pays et impacte fortement les fondements démocratiques de 1987. Fort ces constats, l'administration de l' ÉCOLE DES MÉDIAS s'engage dans la lutte pour combattre l'impunité des crimes commis aux journalistes. Donc pour marquer la Journée Internationale de la fin de l'impunité pour les crimes commis contre les journalistes, célébrée chaque 2 novembre, à l'initiative des Nations Unies et qui est portée par l' UNESCO ; l'école offre traditionnellement deux journées de formation consacrées à cette noble cause. Notons que cette journée internationale a été initiée en reconnaissance des profondes conséquences de l'impunité, notamment en ce qui concerne les crimes commis contre les journalistes. l'Assemblée générale des Nations Unies a donc adopté, lors de sa 68ème session en 2013, la Résolution A/RES/68/163, qui proclame le 2 novembre « Journée Internationale de la fin de l'impunité pour les crimes commis contre les journalistes ». Soulignons que cette date du 2 novembre a été choisie en mémoire de l'assassinat de deux journalistes français au Mali le 2 novembre 2013. Donc cela dit, en mémoire de tous les journalistes tués•e•s, battus•e•s, emprisonnés•e•s, exilés•e•s ou persécutés•e•s à travers le monde ; L'administration de l'école décide de commémorer cette date en offrant deux journées de formation gratuite à l'intention de tous•tes les étudiants•e•s et jeunes journalistes du pays ??. Une initiative qui s'inscrit dans le réflexe de responsabilité sociale de l'entreprise et participe de la volonté de l'école de contribuer à sa façon à la redynamisation du journalisme en Haïti. RÉDACTION : ÉCOLE DES MÉDIAS COPYRIGHT : © CHOKARELLA 2022

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